30° #427012

Le Christianisme Orthodoxe : La Philocalie

Auteur:

J∴ M∴ R∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Ordo Ab Chao – Deus Meumque Jus
Sous la Juridiction du Suprême Conseil
Pour la France
Des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du
33ème et Dernier Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté

Résumé

Demande faite par moi-même…à André…30ème.

« J’aimerai augmenter l’interactivité entre nous tous au 18 et 30ème degré. Cela serait me parait intéressant que tu fasses le résumé de ma propre planche compte tenu, je le pense qu’il s’agit d’un un sujet qui t’intéresse. Ce serait une certaine forme d’interactivité…pourquoi pas ? »

Tu me dis… Si cela te tente… Merci !

Sa réponse…

« Tu m’as donné du travail…et l’Universalis m’entrainait dans des directions innombrables qui me faisaient perdre de vue ton sujet, certes passionnant mais difficile à contenir. J’ai essayé de ne retenir que les éléments qui trouvent résonnance dans notre recherche maçonnique ».

Voici donc un résumé… : (Dès le lendemain de ma demande !)

« L’Histoire marquée par l’opposition entre Rome et Byzance verra le développement de l’orthodoxie, l’une des grandes composantes du christianisme, dans la zone orientale du bassin méditerranéen. L’église orthodoxe s’attache à une ascèse de la sobriété et développe un aspect plus intérieur de la profondeur de la prière qui doit mener à l’expérience de Dieu. L’église orthodoxe ne veut être que fidélité à l’évangile « celui qui est né de l’esprit n’est qu’esprit » Jean 3-6 « l’esprit le submerge dans son océan de lumière…jusqu’à ce qu’il atteigne les hauteurs de l’amour…purifié, devenu miséricorde le voici digne de contempler la Sainte Trinité ». Cet amour de la beauté ou philocalie à travers une méthode de la « prière intérieure » ordonnée à la contemplation, trouve sa plus belle expression dans un recueil publié en 1782, vaste florilège de témoins, s’affirme comme l’encyclopédie des voies pour atteindre la « lumière incréée ». Les pères Neptiques Macaire et Nicodème, les pères du mont Athos développent la méthode de la psalmodie de la prière pour dégager la vraie personnalité, le centre profond de chaque être où habite Dieu. L’ambition de la spiritualité orthodoxe est là : transfigurer déifier l’être tout entier par la rencontre de la lumière divine. Il s’agit de prendre soin de développer la dimension spirituelle de la beauté intérieure de tous pour recouvrer l’Unité et l’intégrité originelle ».

Et si nous reprenions quelques grands aspects de la spiritualité orthodoxe :

Aspects contemplatifs…

  • La gloire et la condescendance du verbe incarné.
  • La bonne nouvelle de la Résurrection.

Aspect moral et ascetique…

  • L’effort nécessaire.
  • L’impuissance de l’homme à se sauver lui-même.
  • L’humilité.
  • La sobriété spirituelle.

La prière intérieure…

  • Union au Christ…
  • Renoncement à soi-même ; Synergie de la grâce et de l’effort.

La conversion intérieure…

  • La conversion du cœur.
  • La rencontre avec le Divin.
  • L’attendrissement du cœur.
  • La conversion par la beauté.

Notre T P G M, nous a proposé comme plan de travail triennal 2012 – 2015 : « Vivre la dualité pour agir dans l’amour. Chevalier Kadosch : Savoir pour faire et parfaire ».

Ce plan réuni 2 groupes de travaux… Des travaux sur les degrés (intermédiaires) et l’histoire maçonnique du degré de Chevalier Kadosch.

Enfin…

Des travaux sur les Grands courants de la pensée initiatique et religieuse.

Le thème qu’il m’est proposé de vous traiter relève du second groupe : Ce groupe comprend…

Les courants pré-chrétiens…

Les courants Chrétiens…

  • Judaïsme, judéo christianisme, et Christianisme… Les débuts.
  • Saint Jean Baptiste et les Esséniens.
  • Les Pères de l’église : Irénée, Saint Augustin, la Di dache.
  • La voie orthodoxe : La Philocalie.
  • Le mysticisme Chrétien Hildegarde de Bingen, J. Böhme. (Bhoeme)
  • L’incarnation.
  • La Gnose et le gnosticisme.
  • L’hermétisme alexandrin.
  • Les évangiles apocryphes : Philippe, Marie, Pierre.
  • Qumran, Nag-Hammadi.

Le problème du mal…

Orthodoxie et monotheïsme

Le christianisme orthodoxe ou orthodoxie est l’une des trois principales confessions chrétiennes.

