30°
#427012
A300-7 / 666 – Le Retour
Non communiqué
Il y a longtemps
déjà,
(allez on va dire il y a très longtemps
déjà), je m’étais
penché sur 666…
J’en avais même fait une planche.
C’était l’époque
où je découvrais la
numérologie, l’alchimie, la gématrie.
J’étais persuadé que simplement par un
regard plus attentif on pouvait facilement décrypter ce
qu’avaient laissé les
anciens, voir le plus ancien…pourquoi pas ?… Tout pouvait
être
expliqué à condition qu’on
s’en donne la peine. Et c’est vrai que mes
premières
recherches ont été rapidement suivies de petits
succès. D’autant plus que
j’avais déjà pris comme devise
« il n’y a pas de
hasard ». Cette
phrase, je l’avais entendue à plusieurs reprises
chez des frères et soeurs mais
tout particulièrement chez un couple de FM pour qui cette
devise paraissait
être l’aboutissement de nombreuses
années de réflexion. Et tout au long de ma
vie maçonnique, cette phrase ne m’a pas
quitté. Si je vous raconte tout cela,
mes frères et mes soeurs, c’est pour
éclairer mon exposé qui comportera bien
sûr un inventaire mais très sommaire des
significations de 666 (en restant bien
entendu dans les règles de la numérologie
traditionnelle) mais aussi l’évolution
de la pensée d’un FMau
cours du temps
entre le 3ème, je dis bien le 3ème
et le 30ème
degré.
L’apocalypse de Jean d’où l’on tire ce fameux 666 est un texte énigmatique quant à son origine. La plupart des historiens affirment qu’il a été écrit par un certain Jean qui habitait Patmos (très probablement St-Jean, l’apôtre préféré du Christ), d’autres pensent qu’il s’agit d’une œuvre collective. Mais en fait, peu importe car ce n’est pas de l’apocalypse en général que je vais vous entretenir mais de « 666 » que l’auteur inclut dans une phrase qui ne laisse aucun doute quant à la nécessité que l’on se penche sur sa signification :
« Ici est la sagesse : que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme et son nombre est 666 ».
Ce texte est en fait une révélation faite à Jean et cette révélation apparaît comme la transcription des images du visionnaire (relatant des scènes souvent très violentes) dans un langage où l’on retrouve une symbolique des couleurs, des formes et surtout des nombres.
Par exemple :
1er chapitre – XIII verset 1
« Et je vis monter de la mer une bête ayant 10 cornes et 7 têtes et sur ces cornes et ces têtes des noms blasphématoires…etc… Il lui fut donné de faire la guerre aux saints et les vaincre et il lui fuit donné pouvoir sur toute tribu et peuple et langue et nation. Tous ceux qui habitent la terre l’adoreront » etc… etc…
2ème chapitre XIII verset 11
« Et je vis une autre bête monter de la terre, elle avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, elle parlait comme un dragon. Tout le pouvoir de la première bête elle l’exerce devant elle etc… etc… Que personne ne puisse acheter ni vendre sinon à celui qui a la marque de la bête ou le nombre de son nom. »
« Ici est la sagesse : que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme et son nombre est 666 ».
Les acteurs sont présentés : l’auteur, la bête et le chiffre.
A cette époque, on aimait chiffrer les noms. Les règles étaient bien entendu celles des sectes pythagoriciennes ; et si j’insiste sur ce point, c’est que ce mode d’expression devait avoir sinon une valeur traditionnelle, au moins une homogénéité. Cette attitude à l’égard des chiffres et des nombres était banale. On pouvait voir sur les murs de la cité (les taggers n’ont rien inventé) : Claudius aime 1532 ou plus sérieusement sur une pierre tombale : « cherche et tu sauras qui je suis : mon chiffre est 1324 ».
