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#415012
L’Œuvre au Rouge
G∴ T∴
Devenir Chevalier en ayant presque atteint l’âge de 60 ans n’est pas anodin.
Qui, de notre génération, n’a pas été l’adolescent épris par la noblesse de la Chevalerie, alors que ses jeux l’entraînaient à guerroyer entre petits copains, à un âge ou ce titre forçait l’admiration?
Le Chevalier de ce temps là, portant fièrement une croix rouge sur la poitrine, du haut de sa monture, représentait alors le guerrier de la bonne cause, celui qui était prêt à se sacrifier pour répondre à un idéal. Il était celui qui avait passé avec succès toutes les épreuves pour se trouver sélectionné parmi cette élite. Le Chevalier, dont l’identité disparaissait sous son armure, représentait une force quasi mystique qui le rendait d’une certaine façon invulnérable…
Il n’est pas étonnant que cette étape de la vie soit entourée d’une aura, qui fait de l’élévation au grade de Chevalier Rose-Croix un moment inoubliable du parcours d’un initié.
Une fois paré de ce titre qui demande beaucoup pour le mériter, puis pour assumer les devoirs qui l’accompagnent, le Chevalier d’un ordre devenu spéculatif se trouve sans armure, sans arme à la main et sans sa monture, seul, pour accomplir une destiné qui finalement lui tombe dessus d’une façon inopinée.
L’histoire pourrait se conclure rapidement à ce stade, en invoquant un titre venu du moyen âge, transmis de génération en génération pour respecter une Tradition. Ceci afin de reproduire un mythe et de diriger l’esprit vers un symbole qui viendront compléter une panoplie d’outils déjà bien chargée, reçue depuis les premiers pas sur le chemin de l’initiation.
Pourtant la nature de cette étape, qu’elle soit abordée sous un angle spéculatif ou opératif, revêt un caractère qui ne peut plus placer le candidat uniquement dans un mode contemplatif. A ce stade, l’introspection est terminée, même si le Chevalier (qui est censé bien se connaître) sera peut être quelquefois amené à revenir gérer ses pulsions originelles, pour les maîtriser sans trop de difficultés…
Il est permis de se poser la question : qu’est ce qui va changer dans la vie profane d’un Chevalier Rose-Croix au XXI siècle?
Les différentes transformations qui s’opèrent au cours de la vie d’un initié sont notoires. Au point où ces changements prennent l’allure d’une transmutation, peu visibles selon un regard profane mal exercé et non différencié, mais bien réels pour celui ou pour celle qui connaît le langage spirituel émanant de la conscience.
Il est vrai que la différence entre un fer brut et un fer forgé n’est guère visible à l’œil nu. Mais un outil qui, entre les mains du maître forgeron, est passé par le feu et soumis à des épreuves successives, se montrera radicalement d’une toute autre nature, apte à rendre des services inespérés tout en ayant gardé son apparence initiale…
Alchimie
La transmutation est un terme alchimique. Elle est le résultat d’une succession d’opérations, parfois dangereuses, qui amènent à modifier de façon fulgurante un matériau vulgaire en une substance dite noble.
Au même titre que la Chevalerie peut être taxée de moyenâgeuse, l’alchimie est une discipline qui n’a jamais eu ‘pignon sur rue’. En conséquence, ses origines et ses fondements demeurent hermétiques, tout comme d’ailleurs son langage, ses interprétations, ses techniques et ses principes.
Sans vouloir se pencher sur l’origine de la Tradition et de ses développements, bien que cela ne manquerait pas d’intérêt, force est de constater l’évidence d’un lien entre un processus alchimique et la transformation d’un commun des mortels en Chevalier. De plus, le chemin initiatique ne prend t’il pas naissance dans un lieu obscur, révélant le sigle alchimique du V.I.T.R.I.O.L. ?
