25ème degré
M∴ A∴
Nahash (de l’hébreu : נחש qui se prononce Na’hash et se traduit par serpent, autant au sens biologique que symbolique du terme est le mot hébreu utilisé dans la Bible pour désigner la bête connue traditionnellement comme le « Serpent » de la Genèse. C’est le Serpent qui entraîne la chute d’Adam et Ève en les faisant goûter au fruitdéfendu.
Bible hébraïque – Ancien Testament[modifier]
Genèse
Adam, Ève et le serpent (femelle) à l’entrée de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Dans le Tanakh, un Serpent, doué de parole et résidant dans le jardin d’Éden, séduit la première femme, Ève, l’incitant à manger du Fruit défendu de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal, ce qui entraînera l’expulsion du jardin d’Eden, et vaudra au Serpent d’être maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, de marcher sur le ventre (il n’était donc pas apode), et manger de la poussière tous les jours de sa vie. De plus, sa postérité et celle de la femme se livreront une guerre constante, on lui écrasera la tête, il leur blessera le talon (Gen. 3 : 14-15)
Le Nahash n’est pas nommé ni identifié à Satan dans le Livre de la Genèse, ni à une divinité comme dans les autres systèmes de croyance, quoiqu’il apparaisse comme le seul animal du Pentateuque à pouvoir parler. Le mot que la Bible emploie pour « rusé » (« eirom ») est très proche de l’adjectif « nu » (« aroum »).
Exode
Sculpture du Serpent d’airain de Moïse.
Lors de la révélation liminaire de sa mission, Moïse se voit ordonner de jeter son bâton sur le sol pour constater que celui-ci se change en serpent. D’abord effrayé, Moïse s’entend intimer l’ordre de ramasser ce serpent par la queue, lequel redevient alors bâton.
L’un des premiers miracles réalisés par Moïse devant le Pharaon et la cour d’Égypte sera précisément de réitérer l’expérience, jetant à nouveau son bâton qui se transforme en serpent devant les magiciens attachés au service du souverain d’Égypte.
Outre l’allusion aux idoles ophidiennes égyptiennes, on peut voir en la symbolique du serpent la toute puissance d’un Dieu régnant sur le Bien comme sur le Mal et au profit du juste qui garde son alliance, Juste dont la première qualité, exemplifiée par le caractère de Moïse, est l’humilité en soi comme devant la bonté de cette Toute-Puissance.
L’Alliance formellement individuelle d’Abraham préfigurant, à ces titres, l’Alliance collective scellée à l’occasion du geste de Moïse.
Nombres
Le terme de Nahash intervient encore lorsqu’après avoir soupiré contre Moïse et contre l’Éternel, (Nombres, chap. 21)
6 – Alors l’Éternel envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël.7 – Le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi. Prie l’Éternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple.
8 – L’Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.
9 – Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.
C’est là l’origine du symbole appelé Caducée utilisé par les médecins et les pharmaciens. L’idée d’une « idole » ophidienne choqua fortement les éditeur de l’ « Easton’s Bible Dictionary », 1897.
Elle choqua également le Roi Ézéchias, qui, en réformant les cultes afin de débarrasser Juda de ses idoles, « fit disparaître les hauts lieux, brisa les statues, abattit les idoles, et mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui : on l’appelait Nehoushtan » 2 Rois 18:4.
Le suffixe – an spécifie qu’il y a en réalité deux serpents sur le bâton d’airain, un symbole alors très proche des serpents entrelacés du caducée d’Hermès.
