30° #427012

A301-K : Point de vue sur l’initiation maçonnique

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F∴ S∴

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Ce balustre, intitulé « Point de vue sur l’initiation maçonnique » est en fait une reprise de mon travail de présentation au 30ème degré portant sur « Les voies de l’initiation maçonnique ».

Cette reprise se voulait plus synthétique et elle l’est quelque peu, mais l’exercice n’a pas été des plus simples face à un sujet d’une telle envergure et qui demeure encore pour beaucoup, Maçons y compris, un mystère.

En effet la quête du sens de notre vie, l’interrogation sur nos causes, nos origines, notre but, est quasiment universelle depuis que l’homme est capable de réflexion. Toutefois, le malaise du « vieil homme » ou de l’homme profane « moderne », confronté à l’opposition de ses contraires, humanistes ou altruistes et égoïstes ou matérialistes, peut trouver une solution dans la voie initiatique, aussi vieille au moins que lui même puisqu’elle remonte à Enoch l’initié initiant.

Je passerai rapidement sur les divers types d’initiation, tribale, religieuse ou philosophique, et magique, qui ne constituent qu’une classification formelle et verbale de peu d’intérêt, la majorité s’accordant aujourd’hui à reconnaître que l’initiation maçonnique appartient au deuxième type.

Il convient toutefois de préciser que la qualification de religieuse pour une démarche a-dogmatique, laïque et ésotérique, par opposition à la voie exotérique religieuse au sens profane, doit s’entendre au sens de « re-ligare », c’est à dire qui crée le fameux lien entre l’être et le cosmos, le fini et l’infini.

Je préciserai aussi que si la F M n’a pas le monopole de la méthode initiatique, elle revêt pour elle des aspects bien particuliers et spécifiques, en particulier dans notre monde occidental.

Pour en finir avec les classifications et l’étymologie, il convient de rappeler qu’initiation se traduisait chez les Grecs antiques par « Télété » de « Telos » signifiant fin, où se retrouve bien évidemment la notion de mort initiatique pour renaître à une nouvelle vie.

C’est donc par opposition à la voie profane que se définit celle de l’initiation ; elle traduit un passage, de l’extérieur du Temple à l’intérieur, espace clos, fermé, accessible aux seuls initiés, en un mot « Sacer » ; on appréhende déjà la notion de passage du Profane au Sacré.

Ce dernier doit être concu comme une réalité ou dimension principielle, propre à chacun des hommes composant l’Humanité, domaine du sens universel, lien invisible qui relie les hommes dans l’Espace et dans le Temps, dimension éternelle et universelle, existentielle et essentielle, dans laquelle se tient et évolue l’Homme. Ce n’est pas par hasard, comme rien ne l’est en maçonnerie, que le profane, mis sur la voie de l’initiation, se retrouve dans un T possédant toutes les caractéristiques d’un microcosme, de ses orientations à sa voûte étoilée, pour mieux créer ce lien entre le fini et l’infini, dans un espace hors du temps et de l’espace profane, qui vise, par le rituel et les symboles, à toucher l’être principiel, celui d’avant l’être « parole-pensée » pour une quête nouvelle sur une voie différente.

Ainsi, sans vouloir réduire l’importance de l’initiation en tant que début d’un cheminement, nous nous attacherons plus au cheminement lui même, qui aboutira peut-être au passage de l’initiation virtuelle à l’initiation réelle.

Nous commencerons donc par tenter de cerner les caractéristiques dominantes de ce processus pour en percevoir alors le déroulement et peut-être l’objectif.

Le processus initiatique maçonnique vise au triomphe de la lumière sur les ténèbres. Cette affirmation, en apparence banale, signifie en réalité que ce processus nous donne les moyens d’accéder à la conscience humaine la plus accomplie en nous permettant de nous connaître, de connaître notre Être intérieur accordé à l’univers, de comprendre d’où nous venons, ce que nous avons à réaliser, pour aller où nous devons.

