Y-a-t-il un aspect particulier du Bouddhisme qui vous interpelle singulièrement?
Non communiqué
Je propose de définir le concept du bouddhisme avant de développer l’aspect particulier du bouddhisme qui m’interpelle singulièrement selon le plan ci-après :
I/Organisation ecclésiastique particulière
II/Esprit de tolérance
III/La marche vers la vérité
IV/Aspect particulier du bouddhisme qui m’interpelle singulièrement.
Le Bouddhisme est une religion et une doctrine fondée sur le Bouddha. Le bouddhisme ainsi appelé du nom donné à son fondateur, est à la fois une doctrine philosophique et un système religieux, issu du brahmaïsme
indien. Fils du Roi de Magda. Touché de compassion à la vue de la misère des castes inférieurs, il conçut le dessein de substituer au culte brahmanique des pratiques plus humaines. Le bouddhisme est une philosophie et une morale. Le bouddhisme présente comme religion deux caractères remarquables : une organisation ecclésiastique particulière
et un esprit de tolérance. Le bouddhisme qui est une philosophie et une morale, ne fait pas de place à la notion de Dieu. On a pu l’appeler une religion athée, elle est cependant une religion. Il fait appel à la foi en même temps qu’à la raison ; le bouddhisme présente comme religion deux caractères remarquables : une organisation ecclésiastique particulière et un Esprit de Tolérance exceptionnel. Cette tolérance est propre à cette religion.
I/ Organisation ecclésiastique particulière
L’enseignement moral du 26ème degré est surtout dirigé vers le développement de la charité et de l’abnégation. Le bouddhisme est une religion de bienveillance et d’amour à l’égard de toutes les créatures. Il convient d’observer que le titre de Prince de Mercy fait songer au qualificatif du Seigneur de la compassion. Les bouddhas sont des êtres qui, au cours de leurs renaissances ont non seulement atteint la perfection absolue, ont encore par leur abnégation complète sont devenus des sauveurs de l’humanité. Ils apparaissent à tour de rôle, quand la misère, l’injustice et l’ignorance ont comblé la mesure des maux qui rendent la vie intolérable.
Celui qui veut mener une vie spirituelle véritable doit choisir la voie de la délivrance, celle qui ouvre l’œil et qui ouvre l’esprit et conduit au repos, à la connaissance, à l’illumination et c’est cette route sainte à huit divisions qui s’appelle : croyance droite, résolution droite, parole droite, acte droit, vue droite, effort droit, pensée droite, médiation droite.
Le bouddhisme insiste sur la pratique de toutes les vertus et surtout de la charité au sens le plus large et il le place à côté de la connaissance comme moyen d’abolir les manifestations de l’égoïsme que forme la dernière affirmation de l’amour de soi-même. Etvaincrel’opiniâtretédu moiestvraimentlasuprêmebéatitudede l’attractiondumonde,à l’affranchir de la douleur et de la joie, du bien et du mal, du présent et à l’avenir.
II/ Esprit de tolérance
Après plusieurs tentatives pour se parfaire, le Maître Gautama décide d’expérimenter sur lui-même, la possibilité d’une délivrance fondée sur la suppression volontaire de l’activité et du désir. Il s’éloigne de son ascète et s’impose des dures mortifications réduisant graduellement sa nourriture mais tous ces efforts étaient vains. Le Maître Gautama se désole du fait que malgré la découverte de la loi, l’humanité continue de vivre inconsciente dans l’agitation et le tourbillon du monde. Il lui est difficile de comprendre la chaîne des causes et plus difficile encore de concevoir que l’on puisse accéder à l’apaisement de la convoitise, à la cessation des désirs. Malgré tout, l’illuminé devient illuminateur qui, à travers un difficile apostolat par la parole et par l’exemple, il proclama les sept vertus transcendantes : la charité, la continence, le calme, la patience, le courage, la contemplation et le savoir.
Il enseigne qu’avant de penser à soi, il faut se préoccuper des autres, qui au dessus de la science, il y a l’Amour que le dévouement et l’abnégation sont finalement les plus sûrs moyens d’anéantir en soi les désirs pervers.
Bouddha n’admet pas le dogme, la théorie préconçue, la prétention à l’infaillibilité, ni l’intolérance, ni argument d’autorité. Il proclame qu’un homme peut croire ce qu’il veut, et dire ce qu’il croit.