Nouveau Testament
Les pères de l’Église ont vu dans le Christ, « Serpens, Christus, proper sapientiam » le serpent crucifié en rappel du serpent d’Airain élevé par Moïse sur l’Étendard pour la guérison des Hébreux mordus par les Brûlants. Peu étonnant quand on considère le serpent comme un symbole représentant le sage et sa sagesse (voir le serpent sur la couronne d’Égypte). Irénée de Lyon mentionne les Ophites (secte gnostique) : « Certains disent que c’est la Sagesse elle-même qui fut le serpent : c’est pour cette raison que celui-ci s’est dressé contre l’Auteur d’Adam et a donné aux hommes la gnose ; c’est aussi pour cela qu’il est dit que le serpent est le plus rusé de toutes les créatures. Il n’est pas jusqu’à la place de nos intestins, à travers lesquels s’achemine la nourriture, et jusqu’à leur configuration, qui ne ferait voir, cachée en nous, la substance génératrice de vie à forme de serpent ». (Adv. Haer. 1,30,15)
Néanmoins, certains passages du nouveau testament semblent établir une connexion entre le serpent et Satan. Dans Matthieu 23:33 Jesus dit : Vous serpents, vous génération de vipères, comment pouvez-vous échapper à la damnation de la Gehenne. Toutefois, en (Matthieu 10:16) Jesus dit aussi lors de la mission apostolique des 12 « Voici : je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes ». aussi dans Jean 3:16, Jesus se compare au serpent dressé par Moise sur la colline dans le désert. « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ». (Jean 3:14-15)
Commentaire sur le fruit défendu
Le fruit défendu a pu être présenté, à travers les siècles, comme symbolisant le péché de chair. Cependant, rien dans le texte de la Genèse ne laisse apparaître cela car Adam et Ève ont été mariés par Dieu qui leur donna l’autorisation de se reproduire (Genese 1. 28).
Voir aussi
Le serpent d’Airain
Dans le livre des Nombres
(21,6-9), il est question d’un serpent d’airain, utilisé par
Moïse pour protéger les Israélites des
morsures de « serpents brûlants
» que Yahvé leur aurait envoyés. Le
texte hébreu utilise ici le motneoushtan
(voir aussi 2 Rois 18,4), ce qui signifie un « serpent
en bronze ». Deux aspects sont à
considérer dans cette histoire : la symbolique du serpent en
général et le pouvoir des images dans le
Proche-Orient ancien.

Guiard des Moulins, Bible historiale, France, Saint-Omer, XIVe siècle
Bibliothèque nationale de France
La symbolique du serpent
Dans le Proche-Orient ancien, on trouve le serpent dans des textes de la Bible (surtout Gn 3) et aussi en dehors de la Bible. Des statuettes de serpent étaient l’objet de vénération (2 Rois 18 ; Nb 21) comme le serpent d’airain.
Le serpent possède un caractère très ambigu. Il est à la fois considéré comme symbole de vie et de mort, de sagesse et de chaos. Cette ambiguïté du serpent se manifeste le mieux dans sa double symbolique de donateur de vie et de messager de mort. L’apparente opposition met en lumière la dimension complémentaire de ces deux dimensions. Son fondement se trouve dans la proximité du serpent avec la terre, dans son habileté à muer et à se fabriquer une nouvelle peau, d’une part, mais aussi dans la frayeur que provoquent ses morsures mortelles.
Le serpent est relié aux divinités proche-orientales du monde souterrain: la déesse de l’amour et de la fertilité assyrienne, Ishtar, ou Qadesh en Palestine. Des statuettes du XIIe siècle avant J.C. les représentent avec une forte connotation sexuelle. Or, l’une d’entre elles avait la hanche entourée par un serpent. Ce lien avec une figurine du culte de la fertilité représente la vie qui vient de la terre et qui est donnée par la déesse.
Le pouvoir des images
Au Proche-Orient ancien, on croyait que l’image d’un personnage ou d’un dieu est fortement reliée à celui qu’elle représente. Par exemple, l’image d’un roi était le roi. Cette image pouvait avoir un pouvoir sur la mort et même l’annuler. Cette conviction joue aussi un rôle important avec le serpent d’airain.
Un symbole égyptien du serpent illustre bien la relation ambiguë de l’homme avec le reptile: on croyait qu’un animal dangereux pouvait être neutralisé ou manipulé par son image. C’est ce qu’on a appelé son caractère apotropéique. Ces représentations transformaient la menace mortelle du serpent en une fonction guérissante. En Égypte, des images d’animaux accompagnaient les morts, afin de les protéger des forces du monde souterrain.