Il est organisé en de nombreuses églises territoriales et non nationales ce qui constitue l’une de ses spécificités par rapport au christianisme romain. Les Eglises orthodoxes sont nées ou ont été fondées en même temps que l’église catholique lors du schisme de 1054 mais dans l’antique zone de culture grecque c’est-à-dire dans la zone orientale du bassin de la Méditerranée.

Orthodoxie et philocalie

La spiritualité de l’Eglise orthodoxe ne veut être que fidélité à l’Evangile, à la prédiction des apôtres, à la foi et à la prière de l’Eglise et fidélité à la tradition dans son orthodoxie.

Une tradition qui relie à des témoins, les Pères Neptiques qui l’ont incarnée, fait vivre et fructifier au long des siècles de générations en générations dans une ascèse de sobriété.

(La nepsis, c’est la sobriété de l’âme).

Ces Maîtres spirituels qui ont intégré l’évangile à leur existence ont ainsi su en transmettre toute la force en assurant la fermeté de sa doctrine. Mais en arrière-plan de leur œuvre théologique, il existe un aspect plus intérieur : La profondeur de l’expérience de la prière, de l’expérience de Dieu, la tradition ascétique de la Philocalie qui s’est transmise depuis les Pères du désert jusqu’à nous en passant notamment par le Sinaï et le Mont Athos.

Origines de la philocalie

« Philokalia » signifie en grec « amour de la beauté ». Ce terme a été utilisé dès l’Antiquité au sens de collection ou anthologie de textes choisis. Ainsi la philocalie est un corpus de textes, une bibliothèque spirituelle ou ascétique constituée d’écrits rédigés en langue grecque entre le IVème et le XIVème siècle.

Ces textes ont été exhumés des bibliothèques orientales par plusieurs personnalités du monachisme grec et slave du XVIIIème siècle.

La première édition de la Philocalie a eu lieu à Venise en 1782, préparée en amont de 1774 à 1777 par Macaire de Corinthe qui constitua la collection des textes neptiques puis en confia ensuite la préface et l’édition à Nicodème l’Hagiorite en 1777 et 1778.

Ces diverses personnalités ont été animées par une même quête et un même idéal : parvenir à la sainteté en renouant avec la spiritualité des Pères Neptiques et leur pratique de la prière du cœur.

L’histoire de cette tradition qui fut et demeure un pont entre la civilisation européenne et l’Orient constitue une référence essentielle de la spiritualité orthodoxe.

La diffusion de l’esprit philocalique en occident

Adressée à tous les orthodoxes, moines, laïcs, la Philocalie est aussi plus simplement destinée à tous les chrétiens en tant que personnes responsables de leur salut, indépendamment des institutions ecclésiastiques auxquelles ils se rattachent.

La Philocalie n’est pas une œuvre confessionnelle.

L’ambition des éditeurs grecs était de riposter au rationalisme des Lumières en diffusant ces textes auprès d’un large public de moines comme de laïcs.

La Philocalie a ainsi rencontré l’enthousiasme du public occidental déjà préparé à la recevoir à travers les traductions des « Récits d’un pèlerin russe ».

L’enseignement spirituel de la philocalie

Il commence par synthétiser l’anthropologie chrétienne : Doté d’une nature spirituelle, l’homme est un macrocosme pris dans le microcosme du monde matériel. Son corps est comme un palais où l’intellect est le Roi et les 5 sens sont les fenêtres. L’activité ascétique de purification concerne chaque sens dans ce qui lui est propre.

L’homme doit ainsi veiller à préserver sa vision, son ouïe, son odorat, son goût, son toucher et a fortiori son imagination des atteintes extérieures. Cette praxis est nécessaire mais elle n’est pas suffisante. Il est nécessaire qu’une praxis supérieure prenne le relais, celle de la prière et la méthode de raison des hésychastes (hésyckia : Silence, paix intérieure).

L’histoire relate qu’un jeune philosophe passionné de Philocalie vint un jour au Mont Athos pour y recevoir l’enseignement d’un père spirituel afin de développer des méthodes de méditation.

Il ne venait pas pour entendre un discours de plus mais pour vivre en situation l’expérience du dedans au titre de l’initiation.

Après avoir longuement examiné le jeune homme, le père lui assigna un cortège de 5 épreuves avant de parler de prière du cœur. Il lui apprit donc qu’il devait pratiquer et comprendre le sens de chacune de ces épreuves.

