18° #415012

Les chevaliers de la rose

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Le grade de ROSE CROIX doit être considéré selon deux perspectives : il est d’une part une étape sur cette voie initiatique, que la tradition offre aux initiés sous diverses formes selon les lieux et les temps ; il est d’autre part la manifestation symbolique d’un moment particulier de l’équilibre spirituel des individus et des sociétés.

Comme degré sur l’échelle initiatique, il se place au moment crucial où l’être humain, en possession de ce qu’il considère comme des connaissances dans l’ordre moral matériel, et spirituel, c’est-à-dire ayant conscience de sa valeur, de ses moyens d’action et de son but, se trouve soudain confronté aux assauts des forces réelles.

Nous croyons bien nous connaître, nous portons sur nous-mêmes et sur nos semblables des jugements assurés, nous avons acquis un certain nombre de techniques, nous avons conscience du but, il ne nous reste qu’à passer à l’action. C’est alors que nous découvrons la question préalable. Comment se justifie, par quoi se légitime notre action Avons-nous une raison d’agir qui soit acceptable non seulement pour l’individu que nous sommes, mais pour le groupe, mais pour l’humanité.

Avons-nous le droit d’être des créateurs, ou tout au moins d’être à l’origine de quelque chose de nouveau ? Et nous voulons savoir si nous servons la vérité. Remarquons le caractère critique de cette réaction. En simplifiant on peut donner de tout développement organique et spirituel le schéma suivant :

1°- une période d’acquisition, (croissance, conquête, enrichissement matériel ou connaissances).
2°- une période d’opposition et de refus, ou plus exactement de reflux (cela se traduit par une analyse empirique et une objectivisation brutale des modalités de la réaction, par une prise en mains laborieuse et par une sorte de contrainte des outils et des moyens, par une confrontation des points de vue et le rejet de ce qui parait superflu).
3°- enfin, une période d’harmonisation, d’épanouissement et d’équilibre, qui est la période de maturation.

Mais avant la période d’acquisition et après la période de maturation se place une période trouble obscure, mystérieuse qui est celle de la gestation et du dépassement.

Le grade de ROSE CROIX doit présenter dans son unité les trois moments de l’existence en même temps que la période obscure des commencements et des dépassements. Mais il faut aussi considérer que par sa situation dans l’échelle initiatique ce grade est celui de l’opposition et du refus, disons, celui du combat, c’est-à-dire celui où l’on cherche la fois une raison d’être et le triomphe de sa propre cause.

Par ailleurs, il convient de mettre en valeur le caractère propre de l’initiation maçonnique. Elle ne conduit pas à l’illumination mystique mais à la lumière. L’initié ne subit pas, ne reçoit pas de l’extérieur un quelconque conditionnement qui le ravisse ou le plonge dans un monde divin, il acquiert par un effort incessant sur lui-même l’intelligence et aspire à l’amour. Ce n’est pas Jésus, ce n’est pas Dieu qui tout à coup s’empare de son âme. Ce n’est pas non plus le démon qui l’enlève. Dans une confrontation dialectique de l’être et de l’univers, de la pensée et de l’action, de l’outil et de l’idée, une maturation affective et spirituelle s’opère qui conduit non à la possession, mais à la maîtrise, non à la domination mais à la libération. L’être ne se perd pas dans l’univers, il se conquiert en même temps qu’il se libère, l’univers se révèle à lui en même temps que lui s’affranchit des servitudes que lui impose sa condition dans l’univers.

Assurément ces voies dont l’une est celle de l’acceptation et l’autre celle du milieu, se rencontrent à la limite. Possession, ravissement, maîtrise et compréhension s’accomplissent dans l’harmonie totale de l’être et du monde. Toutefois, dans la mesure où nous ne sommes pour la plupart que des apprentis, il est vain d’espérer un aboutissement avant d’avoir reconnu les étapes, et il y a entre la voie mystique et la voie du milieu des écarts tels que l’on peut considérer les deux cheminements l’un par rapport à l’autre, pour essayer de les comprendre mieux.