Je ne doute pas que le Chevalier Rose-Croix ait encore une distance à parcourir sur le chemin de l’initiation. Toutefois, la cérémonie qui l’intronise à ce grade lui permet d’œuvrer avec une bonne vision de ce qu’il l’attend, et de ce qu’il est censé accomplir dans son environnement.
Le rapprochement avec les cycles alchimiques m’a paru flagrant. La couleur rouge qui inonde le temple et les symboles pendant la cérémonie de passage permettent de réaliser le chemin parcouru, passant de l’œuvre au noir, au blanc puis au rouge. L’accomplissement de ce grand art appelé aussi le Grand Œuvre, selon les 3 phases représentées par les couleurs noir blanc et rouge, n’est toutefois pas si explicite qu’il n’y paraît.
Le langage alchimique, hermétique, met en évidence l’analogie entre l’évolution de la matière et celle de l’esprit. Hermès Trismégiste, le célèbre fondateur mythique de l’alchimie, nous aurait laissé dans son tombeau, gravé sur une plaquette d’émeraude, la fameuse correspondance entre le macrocosme et le microcosme : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».
Ainsi, les pratiques alchimiques visant à transmuter les métaux ne nous concernent pas directement. C’est sur le plan symbolique, derrière des textes hermétiques cachant leur sens au profane, que nous nous intéressons pour comprendre la profonde transmutation de l’homme, c’est-à-dire son éveil spirituel. L’exercice d’interprétation des différentes phases du travail alchimique pour atteindre le Grand Art, l’Ars Magna ou le Grand Œuvre, prend alors tout son sens.
Les manipulations se déroulent selon 3 phases spécifiques qui se distinguent par une couleur qui révèle le stade de la transformation : le noir, le blanc et enfin le rouge. Certains écrits font référence à une couleur intermédiaire, le jaune, intervenant entre le blanc et le rouge.
L’Œuvre au Noir
L’Œuvre au Noir débute le processus. C’est la descente au cœur de la matière, selon la trajectoire donnée par le fil à plomb. Le sigle alchimique V.I.T.R.I.O.L. l’exprime à merveille. Cette étape étant complètement inversée par rapport aux tendances de l’évolution du monde profane, plus axé sur l’extérieur et sur l’évolution superficielle (exotérisme par rapport à l’ésotérisme), en fait une phase déstabilisante, particulièrement pour les personnes de culture occidentale. Il faut l’appréhender comme une remise en question, une déstructuration, une dissolution, voire une liquéfaction. Le Centre de gravité de la matière qui engendre la force de la pesanteur, cette force qui interagit sur le fil à plomb, n’est pas atteint à la fin de cette première descente dans les profondeurs. Cette réalité n’est pas inhérente à la capacité du candidat, mais au processus lui-même. Le Centre ne sera en fait jamais atteint. L’important dans cette phase est l’orientation des travaux. L’Œuvre au Noir symbolise aussi bien la mort à la vie profane que la naissance d’un initié. C’est l’étape que va traverser l’Apprenti, ce qui signifie selon l’adage bien connu que l’initié va être appelé à retourner régulièrement dans le sombre cabinet de réflexion…
L’Œuvre au Blanc
L’Œuvre au Blanc me parait la plus difficile à interpréter. Tout en gardant la bonne orientation des travaux, il s’agit de procéder au chemin inverse. Ce serait une première rectification sur le chemin de l’initié (la lettre centrale de VITRIOL, le R), qui va se diriger en sens inverse de celui de la pesanteur pour refaire cet exercice d’aller retour sur cet axe plusieurs fois. L’image initiatique est celle du Compagnon qui va momentanément quitter son introspection pour se tourner vers les autres et commencer ainsi son rayonnement dans la société. Dans cette phase, il s’agit de procéder à une répétition du processus de descente à l’intérieur de soi puis de s’exprimer vis-à-vis des autres, afin de se perfectionner. C’est donc une succession de dissolutions et de cristallisations dans une sorte de lessivage et de filtrage (solve/coagulae) ayant pour but d’éliminer les impuretés et de fixer progressivement les principes divins sur l’adepte. Celui-ci prend une certaine assurance sur ce chemin vertical, en se rapprochant chaque fois plus près du Centre et offrant un rayonnement de plus en plus lumineux. Cette phase de lavage et de purification vise à spiritualiser le corps.