Tout d’abord être capable de méditer comme une montagne, puis comme un coquelicot, puis comme l’océan, puis comme un oiseau, puis comme Abraham et enfin comme Jésus.

Au terme de cette quête où l’esprit du jeune avait rencontré celui des éléments, du végétal, de l’homme et de Dieu en l’homme, le père lui demanda de rentrer chez lui et qu’il verrait bien ce qu’il resterait de ses belles méditations hésychastes.

Le jeune homme dans toutes les situations difficiles de son existence faisait appel selon la circonstance à la montagne, au coquelicot, à l’océan, à l’oiseau, à Abraham ou à Jésus. Extérieurement il était un homme comme les autres. Il ne cherchait pas à avoir l’air d’un Saint. Il avait même oublié qu’il pratiquait la méthode d’oraison hésychaste. Simplement, il essayait d’aimer Dieu instant après instant et de marcher en sa présence.

Pour en arriver maintenant, plus précisément, à la prière du cœur, la méthode, parmi les plus connues transmises par certains pères est celle de l’invocation continue du nom de Jésus, assez voisine de la technique du « mantra » bouddhique également modulé en boucle.

Cette prière vise avant tout à la garde de l’intellect et du cœur et permet notamment à l’intellect de rejoindre le cœur de celui qui prie. Selon Nicodème cette activité de l’intellect est source de plaisirs spécifiques, qui découlent de l’harmonie originelle que l’homme parvient à retrouver. Elle consiste en la pratique des commandements, l’acquisition des vertus, la méditation des écritures, l’étude du mystère de l’incarnation et enfin des énergies divines.

L’ultime étape en est la vision de la lumière incréée et la divinisation du fidèle. Différents exemples ou modèles de ce parcours que tout chrétien est amené à reproduire sont donnés par les Pères Neptiques. En publiant les textes qui instruisent les fidèles sur ce processus, Macaire et Nicodème manifestent le souhait que la prière continuelle de Jésus ou « prière du cœur » soit pratiquée par tous, aussi bien hors du monde que dans le monde.

Cette prière continue est censée empêcher l’infiltration du mal entre les silences qui découpent habituellement la diction. (C’est ce que l’on appelle la technique du « tuilage » : Parmi les officiants les différents orateurs commencent leurs interventions avant la fin de l’orateur précédent : Il y a couverture, superposition, « tuilage » pour éviter tout silence ).

Macaire rappelle en effet que l’homme est le théâtre d’un combat spirituel et l’enjeu de ce combat est le cœur de l’homme. Il entend par là le terme en son acception biblique : La vraie personnalité de l’homme, le centre profond où habite Dieu et d’où procèdent sentiments et pensées.

Depuis la chute, l’esprit captivé par le Monde, vit dissocié du cœur. Ce dernier est lui-même durci, enveloppé d’une gangue ténébreuse de passions. De plus, les démons invisibles entrés dans l’homme par le péché suscitent des suggestions pour l’entrainer vers le mal.

Face à ce désastre, l’hésychaste, conduit par un père spirituel et nourri aux sacrements s’appuie sur la grâce reçue au baptême. Il va s’agir de la faire croitre pour que le cœur s’ouvre et devienne ce qu’il doit être : Un tabernacle de la présence divine. Peut alors se révéler le trésor caché dans le champ du cœur de Dieu en nous.

A cette fin, « la prière continuelle » monologique pourra même être accompagnée, selon Grégoire de Sinaïte (1255 – 1346) par une participation du corps. La récitation du nom est alors synchronisée avec la respiration. L’âme réalité vivante mue par son souffle vital reçoit cette présence de Dieu comme une vraie nourriture. L’esprit « descend » alors dans le cœur et les facultés de l’homme s’unifient peu à peu. Le cœur est assoupli, réchauffé, libéré.

Il peut arriver alors que ce dernier soit tellement ouvert à l’amour divin qu’apparaisse un boulevard de lumière. Les moines de la Philocalie, discrets n’en parlent jamais directement mais Syméon le Nouveau Théologien (942-1022) y fait allusion dans un de ses écrits. Il raconte comment après une longue attente Dieu lui est apparu.

Le récit aussi déroutant qu’il puisse paraitre emblématise le sommet et le but de la spiritualité orthodoxe : transfigurer, déifier l’être tout entier par la rencontre avec la Lumière divine en anticipant le retour de gloire qui clôt l’histoire et ou comme l’affirme la Première Epitre de Jean « nous serons semblables à lui » parce que nous le verrons tel qu’il est.

