18° #415012

La notion de Devoir du 1ER au 18EME Degré du REAA

Auteur:

J∴ P∴ V∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS


«Orbo Ab Chaos» «Deus Meumque Jus» 


Sous la juridiction du Suprême Conseil


Des Souverains Grands Inspecteurs Généraux


Du 33ème et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté

pour la France.


Très Sage Athirsata et vous tous, mes Frères Chevaliers

La notion du Devoir
du 1er au 18éme Degré 
du REAA

Je vais vous parler de la notion de Devoir du 1er au 18ème degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Vous entendez, mes Frères, la Maçonnerie est un Devoir!
Êtes-vous prêt à l’assumer?
Êtes-vous prêt à accomplir le Devoir parce qu’il est le Devoir,
Le Devoirinflexible comme la fatalité,… exigeant comme la nécessité,… impératif comme le destin, est la grande Loi de la Franc-Maçonnerie.
Dès son admission au grade de Maître Secret, premier degré géré par le Suprême Conseil, l’initié est placé face à sa mission: accomplir son Devoir.
Mais faire son Devoir est parfois plus facile que de le connaître.

Je vais donc m’efforcer de le définir en fonction des enseignements tirés des 18 premiers degrés,…définition qui évoluera au fur et mesure de mon parcours. Puis en conclusion, je vous livrerai quelques réflexions personnelles sur la manière dont je m’efforce de l’accomplir.

C’est dans le Cabinet de Réflexion, que futur initié je connais mon premier contact avec la notion de Devoir, lorsque je suis invité à fairemon testament spirituel et philosophique, et à répondre aux trois questions qui me sont posées

Au 1er Degré, à l’Apprenti on apprend : Dans une Loge de Saint Jean, on s’exerce àfuir le vice et a pratiquer la Vertu…

Voilà un sujet de réflexion que je devrais conserver en mémoire, tout au long de mon parcours initiatique, afin de «ne pas observer les lois de la morale (de ma morale), comme on observe les étoiles, c’est-à-dire de loin» (Victor Hugo)

Le premier Devoir formel est de garder un silence absolu sur ce que jepeux entendre et découvrir parmi nous, surtout ce que je verrai, entendrai et saurai par la suite. Le second est de combattre les passions qui déshonorent l’homme qui s’y abandonne et souvent le rendent malheureux. Le troisième est de se conformer aux statuts généraux de la Franc-Maçonnerie Régulière et aux lois du Rite Ecossais Ancien et Accepté, en particulier.

L’initiation n’est pas un sacrement. Le profane que j’étais ne devient pas un «initié» du fait d’avoir subi les épreuves. Celles-ci sont symboliques et indicatives. Mon premier Devoir d’ Apprenti est de chercher à comprendre ce que viens de vivre, d’en définir les implications et de chercher à me connaître. Je suis appelé à une « vie nouvelle » au cours de laquelle je vais me construire sur les cendres du vieil homme, dont je me suis séparé dans le Cabinet de Réflexion.

Pratiquer les Vertus, combattre mes passions, me conformer aux statuts et aux lois sont également les thèmes qui dessinent la méthode du Rite, méthode vivifiante, qui demande àêtre vécue pour être efficace.

Au 2ème Degré, celui de Compagnon, les Maçons se réunissent en Loge pour s’instruire et s’exercer à la pratique de la Vertu. Lors des cinq voyages, je vais contempler, sans toujours bien comprendre, le diaporama de mon futur parcours initiatique. Mon Devoir me sera précisé par le Maillet et le Ciseau et les cinq Sens: Devoir de travailler sur moi-même…  la Règle et le Compas et les cinq ordres Architecturaux: Devoir de me construire harmonieusement…. la Règle et le Levier, les cinq ordres Libéraux: Devoir de m’instruire…..La Règle et l’Equerre et les Sphères: Devoir de me contrôler. et le dernier voyage: les mains libres : Devoir de réfléchir etformer mon plan de conduite pour l’avenir.

En m’appelant au travail, en me présentant les outils symboliques, à l’aide desquels je peux édifier ma personnalité et en me soumettant divers modes d’expression de cette dernière, ce degré me donne les moyens de commencer ma construction intérieure.

J’ai le Devoir de les utiliser au mieux de mes dispositions intrinsèques.