L’Œuvre au Rouge
L’Œuvre au Rouge est quelquefois précédée par un passage préalable au jaune.
Comme nous l’avons abordé précédemment, au voyage au Centre de la matière, selon les lois
d’attraction de la force de gravité, s’oppose un rayonnement lumineux qui part du même point
central. Le processus passe du noir qui rappelle les ténèbres, au blanc dans le cycle alternatif
de perfectionnement, pour passer au jaune qui indique la couleur du rayonnement lumineux.
La lumière est elle-même engendrée par une source de feu, analogue au soleil, de couleur
rouge. En parvenant à cette phase, l’esprit est incarné. L’adepte passe d’un état d’être premier
à un état d’être sublimé. L’exaltation de la lumière partant d’un point rouge en est l’indicateur.
De l’Ego à la conscience
Le langage alchimique se référant au travail sur les métaux ou même sur la triade composée du mercure, du soufre et du sel, demeure hermétique et laisse peu de place à une interprétation sur le mécanisme qui permet de se perfectionner par cette voie. Pourtant, les similitudes du déroulement des 3 opérations pour parvenir à une forme d’accomplissement me semblent de plus en plus évidentes.
Dans ce contexte, le centre de gravité de la matière s’assimile chez l’homme à l’égo (proche du nombril), tandis que le rayonnement qui part de ce même point (le plexus solaire, siège de la Conscience) s’assimile à la charité, dans un mouvement inverse, opposant l’appropriation au don.
Le Grand Œuvre semble indiquer l’accès à un stade de connaissance (quasi) parfaite des pulsions de l’égo et de la manière de le neutraliser. Ce serait par le don que l’on passe des forces matérielles d’attraction à la non-attraction : la lumière.
« Il suffit de passer le pont »
Le poète, auteur-compositeur interprète français Georges Brassens chantonnait à merveille, avec un sourire radieux, dans l’une de ses chansons qu’ « il suffit de passer le pont »… Pour lui, c’était un moyen simple d’aller trouver l’amour.
Passer le pont, c’est modifier radicalement son regard sur le flux de la rivière (qui est le symbole de vie), car il change de sens en traversant sur l’autre rive.
Devenir Chevalier ne signifie pas que l’ego a disparu, mais il devient possible, presque à tout moment, de transformer la pulsion égoïste en un geste charitable. Le pont indique le moyen rapide de basculer entre ces deux attitudes diamétralement opposées. Dans le corps humain, la zone qui correspond à ces deux comportements est bien cernée : le centre de gravité du corps en ce qui concerne l’égo et le plexus solaire qui est le siège de la conscience.
Mes brèves recherches sur l’éventuel écart entre ces deux points, s’ils ne sont pas localisés au même endroit, n’ont rien données. Il est vrai que ces 2 centres sont de nature différente ce qui rend impraticable un raisonnement comparatif d’ordre scientifique. Une chose est certaine, ils sont très rapprochés, pour ne pas dire confondus sur le plan de leur localisation. Le passage entre les deux rives selon la chanson justifie donc son titre : « Il suffit de passer le pont »…
La chevauchée fantastique, image du noble cavalier en action, le Chevalier, serait ramenée à franchir le cap entre ces 2 points. Passer de la force d’attraction matérielle au rayonnement lumineux.
Rude déception pour l’image mythique du Chevalier de notre adolescence !
Que signifie devenir Chevalier au XXI siècle?
Faire abstraction de son ‘moi’ et répondre à un idéal chevaleresque se situe hors du temps, même dans un monde en pleine mutation. Ceci pourrait indiquer que la chevalerie, vue sous un angle initiatique, n’est pas prête de se démoder.