Bien entendu Macaire et Nicodème souhaitent que la prière du cœur soit pratiquée par tous. Bien entendu la question de la direction spirituelle se pose alors avec acuité. Mais pour les éditeurs de la Philocalie, en l’absence du père spirituel, c’est la vie liturgique et sacramentaire qui doit prendre le relais. Face à l’orthopraxie, ils rappellent aux Chrétiens les exigences de l’ascèse et de la prière du cœur car pour eux chaque personne est responsable de son salut.

Pratique concrète de l’hésychasme

L’hésychasme consiste à s’armer de la prière monologique « Seigneur Jésus, Fils de Dieu, Prends pitié de nous, (pauvre) pécheur » qu’on vient à réciter continuellement, et qu’on accorde avec profit au rythme de la respiration.

On récite petit à petit cette prière continuellement, c’est-à-dire au fil de ses activités quotidiennes, pour autant que celles-ci le permettent bien sûr. Les paroles nous éveillent à la louange (« Seigneur Jésus, Fils de Dieu »). Puis au repentir (« Prends pitié de nous pécheur »). L’un des mouvements nous rappelle la personne divine (« Seigneur Jésus, Fils de Dieu »), L’autre à prendre conscience de notre condition naturelle (« Prends pitié de nouspécheur »).

Ainsi à cause de son mouvement alterné, cette formule, de souvenir à Dieu, est dynamique.

Avec la récitation quotidienne et fréquente, cette dynamique s’inscrit dans le cœur, c’est-à-dire qu’elle oriente l’âme dans le sens de Dieu, parce que ce qui est récité active ce qui est pensé, ce qui est ressenti, ce qui est voulu.

(Toute proportion gardée ce principe s’applique dans certains rites maçonniques notamment ou la récitation « par cœur » est de rigueur.)

On prend le temps de réciter la prière sur le rythme de la respiration à certains moments de la journée. Cela a valu à cette prière le nom de « Yoga chrétien ».

On prend d’abord une assise corporelle adéquate, c’est à dire qu’on s’assied de façon à favoriser la vigilance de l’esprit mais cependant sans inconfort excessif. (Pourquoi pas la position d’un Maçon en Loge par exemple ?)

Les mouvements de la respiration sont :

  • L’inspiration profonde,
  • La courte rétention du souffle,
  • La lente expiration profonde,
  • La rétention plus courte encore que la première.

Pas de violence dans cette respiration qui sera profonde et lente. On placera les deux membres de la prière : « Seigneur Jésus, Fils de Dieu » + « Prends pitié de nous pécheur »), sur les deux temps de la respiration.

Ou on préférera…

Placer les quatre membres de la prière « Seigneur Jésus » + « Fils de Dieu » + « Prends pitié de nous » + « pécheur »), sur les quatre temps de la respiration. On s’habituera à une position des séquences de la prière sur notre respiration qu’on trouvera la plus favorable et que l’on gardera. Mais on pourra changer cet alignement de la prière sur notre respiration en cas d’événements de notre vie intérieure, si on en éprouve la nécessité, pour créer un dynamisme salutaire.

Au début, on se contentera de réciter cette prière tranquillement à deux ou trois reprise dans la journée. On le fera sur la respiration, de façon courte et après un bref exercice de réconciliation et d’attention. Pendant la journée, au fil des activités, on reviendra à cette prière de temps en temps mais sans la respiration. On ne se jette pas comme un jeune chien fou dans cette prière, mais on procède comme un baigneur qui rentre progressivement dans l’eau en y plongeant d’abord un pied.

(Cela n’est pas sans me rappeler le bandeau du 1er degré et le voile du 4ème degré : La Lumière serait trop forte !)

Petit à petit, si tout va bien, on approfondira l’expérience de cette prière, et lorsque la prière continuelle s’enclenchera, c’est elle qui nous apprendra alors comment prier avec le secours de cette prière monologique.

La prière monologique favorise le monotropisme de la pensée en nous rappelant sans cesse au souvenir de Dieu. Elle est aussi propice à la perception intérieure, en proportion du travail de l’attention qui s’exerce sur les pensées contraires qui surviennent et à la désappropriation, puisque l’appel à la gratuité de la miséricorde est sans cesse rappelé dans la phrase de la prière.

L’équivalent de cette prière existe dans d’autres religions : « nembutsu » à l’intérieur des différentes branches du Bouddhisme y compris le zen. « dikr » soufi chez les musulmans. « mantra » dans la pratique du yoga hindou.