De plus, ce mode d’expression, ce langage n’était pas réservé au monde méditerranéen et le chiffre avait souvent une valeur prépondérante comme par exemple dans cette histoire :
« 10 généraux se réunissent pour décider de la poursuite ou de l’arrêt d’une bataille qui s’annonçait mal. Aucune unanimité ne se profilant et le temps étant compté, ils se proposent de voter par boules blanches et noires (ou plutôt par boules jaunes et noires, cela se passe en Chine). Du scrutin on retire seulement 3 boules pour la poursuite de la bataille contre 7 pour l’arrêt. Et pourtant ce qui fut adopté c’est la poursuite de la bataille car 3 avait une valeur symbolique bien supérieure à 7. Ils ont eu raison car la bataille fut gagnée. »
Si l’on prend maintenant les articles qui parlent du 6, on trouve de tout. Du bon et du mauvais, du « pas encore explicable ». Je ne citerai que quelques exemples : ceux que l’on rencontre le plus souvent et qui nous serviront par la suite.
6 c’est le cube, la figure spatiale parfaite que vénérait les pythagoriciens, pourquoi pas ?
6 c’est l’harmonie au stade de l’homme… de l’homme accompli.. alors là pas du tout ! …ou alors il faut rapprocher cette interprétation d’une autre qui à première vue paraît un peu farfelue : je cite : ava en hébreux veut dire sexe. Le vav c’est à dire le v étant la lettre la plus représentative de ce mot et ayant comme valeur numérologique six….sexe et six ont de ce fait la même valeur et par un réductionnisme bien classique 6 devient le chiffre de l’homme accompli par le sexe. Le tour est joué.
Bien que complètement nulle, cette interprétation a le mérite de nous éveiller (c’est un hasard me direz-vous) de nous éveiller… mais aussi d’attirer notre attention sur ce que Jean a voulu dire quand il parle de la bête…. 6 est peut-être le chiffre de la bête… mais cette bête c’est peut-être tout simplement la représentation de la partie animale de l’homme. S’agit-il de 2 types d’hommes ou des deux composantes d’un même homme ? le problème n’est pas grave pour le moment, nous y reviendrons avec la décomposition numérologique de 6.
Mais continuons notre tour d’horizon rapide des significations de 6.
6 c’est aussi l’opposition des contraires, le sceau de Salomon… et oui les deux triangles inversés… mais là encore dans cette interprétation on ne parle pas d’un éventuel point au centre de la figure… ce qui change tout car on n’imagine difficilement un sceau de Salomon restant dans la manifestation sans espoir de transcendance… Un sceau de Salomon resté dans le 6 c’est comme tout à l’heure six et sexe. Mais là encore, la non mention fréquente du 7 dans cette image renforce l’idée du 6 animal de l’homme.
Je voudrais maintenant m’arrêter un peu sur une réflexion qui je crois va nous aider à comprendre ce 6. 6 c’est le 6ème jour de la création, jour de la naissance de l’homme. Cet homme est à l’image de Dieu nous dit-on.. il est la création la plus accomplie sur la terre. Il est donc compris entre les 5 premiers jours et le 7ème jour, le jour du Seigneur, le jour sacré… 7 étant un des chiffres sacrés par excellence… L’homme et le 6 sont liés. Et de par la proximité du 6 et du 7, il est logique de penser que ce 6 a peut-être la capacité de rejoindre le 7… une sorte de pont entre l’humain et le supra-humain.
Pour bien voir cela, il faut passer par quelques éléments de numérologie. Allons y… respirez fort… mais ne poussez pas.
6 = 1 + 2 + 3 d’accord ? mais c’est aussi 1 x 2 x 3 et de ce fait c’est le seul chiffre qui contient en lui-même la multiplication (que l’on dit être une opération humaine) et la sommation 1 + 2 + 3 qui est une opération divine. 6 est unique en arithmétique. 6 est donc ce chiffre d’homme, nous l’avons vu, mais d’homme perfectible, qui possède en lui à la fois une partie humaine et une partie divine.
La sixième lettre, je dis bien la sixième lettre de l’alphabet hébreu est vav. Or vav, comme par hasard, veut dire le crochet. C’est la conjonction de coordination et. Suivez-moi bien, je vous ai dit que vav, le 6, l’humain, le crochet était probablement le seul à pouvoir accéder au sacré. Mais pour passer du 6 au 7, il faut un élément générateur de valeur 10 parce que 10 + 6 = 16 =7. Traditionnellement c’est la lettre hébraïque de valeur 10, le iod qui joue ce rôle. On dit d’ailleurs que toutes les lettres de l’alphabet hébreu ont été générées par le iod. Alors rien d’étonnant à ce que l’on retrouve le iod accroché au dessus du vav dans la représentation du tétragramme épée. L’homme, le crochet, le vav, le 6 soupirant du iod pour réaliser son passage au 7. Ca vaut les feux de l’amour à la télé, non ?
