Du monde des ténèbres aux vertus théologales
S∴ J∴
Au nom et sous la Juridiction du Suprême Conseil pour la France
des Souverains Grands Inspecteurs Généraux
du 33ème et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté.
Ordo Ab Chao – Deus Meumque Jus
« Quel motif
nous rassemble ?
– Consoler les affligés, montrer le chemin
aux voyageurs égarés et rechercher la Parole
Perdue.
– Comment parviendrons-nous à la retrouver ?
– Trois colonnes nous guideront.
– Où sont-elles ?
– Je l’ignore mais nous les retrouverons car
on les reconnaitrait même dans
l’obscurité la plus profonde ».
Ainsi est reçu le Chevalier Rose-Croix.
Le cheminement maçonnique est une démarche initiatique spirituelle dont l’objectif ultime est de rapprocher l’homme du G A D L U en faisant voyager le Maçon de bas en haut et de haut en bas selon l’axe du monde qui le relie au Divin, pour lui permettre de construire son propre temple intérieur par la découverte, puis le suivi scrupuleux et laborieux du chemin pavé de la Vérité vers la Lumière.
La Franc Maçonnerie vise par le perfectionnement moral de ses membres à celui de l’humanité toute entière.
Le parcours initiatique entamé par le profane depuis son entrée dans le cabinet de réflexion correspond à une recherche spirituelle volontariste qui lui permettra progressivement et méthodiquement, après une mort symbolique et, par une véritable palingénésie, de renaître puis de croître en s’initiant aux Mystères et dans ce sens propre de devenir un mystique.
L’initié est au centre du mythe de la Création, comme l’écrit Leibniz dans sa Monadologie, il est un fractal du Divin. Il est la dérivée de sa primitive, la Divinité.
Il ne naît pas par prolongement ou transformation du profane mais d’une rupture symbolisée par une mort puis une renaissance philosophique. Il se crée ainsi par discontinuité et pour ce faire se situe dans un espace et un temps hors de l’atteinte du profane. A l’intérieur de cet espace-temps privilégié, Temple sacré à l’intérieur duquel il bâtira son propre Temple intérieur, l’initié s’appuyant au fil de son évolution scalaire sur les rituels avancera dans sa quête à la recherche de la Connaissance et de la Vérité. Il réalisera son Devoir en percevant les idées sous les symboles, en voyageant en quête de la Parole Perdue.
Ce mouvement entamé dès le 1er degré, s’infléchit à partir du 4ième puis successivement au 9ième, 13ième et 14ième pour prendre une dimension mystique, tout d’abord éprouvée et supposée christique, au 18ième degré. Dans cette perspective de progression scalaire construite universellement mais dont la dimension est propre à chaque FF, le F M passe spirituellement et parfois physiquement du monde des ténèbres au monde de Dieu conféré par la révélation des vertus théologales qui lui sont transmises lors de son passage au grade de Chevalier Rose Croix.
Cette évolution nécessaire à son accomplissement n’appartient pas au hasard. Elle se révèle dans un mouvement rythmé successivement par le désir, le devoir, la volonté, la connaissance puis la compréhension. L’ensemble constitué par ces différentes phases ou états de conscience permet à l’initié, devenu initié initiant, d’avoir un destin le disposant à vivre en relation avec le G A D L U en appliquant les vertus ayant Dieu pour objet : la foi, l’espérance et la charité.
Le monde des ténèbres – L’illumination de l’initiation – L’extirpation inespérée du chaos par le désir – De l’intérieur à la surface de la terre.
Le monde des ténèbres est le monde profane où l’obscurité est épaisse, le barbarisme présent et le chaos non ordonné et probablement non ordonnable. Il se situe hors du monde spirituel et du sacré. C’est un univers au sein duquel la liaison entre l’humain et le Divin, entre la Terre et le Ciel n’existe pas ; un monde discontinu de celui des Maçons, des initiés.