Préparation de l’esprit avec le concours du corps, participation intégrale de toute la personne dans ses dimensions physique, psychologique, spirituelle elle aboutit à une œuvre en prière ou on passe de la louange au repentir par cette dynamique qui oriente l’âme dans le sens de Dieu en ouvrant le cœur de l’homme à la miséricorde, au pardon et à l’amour.

C’est cet esprit qui a fait de la Philocalie une œuvre pionnière en son temps et qui explique sa puissance aujourd’hui encore.

Conclusion et ouverture…

La Philocalie a eu une grande influence sur le devenir de l’Orthodoxie.

Du désert des premiers moines chrétiens aux grandes forêts de la Russie, la spiritualité orthodoxe s’est organisée dans la fidélité à une tradition transmise pendant près de deux millénaires par des milliers de chrétiens qui ont fait de la quête de Dieu leur unique nécessaire.

En fidélité à l’enseignement du Christ ils ont fait l’expérience du cœur profond, qu’ils ont assimilé à l’image de Dieu en l’homme. De même que Dieu est beauté, joie, santé, paix et amour ils ont considéré que l’image de Dieu est source de joie, de santé, de paix et d’amour en l’être humain. Les grandes figures de cette quête ont développé une théologie mystique dont les principaux textes ont été réunis dans la Philocalie.

Pour ces Anciens appelés Pères du désert le processus thérapeutique est chemin vers la Lumière.

Il s’agit de prendre soin et de développer par notre dimension spirituelle notre beauté intérieure pour conduire vers la guérison des blessures et des mémoires jusqu’à recouvrer l’unité intérieure et l’intégrité personnelle par le dynamisme du pardon et la plénitude de la vie en Christ.

Mes Frères Chevaliers nous sommes au 30ème degré. Peut-on lier le thème que je viens de développer, à notre démarche au sein du Rite et qui nous a amené aujourd’hui dans cet Aréopage.

Peut-on, doit-on, encore ou aussi, lier la Philocalie à l’esprit de la Chevalerie du 18ème degré par exemple ?

Et si nous reprenions quelques grands aspects de la spiritualité orthodoxe :

Aspects contemplatifs…

  • La gloire et la condescendance du verbe incarné.
  • La bonne nouvelle de la Résurrection.
  • (INRI…17ème et 18ème degrés.)
  • La Lumière de l’espérance » qui rallume tout…)

(Attention : je suis bien conscient qu’en maçonnerie on parle de renaissance et pas de résurrection, qui n’est « réservé qu’à un seul, même si sur la croix est inscrit l’acronyme, I.N.R.I., que Ponce Pilate a, selon l’évangile de Saint Jean, fait inscrire sur le titulus ».

Pendant de très nombreuses années personne n’envisageait de traduire la « Parole » tant son sens était évident à tous. I.N.R.I. est alors un véritable « mot substitué » pour dire « Jésus Christ ».

Aspect moral et ascetique…

  • L’effort nécessaire. (Notion du travail qui nous est chère.)
  • L’impuissance de l’homme à se sauver lui-même. (Seuls nous ne sommes rien !)
  • L’humilité. (Le plus humble de tous au 18ème degré.)
  • La sobriété spirituelle. (Tu connaitras le Monde et le monde ne te connaîtra pas !)

La priere interieure…

  • Union au Christ… (Cène et Agapes Pascales au 18ème degré.)

(Bien sûr je n’escamote pas le côté Alchimique du 18ème degré.)

  • Renoncement à soi-même ; Synergie de la grâce et de l’effort. (Thèmes récurrents au 30ème degré, échelle mystique.)

La conversion intérieure…

  • La conversion du cœur. (La charité : Très 17ème degré. Côté cardiaque bien sûr !)
  • La rencontre avec le Divin. (La plateforme de l’échelle mystique 30ème.)
  • L’attendrissement du cœur. (Le Pèlerin du 18ème degré)
  • La conversion par la beauté.

(Je crois que très rapidement dans notre cheminement nous avons entendu cette phrase, le beau le juste le bien, je crois que c’est dès la Loge de Perfectionnement…j’en suis sûr même !)

Nous en resterons là aujourd’hui, sur un côté purement analyse des Grands courants de la pensée initiatique et religieuse.

Merci de votre écoute…

Et dans ces courants chrétiens que nous étudions dans ce cycle triennal de notre Aréopage, nous retiendrons que c’est la force de son ascèse qui a fait de la Philocalie une œuvre de renouveau spirituel en son temps, dont l’essor déborde sur les églises d’Occident et qui aujourd’hui encore continue de témoigner de sa puissance.

J’ai dit T P G M.

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