III/ La marche vers la vérité
Par le travail de ses mains, l’homme a assuré sommairement son existenceet sa sécurité. Saisi par l’angoisse métaphysique il se poser des questions relatives à son origine et a des choses. Dans le mythe d’Hiram, l’homme est invité à rendre plus intime son attachement à la religion de Moïse pour être conduit au tabernacle où sont conservés les documents de la révélationdivine qui l’identifie aux prêtres et aux lévites à qui incombentla mission de renverser les idoles et les faux dieux. Puis ensuite il va au judaïsme qui affermit davantage son emprise sur sa conscience en le reportant à l’époque où vivait Ezéchias qui adorait le serpent d’Airain qu’avait façonné Moïse et qui symbolise la vie terrestre. Il savait qu’il jouait un rôle, celui de l’ignorant dont on teste la compréhension et les motivations. Il apprend à se connaître. Tout ce qui flatte son orgueil et sa cupidité le réduit. Il lui faut revenir de son erreur. Sa conscience l’invite à jurer solennellement dans son cœur afin d’éviter l’occasion de mal faire et de chercher l’occasion de faire le bien. Il doit chercher la force de supporter sa destinée, le courage de se plier à sa condition, la paix de l’âme qui naît à une conscience pure et une confiance sans borne en la justice de Grand Architecte de l’Univers. Beaucoup de doctrine transmise ne mènent ni au dégoût du monde, ni à l’absence des passions, ni à l’arrêt de renaissance, ni au calme, ni à l’absence des passions mais seulement au néant. C’est donc une illusion que de croire que la délivrance qui consiste à guérir l’âme, sa croyance, il n’a pas le droit de décréter que tout le reste est faux et qu’il est seul à détenir la vérité. Il invite à lutter surtout contre l’ignorance et la douleur.
IV/ Aspect particulier du bouddhisme qui m’interpelle singulièrement
Outre
les deux caractères remarquables du bouddhisme
(religion), il y a un aspect particulier du bouddhisme qui m’interpelle
singulièrement. Il commence par l’abstention des actes que reprouve la
morale
universelle : la tromperie, la luxure, la cruauté, la superstition, le
vol et
le meurtre. Ces actes comme le désir qui les engendre étant en
définitive le
fruit de l’ignorance. Après cette étape, il a la nécessité de
m’instruire et de
chercher sans cesse en moi et en dehors de moi, les éléments d’une
vérité
susceptible d’engendrer un engagement spirituel afin de pouvoir prendre
en pitié tous les êtres qui ont besoin de mon
sourire, de mon regard, de mon aide ainsi, je traiterai mon prochain
comme je
me traite moi-même. La voie de la délivrance enseigne qu’avant de
penser à soi,
il faut se préoccuper des autres et que le dévouement et l’abnégation
sont les
moyens les plus sûres pour anéantir en soi les
désirs pervers. Le bouddhisme est la voie de la liberté.
«
A la question Êtes-vous Ecossais Trinitaire, Prince
de Mercy ?
– Comme vous, j’ai vu la grande lumière, le Delta par la Triple Alliance dont nous portons la marque ».
Cette Triple alliance est celle que l’Eternel fit avec Abraham par la circoncision puis celle avec son peuple dans le désert par l’entremise de Moïse, et enfin avec les hommes par la mort de Jésus. C’est de cette triple Mercy que le grade pourrait tirer ses deux noms. Le symbole parfait du delta est également celui de cette triple alliance qui constitue en effet trois étapes de la spiritualisation de l’homme. Celui-ci manifeste son désir par le sacrifice d’une partie de sa chair, par l’acceptation des lois divines et enfin par la loi d’Amour et la mort nécessaire à la renaissance spirituelle. La première alliance est spécifique à chaque homme, la deuxième à tout groupe humain et la troisième concerne l’ensemble de l’humanité. L’idée du grade est de montrer les voies de l’élévation spirituelle et les épreuves qui nous paraissent ridicules témoignent de l’état d’esprit d’une époque. Elle demande beaucoup de confiance.
Le vingt-sixième degré présente une certaine importance. Après avoir bravé les épreuves sur son chemin par la foi et l’espérance et progresser de parole substituée en parole substituée, le Franc Maçon s’élève vers les hauteurs et trouve la vérité dont il a besoin dans l’instant.
Je suis disposé à suivre l’exemple du bouddhisme en plaçant le mien dans le travail, la connaissance et l’amour qui représentent le Triple refuge que depuis longtemps me propose l’Ordre Maçonnique.
Cet aspect qui m’interpelle a pour base l’humilité par opposition à l’orgueil. L’humilité me permet de redevenir moi-même et de coïncider enfin avec la réalité. Elle me permet de cesser l’agitation vaine et inutile de l’égo pour retrouver une forme de stabilité : en étant humble, je sais que je ne suis presque rien mais ce presque rien a les pieds posés sur le sol solide de la réalité. L’humilité est une force, une source d’assurance, de dynamisme et de confiance en soi.
Le bouddhisme développe cette qualité en prenant conscience qu’il n’est rien et qu’il était dans l’illusion. Cette conception éduque la pensée et permet de préparer le travail effectif sur l’humilité.
J’ai dit
U GBibliographie
1-Dictionnaire Encyclopédique Quillet
2-Dictionnaire Larousse Ed. 2006
3-Bible de Jérusalem
4-Instruction 26ème degré Ecossais Trinitaire Prince de Mercy
5-Rituel du 26ème degré Ecossais Trinitaire Prince de Mercy
6-Du Chevalier d’Orient – au Chevalier Kadosh, Ed de Rocher