18° #415012 L’Exil du Chevalier d’Orient et de l’Epée Auteur: M∴ M∴ N∴ Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué AL G DGADL’UA.NDLFMU –ESLLAADSCDGOrdo Ab Chao – Deus Meumque JusL’Exil du Chevalier d’Orient et de l’Epée Voici ma modeste perception que je développe succinctement en 5 parties, à savoir : contexte, définition, symbolisme, interprétation et ma conclusion.1-contexte de l’exilLe rituel du 14ème nous rappelle que Salomon, une fois le Temple terminé, se crut investi de pouvoirs illimités au point de se détourner de la Loi divine et de devenir sourd à la voix de l’Eternel en se sacrifiant aux idoles, commettant ainsi un crime de lèse-Majesté. Pour l’en punir, le Temple fut détruit et son peuple réduit à un long temps d’exil. Mais, ce peuple, s’étant livré à un sincère repentir à la fin dudit exil obtint de la bonté divine, le pardon et le retour à Jérusalem pour reconstruire le Temple détruit. 2-Définition:L’homme passe mutatis mutandis par toute une suite interne de morts et de résurrections, d’expansions et de contractions, de divergences et de convergences. Son travail alchimique et maçonnique consistant à passer des Ténèbres à la Lumière et de la Lumière aux Ténèbres, en traversant des crises de transition qui correspondent, à un moment ou à un autre, à un sentiment d’exil, fait que ses initiations, qui doivent concourir à la transmutation, soient constituées d’une succession de transgressions, de régressions, d’une suite de dissolutions et de coagulations, de déstructurations et de reconstructions. C’est pourquoi le Franc-maçon est invité à passer de l’œuvre au noir à l’œuvre au blanc et de l’œuvre au blanc à l’œuvre au rouge et inversement. Ces étapes sont difficilement surmontables, mais indispensables à sa progression. L’exil est une de ces étapes que doit vivre, connaître et franchir, le Chevalier d’Orient et de l’Epée dans la poursuite de sa quête initiatique.Mais, en fait, quel sens donner à l’exil dans ce contexte ? Pour ma part, l’exil revêt deux sens un à caractère matériel et l’autre à caractère spirituel. –Matériel, parce qu’il peut signifier un commencement, une initiation qui d’ailleurs s’inscrit dans le déchirement, le dépouillement, la douleur physique, la culpabilité, l’épreuve, le tourment, la perte, la douleur physique, résultant d’une sanction, d’un bannissement, d’une peine qui le condamne pour un séjour plus ou moins long, à quitter son pays. Il représente, la souffrance dans sa chair, pour être coupé de ses racines, éloigné de ses frères, et même à être obligé de s’adapter à de nouveaux modes de pensée etc….–Spirituel parce qu’il peut également signifier un moment de réflexion, une remise en cause de lui-même, de ses valeurs, un désir de quête intérieure, un besoin de se retrouver, de se régénérer. Cela peut être autant une marche à l’intérieur de sa nature comme un temps de sa reconstruction. Il peut aussi indiquer la rupture avec la terre du péché et l’entrée dans le désert de la rédemption. Dans ce cas, on pourrait l’assimiler à un exil d’expiation.3-SymbolismeLe GEPSM cherche l’ultime perfection en travaillant à se perfectionner. Il est parfait maçon, certes, mais parfait en gestation puisqu’il est n’encore qu’au seuil de l’œuvre au blanc, le stade de la sublimation de la matière et la purification de l’esprit, d’où son qualificatif de Sublie maçon. Comme le travail de l’œuvre est de monter et descendre successivement pour aboutir à un seul parfait, le GEPSM, à travers l’exil, est redescendu dans l’œuvre au noir. Mais, son alliance avec la vertu et les hommes vertueux, va faire évoluer son état qui passe de la couleur noire à la couleur verte qui annonce la couleur blanche dans la réalisation du Petit Œuvre. Le GEPSM, devenu Chevalier d’Orient et de l’épée est passé de l’œuvre au noir, à l’œuvre au vert, annonciateur de l’œuvre au blanc auquel il aspire et qui préfigure sa libération, sa sublimation effective. En effet, le vert qui se trouve exactement à la charnière entre le Solve et le coagula, est l’une des couleurs intermédiaires qui rentre dans la réalisation du Petit Œuvre, lui-même manifestation du Spiritus Mundi qui annonce le début de la perfection des Petits Mystères (œuvre au blanc).Il indique que sa réalisation individuelle