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Le 18ème degré CHRC, vous aura permis de fréquenter les Sentiers de l’Amour
Non communiqué
RC
« Pensez-vous que le 19ème degré, Grand Pontife ou Sublime Ecossais dit de la Jérusalem Céleste puisse apporter une contribution à cette voie spirituelle ? »
Introduction
Répondre à cette question c’est d’abord définir d’une manière synthétique ce que représente le 18ème degré du REAA dans le cheminement de l’initié, puis voir dans quelle mesure le 19ème degré, Grand pontife ou Sublime Ecossais dit de la Jérusalem Céleste peut concourir à éclairer la voie du chevalier R+C dans sa quête de l’immortalité.
Nous savons que le 18ème degré ou Chevalier Rose Croix est le dernier des grades capitulaires au Rite Ecossais Ancien et Accepté après celui de Chevalier d’Orient et de l’Epée (15ème degré), Prince de Jérusalem (16ème degré) et Chevalier d’Orient et d’Occident (17ème degré).
En effet, le Chevalier R+C, initié ascendant, a sacrifié l’agneau, la source involontaire de ses pulsions pour rentrer dans une nouvelle œuvre au noir qui lui a permis de renaître en esprit, modifiant ainsi sa perception de lui même, des autres, de la nature et de l’univers tout entier. Mais sans abandonner le Temple matériel, il a consacré l’investissement de l’homme par l’esprit , découvrant que le Temple doit être de nature spirituelle et que l’outil pour le construire c’est l’Amour, parce que l’amour est un archétype,une émotion et une sensation quigénèrent toute une séquence de particules lumineuses, d’ondes vibratoires et énergétiquesqui tel un battement fait résonner tous les corps subtilspour les raffiner d’avantage, et les projeter vers un état de conscience supérieure. Cette loi nouvelle, humaniste et forte, lui a ouvert les perspectives d’un monde nouveau, en abandonnant ainsi pour un temps la force pour magnifier l’altérité, l’altruisme et l’agapè.
La Parole perdue par le déchainement des passions est retrouvée grâce à la Foi, à la Charité et à l’Espérance.
Mais le Chevalier R+C se demande si ces valeurs sont suffisantes pour la construction d’un monde meilleur et plus éclairé. A cette question, il répond que non. C’est donc dans cet état d’esprit qu’il va poursuivre sa quête philosophique et spirituelle et se prépare à poursuivre efficacement son cheminement initiatique dans le degré suivant de la hiérarchie écossaise.
La Loge de Grand Pontife ou Sublime Ecossais dit de la Jérusalem Céleste est le premier de ces états de conscience dans lequel le chevalier R+C va s’intégrer et ouvre un nouveau cycle de réalisation spirituelle après les quatre grades capitulaires.
Mais pour atteindre un état de conscience plus élevé dans la voie spirituelle, il faut nécessairement descendre au plus profond des enfers pour obtenir l’impulsion nécessaire de monter jusqu’au plus haut des cieux, recommandait YUSSAF BEN YACOB, Grand prêtre Essénien.
C’est pourquoi ayant sacrifié la bête en lui, il erre dans une nouvelle œuvre au noir, et au sommet de la montagne, il est abandonné dans une retraite nécessaire, pour y refaire encore une fois usage de son fil à plomb afin d’examiner scrupuleusement les recoins de son temple intérieur, pour faire une rétrospective de ce qu’il a réalisé et de voir et de ce qui lui reste à accomplir afin d’activer les différents corps énergétiques de son être pour s’unir à sa parcelle divine et ainsi s’ouvrir à la dimension de l’infini.Pour cela, il doit laisser de nouveau à la porte du temple pour un temps toutes les connaissances acquises jusqu’alors pour mieux appréhender les nouvelles définitions symboliques afin de rétablir l’ancien temple dans toute sa majesté : la Jérusalem Céleste, son Temple spirituel, celui qu’il veut reconstruire, celui qui est en nous, notre quintessence de dimension cosmique, universelle, cet absolu que nous cherchons tous.
Dans cette voie d’éveil et de transformation de sa nature spirituelle profonde, le chevalier R+C prend conscience qu’il n’a pas encore atteint l’infini perfection à laquelle il rêvait. Il voit son égo taillé et poli par ses efforts, cacher encore une part de ténèbres, qu’il y a des zones de sa conscience qui exigent d’être re nettoyées et celles qui ont besoin d’être fertilisées. Il s’agit donc pour lui de manifester et de syntoniser consciemment de nouveaux paramètres vibratoires nécessaires au saut quantique de son évolution spirituelle.