Le caractère en quelque sorte positif de l’initiation maçonnique, l’aspect constructif qu’elle revêt, nous conduit à situer le grade de ROSE CROIX au cœur même du drame initiatique. Car il est le moment du sacrifice. Entendons qu’à partir du moment où l’on combat pour sa cause, c’est que l’on est prêt à tout perdre pour elle, et que par suite l’on considère ou l’on doit admettre que ce qu’elle représente est d’une valeur supérieure à tout ce que nous sommes et à tout ce que nous possédons.

L’action pure est aveugle, c’est la voie héroïque l’acceptation et la contemplation ne conduisent pas à des réalisations, c’est l’accomplissement mystique : la voie du milieu tient à la fois de l’une et de l’autre et tente la difficile conciliation entre l’action et la médiation.

Le grade de ROSE CROIX marque le moment du conflit. C’est le point de rencontre et de divergence, c’est le cœur où se trouvent rassemblées toutes les possibilités : c’est le moment de la fugue où tout se rassemble. L’héroïne du combattant, le dépouillement et le sacrifice, l’action et l’espérance. Mais ci partir du moment où la rose et la croix se trouvent réunies recommencent les divergences, la séparation douloureuse et inévitable entre le mystique et le réaliste d’une part, entre le héros et le sage d’autre part,(la voie moyenne étant celle ou le sage et le réaliste essaient de composer une personnalité viable) devient le moyen même de la réussite dans l’une ou l’autre de ces quêtes.

Evidemment le sectarisme et l’incompréhension ont déformé les intentions et travesti le vocabulaire. Mais il doit être possible d’exprimer les oppositions avec suffisamment de clarté et d’objectivité pour que la confrontation soit enrichissante. En fait il n’y a pas trois options, mais deux seulement comme dans tout trinaire: les deux extrêmes et la moyenne. Les deux extrêmes se recouvrent et la troisième essayant de les dépasser sans prétendre jamais d’ailleurs y parvenir.

Les deux options extrêmes impliquent l’oubli de soi l’abnégation, l’abandon, le sacrifice, le dépouillement accepté, la retenue, l’attente, le refus. L’option intermédiaire, elle, s’accompagne de doute et d’insatisfaction. Parce qu’ils affrontent des forces qui les dépassent, parce qu’ils essayent d’affirmer la présence de l’homme dans le concert des puissances, les uns sont déchirés et mis sur la croix ; parce qu’ils aspirent à toujours plus de clarté, à toujours plus de pureté et de liberté, les autres perdent jusqu’au plus précieux de leur être comme une rose qui s’effeuille.

Le grade de ROSE CROIX est à la fois mystique et actif confrontant l’initié avec le mystère, l’inconnu l’inconnaissable, en même temps qu’il se donne à l’action, au combat, et qu’il travaille – à la victoire engage – à la recherche de ce qui nous dépasse dans le monde matériel et spirituel et nous oppose à ce qui se manifeste. C’est la quête de la parole perdue, c’est l’acceptation de la souffrance, ou du moins, de l’épreuve. Non seulement comme un, fait, mais comme un moyen.

Chacun en effet doit connaître les affrontements et la lutte, les choix et les décisions éprouvantes, et s’en fortifier afin de donner la mesure de lui-même. Sinon le grade de ROSE CROIX nous fait toucher à la fois les limites du rationnel et l’infini de l’irrationnel.

Pour souligner cette conception on peut présenter un rapprochement peut-être insolite : aux antinomies de la raison pure répond sur le plan mystique, le problème du mal. Ni les unes ni l’autre n’ont de solution, sinon que le monde existe et les porte en lui.