Même explication pour I.N.R.I.. Pour l’initié, la croix montre les 6 dimensions de l’espace (et non pas seulement les 4 comme on le pense trop souvent). La croix est une image de transcendance de la terre vers le ciel. L’homme sur la croix est au centre des 6 dimensions de l’espace : nord, sud ; est, ouest ; et enfin terre ciel, haut bas, zénith nadir comme on voudra.
L’homme sur la croix est ce 6 dont nous parlons et lorsqu’il est régénéré par le feu il se sacralise. 6 + iod ou si vous préférez 6 + 10 = 16 … 6 +1 = 7 : le feu a fait passer du 6 au 7 ; de l’humain au sacré.
On retrouve la même chose pour shiva dont le nom évoque le nom hébreu sheva qui comme par hasard veut dire 7. Il faut se rappeler que l’œil de shiva réduit en cendre par le feu toutes les formes de désirs et les attachements illusoires de l’homme avant de lui donner la connaissance absolue. Encore un passage du 6 au 7 parle 10. C’est fou ce que le hasard fait bien les choses. N’est-il pas ?
Je me souviens de cette phrase que Don Juan disait à Castaneda : « Tout le monde faitl’expérience de l’extraordinaire, mais bien peu y attache d’importance»… par peur, par manque de temps, ou peut-être pour ne pas s’écarter du mode de pensée rationnelle du moment.
Et bien oui, moi aussi, à un moment de ma vie maçonnique, je ne croyais plus à ces foutaises et c’est pour cela que j’ai voulu refaire ce travail sur 666 persuadé que ces coïncidences mêmes prises avec précautions n’étaient que fortuites.
J’ai alors déchiffré mon premier texte comme un débutant mot par mot. J’ai réétudié les sources, convaincu que ce que j’avais écrit n’était qu’un arrangement plus ou moins bien digéré et que mes conclusions n’étaient qu’élans d’enthousiasme mais…. plus je travaillais ces chiffres, ces nombres, plus je prenais plaisir à redécouvrir leur signification mais aussi à compléter à donner des solutions aux questions que je m’étais posées il y a quelques années.
Retrouver cette connivence avec ceux qui nous ont laissé volontairement matière à réfléchir… est-ce faire une confiance aveugle à l’irrationnel, à l’obscurantisme ? je ne le crois vraiment pas… et justement après 20 ans de vie maçonnique, je ne peux me faire à l’idée que tout l’univers puisse être expliqué à travers le filtre cartésien, je parlerais même de voile cartésien (quoique Damasio y ait ouvert récemment quelques brèches) mais ce que je veux dire c’est que…. ce qui ne s’explique pas par cette méthode ne doit pas ignoré mais au contraire rester objet de notre réflexion.
Voici quelques exemples :
Grande découverte du siècle : l’univers est né il y a 15 milliards d’années. L’origine en est cette formidable explosion : le big bang. Nous sommes les fils du cataclysme. Que cela est beau et rassurant : tout est bien. On a un commencement.. on sait enfin d’où l’on vient et on peut tordre le cou à ces grandiloquents « in illo tempore, ab origine » c’est à dire « en ces temps illustres, au début, au commencement » etc.. etc..
Le problème est que nous n’avons pas la physique pour décrire l’état de la matière à ce tout début. Il fait trop chaud et la pression est trop forte. A cause de cela, il nous manque l’histoire de quelques milliardièmes de secondes pour vraiment connaître ce qui s’est passé au temps t0. Elle est dans la droite ligne de l’esprit cartésien.
Car une fois que nous pourrons connaître l’état physico-chimique du magmas primordial, il nous faudra bien expliquer pourquoi il était là à ce moment là et pourquoi il avait déjà en lui le code de son évolution. Je dis bien le code de son évolution. Comment et pourquoi il l’avait dès le départ. Mais cette question n’est pas à l’ordre du jour. Tous ceux qui se la posent s’accordent pour dire que nous n’avons pas les moyens ni la méthode pour y réfléchir. Penser à ce qui se passait avant le big bang n’est pas imaginable, je dis bien avec nos moyens actuels.
