18°
#415012
Le Pélican et la Rose
R∴ V∴
Aujourd’hui nous vivons un grand moment de bonheur.
Avec l’allumage des feux par la création de ce nouveau Chapitre, nous vivons un moment extrêmement important pour nous tous, et que nous partageons tous ensemble.
Nous vivons en ce jour un instant d’égrégore, tel les anges qui veillèrent sur le « mont Hermon » dans leur dimension d’être collectif.
En effet, nos membres ne sont t’ils pas, si l’on peut dire, en état silencieux d’intense communication, en état de « communion fraternelle ».
Il importe peu que l’émotion, l’affectif, soit, bien plus souvent présent que la complicité intellectuelle, la cause d’une telle situation.
Il est peut-être plus opportun de constater sa rareté qui en fonde sa valeur, peut-être parce qu’on ne peut pas la mesurer pour ce qu’elle est réellement, un moment pur du strict domaine de l’esprit.
Les mots de nos vertus prennent aujourd’hui toutes leurs significations.
– Il nous a fallu la « Foi » pour imaginer ce nouvel essaimage,
– Il nous a fallu l’« Espérance » pour travailler à la réalisation de notre nouveau Chapitre,
– Il a fallu la « Charité » de tous nos Frères pour accepter ce nouveau destin à partager.
Mais, aujourd’hui le mot qui me vient à l’esprit est surtout le « BONHEUR ».
Le Bonheur du Chevalier Rose Croix !
Quel est il ?
Avons-nous bien fait attention à ces quelques mots ?
C’est tout simplement le premier échange entre le Très Sage et son Premier Grand Gardien : « F Premier Grand Gardien, Êtes-vous Chevalier Rose Croix ? »
La réponse est : « Très Sage, J’ai ce bonheur ».
Aujourd’hui, cet échange prend toute sa signification.
Cependant, je me pose une interrogation ?
Qu’est-ce que le bonheur ?
Lors de notre Initiation dans notre Loge Bleue le Vénérable Maître indique à l’impétrant ceci :
Le bonheur et le progrès réels de l’humanité exigent d’abord que règne la concorde. La Franc-Maçonnerie a été fondée pour être le Centre de l’Union.
Cette mission impose des devoirs qu’il faut accepter sans réticence et avec enthousiasme.
J’ai aussi trouvé une réponse parmi tant d’autres :
« Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, où la souffrance, l’inquiétude et le trouble sont absents ».
Cela me semble assez proche du moment que nous vivons ensemble à cet instant.
J’avais trouvé aussi un grand nombre d’autres sources.
Mais il n’y a pas de hasard car, rapidement dans mes recherches j’ai trouvé un personnage qu’en Franc Maçonnerie nous apprécions particulièrement : Épicure, dont sa définition du bonheur était :
« Le bonheur est le plaisir de l’âme (sérénité) qui naît spontanément de la satisfaction des besoins naturels et nécessaires, dont les deux plus importants sont, outre la sécurité et la santé, la sagesse et l’amitié ».
Il complète sa définition par « Il est impossible d’être heureux sans être sage ».
J’ai le sentiment que sa définition du bonheur liée à la sagesse se rapproche de notre démarche de Chevalier Rose + Croix.
De plus, le titre de notre Président, TRES SAGE semble en être la confirmation symbolique. Car, comment être heureux, avoir du bonheur si nous n’avons pas un minimum de sagesse ?
Ce fait nous est confirmé dans la Première partie de la Tenue d’Initiation au dix-huitième degré :
Le Très Sage s’adresse aux Chevaliers d’Orient et d’Occident que nous avons été :
« Vous allez voyager en ce lieu où règnent la Paix, la Sagesse et l’Amour ».
Puis nous avons été guidés pour nous faire découvrir, lire, prononcer, expliquer nos trois vertus théologales : FOI, CHARITE et ESPERANCE.
Voilà, à mon sens, des éléments symboliques qui peuvent nous mener au bonheur.
Le Premier Grand Gardien nous dit :
« Grâce à l’Espérance, l’humanité a toujours tendu vers le Bien ».
Le Second Grand Gardien rajoute concernant la Foi :
« C’est la lumière qui éclaire l’esprit ».
Puis, le Grand Elémosinaire d’indiquer pour la Charité :
« étymologiquement, a le même sens que le mot Amour », « La Charité nous porte dès lors à nous identifier par un acte d’amour à tout ce qui vit ». Enfin, le Très Sage conclu par :
« L’Espérance nous guide et nous soutient, la Foi nous anime et la Charité nous unit ».
Rappelons nous le serment que l’on prête lors de notre élévation :
« Je promets d’aimer mes Frères ».