La signification profonde de l’initiation serait donc avant tout « Art de vivre », passage de l’individuel à l’universel, en s’inscrivant dans la chaîne des générations passées, présentes et à venir, par un approfondissement du connu pour mieux appréhender l’Inconnu, en mettant en oeuvre l’intelligence subtile de notre Être intérieur.

C’est à cet éveil à une « conscience élargie » qui entr’aperçoit l’univers caché que nous sommes conviés.

Son développement doit nous permettre de comprendre le monde et d’y agir conformément au sens primordial et dans l’harmonie, but ultime de l’initié. La voie initiatique maçonnique confirme ainsi son caractère sacré. En franchissant le rideau, l’initié subit peu à peu une transmutation ; il supprime tout dualisme entre sujet et objet, voie et finalité, et entreprend la quête du transcendant, mais surtout de l’Humanisme dans son acception complète et essentielle ; l’initié est l’homme capable de se détacher de l’éphémère et du contingent pour accéder à l’universel et à l’eternel.

Comme la goutte d’eau dans l’océan, il est à la fois un centre, un noyau, et un lieu de rencontre privilégié. C’est la prise de conscience de cette situation qui constitue l’initiation, démarche qui identifie chaque être à la série humaine, vitale, cosmique, dont il est l’un des composants, avec pour fin l’harmonie, l’équilibre, la paix, dans l’assimilation de l’individu à la totalité.

Elle peut ainsi apparaître comme une métaphysique vécue, mais elle vise la convergence vers le centre universel de tous, forme de spiritualité laïque qui n’enferme pas dans les dogmes sectaires ou les superstitions naïves.

Elle n’est pas une promesse en un avenir meilleur, mais le chemin qui y conduit, qui fera naître de notre intériorité un être qui réalisera notre humanité et n’est pas autre que nous-même, étouffé par le matériel.

La apparaît à nouveau une différence fondamentale entre le domaine ésotérique initiatique et le domaine mystique relevant du religieux, car la voie initiatique est active, méthodique et volontaire ; elle chemine du matériel au spirituel et l’initié, ayant fait sienne une conscience supérieure, agit selon son idéal, alors que la voie exotérique religieuse ne vise pas à libérer l’être de sa condition humaine, mais au contraire à lui faire percevoir ce qu’il ne pourra jamais atteindre.

Elle implique malgré tout plusieurs conditions pouvant se résumer en trois principales :

– Les capacités inhérentes à l’individu d’aborder et poursuivre la voie initiatique, ou materia prima, d’une importance majeure tant au recrutement qu’à la cooptation.
– Le rattachement à un ordre initiatique traditionnel tant pour la réception que la transmission de l’influence spirituelle qui ordonne et développe ;
– Le travail intérieur sur soi-même, avec l’aide du groupe et autres adjuvants extérieurs, réalise graduellement d’étape en étape, vers la réalisation de l’Être.

Qui plus est, la conscience initiatique, stimulée dans cette démarche, peut se concevoir comme un regard de l’oeil intérieur, si souvent présent au coeur de nos symboles, d’une portée bien plus profonde et plus large que l’approche profane, et donc que les mots et le savoir ne sauraient exprimer sans la trahir.

C’est dans ce sens que le symbolisme, non opposé au savoir, mais d’un ordre tout autre, joue un rôle essentiel ; il stimule l’imaginaire, agrandit notre angle de vision en incitant sans cesse à une recherche plus large, en particulier par l’association des différents symboles pour percevoir une nouvelle signification globalisante et unifiante.

Langage universel et a-dogmatique par nature, celui de la mémoire de l’homme et donc trait d’union entre tous les hommes dans le temps et l’espace, sa pratique aide à accomplir la transmutation de l’Être en associant dans l’équilibre et l’harmonie les forces apparemment contradictoires.