Serpent guérisseur ou idole ?
Quand le SEIGNEUR demande à Moïse d’ériger un serpent d’airain pour contrer les effets mortels de ces « serpents brûlants », le texte des Nombres évoque une ancienne tradition égyptienne qui était alors connue par les Israélites. Compréhensible, puisqu’ils sortaient d’Égypte.
Cette tradition, dans le contexte de la foi en Yahvé signifierait alors que même pendant l’Exode, le peuple hébreu tenait toujours aux rituels non-yahviste, surtout en période de doute. Peut-on croire que quelqu’un ait vraiment sauvé sa vie en regardant simplement une image de serpent ? J’opterais plutôt pour l’opinion inverse : l’auteur du livre des Nombres, rédacteur de cette histoire, l’utilisait pour se moquer du peuple d’Israël – comme Yahvé se moque d’autres pratiques étrangères qui n’apportent rien du tout (faux prophètes, statues en bois, etc.). En fait, seul Yahvé est en mesure d’apporter le salut à Israël, quelque soit le moyen utilisé.
Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle (Évangile de Jean 3:14-15).
Dieu avait promis aux Israélites la terre de Canaan, cette terre fertile, abondante en oliviers et en vignes, et découlant de lait et de miel. Pour s’y rendre, ils devaient traverser un aride désert ; et quoique Dieu satisfît à leurs besoins pendant leur voyage, ils murmurèrent contre Lui, et allèrent jusqu’à mépriser les bénédictions dont il les comblait. Pour les punir de leur ingratitude, le Seigneur envoya parmi eux des serpents brûlants qui mordirent le peuple, de sorte qu’il en mourut un grand nombre. Les Israélites repentants vinrent à Moïse, le conducteur que l’Éternel leur avait donné ; ils lui confessèrent le péché qu’ils avaient commis en se laissant aller au murmure, et le prièrent d’intercéder pour eux, afin que les serpents fussent retirés. Moïse donc pria pour le peuple, et le Seigneur lui dit : « Fais-toi un serpent brûlant (semblable à l’un de ceux qui ont mordu le peuple), et mets-le sur une perche ; et il arrivera que quiconque sera mordu et le regardera, vivra » (Nomb. 21:4-9).
Lecteur, qui que vous soyez, vous êtes précisément dans le même état que l’Israélite qui avait été mordu par les serpents brûlants. Le péché habite en vous : vous souffrez de sa morsure. Riche ou pauvre, jeune ou vieux, respecté ou méprisé, vous êtes pécheur ; vous avez au dedans de vous les effets de la morsure du péché et de Satan, et ces effets sont : la mort. Le poison opère dans votre cœur, qui, comme le dit la parole de Dieu, est « désespérément malin ». Il vous est impossible de vous guérir vous-même ; vous ne pouvez, de quelque manière que ce soit, éviter la mort, qui est la conséquence du péché qui habite en vous. Toute la science des médecins ne peut l’éloigner ; et, eussiez-vous toutes les richesses de la terre, vous ne pourriez l’engager à se tenir loin de vous. Même pendant que vous lisez ces paroles, vous vous avancez vers elle. Et pourquoi vous est-il ordonné, ainsi qu’à tous les hommes, de mourir une fois, si ce n’est parce que « ce peut-être et en secret, mais continuellement et avec efficace, et l’effet de cette opération, c’est la mort ! »