La profonde connaissance du comportement humain, en ayant commencé par soi- même, entraîne une meilleure visibilité, une lucidité, voire une forme de clairvoyance, vis-à-vis du fonctionnement de la société. Une aptitude qui n’a rien à voir avec des spéculations visant à prédire l’avenir, mais bien pour observer et pour appréhender les situations au présent. Il faut également préciser qu’en aucun cas cette disposition permettant d’améliorer son regard sur la société n’est une fin en soi, ni même un objectif placé pour son propre développement ou pour en tirer un quelconque profit.
La clairvoyance au sens propre de ce terme peut se comprendre par l’analogie au cristal pur (le sel) qui résulte de l’exercice répété ‘solve coagula’ (action du soufre et du mercure) comme il a été décrit précédemment. La visibilité et le réalisme qui découlent du travail sur soi-même selon la Tradition permettent de gagner confiance face aux situations les plus scabreuses de la vie.
Le rayonnement apporté aux autres n’en sera que mieux approprié.
La Charité
L’acte charitable, le don, revêt des aspects qui peuvent se montrer subtils et étonnants.
‘Donne à manger à celui qui a faim’ : il s’agit de répondre aux besoins essentiels de celui qui le demande, où qui le fait comprendre. Je me suis trouvé confronté à la dure réalité des pays en développement. Le risque de se gratifier en pratiquant une charité allant à l’encontre de son principe fondamental est grand. C’est à dire ‘se nourrir ‘ sur le dos des populations certainement dans le besoin, mais en intervenant sans respecter leur nature propre, finalement en se servant au passage sous des formes les plus sournoises. Les exemples de subversion foisonnent, alors que l’objectif principal devrait se limiter à ‘donner à manger à celui qui a faim’ pour qu’il devienne autonome, pour l’aider à retrouver sa dignité.
‘Donne à boire à celui qui a soif’ : nourri l’esprit de celui qui a soif de connaissance et qui le demande. Ce que nous faisons dans nos ateliers. La soif de connaissance ne se manifeste pas comme précédemment avec la notion de dignité. Elle serait plutôt le témoignage de sa propre ignorance et d’un besoin d’accéder à certaines vérités dans le domaine de la spiritualité. Cet aspect reflète à mon avis l’une des conditions de qualification pour être initié. Le dicton populaire dit : ‘On ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif ’ !
Le don revêt des formes les plus surprenantes.
La principale, qui vient immédiatement à l’esprit lorsque l’on parle de charité est
l’argent. La monnaie qui est un moyen universel d’échange (en particulier pour le commerce),
permet sans aucun doute de témoigner de l’amour porté à celui qui est dans le besoin. C’est
finalement un moyen simple, pour ne pas dire facile, afin de s’affranchir de l’acte de charité. Il engage celui qui ‘donne’ en proportion de sa fortune propre, ce qui se révèle dans certains cas peu significatif. Par ailleurs, l’usage qui est réservé de l’argent reçu n’est pas toujours en correspondance avec l’idée que se faisait le donateur… C’est ma façon de vous exprimer que cette forme de don ne me paraît pas la plus appropriée.
Le don en réponse directe au besoin exprimé, ce qui nécessite une écoute active, me semble mieux répondre à la charité telle que je la conçois. Encore faut-il savoir ou pouvoir décoder ce qui se dissimule derrière une main tendue.
La nécessité de donner va souvent bien au delà de l’aide matérielle. Même dans les cas extrêmes, où il m’est arrivé de discerner la misère de la pauvreté, c’est un besoin de reconnaissance qui vise autant à redonner l’espoir et la foi à celui qui les a perdus. J’identifie ainsi les personnes qui ne parviennent plus, symboliquement ou physiquement, à se tenir debout, c’est-à-dire à retrouver leur dignité humaine.