Le Maçon se déplace dans un espace sacré qui se différencie d’autres espaces non-consacrés et partant sans structure ni consistance. La révélation d’un tel espace permet d’obtenir un « point fixe », de s’orienter dans l’homogénéité chaotique, de « fonder le Monde » et de vivre réellement. Au contraire de l’expérience profane qui maintient l’hétérogénéité et donc la relativité de l’espace.
Toutefois et quand bien même, les ténèbres s’apparentent à un espace –temps profane par opposition à un espace – temps maçonnique sacralisé, il est utile d’établir une différentiation entre un monde des ténèbres que nous pourrions appréhender comme général et extérieur, avec certainement une forte connotation non religieuse et un monde, tout aussi, sombre, périlleux et incertain, beaucoup plus personnel et exclusif, existant en chacun de nous. C’est d’ailleurs ce parcours individuel accompli dans un cadre collectif impératif et nécessaire qui mérite une analyse approfondie.
Le Franc Maçon se différencie du profane car il est initié, qu’il a reçu l’illumination de l’initiation et que ce faisant, il se situe dans un univers « cosmisé » propre à la révélation des Mystères par la réactualisation rituelle et circulaire de l’acte exemplaire de la Création.
L’initiation est la rupture entre le monde profane et le monde sacré, elle est « l’entrée », « le commencement », elle est un mouvement vers quelque chose dont l’initié n’a pas encore nécessairement conscience.
Elle démarre dans le cabinet de réflexion, la caverne intérieure, au sein duquel le profane doit rédiger son testament philosophique et répondre à trois questions fondamentales pour, en résultante, s’en remettre implicitement sans vraiment le réaliser, et alors qu’il n’est pas encore initié, au G A D L U.
Ce premier pas originel qui constitue et reçoit le F F dans l’Obédience, est le premier des mouvements qui extirperont l’homme du monde profane, et donc du monde des ténèbres et de ses propres ténèbres. Cette évolution essentielle est pourtant induite chez le profane davantage par le désir voire peut-être la curiosité que par une volonté déterminée. En effet au départ et même s’il s’agit d’une démarche proactive, peu d’entre nous, même très documentés, ne savent ce qu’est réellement la Franc-Maçonnerie et très précisément son objet. C’est le désir d’une évolution spirituelle qui fait naître l’initié, qui l’expulse, sans repères encore assimilés au milieu des symboles, hors du chaos, pour le faire avancer timidement mais résolument vers la Lumière.
Le prolongement de la démarche initiatique par le devoir – La cristallisation de la volonté – L’appropriation des vertus cardinales – Des ténèbres du deuil à la caverne de la vengeance puis à la voûte sacrée du Temple détruit – De la surface de la Terre à ses entrailles.
C’est ensuite par le devoir que le Maçon va poursuivre sa démarche et sa quête vers la Vérité et la Parole perdue. Par son initiation le Franc Maçon se met en marche vers son devoir sans toutefois, au départ, bien le connaître et le définir. Il est la pierre brute qui va subtilement devenir la pierre taillée, polie qui deviendra plus tard la pierre angulaire, la clef de voûte.
Après le 3ème degré où le Temple est plongé dans les ténèbres du fait de la profanation par le Compagnon pur qui participe au sacrifice du Maître Hiram, Le Maitre Maçon, franchit au 4ème degré une étape marquante dans son cheminement personnel et prend pleinement conscience du caractère impératif et inflexible du Devoir pour pouvoir assumer sa progression spirituelle : « LaMaçonnerie est un Devoir ! », « Le Devoir est pour nous aussi inflexible que laFatalité », « Le Devoir est pour nous aussi exigeant que la Nécessité ! », « Ledevoir est là, toujours, impératif comme le Destin ». Le Maître Secret recherche dans ses voyages la Vérité et la Parole Perdue et « le Devoir y conduit surement ».
Le Devoir est un concept indissociable de la Maçonnerie et est une invariable conceptuelle du 1er au 18ième degré. L’initié s’approprie petit à petit son propre devoir et avance sur la voie qu’il se trace avec l’aide de ses autres F F dans le cadre rigoureux et harmonieux de l’exercice de l’Art Royal.