intérieure est en bonne voie, car il commence à s’intégrer au plan universelet qu’il ne lui reste plus qu’à franchir le pont pour aboutir à l’œuvre au blanc et approcher de la Transcendance. C’est à ce moment qu’il entre dans la Chevalerie de l’esprit. On parle alors du Vitriol vert, une des clés fondamentales de la transmutation alchimique.4-Mon interprétationToujours appelé à se perfectionner, le GEPSM va, durant son exil, se soumettre une fois encore à une nouvelle mort en vue d’achever, au prix de lourds sacrifices, son parcours subjectif de la spiritualisation pour renaître à une nouvelle vie : celle de Chevalier et son travail dans l’œuvre au vert, va lui permettre d’entreprendre sa démarche vers la Connaissance de l’incarnation de l’esprit. Cela veut dire que cet œuvre au vert agit en même temps comme agent de destruction de sa propre matière (agent de la mort) et comme agent de sa renaissance en esprit. L’exil (sanction infligée par l’Eternel) qu’il vit estintérieur, il est une condition essentielle pour se reconquérir. Même s’il le considère comme un mal, ce mal lui est nécessaire, car il lui fait prendre conscience de ses erreurs et lui permet de se reconstruire en se livrant lui-même le combat qui va transmuter ses pulsions et redonner à l’Esprit la place qu’il n’aurait jamais dû perdre.Ce qui laisse dire qu’il ne peut bâtir son temple qu’en se réconciliant avec lui-même : l’épée d’une main et la truelle de l’autre. Comme quoi, l’exil, originellement punition divine, peut aussi devenir une bénédiction si l’on sait s’y prendre.L’exil (Le cheminement souterrain) du Chevalier d’Orient et de l’Epée indique une approche intérieure qu’il est appelé à parcourir en vue de trouver la Voie du Juste milieu qui est sensée l’amener à sa libération intérieure ; il figure la progression. C’est pourquoi je pense que pour de découvrir la Jérusalem Céleste, donc, la Lumière, il est nécessaire de traverser la périlleuse épreuve de l’exil au cours de laquelle on doit actualiser la maîtrise en soi après avoir livré un combat contre le doute et l’obscurité qui nous envahit. Cet exil peut également constituer un besoin de monologue pour parler avec son cœur et faire renaître le dialogue avec l’autre, avec son frère, une manière de retrouver les autres, après s’être retrouvé lui-même. Une retraite passagère, un retour vers soi-même, une toilette de son esprit, pour une vision de son être intérieur.In fine, c’est un passage nécessaire et l’occasion probable de reconquérir son SOI. Enfin, l’exil lui permet de se libérer d’un esclavage, celui de sa matérialité et de l’emprise de ses passions pour le mettre de nouveau sur le chemin du retour vers la Lumière. Grâce à l’exil, il entame un nouveau cycle pour accéder à un niveau supérieur de conscience, celui de la chevalerie de l’esprit. Mais, pour cela, le Chevalier d’orient et de l’épée doit effectuer des passages incessants de l’Œuvre au noir à l’Œuvre au blanc et inversement afin de multiplier les opérations de régénération dans la totalité de l’Être dans une Recherche de perfectionnement du SOI, car la réalisation du Petit Œuvre auquel il s’attaque est loin d’être linéaire.5-En Conclusion, TSA, mes BBAAFF CCHR+C, si l’exil peut représenter un échec dans le vécu et l’histoire de l’homme, le Chevalier d’Orient et de l’Epée, le considère comme une crise de transition, un outil de libération et un moyen de transcendance qui sont utiles à sa reconstruction et à la poursuite de sa quête de l’incarnation de l’esprit. C’est pourquoi il a besoin, p ur atteindre la Jérusalem céleste, livrer son combat contre le doute, l’obscurité, à l’épreuve de l’exil.En vivant cet exil de lui-même en lui-même, au cœur de sa raison, il adopte une approche qui lui permet de trouver la voie du juste milieu censée le libérer intérieurement.Ainsi, pour parler en profane, je dirai que l’exil du Chevalier d’Orient et de l’Epée peut être considéré comme une mise au vert pour préparer une compétition : celle de son retour à Jérusalem, donc à la Transcendance. Très Sage Athirsata, Dignitaires au sanctuaire et vous tous mes BBAAFF CCHR+C dans les vallées, J’ai dit. Navigation des articles Planche Précédente "L’acclamation au 18ème degré" Planche Suivante "La liberté de passer"