Aujourd’hui, nous partageons de grands moments d’Amour et de Bonheur.
Les définitions du mot Bonheur que je vous ai citées un peu plus haut nous indiquent que le concept de l’Amour n’est pas seulement pour nous Chevalier Rose + Croix.
Si l’on devait résumer, synthétiser les raisons de notre Bonheur de participer aux travaux du 18ème degré, ce n’est que par notre Loi, celle de l’AMOUR.
J’y rajouterai que le Bonheur n’a de sens que s’il est partagé.
Il me semble que notre devoir est d’œuvrer au bonheur de l’humanité, et non au notre.
Notre démarche n’est elle pas d’œuvrer pour le bonheur des autres, du plus grand nombre, de l’humanité ?
Là où nous avons le bonheur d’effectuer cette tâche, nous devons essayer le plus possible de concilier ces contraires, ces dualités. Pour y parvenir, il n’y a que l’Amour qui nous mène vers Unité.
Aujourd’hui mes F nous vivons ce moment lumineux d’Unité et d’Amour.
Tout au long de notre parcours maçonnique nous nous efforçons de vivre dans le bruissement des symboles qui constituent le support de notre démarche initiatique.
Notre Temple est tendu de rouge. C’est la couleur du Soleil et de la Lumière à son foyer. C’est le symbole de l’Amour de l’humanité. Au midi, nous trouvons le Phénix. Celui-ci et l’emblème de l’immortalité ! Au septentrion, nous avons le Pélican. Il est l’emblème de la Charité !
Notre Temple se transforme ainsi en une symbolique recouvrant la Connaissance des symboles qui, bien mieux que des mots, permettent d’exprimer avec justesse une langue très spécifique.
Nous avons choisi comme nom de notre nouveau Chapitre :
« Le Pélican et la Rose ».
Ce nom est chargé de symboles.
En Franc-Maçonnerie le Pélican est toujours représenté au pied de la croix avec sept oisillons dans son nid. D’ailleurs, en alchimie, le Pélican est un père nourricier, une matrice active, un androgyne passif et actif tout à la fois.
Il symbolise la grande voie universelle du sacrifice et de l’altruisme. A l`époque du compagnonnage et dans les signes secrets de reconnaissance, il y avait :
Le Chevalier Rose Croix a pour mission de « donner à manger à ceux qui ont faim et à boire à ceux qui ont soif ».
Il se doit de reconnaître avec discernement l’âme en détresse de spiritualité, et lui donner ce dont elle a besoin pour grandir et prendre son envol.
Le Chevalier, comme le Pélican ne peut laisser mourir le sentiment de l’amour divin, qui étend ses ailes sur la terre.
La Rose, celle-ci est au centre d’une Croix.
Pourquoi cette disposition particulière ?
Cela me rappelle notre élévation au 13ème Degré, dont les symboles me semblent intéressants au regard de notre Rose.
Les trois compagnons découvrent la pierre d’agate, et le nom ineffable gravé sur le triangle d’or.
Ils sont parvenus au Centre de l’idée.
Le Centre de l’Idée, l’endroit le plus sacré de la Terre, l’endroit où nous sommes descendus pour chercher un Trésor.
Celui-ci repose sur un cube, lui-même posé sur un autre cube.
Or, la croix n’est pas autre chose qu’un cube déployé.
Alors, le rapprochement est inévitable entre cette pierre cubique qui porte le nom ineffable et la Rose qui se trouve au centre de la Croix.
La Rose serait donc un symbole de perfection voire de divin.
Devant des similitudes aussi frappantes, même si l’on sait que les différents degrés ne font que dévoiler ou éclairer ce qui existe déjà en puissance dès le 1er degré.
Nous pouvons nous poser la question suivante : qu’est-ce qui différencie alors le 13ème Grade du 18ème Grade ?
Lorsque j’étais Apprenti, mon Second Surveillant disait que notre Rite était une belle boîte à outils dans laquelle chacun pouvait venir puiser en fonction de ses sensibilités personnelles.
Le 18ème degré ne déroge pas à cette définition.
Il nous fournit une clé qui permet à chacun de nous, sinon de parvenir au centre de l’Idée.
Ne serait pas de se rapprocher toujours un peu plus, de cette Rose au centre de la croix.
Ce cheminement est tout simplement la quête de l’Amour.
Il est symbolisé par la Rose rouge au centre de la Croix, ce rouge qui constitue la couleur dominante du Chapitre.
Il ne s’agit pas de l’amour « Eros » par lequel on cherche essentiellement à posséder l’objet aimé ; non plus de l’amour « Philia », l’amour de l’autre qui ne réclame plus la possession mais qui est échange et communion.