Or, comme le serpent d’airain fut élevé sur une perche, afin que les pauvres Israélites mourants pussent fixer les yeux sur lui et ainsi être guéris, de même Jésus a été élevé sur la croix, afin que tout pécheur qui croit en Lui ait la vie éternelle. L’Israélite n’avait autre chose à faire qu’à regarder ; et vous, vous n’avez qu’à croire. Vous demanderez peut-être : « Comment la simple foi en Jésus peut-elle me sauver de mes péchés ? cela est-il possible ? Je ne le comprends pas ». Les Israélites auraient pu tenir le même langage. Ils auraient pu dire à Moïse : « Comment la vue de ce serpent d’airain peut-elle nous guérir de nos douloureuses plaies ? ». Mais quelle eût été la réponse du serviteur de Dieu ? « Regardez seulement, croyez ma parole, ou plutôt la parole de votre Dieu. Jetez seulement un faible regard sur ce serpent, un regard mourant, et vous vivrez. Ah ! si vous sentez les douleurs de ce venin qui coule dans vos veines, si vous connaissez les terribles agonies de la mort qui est la suite de cette affreuse morsure, vous cesserez de raisonner. Vous croirez que ce que je vous dis est vrai, même parce que vous désirerez qu’il en soit ainsi, parce que vous voudrez être sauvé ». C’est ainsi qu’aurait parlé Moïse, et c’est de cette manière aussi que je voudrais vous répondre. Croyez seulement ce que Dieu dit : « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3:36). Vous périssez ! Dieu vous présente le remède. La demande qu’il vous fait n’est-elle pas bien simple : – de croire et d’être sauvé ? Ce n’est pas ma parole que je vous dis, c’est celle de Dieu même. Ce n’est pas mon message de salut, c’est celui de Dieu. Il sait que vous ne pouvez vous sauver ; il sait que toutes vos prières, toutes vos larmes ne peuvent effacer un seul péché, et il sait qu’à moins qu’ils ne soient tous lavés, tous pardonnés et effacés, vous ne pouvez échapper aux justes conséquences du péché, – la mort éternelle. Dieu, dans son insondable amour, fait donc dépendre le salut de l’homme de l’œuvre de Jésus, et non de ce que peut faire le pécheur, ou pour mieux dire, de ce qu’il ne peut pas faire.
Regardez à Jésus ; croyez que Dieu a fait péché celui qui n’a pas connu le péché ; croyez que son but, en venant ici-bas en ressemblance de chair de péché, était de nous sauver ; que le motif pour lequel il souffrit la croix était de glorifier Dieu en portant le péché et son affreux châtiment, pour le salut du pécheur. Jetez sur lui le regard de la foi, et vous serez sauvé. L’Israélite, s’il croyait les paroles de Moïse, regardait le serpent, quelque éloigné qu’il en fût.
Les yeux déjà ternis par les approches de la mort, à peine respirant encore, il jetait un regard sur le serpent, et cela suffisait : il se levait vivant, un nouvel homme, pour ainsi dire. Le venin du serpent brûlant perdait sa force ; et celui qui, un moment auparavant, était sur le point de mourir, recouvrait instantanément la vigueur et la santé, capable de marcher et de combattre les combats du Seigneur. Il en sera de même de vous, si vous jetez sur Jésus un simple regard de foi, mettant en lui et dans ce qu’il a fait pour votre âme, une pleine confiance, comme celle d’un petit enfant : – si vous croyez le témoignage de Dieu au sujet de son Fils, vous êtes éternellement racheté, éternellement sauvé, il n’y a plus pour vous aucune condamnation : non ; mais la vie, la joie, la paix, la gloire seront votre partage ! (Rom. 8).
