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#415012
Revenir à nos fondamentaux…
S∴ P∴ M∴ D∴ R∴
Ce qui fonde la dignité de l’être humain et donc son droit, n’est autre que ce qui fonde sa responsabilité individuelle…
Il est donc indispensable que l’Homme se construise solidement.
Il est donc indispensable qu’il se fonde sur des bases sereines et solides.
Il est donc nécessaire qu’il revienne à des fondamentaux.
Se questionner sur l’évolution de son propre engagement maçonnique
à travers ses valeurs, c’est déjà, au-delà du caractère introspectif et catamnésique de l’analyse, au-delà de la nécessaire réflexion qu’elle suppose sur la démarche initiale en quelque sorte, chercher a poursuivre inlassablement l’effort vers la construction de son temple intérieur, tenter toujours de le parfaire en dégageant les lignes de forces et de fracture d’une existence et c’est donc, ce faisant, dégager des raisons d’être, de faire, d’agir de la pierre brute de la quotidienneté qu’est toujours peu ou prou, le misérable petit bout de secrets qui constitue la trame de notre vie.
Revenir à nos fondamentaux, c’est aussi identifier dans la bruyance, l’agitation, la lourdeur de la matière des faits dans laquelle nous baignons, ce qui fonde le socle de nos propres engagements et de nos convictions, pour les ciseler, les embellir, les améliorer et mettre ainsi, pour soi et pour autrui, en pleine lumière les piliers auxquels adosser son parcours et sa réflexion, les « je ne sais quoi », « les presque rien », qui font que tout peut être différent par la volonté d’un choix qui transforme, modèle et construit qui pourtant reste toujours quelque part dans l’inachevé et le vouloir. N’est ce pas là le plus important pour retrouver nos promesses oubliées quelquefois.
Se questionner sur l’évolution de son engagement maçonnique, sur ses fondements appliqués ou pas, par le travail nécessaire de l’interrogation.
Le faire c’est cependant déjà le faire évoluer et, dès lors, répondre par l’affirmative a la question posée, du fait même de vouloir y répondre. Voila bien là un travail d’essence philosophique, maïeutique socratique, que nous oublions parfois.
(La maïeutique, par analogie avec le personnage de la mythologie grecque Maïa, qui veillait aux accouchements, est une technique qui consiste à bien interroger une personne pour lui faire exprimer (accoucher) des connaissances qu’elle n’aurait pas conceptualisées.)
Ce discours de la méthode est déjà un processus de transformation et d’évolution, le « deviens ce que tu es » et non « ce que tu dois être » qui entraine un alignement temporel, une programmation d’individus en communauté, une assimilation de groupe, une fusion parfois, et au final une dépersonnalisation, drapeau des publicitaires que je connais bien.
Il faut assumer ce risque de la liberté malgré tout qui porte Sisyphe à escalader la montagne avec son rocher des contraintes.
Oui cela fait partie surement aussi de notre volonté ou pas de revenir à nos fondamentaux.
Mais le rythme, la vie, l’aspect professionnel, l’environnement, les influences perverses aujourd’hui font que petit à petit, baignant dans ce monde travesti, nous nous travestissons nous même. Attention que, pour certains pervertis, nous ne nous pervertissions pas.
Ainsi faut il le dire, les circonstances et les conditions de l’engagement initial et initiatiques sont elles amenées très vite et presque sans en avoir l’air à évoluer dans nos esprits de pauvres humains.
« Non ! Nos fondamentaux sont immuables » et pour paraphraser un homme de notre temps, je dirais : « Non, ilsne sont pas négociables »… Ils sont indispensables.
Plus je vieillis, plus je rajeunis face a ceux-là.
Plus j’avance en âge, plus je les accueille avec un regard d’enfant devant tant d’évidence.
Tant de sagesse à les préméditer, à les formuler, à les rédiger et à les construire.
Révolution non…Evolution oui, du fait même de la singularité de l’initiation,
de l’approfondissement vers l’épure qu’elle se donne comme projet d’atteindre par le travail de soi sur soi, indispensable cheminement qui lui succède, dans l’interaction sans cesse plus grande et de mieux en mieux maitrisée avec l’universalisme des idéaux maçonniques et la confrontation
aux engagements, aux histoires, et aux trajectoires. Cela, il ne faut pas l’oublier.