Nous parlons maintenant d’une troisième forme d’amour « l’agapè » qui inonde tout le 18ème degré.
Il ne s’agit plus d’aimer son prochain par devoir imposé, mais par reconnaissance spirituelle de l’Amour.
L’Amour, est notre guide dont nous parle notre rituel. C’est le fruit de la mise en pratique de nos trois vertus théologales.
Je possède L’ESPERANCE d’une humanité de plus en plus tolérante, de plus en plus généreuse et de plus en plus verticalisée.
Je possède la FOI dans un cosmos organisé par une Intelligence Suprême qui se manifeste en ce bas monde.
A ce titre, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et toute conscience, étincelle individuelle, est à même de choisir la voie qui lui permettra d’œuvrer à la réintégration dans l’unité perdue.
J’ambitionne enfin toujours un peu plus de la CHARITE qui me fait reconnaître et aimer toute personne comme un autre moi-même, parce qu’étincelle de la même Lumière divine primordiale.
Vous me direz que cette quête est une Belle chimère !
Bien sûr, la tâche s’annonce extrêmement rude.
C’est peut-être la raison pour laquelle les trois globes de ces vertus sont éteints.
Cependant n’oublions pas qu’il est possible de les reconnaître même dans l’obscurité la plus profonde, car il reste toujours une petite Lumière qui brille à l’Orient.
Même à l’article de la mort physique ou spirituelle, une petite voix peut toujours s’élever pour annoncer une nouvelle Lumière.
Nous possédons le mode d’emploi et nous sommes Chevaliers !
Alors, maintenant, il s’agit de passer à l’action.
En une phrase et pour conclure, je dirai que la Rose au Centre de la Croix symbolise un état de perfection, un aboutissement spirituel, que les Grands Initiés ont pu connaître.
Quelle aventure enthousiasmante nous vivons avec l’allumage de ce nouveau Chapitre !
Très Sage et vous tous mes Frères, nous partageons aujourd’hui une très belle journée de Bonheur.
C’est le terme d’un long et difficile voyage dont le véhicule est celui de l’Amour.
Je souhaite que le chemin que nous venons d’engager soit pavé de Bonheur, d’Amour et que nos Trois Vertus nous accompagnent tout au long de notre parcours.
Avec l’allumage des feux par la création de ce nouveau Chapitre, nous vivons un moment extrêmement important pour nous tous, et que nous partageons tous ensemble.
Nous vivons en ce jour un instant d’égrégore, tel les anges qui veillèrent sur le « mont Hermon » dans leur dimension d’être collectif.
En effet, nos membres ne sont t’ils pas, si l’on peut dire, en état silencieux d’intense communication, en état de « communion fraternelle ».
Il importe peu que l’émotion, l’affectif, soit, bien plus souvent présent que la complicité intellectuelle, la cause d’une telle situation.
Il est peut-être plus opportun de constater sa rareté qui en fonde sa valeur, peut-être parce qu’on ne peut pas la mesurer pour ce qu’elle est réellement, un moment pur du strict domaine de l’esprit.
Les mots de nos vertus prennent aujourd’hui toutes leurs significations.
– Il nous a fallu la « Foi » pour imaginer ce nouvel essaimage,
– Il nous a fallu l’« Espérance » pour travailler à la réalisation de notre nouveau Chapitre,
– Il a fallu la « Charité » de tous nos Frères pour accepter ce nouveau destin à partager.
Mais, aujourd’hui le mot qui me vient à l’esprit est surtout le « BONHEUR ».
Le Bonheur du Chevalier Rose Croix !
Quel est il ?
Avons-nous bien fait attention à ces quelques mots ?
C’est tout simplement le premier échange entre le Très Sage et son Premier Grand Gardien : « F Premier Grand Gardien, Êtes-vous Chevalier Rose Croix ? »
La réponse est : « Très Sage, J’ai ce bonheur ».
Aujourd’hui, cet échange prend toute sa signification.
Cependant, je me pose une interrogation ?
Qu’est-ce que le bonheur ?
Lors de notre Initiation dans notre Loge Bleue le Vénérable Maître indique à l’impétrant ceci :
Le bonheur et le progrès réels de l’humanité exigent d’abord que règne la concorde. La Franc-Maçonnerie a été fondée pour être le Centre de l’Union.
Cette mission impose des devoirs qu’il faut accepter sans réticence et avec enthousiasme.
J’ai aussi trouvé une réponse parmi tant d’autres :
« Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, où la souffrance, l’inquiétude et le trouble sont absents ».
Cela me semble assez proche du moment que nous vivons ensemble à cet instant.