Au 3ème Degré, celui de Maître, la Vertu s’oppose aux vices des trois mauvais Compagnons. Frappé par le troisième Compagnon, Hiram, l’homme juste périt fidèle au Devoir jusqu’à la mort. Il a laissé le temple inachevé, et le nouveau Maître, que suis a le Devoir de poursuivre son œuvre. En mourrant et en renaissant, il abandonne son individualité au profit de l’unité de tous les Maîtres en Hiram. Si l’homme d’une Vertu si évidente a dû succomber, quel espoir aurais-je d’être plus heureux?

Au 4ème Degré : Maître Secret, Il est dit, malheur à ceux qui acceptent légèrement les Devoirset après les négligent. La Maçonnerie est un Devoir que je dois accomplir parce qu’il est le Devoir, sans songer à être récompensé: il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.

Je pense qu’une des Clefs du Devoir se trouve dans ce Degré.

Hiram a t’il fait son Devoir? La question peut paraître abrupte et dérangeante. Elle est cependant un moment décisif du processus initiatique. Le sacrifice d’Hiram a fait naître un élément sacré. Et l’initiation sacerdotale commence avec la réception au quatrième Degré: La Parole est perdue alors mon Devoir est de la retrouver…

L’union fait la force… Mon Devoir est donc d’inciter les Maçons qui me paraissent dignes de poursuivre, avec nous, leur réalisation.

Le Trois Fois Puissant Grand Maître indique au récipiendaire que le Devoir est la grande loi de la Maçonnerie et il précise que la vérité est la Lumière placée à la portée de tout homme qui veut ouvrir les yeux et qui veut regarder. Cependant les linéaments du Devoir sont assez flous (c’est une notion) «Je ne vois pas bien de même que je ne comprenons pas bien» Je n’ai pas encore une vision forcément très claire de ce Devoir, auquel il est fait si souvent référence. Pourtant, c’est tout le sens de l’alliance contactée, au cours de la cérémonie de réception au 4ème Degré, tout le sens de la confiance exprimée par la remise de la couronne de laurier et d’olivier, prémisses des succès futurs par l’affirmation des potentialités qui sont en lui.

Le Rite Ecossais Ancien et Accepté m’enseigne que l’accomplissement du Devoir est la réalisation du principe élevé qui est en moi et non en dehors de moi. Chacun de nous possède en lui une attache intuitive audivin que la mort de l’Architecte nous a révélé. Cette parcelle du divin est plus ou moins ancrée, plus ou moins influencée par nos convenances sociales et religieuses.

La Clef que je porte me permet d’interpréter les acquis antérieurs et m’ouvre de nouvelles perspectives dans le fonctionnement des symboles, qui n’ont de «valeur» que dans la mesure où ils agissent sur nous.

Le Devoir c’est la libre acceptation de m’engager dans la quête de la Parole perdue, synonyme de connaissance, la relativisation des satisfactions égoïstes, confortables et la nécessité de me remettre en cause.

Je pourrai (si j’en ai la volonté) réajuster et évaluer en permanence, pour moi-même et par moi-même, la qualité de mon Devoir, et non pas en solitaire, mais au contact régulier de mes Frères…

Qui n’a pas connule doute et le scepticisme au cours de la quête de la Connaissance. Je suisparfois tenté d’abandonner, au moins temporairement, une voie qui me paraît sans issue. Ne suis – pasépisodiquement victime de mes propres idoles, à commencer par moi-même. L’ennemi entrevu dans le miroir illustrera certainement cette théorie en quelques occasions. Comme pour le Devoir et les devoirs, la Vérité et les vérités ne sont pas de niveau comparable, il n’y a pas de vérité première, il n’y a que des erreurs premières.

Une voix à l’Orient, une voix à l’Occident une voix au Septentrion ont énoncés trois malheurs en relation directe avec l’oubli ou la négligence du Devoir. Je l’ai vu, les allers-retours et les interactions entre le Devoirs et les Devoirs sont incessantes. C’est l’analyse, puis la synthèse de mes multiples Devoirs, qui me permettrons de mieux cerner mon Devoir…le Devoir. 

Au 5ème Degré, Maître Parfait: «La corde au coup» du récipiendaire merappelle mon «humble situation pour m’empêcher de m’égarer du chemin de la Vertu» je veux connaître les Devoirs que je pratique et vivre pour accomplir le Devoir de donner une sépulture à Hiram.