Cesser de le professer, il faut y revenir et le pratiquer.
C’est peut être aussi cela revenir a nos fondamentaux.
Mais dire ce basculement, ce bousculement de l’impur a l’épure ne dispense pas du questionnementsur l’origine de notre engagement, sur le comment et le pourquoi de ce choix, sur cet accord de volontés communes que l’on constate de nos jours que trop, bien souvent divergentes.
Alors, mémoire polluée de notre renaissance ?Oubli de nos promesses engagées devant nos frères, mais surtout devant notre conscience ? Empreinte trop forte du siècle sur nos vies ? …
Répondre au « Comment? », c’est seulement dire les enquêtes et puis les voyages et puis la lumière : l’avant et l’après. Mais c’est s’abriter derrière le visible, se réfugier dans le connu, exposer le formel.
Par contre répondre au « Pourquoi? » est, tentative, effort, exigence pour aller au-delà du miroir, par delà l’horizon des limbes, du visible vers l’invisible, dans l’opacité de soi même, vers l’imperméable de soi même, vers l’imperméable de son être, qui pourtant s’affiche tel qu’il est, totalement lui, dans la multiplicité des infinitésimales actions de chaque jour qui font qu’on est ou pas du coté du bien ou du mal et finalement qu’en revenant à ces chers fondamentaux, qu’on est ou pas de véritable maçons.
Loin de ce phare, point de salut. Notre frêle embarcation humaine s’égare dans des affrontements stériles à l’extérieur comme à l’intérieur de nos temples et produit aujourd’hui ce que malheureusement nous constatons ces derniers temps ici et là.
Et pourtant, toutes les réponses à nos questions se trouvent dans ces petits livres de magieque sont nos règlements et rituels. Les manuels magiques du magicien Anderson et de ses acolytes qui ont le pouvoir de transformer une bête en homus erectus qui sait se tenir fier et debout dans la lumière.
Dans l’instant d’une phrase, par le son d’un mot, le souffle d’une parole, devenir le dépositaire d’un tel projet, institue un « entre deux », un temps suspendu, une dialectique de l’avant et de l’après, du noir et du blanc du pavé mosaïque , dont progressivement se mesurent et s’intègrent… le poids…l’honneur…la charge… et la légitime responsabilité de chacun d’entre nous, de ses engagements initiaux et de sonengagement face a sa propre conscience.
Alors hasard de la distinction ? Non.
S’être engagé c’est avoir voulu fermement être digne de cette distinction. C’est aussi percevoir en soi tout l’imparfait à transformer tranquillement, sereinement, malgré ce monde de vitesse, de zapping et de vérités déformées ou tronquées, quand ce n’est pas de rêves certifiés avec promesse imaginaires promises dans l’immédiatetéà des aveugles qui ne voient pas avec leurs cœurs.
Notre futur passe par le fait de revenir à ces engagements, à ces fondamentaux, à faire taire nos langages convenus de l’appris sans la véritable pratique.
On pourrait dire « de prétérition insatisfaisante », (La prétérition est une figure de rhétorique qui consiste à parler de quelque chose après avoir annoncé que l’on ne va pas en parler).
Surtout, elle permet de ne pas prendre la responsabilité de ses propos, déviance de notre temps … Exemples :« Je ne suis pas raciste, mais je n’aime pas les noirs »
« Ce n’est pas pour parler d’argent, mais cela m’a couté cher »
« Ce n’est pas pour parler de déclin de la Maçonnerie… mais il faudrait y penser ! »
Prétérition figure de rhétorique…
« Déresponsabilisation » plutôt…, le monde d’aujourd’hui nous y invite, et vous y invite perversement.
Tâchons de nous en rappeler, car il se pourrait bien que demain, ils nous servent à l’achat, soldé qui plus est, « des kits de prêt à penser ».
Ah qu’il est bon de se construire et de s’éprouver en toute nudité ?