J’avais trouvé aussi un grand nombre d’autres sources.
Mais il n’y a pas de hasard car, rapidement dans mes recherches j’ai trouvé un personnage qu’en Franc Maçonnerie nous apprécions particulièrement : Épicure, dont sa définition du bonheur était :
« Le bonheur est le plaisir de l’âme (sérénité) qui naît spontanément de la satisfaction des besoins naturels et nécessaires, dont les deux plus importants sont, outre la sécurité et la santé, la sagesse et l’amitié ».
Il complète sa définition par « Il est impossible d’être heureux sans être sage ».
J’ai le sentiment que sa définition du bonheur liée à la sagesse se rapproche de notre démarche de Chevalier Rose + Croix.
De plus, le titre de notre Président, TRES SAGE semble en être la confirmation symbolique. Car, comment être heureux, avoir du bonheur si nous n’avons pas un minimum de sagesse ?
Ce fait nous est confirmé dans la Première partie de la Tenue d’Initiation au dix-huitième degré :
Le Très Sage s’adresse aux Chevaliers d’Orient et d’Occident que nous avons été :
« Vous allez voyager en ce lieu où règnent la Paix, la Sagesse et l’Amour ».
Puis nous avons été guidés pour nous faire découvrir, lire, prononcer, expliquer nos trois vertus théologales : FOI, CHARITE et ESPERANCE.
Voilà, à mon sens, des éléments symboliques qui peuvent nous mener au bonheur.
Le Premier Grand Gardien nous dit :
« Grâce à l’Espérance, l’humanité a toujours tendu vers le Bien ».
Le Second Grand Gardien rajoute concernant la Foi :
« C’est la lumière qui éclaire l’esprit ».
Puis, le Grand Elémosinaire d’indiquer pour la Charité :
« étymologiquement, a le même sens que le mot Amour », « La Charité nous porte dès lors à nous identifier par un acte d’amour à tout ce qui vit ». Enfin, le Très Sage conclu par :
« L’Espérance nous guide et nous soutient, la Foi nous anime et la Charité nous unit ».
Rappelons nous le serment que l’on prête lors de notre élévation :
« Je promets d’aimer mes Frères ».
Aujourd’hui, nous partageons de grands moments d’Amour et de Bonheur.
Les définitions du mot Bonheur que je vous ai citées un peu plus haut nous indiquent que le concept de l’Amour n’est pas seulement pour nous Chevalier Rose + Croix.
Si l’on devait résumer, synthétiser les raisons de notre Bonheur de participer aux travaux du 18ème degré, ce n’est que par notre Loi, celle de l’AMOUR.
J’y rajouterai que le Bonheur n’a de sens que s’il est partagé.
Il me semble que notre devoir est d’œuvrer au bonheur de l’humanité, et non au notre.
Notre démarche n’est elle pas d’œuvrer pour le bonheur des autres, du plus grand nombre, de l’humanité ?
Là où nous avons le bonheur d’effectuer cette tâche, nous devons essayer le plus possible de concilier ces contraires, ces dualités. Pour y parvenir, il n’y a que l’Amour qui nous mène vers Unité.
Aujourd’hui mes F nous vivons ce moment lumineux d’Unité et d’Amour.
Tout au long de notre parcours maçonnique nous nous efforçons de vivre dans le bruissement des symboles qui constituent le support de notre démarche initiatique.
Notre Temple est tendu de rouge. C’est la couleur du Soleil et de la Lumière à son foyer. C’est le symbole de l’Amour de l’humanité. Au midi, nous trouvons le Phénix. Celui-ci et l’emblème de l’immortalité ! Au septentrion, nous avons le Pélican. Il est l’emblème de la Charité !
Notre Temple se transforme ainsi en une symbolique recouvrant la Connaissance des symboles qui, bien mieux que des mots, permettent d’exprimer avec justesse une langue très spécifique.
Nous avons choisi comme nom de notre nouveau Chapitre :
« Le Pélican et la Rose ».
Ce nom est chargé de symboles.
En Franc-Maçonnerie le Pélican est toujours représenté au pied de la croix avec sept oisillons dans son nid. D’ailleurs, en alchimie, le Pélican est un père nourricier, une matrice active, un androgyne passif et actif tout à la fois.
Il symbolise la grande voie universelle du sacrifice et de l’altruisme. A l`époque du compagnonnage et dans les signes secrets de reconnaissance, il y avait :
- le triangle,
- la truelle,
- l’équerre,
- le compas,
- enfin, le Pélican, symbole d’entraide et de charité.
Le Chevalier Rose Croix a pour mission de « donner à manger à ceux qui ont faim et à boire à ceux qui ont soif ».