Au 6ème Degré de Secrétaire Intime: j’ai le Devoir, mais aussi les dangers de la curiosité

Au 7ème Degré: Prévôt et Juge: j’ai ai le Devoir de donner justice égale à tous nos Frères et à tous les hommes

Au 8ème Degré d’Intendant des Bâtiments: J’ai le Devoir d’encourager mes Frères.

Au 9ème Degré, Maître Elu des Neuf: j’ai le Devoir de rechercher le meurtrier d’Hiram et de le vaincre: il y a transgression par excès de zèle, d’où le danger d’agir, même avec les meilleurs intentions, sans réfléchir. Ce meurtrier, c’est en moi que je le trouverai

Au 10ème Degré, IllustreElu des Quinze: J’ai été choisi pour continuer à remplir le Devoir de rechercher le meurtrier d’Hiram.

Au 11ème, Degré, Sublime Chevalier Elu: j’ai le Devoir d’être un justicier, et de guider mes Frères.

Au 12ème, Degré, Grand Maître Architecte: la Vertu est symbolisée par Venus qui m’indique que la Vertu doit guider les Maçons. Je veux et je construis, il y a une esquisse de mon temple intérieur. J’ai le Devoir d’acquérir des connaissances.

Au 13ème Degré et 14ème, Chevalier de Royal Arche et Grand Elu de la Voûte Sacrée mon Devoir peut-être rapproché de celui de Compagnon: la Batteries est de cinq coups et j’ai le Devoir de Continuer à reconstruire le Temple et vivant dans la vertu, de faire profiter de mon exemple pour décider les hommes à entrer dans ma société, pour être admis à ses mystères ; c’est ainsi que la Franc-Maçonnerie s’est perpétuée de génération en génération. Trouver le centre de l’idée et par extrapolation, bien discerner l’essentiel et le séparer de l’accessoire. Au centre de l’idée, centre de gravité, placé entre le passé, le présent et le futur, le nom ineffable gravé sur la pierre d’Agathe, où Salomon, si sage et si vertueux, qui était le constructeur, mais aussi le révélateur de vérités nouvelles, devint sourd à la voix de l’Eternel et Galaad se sacrifia pour sauver le triangle d’or. J’ai le Devoir de ne plus faire confiance qu’à ma propre mémoire pour transmettre à la postérité dans les formes traditionnelles le Nom Ineffable et aussi de chercher la Connaissance dans un domaine plus spirituel, plus dégagé des influences matérielles et de me perfectionner, malgré l’échec de la 11ème porte, la voûte étoilée apparaissant au dessus du puits me donne l’espérance d’y participer et de faire profiter les hommes de mon exemple.

Au 15ème Degré, Chevalier d’Orient et de l’Epée: j’ai le Devoir de me purifier pour obtenir la liberté de passer et de penser.

Au 16ème Degré, Prince de Jérusalem: j’ai le Devoir de reconstruire le Temple après la captivité de Babylone.

Au 17ème Degré, Chevalier d’Orient et d’Occident les Vertus maçonniques deviennent des qualités.

Au 18ème Degré, Souverain Prince Rose Croix, qui est basé sur le rituel de l’amour, déjà imprégné, les Vertuscardinales des premiers Degré, justice, prudence, force, tempérance, je découvre les Vertus théologales: Foie, Charité et Espérancequi forment la base de ce Degré.

La Foi est la croyance dans une révélation exprimée dans les grandes religions, au travers de dogmes. Pour moi, théiste, elle est aussi une tension qui se manifestedans mon intérieur, et qui me porte à vouer, sans défaillance toutes mes énergies, surtout les plus hautes, à la poursuite de ma réalisation spirituelle.

La Charité est ce sentiment qui me fait me pencher sur les misères et les malheurs de mes semblables. Pour moi, elle va bien au-delà. Elle procède de la notion de l’unité du cosmos, notion à laquelle la voie initiatique m’a sensibilisé. Elle me porte par l’amour au Grand Œuvre et par le cœur à la grande cause du renouvellement universel.

CetteVertu est susceptible, sur le plan initiatique, d’une interprétation plus large.