Même réflexion pour la foudre et le tonnerre. C’est la colère divine qui s’exprime parce que les hommes n’ont pas été sages. Mais avec un petit sacrifice, humain de préférence, on peut sauver la situation.
Non non non et non répondent les scientifiques : « c’est une lumière vive produite par des masses électriques passant d’un nuage à l’autre ou d’un nuage à la terre… les masses électriques sont des électrons, les nuages des cumulo-nimbus…. et pour éviter tout cela, ce n’est pas un sacrifice qu’il faut mais un bon paratonnerre.
Mais là encore, dieu vengeur, masse électrique, ou autre chose, on n’a fait que repousser le problème et on en arrive à ne plus se poser la question primordiale, je dis bien primordiale, pourquoi la foudre existe ?
Un dernier exemple : il a hanté mes réflexions.. les vôtres aussi je pense. Le soleil symbolise le masculin, le feu, l’actif – la lune, le féminin, l’eau, le passif. Nous avons tous appris cela dans nos catéchismes. C’est beau et c’est niais. De grands penseurs nous ont dit : « quels que soient les lieux, quels que soient les temps et les hommes, ce symbolisme est toujours identique à lui-même. Ce sont les images archétypielles. Ce sont ces images qui ont fait l’inconscient collectif. Ah bon ! C’est parfait tout est dit… tout est bien.
Là encore, on ne sait pas, on ne peut savoir d’où vient cet inconscient collectif. Pourquoi il existe et pourquoi a-t-il été créé ?
Pour en revenir aux coïncidences, à l’aléatoire, à ces chiffres que l’on dit magiques… ce hasard… C’est quoi en fait ? C’est tout simplement ce qui s’oppose à la normalité mais la normalité c’est notre pensée, notre culture qui la déterminent à un moment donné. Ex : ce qui vient d’arriver est un hasard, hasard parce que je ne l’avais pas prévu ; parce que la société ne m’avait pas prévenu qu’une telle coïncidence pouvait avoir lieu… J’en conclue tout simplement qu’il s’agit d’une expérience de peu d’intérêt donc vouée à l’oubli… pour moi et les autres.
Cette attitude rationnelle policée, réductrice, a probablement été salvatrice pour l’évolution de notre société, j’en conviens mais ce qui me paraît plus sûr c’est qu’elle a aussi favorisé le détachement, la perte d’intérêt pour une forme de pensée, pour un langage, qui nous permettrait une autre approche de notre condition.
Alors lorsque j’entends « il n’y a pas de hasard » je me réjouis car cela veut dire que rien de ce qui s’oppose à la normalité n’est écarté de notre vigilance et de nos réflexions. Rappelez-vous la phrase de Don Juan à Castaneda : « Tout le monde fait l’expérience de l’extraordinaire mais bien peu y attache d’importance »et j’avais ajouté par peur…par manque de temps…. en fait pour ne pas s’écarter du troupeau, par sécurité.
Alors notre 666 que nous a-t-il appris ? Il est bien sûr le superlatif de 6, il en souligne la valeur. Ce 6 lui tout seul est bien ce chiffre d’homme et 666 est cet homme qui magnifié par sa puissance a toutes les potentialités sur la terre : le pouvoir de la bête et le pouvoir de l’ange ; mais qu’il soit maître du bien ou du mal, il reste dans son cycle d’homme dont la seule issue est sa transcendance, c’est à dire son passage au 7 (le mariage avec le 10).
C’est vrai, c’est sûr, c’est pas compliqué : 6 +1 = 7 je peux le dire tout haut… mais si j’en reste là je ne suis pas sût d’aller bien loin sauf si j’imagine une autre interprétation. En revanche, si je dis tout haut que pour espérer connaître le sacré il faut que le iod féconde le six … je n’irai pas bien loin non plus… alors ? entre ces deux solutions inconciliables, j’ai choisi l’éveil et dans ce cas je remets mon sort au hasard, ce hasard dont je viens de parler :
« Fais ce que dois, advienne que pourra ».