Il se doit de reconnaître avec discernement l’âme en détresse de spiritualité, et lui donner ce dont elle a besoin pour grandir et prendre son envol.
Le Chevalier, comme le Pélican ne peut laisser mourir le sentiment de l’amour divin, qui étend ses ailes sur la terre.
La Rose, celle-ci est au centre d’une Croix.
Pourquoi cette disposition particulière ?
Cela me rappelle notre élévation au 13ème Degré, dont les symboles me semblent intéressants au regard de notre Rose.
Les trois compagnons découvrent la pierre d’agate, et le nom ineffable gravé sur le triangle d’or.
Ils sont parvenus au Centre de l’idée.
Le Centre de l’Idée, l’endroit le plus sacré de la Terre, l’endroit où nous sommes descendus pour chercher un Trésor.
Celui-ci repose sur un cube, lui-même posé sur un autre cube.
Or, la croix n’est pas autre chose qu’un cube déployé.
Alors, le rapprochement est inévitable entre cette pierre cubique qui porte le nom ineffable et la Rose qui se trouve au centre de la Croix.
La Rose serait donc un symbole de perfection voire de divin.
Devant des similitudes aussi frappantes, même si l’on sait que les différents degrés ne font que dévoiler ou éclairer ce qui existe déjà en puissance dès le 1er degré.
Nous pouvons nous poser la question suivante : qu’est-ce qui différencie alors le 13ème Grade du 18ème Grade ?
Lorsque j’étais Apprenti, mon Second Surveillant disait que notre Rite était une belle boîte à outils dans laquelle chacun pouvait venir puiser en fonction de ses sensibilités personnelles.
Le 18ème degré ne déroge pas à cette définition.
Il nous fournit une clé qui permet à chacun de nous, sinon de parvenir au centre de l’Idée.
Ne serait pas de se rapprocher toujours un peu plus, de cette Rose au centre de la croix.
Ce cheminement est tout simplement la quête de l’Amour.
Il est symbolisé par la Rose rouge au centre de la Croix, ce rouge qui constitue la couleur dominante du Chapitre.
Il ne s’agit pas de l’amour « Eros » par lequel on cherche essentiellement à posséder l’objet aimé ; non plus de l’amour « Philia », l’amour de l’autre qui ne réclame plus la possession mais qui est échange et communion.
Nous parlons maintenant d’une troisième forme d’amour « l’agapè » qui inonde tout le 18ème degré.
Il ne s’agit plus d’aimer son prochain par devoir imposé, mais par reconnaissance spirituelle de l’Amour.
L’Amour, est notre guide dont nous parle notre rituel. C’est le fruit de la mise en pratique de nos trois vertus théologales.
Je possède L’ESPERANCE d’une humanité de plus en plus tolérante, de plus en plus généreuse et de plus en plus verticalisée.
Je possède la FOI dans un cosmos organisé par une Intelligence Suprême qui se manifeste en ce bas monde.
A ce titre, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et toute conscience, étincelle individuelle, est à même de choisir la voie qui lui permettra d’œuvrer à la réintégration dans l’unité perdue.
J’ambitionne enfin toujours un peu plus de la CHARITE qui me fait reconnaître et aimer toute personne comme un autre moi-même, parce qu’étincelle de la même Lumière divine primordiale.
Vous me direz que cette quête est une Belle chimère !
Bien sûr, la tâche s’annonce extrêmement rude.
C’est peut-être la raison pour laquelle les trois globes de ces vertus sont éteints.
Cependant n’oublions pas qu’il est possible de les reconnaître même dans l’obscurité la plus profonde, car il reste toujours une petite Lumière qui brille à l’Orient.
Même à l’article de la mort physique ou spirituelle, une petite voix peut toujours s’élever pour annoncer une nouvelle Lumière.
Nous possédons le mode d’emploi et nous sommes Chevaliers !
Alors, maintenant, il s’agit de passer à l’action.
En une phrase et pour conclure, je dirai que la Rose au Centre de la Croix symbolise un état de perfection, un aboutissement spirituel, que les Grands Initiés ont pu connaître.
Quelle aventure enthousiasmante nous vivons avec l’allumage de ce nouveau Chapitre !
Très Sage et vous tous mes Frères, nous partageons aujourd’hui une très belle journée de Bonheur.
C’est le terme d’un long et difficile voyage dont le véhicule est celui de l’Amour.
Je souhaite que le chemin que nous venons d’engager soit pavé de Bonheur, d’Amour et que nos Trois Vertus nous accompagnent tout au long de notre parcours.
J’ai dit Très Sage.