Peut-être direz-vous : Comment puis-je savoir si j’ai le droit de regarder ainsi à Jésus ? J’ai été un grand pécheur. Ne dois-je pas d’abord m’amender, avant de pouvoir espérer qu’il me pardonne ? Ne dois-je pas mener une vie plus sainte, avant d’oser me confier en Lui et croire que mes péchés me sont pardonnés ? – Je vous demanderai : Pour qui le serpent d’airain fut-il élevé ? Qui avait le droit de jeter les yeux sur lui et d’être guéri ? N’était-ce pas le pauvre Israélite qui périssait, parce qu’il avait été mordu ? N’était-ce pas parce qu’il se mourait qu’il avait le droit de regarder le serpent ? N’était-ce pas pour lui seul que le serpent avait été élevé ? Et Moïse lui disait-il d’essayer de se guérir avant de le regarder ? N’était-ce pas en le regardant qu’il trouvait la guérison ? Il en est de même de vous. Vos péchés mêmes sont votre titre pour regarder vers Jésus. Votre seul droit au salut qui est en Jésus, c’est parce que vous périssez. Si vous sentez que vos péchés sont nombreux, qu’ils sont pour vous un pesant fardeau, que cela fasse naître la confiance dans votre cœur ! C’est pour ceux qui sont tels que vous, que le Sauveur est venu. Vous êtes perdu ! Jésus est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Ce sont les pauvres pécheurs qui ont besoin d’un Sauveur. Ce ne sont que ceux qui périssent qui ont droit à Lui. Il est leur ami ; c’est pour eux seuls qu’il a quitté la gloire. C’est pour eux qu’il a versé son sang. Il n’est pas venu pour les bons et les justes. Regardez donc à Lui, parce que vous êtes un pécheur. Que vos péchés vous convainquent que vous avez un titre à regarder vers Lui. Que votre misère soit ce qui vous fait recevoir sa paix et soit votre titre à sa gloire. Ceux qui sont en santé n’ont pas besoin de médecin ; ce sont ceux qui se portent mal. Pensez-vous qu’un homme gravement malade dirait : J’attendrai de me porter mieux avant de prendre le remède qui me guérira ? ou s’amuserait-il à raisonner avec son médecin sur la nature du remède qu’il lui présente ? Non ; il le saisira avec empressement et le boira jusqu’à la dernière goutte, si on lui assure que cela lui sera salutaire. Il l’espérerait et aurait confiance au remède. Désirant ardemment d’être soulagé, il rejetterait ses doutes et saisirait avidement ce qui lui donnerait l’espoir d’être guéri… Ainsi, si vous désirez être sauvé, si vous sentez que vous périssez, ne perdez pas de temps à raisonner ou à chercher à vous rendre meilleur ; mais prenez, prenez le remède efficace, le parfait remède : croyez ! – confiez-vous dans l’oeuvre de Jésus. Son sang précieux purifie de tout péché ; et le salut vous est gratuitement offert. Croyez que ce sang a le pouvoir de guérir et de purifier. Croyez qu’il a été versé et offert à Dieu comme sacrifice pour les péchés, pour toujours ? (Héb. 9:26-28 ; 10:12:14). – Et tout est accompli, vous êtes sauvé !
« Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16).
Nombres chapitre 21, versets 4 à 9
4) Ils partirent de
Hor-la-Montagne dans la direction de la mer des Joncs, pour tourner le
pays d’Edom. Le peuple perdit courage pendant cette marche,
5) et il se plaignit de Dieu et de Moïse : «
Pourquoi nous avez-vous tirés de l’Egypte, pour nous faire
mourir dans ce désert? Car il n’y a point de pain, point
d’eau, et nous sommes excédés de ce
misérable aliment.
6) Alors l’Éternel suscita contre le peuple les serpents
brûlants, qui mordirent le peuple, et il périt une
multitude d’israélites.
7) Et le peuple s’adressa à Moïse, et ils dirent :
« Nous avons péché en
parlant contre l’Éternel et contre toi ;
intercède auprès de l’Éternel, pour
qu’il détourne de nous ces serpents ! »
Et Moïse intercéda pour le peuple.
8) L’Éternel dit à Moïse : «
Fais toi-même un serpent et place-le au haut d’une perche :
quiconque aura été mordu, qu’il le regarde et il
vivra ! »
9) Et Moïse fit un serpent d’airain, le fixa sur une perche ;
et alors, si quelqu’un était mordu par un serpent, il levait
les yeux vers le serpent d’airain et était sauvé.
Rachi :
Quiconque aura été mordu: même lorsqu’on était mordu par un chien ou un âne, on était affecté et on en dépérissait. Mais la morsure du serpent tuait plus rapidement. C’est pourquoi le texte dit d’abord « il regarda la perche », d’un simple regard. Pour la morsure du serpent, cependant on dit « il fixait le serpent des yeux: si quelqu’un était mordu par le serpent, il le fixait des yeux etc. » ; celui qui avait été mordu par un serpent ne guérissait rapidement qu’après avoir fixé avec ferveur la perche.