Il doit cependant veiller en permanence à en comprendre la nature et le sens. Ainsi n’outrepasse-t-il pas ses prérogatives en voulant trop bien faire au 9ème degré et, en succombant à la vengeance, reproduisant un acte de violence sans justice en tuant l’un des assassins du Maître Hiram ? Cette scène se déroule curieusement dans une caverne, pour mieux symboliser le voile épais qui ne permet pas à l’homme de se libérer des passions et de soumettre sa volonté et à nouveau, manifeste la fragilité de l’équilibre humain et sa facilité à retomber dans un état de barbarie. C’est par une pratique assidue et réfléchie de son Devoir que le maçon avance vers la Lumière, le monde de la vertu et s’éloigne du monde des Ténèbres et de ses propres prisons.
Néanmoins la juxtaposition intime du Devoir et de la progression maçonnique ne se fait pas sans une volonté et un déterminisme affirmés. Le désir et la curiosité originels ont progressivement et irrémédiablement été substitués par une démarche volontariste déterminée et déterminante dans l’accomplissement de l’Oeuvre. Son expression intervient de manière particulièrement évidente au 12ème degré avec l’Archi-Loge ou la boulomie : l’endroit où l’on veut.
Le G M A prend conscience du plan qu’il doit suivre : « Il est celui de la compréhension et de la connaissance par le jeu de l’intelligence de l’œuvre du G A D L U et par analogie la construction en nous d’un Temple intérieur, à notre mesure et toujours à sa gloire ».
« Pour la construction de l’édifice intérieur spirituel, ésotérique, le plan est le groupement en un système des idées accessoires autour de l’idée principale. Il faut traduire le plan dans les faits, le réaliser et pour cela il faut mettre en œuvre la Volonté ».
Un nouveau voyage fondateur plongera le Maçon immédiatement ensuite encore profondément et à dessein dans le monde des Ténèbres aux 13ème et 14ème degrés. Après être sorti du cabinet de réflexion (voyage souterrain), avoir voyagé à l’intérieur du Temple de Salomon, hormis au 9ème degré où il pénètre dans une caverne à coté de laquelle il retrouve le buisson ardent, le Chevalier de l’Arche Royale et ensuite Grand Elu de la Voûte Sacrée termine son cycle scalaire dans une caverne, en dessous de la Terre, symbolisant les ruines du Temple détruit par la folie des hommes et de Salomon. Celui-ci, le premier d’entre eux s’étant égaré dans l’adoration des idoles, soulignant une fois de plus l’extrême précarité de la situation humaine dans son engagement sur le chemin de la vertu.
Le Temple, dans sa forme réduite cachée et protégée par Galaad, peut être dès lors assimilé au Centre du Monde. Il est le lieu où l’on est le plus proche du G A D L U. Il est l’image sanctifiée du Cosmos et devient aussi le lieu où le Franc-Maçon est le plus proche de lui-même car révélateur de son Temple intérieur.
Le cheminant spirituel, est dans l’œuf du Monde, le Centre suprême. Il est au Centre du cercle, il est d’ailleurs son centre et sa circonférence. Il chemine désormais vers « le Centre de l’Idée », vers le Saint des Saints.
L’initié cherchant a devenir initiant à de nouveau transgressé et retrouvé le monde des Ténèbres, un lieu où toute lumière est éteinte et il est abandonné. Il demeure dans sa quête permanente de l’homme couronné « Kether » et de l’infini (« En Soph »), c’est-à-dire en quête de son rapprochement au Divin. Il découvre pour ce faire la voie séphirotique de la grâce, de la rigueur et de la miséricorde.
A ce stade, le Maçon s’est approprié conceptuellement la connaissance philosophique symbolique mais aussi alchimique des vertus cardinales : le Courage (le feu), la Justice (l’air), la Tempérance (l’eau) et la Prudence (la terre).
