30° #427012 Le 3ième serment de ce grade Auteur: H∴ D∴ Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué Deus Meumque IusRite EcossaisAncien et AcceptéOrdo Ab ChaoAu nom et sous les auspices du Suprême Conseil de FranceLiberté Égalité FraternitéTrès Éminent Commandeur et vous tous mes TT Chevaliers Kadosch.Comme il n’est pas très long, je vais le lire :« Je jure de ne jamais faire tort à aucun Chevalier Kadosch : De me porter au contraire, au secours moral ou matériel de celui qui, dans le péril ou la détresse, ferait appel à moi. Je jure de coordonner mon action avec celle des autres Chevaliers Kadosch et de leur prêter assistance dans leurs entreprises en faveur de l’ordre et de ses buts »Toute la difficulté de ce type de sujet est, pour moi, de tenter d’eXtraire une pensée intelligente d’un concept sur lequel nous nous engageons, sur lequel nous jurons alors qu’il semble de prime abord tellement évident qu’un engagement doit être respecté envers et contre tout qu’il me paraît difficile d’y ajouter autre chose que : Je respecterai ma parole.Et pourtant… !Depuis le premier jour où je suis entré en franc-maçonnerie, j’ai eu à prêter un nombre presque incalculable de serments et d’obligations.Tous au fil des grades passés, me pénétraient et m’amenaient à ré fléchir sur ma condition de maçon et sur mon évolution au sein de cet ordre.Car contrairement au serment d’ivrogne dont la durée est proportionnelle au temps de dissipation de l’alcool ingurgité, le serment maçonnique prend sa valeur dans l’engagement volontaire, réfléchi et intemporel de celui qui le prête.En effet, le franc-maçon, homme libre et de bonnes mœurs, sait que l’étymologie de ce mot est sacrare, rendre sacré et que par conséquent, l’engagement doit être et demeurer, inviolé à jamais.Le simple fait de jurer, devrait suffire à tout homme pour se sentir engagé et obligé de respecter totalement sa parole.Pourtant afin de renforcer encore plus la notion d’indéfectibilité du pacte contracté, la plupart des serments sont effectués sur un livre sacré, liant ainsi le contractant avec le divin.Ainsi toute défection même partielle entraînerait la pire des sanctions dans ce monde comme dans le monde de l’Orient Eternel.Il s’inscrit dans une dimension qui dépasse sa propre personne en le mettant dépendant d’un jugement véritable ou supposée et qui, en parallèle le rend solidaire d’une idée, d’un clan, d’un groupe dont les membres auront également suivi le même parcours, prêté le ou les mêmes serments et obligations.C’est ce qui est demandé globalement au nouveau Chevalier Kadosch dans le troisième serment.Le Grand Inspecteur et Grand Élu Chevalier Kadosch est le dernier grade initiatique de l’ordre, à ce titre il a acquis un certain savoir qui l’aura amené vers une certaine connaissance selon la distinction que nous faisons des deux.Mais bien avant d’être parvenu au 30ième degré du Rite Écossais Ancien et Accepté, rempli d’une immense fierté d’avoir été initié au grade d’apprenti, le nouveau frère prête son premier serment où il est question d’avoir la gorge tranchée si ce dernier révèle quoi que ce soit de sa nouvelle expérience; … Bien qu’il en meurt d’envie.Plus tard, les serments qui seront contractés, revêtiront rapidement une autre dimension, notamment dans les hauts grades où l’accent sera plus particulièrement mis sur, bien entendu, les secrets du grade mais aussi sur l’allégeance au Suprême Conseil de France et surtout, surtout, sur l’amour de son prochain, particulièrement développé dans le rituel du 18ième degré.Le Chevalier Kadosch comme dans beaucoup de légendes de grades, est à la fois un être extérieur et intérieur, extérieur dans le sens où il a pour devoir d’agir dans la société maçonnique et civile, intérieur dans la mesure où il a pour tâche, de continuer à combattre ses démons personnels.En restant dans le cadre strict du 3ième serment afin de ne pas déborder sur d’autres réflexions, il convient de remarquer que celui-ci, prêté par le Chevalier Kadosch, à trait à deux engagements, il doit non seulement nePas faire de tord à ses FF d’armes donc à lui-même, en leur portant assistance et aide en cas de besoin mais il doit également travailler sans relâche au développement de l’ordre et de ses buts.Que signifie donc ces paroles;Dans le premier engagement, le Chevalier Kadosch étant arrivé au dernier degré symbolique du rite, tous les FF des degrés inférieurs deviennent d’une certaine façon sous sa responsabilité maçonnique, car nous sommes dans un processus de transformation de l’être ; Orle Chevalier Kadosch a