Cela rend plus fort, et plus serein.
… »Ce n’est pas qu’il faudrait une Grande Maitrise de Grande Qualité mais il faudrait y penser ! »
Qu’attendent nos instances pour revenir au manuel de magie de Merlin Anderson l’enchanteur ?
Pour terminer, je dirais que croire en l’Homme est essentiel, avec tous ses défauts, avec toutes ses qualités qui ont fait que les maçons existent véritablement et existeront demain…
– Avec cette assurance qui fait qu’IL est plus conscient, en conscience de ce qui est fondateur.
– Assurance qui exige lucidité sur soi même, sur ses faiblesses, ses impuissances, ainsi que l’effort pour les corriger.
– Assurance qui comme la Maçonnerie exige aussi l’inconfort de la remise en question.
Changer la vie, pour que demain naisse une Humanité féconde et plus éclairée.
Revenir a nos fondamentaux pour changer MA vie.
Partager cette planche pour mieux s’éclairer mutuellement…
Anticiper les tenues, les conseils, les chapitres,et ne pas être simple visiteur d’un club humaniste, mais être partie prenante et fraternelle de celle-ci…Celaest presque, parfois plus essentiel, que la tenue elle-même. Cela me semble indispensable car, on le voit bien les mauvais compagnons restent, malgré nos efforts, toujours accrochés a notre part d’ombre, car cette « vie de pensée »,que je rappelle ici ce soir, ressemble a un phare des tempêtes, qui fait garder le cap malgré les aléas de la vie.
Cette nuit j’ai fait un rêve…I have a dream…
J’ai fait un rêve que l’on pourrait inventer… une association qui aurait pour principes, mais ce ne sont que des folies sorties de mon cerveau malade …
·DE REUNIR LES HAUTES VALEURS MORALES
·SOYONS FOUS…D’ETRE AUSSI LE CENTRE DE L UNION
·ET PIRE… D’AMELIORER A LA FOIS L HOMME ET LA SOCIETE
·JE REVE ENCORE…
·DE PREPARER LA CONCORDE UNIVERSELLE ET DE RECHERCHER LA VERITE
·MIEUX…, DE PRATIQUER AUSSI LA SOLIDARITE …
·ET L’AMELIORATION MATERIELLE ET MORALE DEL HUMANITE
·AVEC UN PERFECTIONNEMENT INTELLECTUEL ET SOCIAL DE CELLE CI
·DE PRONER LA TOLERANCE MUTUELLE
·LE RESPECT DES AUTRES MAIS AUSSI DE SOI MEME
·DE DEFENDRE LA LIBERTE ABSOLUE DE CONSCIENCE
·ET DE REFUSER DE TOUTE AFFIRMATION DOGMATIQUE
·UN REVE QU’ON POURRAIT RESUMER EN 3 MOTS : LIBERTE EGALITE FRATERNITE …
J’ai fait un rêve, mais qui sait…. et si nous tous ici, etailleurs…
En Tenue… En Conseil, ou en Chapitre…
Au Français et a l’Ecossais…
Aux Conseils de l’Ordre ou aux Convents …
Dans la vie et au-delà, dans notrequotidien, quand nous sortirons d’ici pensons à ce rêve,…
Si nous tous, nous nous en souvenionsde celui-ci, peut être qu’il pourrait, un jour qui sait en devenant des Maçons d’abord, des Passeurs ensuite…
… Qui sait ?Il pourrait devenir réellement réalité …
Je les entends d’ici les esprits chagrins qui me diront alors :
« Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! »
Je laisserais la réponse àmon ami et frère Pierre DAC :
« Pour trouver une aiguille dans une botte de foin, brulez la botte… et l’aiguille apparaîtra »
J’en retiens, conclusion partielle et parcellaire de ce « petit mémo », c’est que peut être, en n’oubliant jamais nos fondamentaux, dans cette nécessité maçonnique d’être toujours apprenti, la lassitude ne doit jamais triompher…
Et ainsi, qui sait…
Il restera alors toujours un chantier s’animant à la promesse des splendeurs de l’aube pour réveiller tous les matins du monde…
J’ai dit , T