Ces vertus bien qu’au nombre de quatre et indépendamment de l’adjectif qui leur est associé, ne s’inscrivent cependant par forcément aux angles d’un quadrilatère. En effet, Platon, qui fut un des premiers (in « La République ») à étudier ces quatre vertus, les décrivait essentiellement comme trois plus une : Courage, Tempérance et Prudence tournant autour de la Justice. On peut donc imaginer un triangle équilatéral dont la Justice est le pivot (cardinal vient de cardo : pivot). Et Platon d’expliquer que si la Sagesse, ou Prudence, commande aux Rois, si la Force, ou Courage, commande aux guerriers, et la Tempérance commande à la classe laborieuse, la Justice se tient au centre parce qu’elle est le complément indispensable à la sauvegarde, l’équilibre et l’harmonie des trois premières. C’est pourquoi d’ailleurs la Justice « doit être l’objet de toute notre recherche ». Elle devient le synonyme de Vérité et de Lumière.
Le Maître Secret est désormais préparé à l’étape suivante le faisant évoluer de ces vertus cardinales qui lui sont devenues familières et compréhensibles aux vertus théologales dont il n’a encore que la pré-imminence.
De la connaissance à la compréhension – De l’obscurité à la Lumière – De l’amour, expression sublimée de la charité.
Au 18ème degré le Chevalier Rose-Croix passe de la connaissance à la compréhension. Après avoir accompli le parcours de la connaissance et du « connais-toi toi-même » des grades inférieurs, l’initié entame un nouveau cycle qui lui permet de commencer à comprendre l’idée sous le symbole et surtout de deviner les contours de son assimilation au Grand Œuvre et à sa « divinisation » en tant qu’imitation homothétique du Divin.
Avec la succession du Temple noir et du Temple rouge, il passe à nouveau successivement et didactiquement de l’obscurité à la lumière.
« De
profondes ténèbres enveloppent la terre, elles y
ont semé le désordre et le deuil.La
force règne partout en souveraine maitresse.
Les hommes sont devenus rebelles à la
raison, à la justice et à la
vérité ; ils
n’écoutent plus que la voix de leurs passions et
de leurs appétits.Dans ce fatal
cataclysme de l’esprit, nos Travaux sont troublés,
la lumière qui nous éclairait est
éteinte.La Parole est perdue ».
Le Chevalier d’Orient et de l’Epée en franchissant le Pont de Gandara a obtenu la « liberté de passer » qui lui permet d’accéder à de nouveaux mystères. Le Chevalier d’Orient et d’Occident éprouve une révélation christique en se confrontant au Johannisme au 17ème degré. Enfin par l’émergence brutale puis lumineuse des vertus théologales de foi, espérance et charité lors de sa réception au 18ème grade, il est reçu Chevalier Rose-Croix.
Les vertus théologales : la Foi, la Charité et l’Espérance, sont des vertus divines. Elles sont celles par lesquelles nous sommes ordonnés à Dieu, principe premier et à la fin ultime, tout en mesurant malgré tout la distance de l’humain au Divin puisque par définition, ce qui est du domaine de Dieu est au-dessus de l’homme.
Dans la religion chrétienne, ces vertus théologales sont les vertus ayant Dieu pour objet. Elles adaptent les facultés de l’homme à la participation de la nature divine. Elles sont les conséquences de la grâce. Elles disposent l’homme à vivre en relation avec Dieu. Paul de Tarse le définit d’ailleurs ainsi dans son Premier épître aux Corinthiens.
Ainsi appliquées à une pensée chrétienne, les vertus humaines sont purifiées et élevées par la grâce de Dieu. Si la pensée paulinienne est respectable au sein d’une perspective confessionnelle, la Foi, la Charité et l’Espérance peuvent participer des vertus qui permettent à l’homme de se perfectionner, de régler ses actes par lui-même, d’être fidèle à ses engagements et de ne rien attendre qu’il n’ait gagné par lui-même.
C’est ainsi que l’initié peut intégrer ces trois vertus aux quatre précédentes afin de former un ensemble cohérent.