Le rituel, quant à lui, est la traduction en mode vital de ce langage ; il est de ce fait l’une des clés de la voie initiatique, susceptible, lorsqu’il est vécu de façon active, de développer chez l’initié la conception de la manifestation vitale elle-même. Toute phrase, tout signe, tout symbole, tout règlement même du rite doit soulever en nous la question « Quel sens de ma vie et de moi-même est manifesté, mis en cause, reflété ou éclairé par cette rencontre ? », nous renvoyant en nous-même, de perception en perception, vers l’approfondissement de notre conscience.

Les rites et symboles n’ont donc pas de contenu mais un contenant ou un chemin vers le contenu qui ne pose de questions qu’à nous-même.

L’initiation maçonnique est donc avant tout un travail sur soi partant d’une perception de ce qu’il y a à découvrir, puis l’expérimentant et ensuite ajustant la connaissance à l’experience. Dans ce domaine, savoir avant fausse l’expérience et l’initié ne reçoit jamais qu’un protocole, pas un résultat. Ce protocole n’est lui-même qu’une préparation au travail purement intérieur par lequel l’initiation, de virtuelle, deviendra plus ou moins effective.

C’est en ce point en particulier que l’enseignement initiatique maçonnique diffère radicalement de tout enseignement profane. Il est en effet impossible, malgré l’unité et l’immutabilité du principe qu’il y ait deux initiations exactement semblables pour deux individus différents.

C’est pourquoi l’initiation maçonnique doit comprendre, et de fait comprend, en particulier au R E A A, le maximum de voies de réalisation possibles propres à chaque catégorie d’être et à chaque être lui-même, en les totalisant et les synthétisant dans la voie universelle ; nous reviendrons sur ce caractère globalisant et unifiant.

Si le travail sur soi est une des bases de la voie maçonnique, il est illusoire de penser pouvoir s’initier soi même, sans guide et sans méthode, dans un processus aussi complexe et précis.

Sur ce chemin, seuls les plus avancés peuvent juger de notre materia prima, notre niveau de compréhension et d’expression de l’oeuvre initiatique, mais aussi du moment le plus profitable pour passer d’un degré à l’autre.

Qui plus est, sans transmission initiatique régulière, assurant le lien à la chaîne initiatique, nos rites et symboles ne seraient rapidement que simulacres et parodies. Par contre, cette initiation symbolique peut être transmise même par quelqu’un qui n’en a pas compris le sens si les symboles ont été maintenus intacts ; c’est là la force et le fondement même du secret maçonnique qu’on ne pourra jamais communiquer, mais qui ne peut pas non plus disparaître.

Ainsi l’initié, en transmettant le dépôt « sacré » qu’il a reçu, dépasse les limites de sa vie terrestre et domine sa mort biologique.

Ce caractère « sacré » de l’adhésion se retrouve aussi dans les serments, qui nous engagent au travail et à des actions et comportements qui anticipent notre avenir et notre devoir d’exemplarité vis à vis des nouveaux FF en marche.

Les planches participent également de ce caractère en ce sens que leur intérêt principal réside dans les interrogations qu’elles provoquent, les voies nouvelles de recherche et de transmission qu’elles suggèrent, pour réduire la distance qui sépare chacun de sa source.

En un mot, on s’initie à soi par l’autre sur la voie qui conduit à être en même temps soi et tout.

Mais cette voie vers la perception de notre Être intérieur est longue, progressive, étape par étape, et ce, par essence, sans fin, chacune d’elles introduisant un peu plus de conscience, de lumière et de connaissance, et apparaissant comme un barreau, point d’appui vers les suivantes dans la foi et l’espérance d’un Homme libéré par l’esprit.

Une autre caractéristique de cette voie progressive est son caractère non linéaire. La vision cyclique des sociétés initiatiques antiques se retrouve naturellement dans la franc-maçonnerie ; ainsi la voie initiatique apparaît plutôt comme une spirale, avec des retours, des recentrements, des détours, les enseignements étant d’autant plus riches que les obstacles sont franchis.