Pour terminer en restant dans les coïncidences, non je veux dire le hasard, je rappelle que nous sommes samedi (6ème jour de la semaine) – 1er6 – le 6 du mois – 2ème 6 – de décembre 12ème mois de l’année c’est à dire 2 fois 6 ce qui fait 6666 ou si vous préférez 4 fois 6 cad 24 donc 4 + 2 donc 6 : encore 6. C’est bizarre non ?
Einstein dirait que cela n’a rien de bizarre car Dieu n’a pas joué au dés pour créer les nombres ; certains diraient qu’il y a aussi 6666 versets dans le Coran, d’autres enfin diraient que c’est un clin d’œil… pourquoi pas… un clin d’œil c’est joli…
Mais au fait qui nous fait ce joli clin d’œil ?
J’ai dit.
L’apocalypse de Jean d’où l’on tire ce fameux 666 est un texte énigmatique quant à son origine. La plupart des historiens affirment qu’il a été écrit par un certain Jean qui habitait Patmos (très probablement St-Jean, l’apôtre préféré du Christ), d’autres pensent qu’il s’agit d’une œuvre collective. Mais en fait, peu importe car ce n’est pas de l’apocalypse en général que je vais vous entretenir mais de « 666 » que l’auteur inclut dans une phrase qui ne laisse aucun doute quant à la nécessité que l’on se penche sur sa signification :
« Ici est la sagesse : que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme et son nombre est 666 ».
Ce texte est en fait une révélation faite à Jean et cette révélation apparaît comme la transcription des images du visionnaire (relatant des scènes souvent très violentes) dans un langage où l’on retrouve une symbolique des couleurs, des formes et surtout des nombres.
Par exemple :
1er chapitre – XIII verset 1
« Et je vis monter de la mer une bête ayant 10 cornes et 7 têtes et sur ces cornes et ces têtes des noms blasphématoires…etc… Il lui fut donné de faire la guerre aux saints et les vaincre et il lui fuit donné pouvoir sur toute tribu et peuple et langue et nation. Tous ceux qui habitent la terre l’adoreront » etc… etc…
2ème chapitre XIII verset 11
« Et je vis une autre bête monter de la terre, elle avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, elle parlait comme un dragon. Tout le pouvoir de la première bête elle l’exerce devant elle etc… etc… Que personne ne puisse acheter ni vendre sinon à celui qui a la marque de la bête ou le nombre de son nom. »
« Ici est la sagesse : que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme et son nombre est 666 ».
Les acteurs sont présentés : l’auteur, la bête et le chiffre.
A cette époque, on aimait chiffrer les noms. Les règles étaient bien entendu celles des sectes pythagoriciennes ; et si j’insiste sur ce point, c’est que ce mode d’expression devait avoir sinon une valeur traditionnelle, au moins une homogénéité. Cette attitude à l’égard des chiffres et des nombres était banale. On pouvait voir sur les murs de la cité (les taggers n’ont rien inventé) : Claudius aime 1532 ou plus sérieusement sur une pierre tombale : « cherche et tu sauras qui je suis : mon chiffre est 1324 ».
De plus, ce mode d’expression, ce langage n’était pas réservé au monde méditerranéen et le chiffre avait souvent une valeur prépondérante comme par exemple dans cette histoire :
« 10 généraux se réunissent pour décider de la poursuite ou de l’arrêt d’une bataille qui s’annonçait mal. Aucune unanimité ne se profilant et le temps étant compté, ils se proposent de voter par boules blanches et noires (ou plutôt par boules jaunes et noires, cela se passe en Chine). Du scrutin on retire seulement 3 boules pour la poursuite de la bataille contre 7 pour l’arrêt. Et pourtant ce qui fut adopté c’est la poursuite de la bataille car 3 avait une valeur symbolique bien supérieure à 7. Ils ont eu raison car la bataille fut gagnée. »
Si l’on prend maintenant les articles qui parlent du 6, on trouve de tout. Du bon et du mauvais, du « pas encore explicable ». Je ne citerai que quelques exemples : ceux que l’on rencontre le plus souvent et qui nous serviront par la suite.
6 c’est le cube, la figure spatiale parfaite que vénérait les pythagoriciens, pourquoi pas ?