On comprend qu’on ait pu dire des savants à la fois mystiques et rationalistes des 17 et 18ème siècles qu’ils tenaient – à la tradition rosicrucienne de bien des façons. HEGEL exprimait cette ambiguïté symbolique de la manière suivante : « Reconnaître la raison comme la rose dans la croix de la souffrance présente, et se réjouir d’elle, c’est la vision médiatrice qui réconcilie avec la réalité, c’est elle que procure la philosophie de ceux qui ont senti la nécessité intérieur de concevoir et de conserver la liberté subjective dans ce qui est substantiel, et de ne pas laisser la liberté subjective dans le contingent et le particulier, de la mettre dans ce qui est en soi et pour soi ».

HEGEL exprime par là le souci de donner à notre existence non seulement une signification mais une efficacité. La raison est en l’homme et dans les choses, comme la liberté. Mais la douleur est le prix dont nous payons notre volonté d’être de ce monde. Cette acceptation de la condition humaine dans sa dualité dialectique est confirmée par les symboles dont se soutient l’initiation au grade de rose croix.

Les voyages manifestent à la fois les impératifs de l’espace et ceux de la durée, le cheminement nécessaire à toute action comme à toute réflexion. Ils sont le préalable au progrès car dans une certaine mesure ils sont le progrès même. Dans le cas particulier de ce grade ils se font à la recherche de la parole perdue. Car le chef n’est que l’interprète, le chef n’est pas la VERITE, ni la LOI.

Sans la parole – la parole au sens le plus large, c’est-à-dire tout ce qui est un moyen de communiquer, l’information, du geste à la législation et à la culture – sans la parole le chef n’a plus ni légitimité, ni autorité, les hommes n’ont plus de but, le combat plus de sens, La recherche est toujours incertaine, c’est évident car comment saurions-nous ce que nous cherchons, mais comment chercherions-nous si nous ne savions que ce que nous cherchons existe.

Cette parole qui donne un sens à l’action, qui permet l’association, la collaboration, l’union dans l’effort, qui fonde l’autorité et la légitime parce qu’elle est à la fois le moyen et l’expression de l’intelligence humaine, cette parole est perdue.

Par qui, pourquoi ? Hiram a gardé son secret. Ce n’était pas seulement ce secret que les compagnons, meurtriers du Maître, entendaient posséder. Ils ignoraient sa nature, et comment l’auraient-ils connue. Ce qu’ils cherchaient c’est le mot de passe, le moyen d’accéder à plus de pouvoir, à plus de considération, à plus d’argent.

Il y avait bien là quelque pressentiment du secret véritable, mais tel qu’il transparaît dégradé et avili aux profanes. Seulement, en tuant le Maître, ils ont occulté la transmission du vrai savoir, que seule l’expérience, l’étude et l’intelligence des choses et des êtres permettent d’acquérir. Ils ont interrompu la marche mesurée et prudente des générations de travailleurs et de chercheurs. Ils ont détruit la source de l’autorité, l’artisan de l’ordre, et brisé la voix de la sagesse.

A ce propos, et transposant le mythe, d’autres figurations sont à retenir. Elles expriment toutes la difficulté de rapprocher les hommes. Parce que manque la clé de la véritable connaissance, qui est celle de la communication entre les hommes.

On évoque certainement ce dragon mythologique qui garde l’entrée du sanctuaire, ou le labyrinthe qui rend improbable la découverte. Mais aussi cette tour de Babel qui demeure dressée comme une énigme au seuil de l’histoire de l’humanité.

Quel est l’obstacle que les hommes ont à surmonter pour comprendre, et pour se comprendre ? Suffirait-il de parler la même langue pour former une communauté ? Mais peut-on croire que le langage est dû seulement à la volonté de chacun d’être compris de tous.

Les différentes interprétations possibles du signe, I.N.R.I. sont d’ailleurs le symbole de la multivalence de toutes les paroles. Certes la puissance du mot, du maître mot est reconnue. Nous retrouvons dans ce symbolisme la notion primitive selon laquelle donner un nom, nommer c’est donner l’existence. Une grande part de la signification du baptême provient de cette conception. Elle est d’ailleurs hautement fondée, ne serait-ce que par le fait que les dénombrements ne sont suivis d’identification que dans la mesure où le nom a isolé, limité, défini l’objet dénombré avec d’autres.