Nos maîtres ont dit: le serpent peut-il tuer ou sauver ?! – Mais cela veut dire symboliquement : quand les israélites levaient leurs yeux vers Dieu en soumettant leur coeur à leur Père Céleste, ils guérissaient, sinon ils dépérissaient.
Un serpent d’airain : il ne lui avait pas été dit de le faire en airain, mais Moïse se dit: Dieu l’a appelé serpent, moi, je le ferai en airain, les termes se ressemblent (c’est un jeu de mot). akadem
Section Korah
La section relate l’episode des Seraphims : « Et le pontife Eleazar prit les encensoirs d’airan qu’avaient apportes ceux qui furent brules, et on les lamina pour en revetir « Autel » (Nombres 17:4). Le mot Seraphim presente une difficulte de traduction : Dans la Thora il veut dire aussi bien ange que serpent. Par la suite, Moise fait un serpent d’airain : « L’Eternel dit a Moise : fais toi-meme un serpent et place-le en haut d’une perche…il levait les yeux et etait sauve- vivait » (Nombres 21:8). Il est interessant d’essayer de comprendre quel est la place des symboles dans la Thora. Le serpent d’airain n’est pas une idole devant laquelle il faut se prosterner. Il est pose en haut d’une perche afin que le peuple leve les yeux vers les cieux et decouvre l’Eternel et puisse s’adresser a Lui. Lever les yeux vers le ciel est aussi bien un acte physique qu’un acte spirituel : lever les yeux au-dela de la realite quotidienne pour decouvrir le processus divin dans son entier. Cette meme idee se retrouve dans la guerre contre Amalec :”Or, tant que Moise tenait son bras leve, Israel avait le dessus… » (Exode 17:11). Et la Guemara de se demander si ce sont les mains de Moise qui combattent et de repondre : Quand le peuple leve les yeux vers les mains de Moise, il se souvient de prier l’Eternel et par la, il est sauve. Il existe une divergence d’opinion en ce qui concerne l’emploi des talismans ; est- ce eux qui nous protegent ou est-ce un rappel que le Seigneur est avec nous ? L’homme de part son essence a une comprehension limitee des desseins divins et a donc besoin de symboles afin de saisir et de se rapprocher de l’idee abstraite de la divinite. Deja le premier homme a faute parce que entre l’arbre si concret et l’interdiction divine si abstraite, le choix etait trop difficile. Ainsi, aussi longtemps que le talisman est un moyen vers une elevation spirituelle comme le serpent de Moise, alors, il peut etre utilise. Des qu’il devient la finalite, il doit disparaitre comme l’a compris le roi Ezechias : « il broya le serpent d’airain erige par Moise »(Les rois II 18:4).tora.co.il
A l’origine du
caducée des médecins symbole médical
qu’emploient toutes les personnes du milieu médical ou par
« Lorsque j’aurai
été élevé de terre,
j’attirerai tout à moi ». (Jn
12, 32)
« DE MÊME que le serpent de bronze fut
élevé par Moïse dans le
désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit
élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par
lui la vie éternelle », dit
Jésus (Jn 3, 14).
Il est intéressant de repérer à quel épisode de la vie de Moïse Jésus fait ici allusion car il permet de comprendre mieux aujourd’hui, les propos de Jésus. En effet, la connaissance de l’Écriture est beaucoup moins importante que celle des contemporains de Jésus pour qui l’évocation de Moïse et du serpent d’airain fait référence à un épisode connu. En revanche, la compréhension de Jésus, à la lumière de cet épisode peut nous sembler plus aisée car nous le faisons à la lumière de la résurrection. Qu’il nous suffise de penser à la réaction de ses auditeurs : « Cette parole est dure, qui peut la comprendre ? » (Jn)
Il s’agit du livre des Nombres, chapitre 21, 4-9 ; le peuple se lamente de la difficulté de la route et murmure contre le Seigneur et contre Moïse : « Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour que nous mourions dans le désert ? » ; en punition de ces murmures Yahvé leur envoie des serpents dont les morsures en font mourir beaucoup. Sur l’ordre de Yahvé, « Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie ».