6 c’est l’harmonie au stade de l’homme… de l’homme accompli.. alors là pas du tout ! …ou alors il faut rapprocher cette interprétation d’une autre qui à première vue paraît un peu farfelue : je cite : ava en hébreux veut dire sexe. Le vav c’est à dire le v étant la lettre la plus représentative de ce mot et ayant comme valeur numérologique six….sexe et six ont de ce fait la même valeur et par un réductionnisme bien classique 6 devient le chiffre de l’homme accompli par le sexe. Le tour est joué.
Bien que complètement nulle, cette interprétation a le mérite de nous éveiller (c’est un hasard me direz-vous) de nous éveiller… mais aussi d’attirer notre attention sur ce que Jean a voulu dire quand il parle de la bête…. 6 est peut-être le chiffre de la bête… mais cette bête c’est peut-être tout simplement la représentation de la partie animale de l’homme. S’agit-il de 2 types d’hommes ou des deux composantes d’un même homme ? le problème n’est pas grave pour le moment, nous y reviendrons avec la décomposition numérologique de 6.
Mais continuons notre tour d’horizon rapide des significations de 6.
6 c’est aussi l’opposition des contraires, le sceau de Salomon… et oui les deux triangles inversés… mais là encore dans cette interprétation on ne parle pas d’un éventuel point au centre de la figure… ce qui change tout car on n’imagine difficilement un sceau de Salomon restant dans la manifestation sans espoir de transcendance… Un sceau de Salomon resté dans le 6 c’est comme tout à l’heure six et sexe. Mais là encore, la non mention fréquente du 7 dans cette image renforce l’idée du 6 animal de l’homme.
Je voudrais maintenant m’arrêter un peu sur une réflexion qui je crois va nous aider à comprendre ce 6. 6 c’est le 6ème jour de la création, jour de la naissance de l’homme. Cet homme est à l’image de Dieu nous dit-on.. il est la création la plus accomplie sur la terre. Il est donc compris entre les 5 premiers jours et le 7ème jour, le jour du Seigneur, le jour sacré… 7 étant un des chiffres sacrés par excellence… L’homme et le 6 sont liés. Et de par la proximité du 6 et du 7, il est logique de penser que ce 6 a peut-être la capacité de rejoindre le 7… une sorte de pont entre l’humain et le supra-humain.
Pour bien voir cela, il faut passer par quelques éléments de numérologie. Allons y… respirez fort… mais ne poussez pas.
6 = 1 + 2 + 3 d’accord ? mais c’est aussi 1 x 2 x 3 et de ce fait c’est le seul chiffre qui contient en lui-même la multiplication (que l’on dit être une opération humaine) et la sommation 1 + 2 + 3 qui est une opération divine. 6 est unique en arithmétique. 6 est donc ce chiffre d’homme, nous l’avons vu, mais d’homme perfectible, qui possède en lui à la fois une partie humaine et une partie divine.
La sixième lettre, je dis bien la sixième lettre de l’alphabet hébreu est vav. Or vav, comme par hasard, veut dire le crochet. C’est la conjonction de coordination et. Suivez-moi bien, je vous ai dit que vav, le 6, l’humain, le crochet était probablement le seul à pouvoir accéder au sacré. Mais pour passer du 6 au 7, il faut un élément générateur de valeur 10 parce que 10 + 6 = 16 =7. Traditionnellement c’est la lettre hébraïque de valeur 10, le iod qui joue ce rôle. On dit d’ailleurs que toutes les lettres de l’alphabet hébreu ont été générées par le iod. Alors rien d’étonnant à ce que l’on retrouve le iod accroché au dessus du vav dans la représentation du tétragramme épée. L’homme, le crochet, le vav, le 6 soupirant du iod pour réaliser son passage au 7. Ca vaut les feux de l’amour à la télé, non ?
Même explication pour I.N.R.I.. Pour l’initié, la croix montre les 6 dimensions de l’espace (et non pas seulement les 4 comme on le pense trop souvent). La croix est une image de transcendance de la terre vers le ciel. L’homme sur la croix est au centre des 6 dimensions de l’espace : nord, sud ; est, ouest ; et enfin terre ciel, haut bas, zénith nadir comme on voudra.