terminé son parcours initiatique, il connaît la parole perdue, il est devenu parfait, symboliquement parlant, bien entendu.Donc après avoir gravi les degrés de la connaissance, il doit redescendre symboliquement pour transmettre avec amourle fruit d’un travail qui aura commencé depuis de nombreuses années et dont il ne verra malheureusement pas l’aboutissement.Avec Amour,dis-je mais non sans une certaine fermeté quant au respect du rite et du rituel. Ce travail revêt plusieurs aspects.A mon sens, même si on prône le contraire, la responsabilité du maçon s’arrête à sa propre construction spirituelle, si celle-ci est réussie, elle contribuera naturellement et automatiquement, en parallèle, à l’édification d’un être dont lavaleur humaine sera reconnue non seulement par ses pairs mais également en dehors de nos temples dans le monde profane.En effet, que signifierait ce long parcours si le franc-maçon du 30ième degré, Chevalier Kadosch, respecté et envié par beaucoup de ses FF ne représentait pas l’EXEMPLE à suivre, s’il se contentait seulement d’amasser un savoir vide de substance, vide de substrat pour seulement être et paraître en étalant simplement une foi maçonnique et un grand savoir.L’opuscule d’instruction à ce grade ne dit-il pas, je raccourci volontairement :•« De défendre la cause de la justice et les droits de l’homme »•« De combattre tous les despotismes »•« De détester, l’intolérance, l’hypocrisie, l’imposture et l’usurpation »Un autre livre, bien plus célèbre, ne dit-il pas lui aussi:•« Il en ainsi de la foi, si elle n’a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même » (Jacques 2: 17) .Il est vrai qu’il n’y aurait rien de plus choquant, de plus détestable de s’apercevoir subitement que pétri d’autosatisfaction, l’être dont je disais plus haut qu’il devrait être l’Exemple, n’est en ait qu’une baudruche vide et méprisable revêtu d’un simple verni, tout ce qu’il y de plus superficiel.En conclusion de ce premier engagement; Le Chevalier Kadosch, se doit d’être amour envers autrui, en commençant par ses pairs.En ce qui concerne le deus ,ième engagement du troisième serment, le message me semble particulièrement évident.Pour la premièrefois à ma connaissance, de façon aussi précise, la juridiction je dis bien, la juridiction et non l’obédience, demande clairement au nouvel initié, de favoriser le développement de l’Ordre.Or, quoi de plus normal;En effet toute entreprise humaine a besoin pour croître de coordonner et d’harmoniser ses efforts pour arriver à ses objectifs.Quand les objectifs d’un ordre, de notre ordre, de la juridiction, sont clairement orientés vers le bien-être de l’humanité, le devoir des ses membres et notamment ce de ses cadres, est de contribuer au développement et à la pérennité des idées et des actions de celui-ci.Pour cela, une modification très importante intervient dans la prestation de serment dès le 4ième degré.Alors que dans les loges bleues, les serments comportaient seulement le respect des secrets du grade et la soumission à un comportement en adéquation avec nos idéaux spirituels et humanistes, tout d’un coup, dans les hauts grades, une notion appuyée d’obéissance, que dis-je, une obligation d’allégeance aux Suprême Conseil de (France apparaît dans le libellé d’un serment.Par la suite, cet engagement sera répété, encore et encore a fin que progressivement, les FF au fur et à mesure en soient totalement imprégnés.Le 3ième serment montre bien la nécessité de cohésion et de fraternité recherchée au sein de notre ordre dans le but évident de consolider notre temple mais également de construire autours du temple une forteresse capable de résister aux assauts du mal.Depuis la nuit des temps, la franc-maçonnerie a été considérée par les dictateurs de tout poil comme les fantômes de leurs craintes, de leurs peurs, le contre pouvoir qu’ils ne voulaient à aucun prix voir contrecarrer leurs sinistres desseins.Et ils avaient raison la franc-maçonnerie en général, toute obédience con fondue a souvent résisté au despotisme sous toutes ses formes car c’est l’une des ses raisons d’être, c’est en quelque sorte dans ses gênes.Pour conclure, une franc-maçonnerie forte ou tous ses membres, parfaitement conscients des véritables buts que c’est fixé le Suprême Conseil de (France, dans lequel tous ses membres oeuvrent dans le même sens, vers un même objectif, aura plus de chance d’arriver à ses fins; Soit, arriver au bout du chemin qu’elle s’est tracé dans l’idéal maçonnique.J’ai dit Très Éminent Commandeur. 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