Moïse
est donc une préfiguration du Fils de l’homme.
Pour le peuple dans le désert, il suffit de regarder le
serpent d’airain dressé par Moïse dans le
désert pour avoir la vie sauve.
Jésus
évoque ici sa mort sur la croix. Plus loin, dans le
même Évangile, il dira : « Lorsque
j’aurai été élevé
de terre, j’attirerai tout à moi
». (Jn 12, 32), ainsi que : « Ils
regarderont vers celui qu’ils ont transpercé ».
Désormais,
il ne s’agit plus de regarder un serpent dressé
par Moïse mais de contempler Jésus car
c’est lui qui, élevé sur la croix,
donne le salut : Ainsi tout homme qui croit en lui obtiendra, par
Jésus, la vie éternelle. D’autre part,
il ne s’agit plus d’être seulement
sauvé des piqûres de serpent, il s’agit
du salut et de la vie éternelle, il s’agit
d’être sauvé une fois pour toutes.
Cela
permet de comprendre comment, progressivement, le croix est devenue,
alors que les condamnations à la croix se faisaient plus
rares, le symbole par excellence des chrétiens, symbole de
suplice mais aussi symbole de salut. M T.
Livre des Nombres, Chapitre 21, 4-9
Le serpent de bronze
Anthony van Dyck. Moïse et le Serpent d’airain. 1621. Musée du Prado, Madrid.
4 Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer Rouge, pour contourner le pays d’Édom. Le peuple s’impatienta en route, 5 et parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour que nous mourions dans le désert ? car il n’y a point de pain, et il n’y a point d’eau, et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture. 6 Alors Yahvé envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël. 7 Le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre Yahvé et contre toi. Prie Yahvé, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple. 8 Yahvé dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie. 9 Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.
Levez les yeux !
Le serpent d’airain
Le secret du serpent d’airain est de forcer les
israélites à tourner leur cœur vers le
ciel pour
implorer leur véritable guérisseur.
Moïse et le serpent d’airain
Citationרשרשרש »רש » »י »יי
י
(, במדבר רבה) אפי’כלב או חמור נושכו היה נזוק ומתנונה והול
אלא שנשיכת
הנחש ממהרת להמית לכ נא’כא- וראה אותו ראיה בעלמא ובנשיכת הנחש
נא’והביט
והיה א נש הנחש את איש והביט וגו’שלא היה ממהר נשו הנחש
להתרפאות אלא א »כ
מביט בו בכוונה ואמרו רבותינו וכי נחש ממית או מחיה אלא בזמ- שהיו ישראל
מסתכלי-
כלפי מעלה ומשעבדי- את לב לאביה שבשמי היו מתרפאי וא לאו היו נמוקי « נ( א
נזוקי )
(, ש) לא נאמר לו לעשותו של נחשת אלא אמר משה הקב »ה קוראו נחש
ואני אעשנו של נחושת לשו- נופל על לשו-
Rachi :
Quiconque aura été mordu: même lorsqu’on était mordu par un chien ou un âne, on était affecté et on en dépérissait. Mais la morsure du serpent tuait plus rapidement. C’est pourquoi le texte dit d’abord וראה « il regarda la perche », d’un simple regard. Pour la morsure du serpent, cependant on dit והביט « il fixait le serpent des yeux: si quelqu’un était mordu par le serpent, il le fixait des yeux etc. » ; celui qui avait été mordu par un serpent ne guérissait rapidement qu’après avoir fixé avec ferveur la perche.
Nos maîtres ont dit : le serpent peut-il tuer ou sauver ?! – Mais cela veut dire symboliquement : quand les israélites levaient leurs yeux vers Dieu en soumettant leur cœur à leur Père Céleste, ils guérissaient, sinon ils dépérissaient.
Un serpent d’airain : il ne lui avait pas été dit de le faire en airain, mais Moïse se dit : Dieu l’a appelé serpent, moi, je le ferai נחשת נחש, les termes se ressemblent (c’est un jeu de mot).