Mais l’évolution de cette spirale se fait en s’écartant toujours un peu plus du centre à chaque passage, chaque grade n’élevant pas mais recentrant en ouvrant sur le monde de la profondeur de la Connaissance, en écartant toutefois de notre propre centre que constitue notre ego.

Cette progression par allers-retours, en mouvements quasi cycliques mais non répétitifs, met en jeu une série de morts et renaissances initiatiques, pour retrouver l’unité primordiale, redevenir l’un et le tout, retrouver le lien entre le fini et l’infini.

Présent dès le début avec la mort du profane et son testament philosophique, celle des épis de blé, celle d’Hiram qui renaît en chacun de ses « fils de la putréfaction », le véritable sacrificeinitiatique est celui de l’égo, de l’individualité, des différences, des altérités, qui sont à la base de la plupart des passions conflictuelles et des souffrances du vieil homme.

Cette mort n’est en fait qu’une régénération, une purification, une libération par assouplissement de l’égo ; par la relativisation du « moi observateur », nous ne devons pas tuer ce que nous sommes mais l’achever avec une nouvelle conscience faite d’intelligence sensible plus que d’intellect pour accomplir et rendre effective cette phrase fameuse de notre rituel « Prenez place mes FF ».

Pour alimenter cette remise en cause perpétuelle, la voie initiatique requiert en premier lieu une grande humilité, d’autant qu’elle est probablement sans fin : comme une chaîne ininterrompue de savants a établi le savoir actuel, une chaîne ininterrompue d’initiés peut conduire l’humanité vers son Être. Cette humilité active conduit à oser, prendre le risque de se perfectionner, de devenir autre, de se retrouver et de retrouver l’autre dans sa profondeur. La prise de conscience qui en résulte, loin d’impliquer l’orgueil, auto-alimente l’humilité face à l’universel, au possible et à l’infini. On reconnaît le véritable initié, selon moi, au fait qu’il est le seul à ne pas se reconnaître comme tel.

Cette démarche humble n’en est donc pas moins active et volontaire d’abord parce qu’elle ramène toujours à l’action humaniste dans le monde, mais surtout parce qu’elle consiste dans la prise en charge volontaire de l’éveil de sa propre conscience. Ainsi, après avoir acquis la maîtrise du moi par l’identification au macrocosme cosmique et appréhendé une conscience supérieure, l’initié devra améliorer le monde et collaborer au Grand OEuvre : L’essence se projette sans cesse en lui, tout mouvement ascendant étant accompagné d’un mouvement descendant, pour remonter de plus en plus haut, mais aussi transmettre.

Loin d’isoler, cette voie le pousse donc à mieux tenir sa place et croître dans le monde pour assumer par la présence extérieure sa place intérieure. Ainsi, sa quête s’effectue aussi hors du Temple par confrontation de l’expérience et du « réel » à une vision plus abstraite, établissant le lien entre la Connaissance et l’Action.

La voie initiatique consiste donc en une expérience totale de la vie humaine, c’est à dire en l’acquisition d’une capacité à se connaître et à connaître le monde, à travers les symboles et rites qui dépassent les conditions de la pensée et de l’existence.

L’initié doit en effet réaliser à la fois l’analyse et la synthèse, utiliser la perception et l’intuition, conjuguer le soi et le non-soi ; il doit fabriquer de l’absolu avec du relatif, de l’infini avec du fini, de l’éternel avec du temporel, son travail étant conçu comme un geste sacré, co-participation au Grand OEuvre. Il agit comme la vie, en créant de l’ordre à partir du chaos ou encore, en rassemblant ce qui est épars.

Cette vision globale est aussi fondamentale pour la compréhension de la voie initiatique, mouvement continu et progressif, formant un tout harmonieux dont on ne peut séparer les éléments sans destruction, à l’image de la grenade.