D’ailleurs dans la Cèneelle se traduit par donner à manger et à boire et à propager sur la terre toutes les vertus qui naissent de la Foi et de la Charité et l’Espérance, combattre l’orgueil, l’égoïsme, et l’ambition pour faire régner à leur place le dévouement et la Charité.

L’Espérance est pour moi, ce sentiment inné et ancré en mon cœur et qui a permis à l’humanité de surmonter ses misères, ses souffrances, ses échecs et ses reculs. Ce sentiment a toujours suscité en moi un désir de perfectionnement spirituel.

Le Chevalier rose Croix est admis dans le Saint Empire, car sa chevalerie a atteint la dimension spirituelle. Soutenu et animé par la Foi, la Charité et l’Espérance, j’ai le Devoir d’être un exemple et un guide pour les Frères plus jeunes.

J’ai fait le serment d’habituer mon esprit à les instruire et mon bras à les défendre. A ce niveau, la Fraternité prend toute sa signification avec « Caritas» don de soi, à l’exemple de Jésus.

Dans nos rituels, le Devoir est omniprésent: il y a celui de rechercher dans la profondeur de notre être, ce que nous sommes, ce que nous pouvons apporter et ce qui est notre substantifique moelle. Il y a celui de recherche de la vérité consistant à ouvrir nos yeux avec un nouveau regard sur toutes les choses, de manière à ne pas avoir d’à priori, d’avis préconçus et d’essayer au contraire de trouver de nouvelles voies qui soient universelles et qui puissent convenir à tous.

«Il est plus facile de faire son Devoir que de le connaître»

Cette phrase du rituel, représente certainement une des clefs de l’avenir du Maçon! Pour m’affirmer, me confirmer et pour accomplir mes Devoirs, il est certes nécessaire de ne pas m’égarer dans les mirages d’un système personnel ou de m’engager dans des spéculations intellectuelles.

Le Devoir ainsi compris, me permet de m’élever spirituellement, c’est-à-dire d’enrichir sensiblement mon rapport à Dieu, le Grand Architecte de l’Univers. Vouloir connaître le Devoir implique en fait un effort constant pour se dépouiller du vieil homme dans une solitude assumée. Point n’est besoin pour cela d’être un théologien averti ou un philosophe patenté. Il me suffit d’avoir la détermination de vivre en «Ecossais», même si je sais que je ne connaîtrai jamais la finalité du Devoir.

Le REAAest formé d’une suite de Degrés en escalier, d’une juxtaposition de thèmes qui sont liés entre eux et tous les Degrés sont importants.

Mais certains peuvent le paraître davantage, en fonction de la personnalité, du soi de l’initié. C’est ainsi que trois d’entre eux m’ont profondément marqués: 1er 4ème et 18ème ! car ils contiennent pour moi l’essentiel des éléments permettant de définir mon Devoir.

– Je suis ce que je suis, et si j’ai essayé depuis mon entrée en Franc-Maçonnerie, de gommer mes défauts pour mieux cultiver mes qualités, je suis bien loind’être satisfait du résultat de mes efforts.
– J’espère que, grâce à mes petites qualités, j’ai apporté quelques pierres aux Ateliers maçonniques que je fréquente.
– Je sais que la succession de Tenues auxquelles j’ai participé m’a permis de mieux appréhender et connaître mesDevoirs.
– J’essaye, je m’efforce d’être, dans la vie profane, aussi irréprochable que possible et donc d’être un exemple pour les autres.
– Je crois, en effet, que le premier Devoir du Franc-Maçon, c’est de montrer l’exemple dans tous les domaines.

C’est par l’exemple que la Grande Armée des Franc-Maçons pourra changer le monde, a dit il y a tout juste 40ans, le Très Puissant Souverain Grand Commandeur Charles Riendey.

Nous appartenons à un Ordre Initiatique, Traditionnel et Régulier, le Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Initiatique ,c’est-à-diretransmission d’une influence Spirituelle, conservée par la Tradition, qu’il convient d’effectuer selon la Règle de notre Rite.

Arrivé à ce degré de notre rite, mon devoir m’apparaît plus clairement….

Tout en continuant à me perfectionner au plan spirituel, je dois transmettre ce que j’ai reçuet acquit dans ce domaine… :

Je doisPropager sur la terre les vertus qui naissent de la Foi,de la Charité,de l’Espérance….

J’ai dit Très Sage Athirsata.

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