L’analyse n’est pas possible sans le mot, pour celui qui n’a à sa disposition que le langage courant. La parole perdue c’est le SESAME qui représente pour tous l’espérance d’une clé possible à toutes les portes de la connaissance.

Il est curieux de constater d’ailleurs, que cette parole, dans le mimodrame de l’initiation, et au cours de chaque tenue de chapitre, est retrouvée. Est-ce à dire que le Rose-Croix considère la recherche comme un jeu convenu dans le genre de ceux que l’on se propose à titre de divertissement et dont en connaît la solution à.l’avance ? Il y aurait là une puérilité hors de propos, ou une suffisance étrange car alors la nécessité de recommencer à chaque fois la recherche serait assez ridicule, et l’effort d’intercommunication entre les hommes, voué à l’impuissance.

Si la parole est connue, que ne l’utilisons-nous ? En fait, comme le disent les vieux rituels, c’est la parole substituée que nous valorisons, en la prenant pour la parole suprême. Nous avons trouvé des moyens de poursuivre l’œuvre. Ces moyens sont sans doute mieux que rien. Mais, toute parole trouvée n’est que provisoire. Dans l’initiation maçonnique la parole trouvée est celle d’un moment de l’histoire de l’humanité en route vers l’unité et l’amour, mais elle ne peut garder la valeur absolue et la portée du signe chrétien qui constitue pour les fidèles le symbole même de la foi.
Alors, pourquoi dans l’initiation maçonnique ces quatre lettres et non pas d’autres ? C’est que ce signe est l’évocation d’un grand moment. Le christianisme a apporté à l’humanité le moyen de dépasser par une transposition dans l’abstrait des rapports entre les hommes l’esclavage et son indignité. Que les conditions économiques aient permis l’ascension du travailleur à une condition plus libérale ne suffisait pas. Il fallait encore que fut reconnue sa qualité d’homme et le caractère sacré de cette qualité.

Le christianisme, sans y avoir complètement réussi, a au moins présenté à l’humanité la nécessité de cette reconnaissance. Mais ce que le christianisme n’a pas abordé, du moins avec la volonté de résoudre le problème qu’elle pose, c’est la nécessité de la souffrance.

L’homme souffre, ce monde est une vallée de larmes, il faut nous résigner, accepter la douleur comme le lot réservé à l’humanité. Le salut n’est possible qu’au delà de la vie terrestre. Mais cette souffrance nous vient de Dieu. Il faut donc l’aimer. Attitude moins cruelle, moins froide que l’attitude stoïcienne mais néanmoins assez décevante du point de vue logique. Comment aimer souffrir, comment aimer celui par qui l’on souffre, comment remercier de la douleur qu’il nous envoie ce Dieu bon, ce Dieu tout amour ?

La réponse traditionnelle tient à la notion d’épreuve C’est par l’épreuve que nous progressons vers le salut. Et l’épreuve suprême, le dépouillement total symbolisé par la Rose, et repris par l’image du pélican apporte l’assurance qu’il ne faut voir dans la souffrance qu’un passage – ce que pressentait le christianisme – mais un passage pour notre édification ici bas.

Au reste l’épreuve surmontée n’est pas souffrance, elle est rédemption, exaltation, délivrance. Et c’est parce que l’épreuve la plus dure est celle qui nous grandit le plus, que tout en ce monde a une double signification, un double visage, une double vertu.

Par ailleurs, tout a été dit sur la Croix, tant du point de vue mystique que du point de vue rationnel. Perpendiculaires, infinis du temps et de l’espace, du haut et du bas, de l’orient à. l’occident, écartèlement de l’homme aux quatre pôles de la réalité et devant les mystères de l’abîme, etc…

Peut-être faut-il opposer sa couleur noire au rouge de la rose ? Cette opposition soulignerait le double caractère du symbole. Divin et humain, entendons, de ce qui nous dépasse et de ce qui nous touche.