Le dénominateur commun est l’Homme, le but, l’épanouissement et la plénitude de sa destinée, la conduite, l’Amour qui synthétise toutes les qualités de l’initié dans son don total à cet idéal.

Connaissance, Action et Amour au quotidien, pour nourrir la conscience de l’Être individuel et universel, voilà qui résume, me semble-t-il, les voies de l’initiation maçonnique.

Ainsi diffère-t-elle fondamentalement et par « principe » des dogmes et théories profanes car elle tend à développer en l’homme des valeurs primordiales et universelles.

C’est aussi pourquoi, selon moi, il n’existe pas plusieurs voies maçonniques mais une seule, par essence initiatique traditionnelle, d’une profonde unité, proposant différents chemins rituelliques, dont plusieurs peuvent être empruntés par étapes successives et progressives, permettant à chaque individu particulier en lui-même de déterminer son propre cursus pour remonter à rebours vers ses principes, et faire de lui un Homme accompli, toute révélation étant intimement dépendante celui qui la reçoit.

Voie ésotérique, spirituelle, sacrée ou sacerdotale, faite de raison et d’intuition, impliquant comme conséquence des comportements sociaux et politiques au sens étymologique, elle recèle des influences compagnonniques, monacales, kabbalistiques, théurgiques, alchimiques, hermétiques, chevaleresques, templières, rosicruciennes et christiques, c’est à dire essentiellement judéo-chrétiennes et occidentales, sans oublier les influences pythagoriciennes (souvenons-nous du fameux « connais toi toi-même… »), ainsi qu’egyptiennes.

Si nous sommes nécessairement engagés dans une des grandes traditions de l’histoire, chacune ayant mis l’accent sur une vertu particulière, la F M n’a pas à choisir l’une plutôt que l’autre de ces traditions. Sa voie, sa méthode, bien que culturellement spécifique, est aussi universelle par le symbolisme et le raisonnement analogique.

Par ailleurs, le parallélisme entre toutes les voies initiatiques, qui malgré ce caractère, se rejoignent car tendant à l’universel humain, renforce l’hypothèse d’un inconscient collectif, d’une tradition primordiale dont les noyaux se transmettent de Maître à Initié.

La F M m’apparaît pour l’occident, et peut-être au delà, comme l’athanor, le creuset de fusion de toutes ces traditions, centre de l’union dans la différence.

Mais pour autant, la F M n’en est pas un syncrétisme, mais seulement une gardienne de leur unité essentielle dans leurs différents modes d’expression formant un tout subtil et cohérent, venu de la nuit des temps, qui, par son essence principielle, ne s’oppose pas mais contribue à la compréhension des autres ésotérismes sinon des religions.

Grâce à elle, l’initié s’insère dans la chaîne des inities de tous temps et de tous lieux sans bornes ni limites.

Pour peu que les maçons eux-mêmes prennent conscience de la richesse de cet Ordre, image d’une sociéte humaine inspirée par la Connaissance, la Justice, le Devoir et l’Amour, pour peu qu’elle conserve son sens et sa méthode exigeante, l’initiation maçonnique, en réconciliant l’esprit et la matière, l’action et l’intuition, peut apparaître comme une réponse, ou mieux un complement traditionnel et moderne à la fois, aux savoirs vainqueurs des religiosités.

Véritable science de l’homme, elle ouvre, au-delà de la dynamique constante sur Soi et sur la Société, au dépassement de soi, à une quête transcendante du micro au macrocosme, soutenue par l’Amour.

Cette dynamique profonde était déjà exprimée, de façon on ne peut plus synthétique et vivifiante à la fois, par notre F Wolfgang Von Goethe : « Que ta soif d’absolu soit suivie d’actions enthousiastes, que tes inspirations soient imprégnées d’Amour, que ta vie signifie : Agir ! »

J’ai dit.

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