L’homme sur la croix est ce 6 dont nous parlons et lorsqu’il est régénéré par le feu il se sacralise. 6 + iod ou si vous préférez 6 + 10 = 16 … 6 +1 = 7 : le feu a fait passer du 6 au 7 ; de l’humain au sacré.
On retrouve la même chose pour shiva dont le nom évoque le nom hébreu sheva qui comme par hasard veut dire 7. Il faut se rappeler que l’œil de shiva réduit en cendre par le feu toutes les formes de désirs et les attachements illusoires de l’homme avant de lui donner la connaissance absolue. Encore un passage du 6 au 7 parle 10. C’est fou ce que le hasard fait bien les choses. N’est-il pas ?
Je me souviens de cette phrase que Don Juan disait à Castaneda : « Tout le monde faitl’expérience de l’extraordinaire, mais bien peu y attache d’importance»… par peur, par manque de temps, ou peut-être pour ne pas s’écarter du mode de pensée rationnelle du moment.
Et bien oui, moi aussi, à un moment de ma vie maçonnique, je ne croyais plus à ces foutaises et c’est pour cela que j’ai voulu refaire ce travail sur 666 persuadé que ces coïncidences mêmes prises avec précautions n’étaient que fortuites.
J’ai alors déchiffré mon premier texte comme un débutant mot par mot. J’ai réétudié les sources, convaincu que ce que j’avais écrit n’était qu’un arrangement plus ou moins bien digéré et que mes conclusions n’étaient qu’élans d’enthousiasme mais…. plus je travaillais ces chiffres, ces nombres, plus je prenais plaisir à redécouvrir leur signification mais aussi à compléter à donner des solutions aux questions que je m’étais posées il y a quelques années.
Retrouver cette connivence avec ceux qui nous ont laissé volontairement matière à réfléchir… est-ce faire une confiance aveugle à l’irrationnel, à l’obscurantisme ? je ne le crois vraiment pas… et justement après 20 ans de vie maçonnique, je ne peux me faire à l’idée que tout l’univers puisse être expliqué à travers le filtre cartésien, je parlerais même de voile cartésien (quoique Damasio y ait ouvert récemment quelques brèches) mais ce que je veux dire c’est que…. ce qui ne s’explique pas par cette méthode ne doit pas ignoré mais au contraire rester objet de notre réflexion.
Voici quelques exemples :
Grande découverte du siècle : l’univers est né il y a 15 milliards d’années. L’origine en est cette formidable explosion : le big bang. Nous sommes les fils du cataclysme. Que cela est beau et rassurant : tout est bien. On a un commencement.. on sait enfin d’où l’on vient et on peut tordre le cou à ces grandiloquents « in illo tempore, ab origine » c’est à dire « en ces temps illustres, au début, au commencement » etc.. etc..
Le problème est que nous n’avons pas la physique pour décrire l’état de la matière à ce tout début. Il fait trop chaud et la pression est trop forte. A cause de cela, il nous manque l’histoire de quelques milliardièmes de secondes pour vraiment connaître ce qui s’est passé au temps t0. Elle est dans la droite ligne de l’esprit cartésien.
Car une fois que nous pourrons connaître l’état physico-chimique du magmas primordial, il nous faudra bien expliquer pourquoi il était là à ce moment là et pourquoi il avait déjà en lui le code de son évolution. Je dis bien le code de son évolution. Comment et pourquoi il l’avait dès le départ. Mais cette question n’est pas à l’ordre du jour. Tous ceux qui se la posent s’accordent pour dire que nous n’avons pas les moyens ni la méthode pour y réfléchir. Penser à ce qui se passait avant le big bang n’est pas imaginable, je dis bien avec nos moyens actuels.
Même réflexion pour la foudre et le tonnerre. C’est la colère divine qui s’exprime parce que les hommes n’ont pas été sages. Mais avec un petit sacrifice, humain de préférence, on peut sauver la situation.
Non non non et non répondent les scientifiques : « c’est une lumière vive produite par des masses électriques passant d’un nuage à l’autre ou d’un nuage à la terre… les masses électriques sont des électrons, les nuages des cumulo-nimbus…. et pour éviter tout cela, ce n’est pas un sacrifice qu’il faut mais un bon paratonnerre.