Peut-être au contraire faudrait-il opposer les angles de la croix aux courbes de la rose ? Comme la rigueur la souplesse, la justice à la délicatesse, la logique à l’intuition ? Quant à la Rose, elle porte avec elle en dehors de sa valeur mystique tout le cortège de souvenir des romans de la Rose, de la guerre des Deux Roses. Elle transpose sur le plan esthétique le chardon de Durer, l’ognon dont Goethe reprend la valeur symbolique, dans le serpent vert. La Rose est essentiellement la beauté qui s’envole, la grâce qui se dissipe. Comme l’ognon qui se défait par écailles successives la rose fait songer à la précieuse pierre cachée sous des feuilles d’emballage, que l’on enlève une à une, au cœur si bien protégé par des enveloppes multiples, bref à la nécessité pour atteindre à ce qui est précieux, de dépouiller peu à peu les apparences.

La question demeure de savoir si l’importance est dans ce que l’on trouve, ou bien dans l’acceptation religieuse de la perte que l’on fait. La grande loi étant que nous sommes de toute façon condamnés tout perdre pour trouver l’essentiel.
Une place toute spéciale doit être accordée au signe et. au contre signe. C’est une indication précieuse donnée à l’initié dans sa quête sur la voie de la connaissance traditionnelle. Joindre le ciel et la terre, la pensée – à l’action, rapprocher les extrêmes, donner aux contraintes le lien qui leur manquait pour se trouver réunis, donner à ce qui est en haut comme à ce qui est en bas, la même importance, unir ce qui est séparé, et par le moyen de l’homme, autant d’interprétations plausibles. Autant de réflexions possibles, permettant de comprendre l’attitude du bon pasteur, celui qui donne et qui protège, celui qui se dépouille et qui garde dans la paix et la sérénité le bien le plus précieux l’anoblissement du sacrifice. Ce sacrifice, c’est le repas symbolique ; la cène qui lui donne toute sa résonance à la fois païenne et mystique. C’est l’expression de cette magnifique communion des forces terrestres qui s’opère dans l’absorption alimentaire. La transmutation véritable de la vie c’est dans le repas qu’elle trouve sa représentation.

Certes il y a d’autres assimilations que celles purement matérielles du pain et du vin, de l’agneau et autres nourritures sacrées. Mais c’est dans la mesure où la mort prépare la vie, que se trouve accompli le Cycle qui s’ouvre par l’édification puis par le combat, ensuite par le sacrifice, enfin par la résurrection. C’est par là que le grade de ROSE CROIX atteint son caractère le plus universel.

En définitive, le grade de Rose Croix apporte à l’initié l’essentiel, du message traditionnel. Ce message se présente dans sa complexité sous forme de rites (passages, quêtes, création, naissance et mort) et sous forme de mythe (parole perdue, cène, pélican) Il est chevaleresque dans sa forme et mystique dans son caractère, c’est-à-dire qu’il unit les deux voies, ou mieux les trois voies, les deux extrêmes (héroïsme, humilité) et la moyenne action et réflexion, à moins qu’on ne retienne le ternaire, action, intuition, réflexion.

Dans sa complexité, il constitue la pierre de touche du maçon. Non que les grades d’apprenti, de compagnon et de Maître ne puissent fournir des indications aussi riches et aussi complexes, mais parce que ce grade est, ambigu. Il donne à la quête une place considérable, et cette quête débouche sur le mystère sacré de la voie mystique. Le temple semble n’être plus l’essentiel alors qu’en fait il est au cœur même du symbolisme du rose croix.

Car c’est le sens même de notre action que le chevalier cherche à préserver des atteintes des forces obscures. Ces forces sont mal définies, les armes dont le chevalier va se servir sont encore mal fourbies, mais une chose est sûre, l’égoïsme, l’orgueil, le désir de gloire sont des attitudes suspectes. Le sacrifice est la loi du chevalier qui doit conserver dans tous ses combats, Foi Espérance et Charité.

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