18°
#415012
Rose Croix et Chevalier Rose Croix
Non communiqué
En 1623, les Parisiens lurent afficher sur quelques murs : « Nous députés du collège principal des frères de la Rose-Croix, faisons séjour visible et invisible dans cette ville par la grâce du Très Haut, vers lequel se tournent les cœurs des justes. Nous montrons et enseignons sans livres, ni marques, à parler de toutes sortes de langues du pays où nous voulons être, pour tirer les hommes, nos semblables d’erreurs de mort » … Le clergé s’inquiète car il n’y a aucune référence au Christ, à la Vierge, aux Saints.
Il faut établir une distinction nette entre Rose-Croix et Rosicruciens. Rose-Croix est celui qui atteint l’état d’ultime perfection spirituelle et moral, le rosicrucien est celui qui cherche à atteindre cette illumination. Le Rose-Croix serait-il donc un Chevalier R+C qui a atteint le « Nec Plus Ultra » ?
L’alchimie des Rose-Croix est essentiellement une alchimie spirituelle. La Materna prima est l’âme humaine et l’athanor est constitué par le corps physique et les corps subtils qui maintiennent ce dernier en vie et assument le lien avec l’âme, étincelle divine. Dans l’existence humaine, la rencontre de l’homme, microcosme et l’Univers macrocosme est symbolisée par la croix ayant la rose en son centre, lieu de l’alchimie, l’athanor.
La Rose-Croix et la Franc-Maçonnerie : il est difficile de considérer comme simple coïncidence le fait que les premières Loges Maçonniques spéculatives apparaissent en Angleterre à partir du milieu du 17ème siècle après que le mouvement R+C se fut répandu dans ce pays. Une acceptation relationnelle entre les deux sociétés expliquerait pourquoi apparaît en Maçonnerie, vers 1760 le grade dénommé « Chevalier Rose-Croix ». Il devient un temps le grade terminal du rite du Royal Secret avant de devenir en 1801, le 18ème grade du REAA.
L’épée du Chevalier R+C
Traditionnellement en FM, l’épée et son symbole prennent une double valeur, elle est signe du secours que doivent s’apporter tous les Maçons au moment du danger et annonce qu’en cas de traîtrise au serment elle servirait pour punir le parjure.
Le rituel rappellera au Chevalier R+C que son épée n’est pas celle du duelliste mais l’épée de Saint Michel (qui portait le nom d’Ascalon). Le Kadosch combattra certes, non « pour l’honneur » – car il a une obligation de résultat – mais dans l’honneur. L’épée de Saint Michel, Durandal ou Excalibur sont des armes au service du Bien et ne peuvent s’opposer qu’au Mal.