Foi : pour Descartes, comme pour Spinoza, la connaissance de Dieu ne doit pas être seulement le résultat d’une révélation qui serait enseignée par d’autres mais bien d’un raisonnement intime, d’une évidence supérieure. Dans ces conditions la foi n’est plus le fruit de la croyance mais bien de la construction « philosophique » de son propre temple. La foi est la fidélité (« fides»), la nécessité de l’engagement tenu.
Charité : ce qui a du prix, ce qui est cher (à la fois d’un coût élevé et d’une valeur irremplaçable), ce qui a le plus d’importance à nos yeux et qui découle de l’attention à l’Autre lorsque celui-ci est démuni sur tous les plans : matériel, affectif, religieux (religere et non pas confessionnel). La Charité peut éventuellement déboucher sur la compassion (souffrir avec) ou éventuellement, la consolation (cum solari, apporter un soulagement) mais avec une nuance : il ne s’agit pas de plaindre l’Autre ou de se satisfaire d’un réconfort moral. La plus belle preuve de charité est de réconforter, c’est-à-dire de rendre le courage, la force de surmonter l’épreuve et rendre celle-ci plus supportable. C’est une preuve d’Amour.
Espérance : il ne s’agit pas là de l’espérance trompeuse (le saint mensonge de Nietzsche), cette espérance fallacieuse qui se suffit dans l’attente, ni de l’espérance qui fait vivoter ou vivre en attendant mieux. En fait il s’agit de placer l’espérance dans la vision traditionnelle, celle qui promet à l’initié (par le couronnement du laurier et de l’olivier) d’avoir le bonheur de trouver l’accomplissement de sa réalisation.
De même, de ces trois vertus, Saint Paul estime d’ailleurs que, seule la charité devrait demeurer à la fin hypothétique des Temps, lorsque l’initié aura supposément achevé son cycle et sera devenu la répétition de son modèle divin, puisque le monde des Ténèbres sera conquis par la Foi et que ce faisant l’Espérance n’aura plus non plus d’essence. Il restera ainsi la Charité devenue Amour, ciment entre les hommes, principe de l’Humanité et évolution naturelle de la Fraternité et de la Tolérance maçonniques.
Le Chevalier Rose-Croix vit ainsi dans le Temps sacré, qui se présente sous l’aspect paradoxal d’un Temps circulaire, réversible et récupérable, sorte d’éternel présent mythique que l’on réintègre périodiquement par le rite. Le Temps sacré peut être rapproché du Temps de l’origine qui est celui où les dieux se sont manifestés et ont créé, il est le Temps de la Création du Monde.
Du 1er au 18ème degré, le Maçon évolue dans un espace et un temps sacrés essentiels à l’initiation aux Mystères, rien ne peut être accompli hors de cet espace-temps qui s’oppose au monde profane, monde des Ténèbres où règne le chaos.
Le Maçon est parti d’un voyage souterrain à l’intérieur du cabinet de réflexion pour aboutir après avoir vu le Temple de Salomon détruit, à la compréhension des vertus théologales comme clé de voûte de sa progression maçonnique. Il est allé du bas vers le haut puis du haut vers le bas pour à nouveau aller du bas vers le haut en suivant, tel le fil à plomb, un axe cosmique et une transformation alchimique le rapprochant de Dieu.
L’initié devient initiant car il re-naît et répète le mythe de la Création du Monde. Il s’établit de façon transcendantale dans le Cosmos. Il cherche à se rapprocher du G A D L U et probablement de l’imiter comme un fractal de lui-même.
Pourtant au-delà de ce voyage intérieur riche et personnel, le Franc-Maçon reçoit un message fondamental d’Amour dans l’expression sublimée des vertus théologales.
En Franc Maçonnerie, et par opposition à l’existentialisme sartrien, l’Amour, c’est les autres et l’Enfer, c’est soi-même.
Pour paraphraser Nietzsche dans « Le Gai savoir » : « Ta vertu est la santé de ton âme ».
J’ai dit T S A