Enrichi donc par ces connaissances et s’appuyant sur l’Amour, le Chevalier R+C va passer à l’action au sens spirituel le plus élevé, en œuvrant à l’anoblissement de l’être par la pratique des plus nobles vertus, et ce grâce au pouvoir du Grand pontife qui va parfaireson enseignementet développer en lui la Foi par la suprématie du Bien, l’Espérance inébranlable dans la perfectibilité humaine et la pratique de la Charité en aidant avec compassion les malheureux quelle que soit leur situation. Ces trois vertus avaient permis au chevalier R+C de s’élever virtuellement jusqu’à la Jérusalem céleste, au 19ème degré, la Loge du Grand Pontife en est le reflet.
Ce degré propose donc au Chevalier R+C, la quête de la Jérusalem Céleste, prototype du Temple idéal qui se trouve dans la Vraie Lumière du Saint des Saints puisqu’il est reçu en lieu qui n’a besoin ni de soleil, ni de la lune pour être éclairé, et ce, par une recherche constante de la vérité dont la force réside dans la sainteté de la Loge. L’objectif du grade est de parvenir à instruire l’initié à transcender la condition de la vie ordinaire, grâce à une perception élevée de ce qui fut, de ce qui est et de ce qui sera. Cette compréhension métaphysique lui permet d’avoir une approche de la perfection, du vrai, de la Connaissance qui permet d’accéder à l’Amour universel en permanence.Le bandeau bleu orné de douze étoiles d’or que porte le Grand Pontife démontre qu’il s’est élevé dans les hauteurs célestes, dans le bleu de la compréhension et de l’or de la connaissance totale.
Nous constatons là l’apparition d’un monde où le Grand Pontife a construit un pont entre ces deux niveaux de connaissance, entre ces deux niveaux d’espace-temps, entre les contingences matérielles et la transcendance spirituelle, entre lui et le divin, où l’œuvre est comprise d’un côté comme une réalisation et de l’autre un accomplissement, pour permettre la fusion de la matière et de l’Esprit, où Ciel et Terre ne font plus qu’un, où l’homme retrouve son état primordial. C’est pourquoi les heures d’ouverture et de fermeture des travaux sont respectivement l’heure prédite et l’heure accomplie. Les lettres Alpha et Oméga, gravées sur le bijou du Grand Pontife, reprennent en d’autres termes la dimension sacrée de cette réalisation, et plus encore, ces lettres à l’avers et au revers du bijou rapprochent et relativisent leur différence de dimension. Ainsi, il doit désormais reformuler le sens des lettres pour en saisir l’esprit et revivifier ses propres connaissances spirituelles.
S’inspirant de l’Apocalypse de Jean tout comme le 18ème, ce gradeest aussi d’inspiration christique.C’est la raison pour laquelle le Grand Pontife dit onestla suite et la réalisation complète du Chevalier R+C.Nous assistons donc à la fin d’un cycle.
La vie de l’initié apparaît donc comme une mutation permanente, un perpétuel processus de transformation visible et invisible. En intégrant la loge de Grand Pontife, l’initié entre dans la fraternité des puissances créatrices, s’immerge dans la matrice stellaire où tout se crée. Désormais il est celui qui sait, mais qui sait à la clarté du jour, parce qu’il n’est pas encore le maître de toutes les choses. En d’autres termes, c’est un chevalier de l’esprit qui vit parmi les Dieux, mais qui n’est pas encore un Dieu.
Conclusion
Le 19ème degré clôt une série de grades johanniques qui part du 15ème degré. Le chevalier R+C a reçu la révélation de la nouvelle loi qui se fonde sur l’amour du prochain et que cet idéal a conduit à un sommet, un aboutissement qui se retrouve au 19ème degré celui de Grand Pontife ou Sublime Ecossais dit de la Jérusalem Céleste, lorsqu’il reçoit l’initiation sacerdotale de l’Ordre de Melchisédech.
Ce degré concentre en lui de manière lumineuse la raison d’être du travail devant conduire le chevalier de l’esprit à élever sa pensée et affinant sa sensibilité, conditions nécessaires à la poursuite de l’œuvre.
Ce cycle johannique est aussi le seuil de l’expansion spirituelle d’un autre niveau du processus de conscientisationet de rectification de l’énergie divine.Il y a donc achèvement, aboutissement d’un cycle et ouverture d’un autre.
J’ai dit.