Ces cas sont bien sûr extrêmes, et il ne faut pas attendre de se trouver dans ces situations pour ouvrir notre porte monnaie de la charité, c’est à dire pour laisser exprimer notre cœur. Particulièrement dans notre région qui connaît certainement beaucoup de cas de pauvreté, mais bien peu de misère…
C’est dans le quotidien que la générosité et le rayonnement de l’amour du prochain pourront s’exprimer et cela dans les formes les plus variées, allant d’un simple sourire, qui en général vous sera immédiatement retourné, à des actes montrant une disponibilité à répondre simplement aux réels besoins exprimés, ou plus subtilement interprétés.
La vie courante ne manque pas d’occasions de passer le pont, c’est-à-dire de faire abstraction de ses propres besoins pour répondre à ceux des autres.
Puiser parmi ses propres biens, donner de son temps, de ses capacités, partager ses connaissances, accompagner, reconnaître, s’effacer, redonner le souffle à ceux qui ont perdu l’espoir, ceux qui n’y croient plus. Un objet, un service, une présence, une main tendue, une attention, un regard, un sourire… Il suffit parfois d’un rien.
Dans le contexte du Grand Œuvre, la charité est l’expression du Feu sacré. Il éclaire, il nourrit et il rassasie celui qui pratique la charité pour en faire bénéficier son entourage. Il engendre la foi et l’espérance de vaincre l’ignorance, le fatalisme et la vanité.
Sortir l’épée du fourreau
Mais lorsque le Chevalier doit sortir son épée du fourreau pour se montrer charitable, le don du cœur se transforme en acte de bravoure. J’ai reçu il n’y a pas si longtemps le commentaire : ‘ qui aime bien châtie bien’…
C’est bien par amour que l’on peut se trouver amené à formuler des attentes, un
respect des engagements, à s’exprimer sans utiliser une langue de bois, à savoir dire au bon
moment ce qu’il convient, exprimer une réprobation, porter un regard sans voile en réponse à
une situation difficile, même si cette démarche se montre à contre-courant, même si les conséquences ne sont pas totalement mesurées.
Bien que convaincu de la nécessité de la rigueur que les valeurs de la chevalerie engendrent, sortir l’épée du fourreau n’est pas un acte qui me soit très agréable. Je suis toutefois capable de le faire, conscient de la difficulté et du danger de cette arme, en constatant presque à chaque fois que ce type d’intervention engendre par la suite des impressions de douleur et de culpabilité non justifiées. C’est généralement sur le long terme que les résultats se font sentir.
Sans aller jusqu’à la devise templière : ‘Fais ce que dois, advienne que pourra’, l’épée sortie du fourreau n’aura pour but que le bien d’autrui, tout simplement parce qu’il passe par là ! Dans le quotidien du XXIème siècle, ici et maintenant, cela s’applique à mes devoirs multiples de père, d’époux, de frère, d’ami, de collègue, responsable ou superviseur au travail, de voisin et tout simplement vis à vis de ceux qui se trouvent dans l’entourage immédiat.
Devenir Chevalier : atteindre un cap ?
Le sentiment d’atteindre un cap en devenant Chevalier Rose-Croix serait une illusion. Il est certain que la cérémonie d’élévation se révèle lumineuse ; l’analogie au Grand Œuvre vient ajouter une note d’accomplissement à ce stade de l’évolution.
Mais les initiés savent trop bien que le Centre n’est jamais atteint et que le perfectionnement perpétuel est inscrit sur notre chemin. Tant qu’il y a de la vie, l’égo se manifeste.
Au fur et à mesure de son cheminement, l’initié gagne toutefois en aisance pour transformer la cruauté des épreuves de la vie en un jeu. L’exercice de compensation par un acte généreux devient un réflexe quasi permanent ; il apporte une sérénité.
C’est savoir sourire des manifestations diaboliques de l’égo en retournant sa force d’attraction par un rayon de lumière, pour sa propre paix intérieure mais surtout pour atteindre un proche, lui-même affecté par l’obscurité des ténèbres.