Mais là encore, dieu vengeur, masse électrique, ou autre chose, on n’a fait que repousser le problème et on en arrive à ne plus se poser la question primordiale, je dis bien primordiale, pourquoi la foudre existe ?
Un dernier exemple : il a hanté mes réflexions.. les vôtres aussi je pense. Le soleil symbolise le masculin, le feu, l’actif – la lune, le féminin, l’eau, le passif. Nous avons tous appris cela dans nos catéchismes. C’est beau et c’est niais. De grands penseurs nous ont dit : « quels que soient les lieux, quels que soient les temps et les hommes, ce symbolisme est toujours identique à lui-même. Ce sont les images archétypielles. Ce sont ces images qui ont fait l’inconscient collectif. Ah bon ! C’est parfait tout est dit… tout est bien.
Là encore, on ne sait pas, on ne peut savoir d’où vient cet inconscient collectif. Pourquoi il existe et pourquoi a-t-il été créé ?
Pour en revenir aux coïncidences, à l’aléatoire, à ces chiffres que l’on dit magiques… ce hasard… C’est quoi en fait ? C’est tout simplement ce qui s’oppose à la normalité mais la normalité c’est notre pensée, notre culture qui la déterminent à un moment donné. Ex : ce qui vient d’arriver est un hasard, hasard parce que je ne l’avais pas prévu ; parce que la société ne m’avait pas prévenu qu’une telle coïncidence pouvait avoir lieu… J’en conclue tout simplement qu’il s’agit d’une expérience de peu d’intérêt donc vouée à l’oubli… pour moi et les autres.
Cette attitude rationnelle policée, réductrice, a probablement été salvatrice pour l’évolution de notre société, j’en conviens mais ce qui me paraît plus sûr c’est qu’elle a aussi favorisé le détachement, la perte d’intérêt pour une forme de pensée, pour un langage, qui nous permettrait une autre approche de notre condition.
Alors lorsque j’entends « il n’y a pas de hasard » je me réjouis car cela veut dire que rien de ce qui s’oppose à la normalité n’est écarté de notre vigilance et de nos réflexions. Rappelez-vous la phrase de Don Juan à Castaneda : « Tout le monde fait l’expérience de l’extraordinaire mais bien peu y attache d’importance »et j’avais ajouté par peur…par manque de temps…. en fait pour ne pas s’écarter du troupeau, par sécurité.
Alors notre 666 que nous a-t-il appris ? Il est bien sûr le superlatif de 6, il en souligne la valeur. Ce 6 lui tout seul est bien ce chiffre d’homme et 666 est cet homme qui magnifié par sa puissance a toutes les potentialités sur la terre : le pouvoir de la bête et le pouvoir de l’ange ; mais qu’il soit maître du bien ou du mal, il reste dans son cycle d’homme dont la seule issue est sa transcendance, c’est à dire son passage au 7 (le mariage avec le 10).
C’est vrai, c’est sûr, c’est pas compliqué : 6 +1 = 7 je peux le dire tout haut… mais si j’en reste là je ne suis pas sût d’aller bien loin sauf si j’imagine une autre interprétation. En revanche, si je dis tout haut que pour espérer connaître le sacré il faut que le iod féconde le six … je n’irai pas bien loin non plus… alors ? entre ces deux solutions inconciliables, j’ai choisi l’éveil et dans ce cas je remets mon sort au hasard, ce hasard dont je viens de parler :
« Fais ce que dois, advienne que pourra ».
Pour terminer en restant dans les coïncidences, non je veux dire le hasard, je rappelle que nous sommes samedi (6ème jour de la semaine) – 1er6 – le 6 du mois – 2ème 6 – de décembre 12ème mois de l’année c’est à dire 2 fois 6 ce qui fait 6666 ou si vous préférez 4 fois 6 cad 24 donc 4 + 2 donc 6 : encore 6. C’est bizarre non ?
Einstein dirait que cela n’a rien de bizarre car Dieu n’a pas joué au dés pour créer les nombres ; certains diraient qu’il y a aussi 6666 versets dans le Coran, d’autres enfin diraient que c’est un clin d’œil… pourquoi pas… un clin d’œil c’est joli…
Mais au fait qui nous fait ce joli clin d’œil ?
J’ai dit.