30° #427012

Les missions du grand élu chevalier kadosch 30ème

Auteur:

J∴ M∴ R∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

A La Gloire du Grand Architecte de L’univers
Ordo Ab Chao – Deus Meumque Jus
Au Nom et Sous la Juridiction du Suprême Conseil pour la France
Des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du
33ème et Dernier Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté

Résumé

En début de travail l’accent est mis sur l’importance de l’accès au Sacré lors de nos travaux. Il est précisé aussi comment nos rituels nous invitent à l’accession au sacré lors de l’ouverture et de la fermeture de nos travaux ainsi que lors des cérémonies de « réception » d’un candidat. (Il est dit réception à des fins de généralisation) Ce rappel est justifié dans le sens ou l’ouverture et la fermeture des travaux au 30ème degré procèdent d’une dynamique un peu différente.

Il est fait mention de devoirs, droits et enfin de missions. C’est nouveau aussi, mais assez logique !

Jusqu’au 14ème degré – On est dans l’Apprentissage.
Au 18ème degré – Dans l’Amour.
Au 30ème degré – Dans l’Action ! Donc missions !

Ce qui est peu commun est la façon de « délivrer » ces droits, devoirs et missions, de prime abord sans gradation, ou progression, ni même de logique ! (Mais peut être qu’en apparence seulement !)

Pas moins d’une quinzaine de missions nous sont proposées, depuis l’ouverture, jusqu’à la fermeture des travaux, de même que pendant la Consécration 29 et 30ème.

Tentons un classification de ces missions : 5 catégories peuvent être envisagées : Chercher / Agir / Défendre / Combattre / Vénérer (Vénérer la raison).

D’abord vénérer la Raison…ça veut dire quoi ? Il y a une forme d’anachronisme là dedans qui est intéressant !

1 / Chevalier du Temple, avec une mission : La Raison !

  • Templier au service de la Raison. (Oui mais…Notion qui évacue Dieu ?)
  • La Raison est quand même, antagoniste avec la notion de Dieu !

2 / Est-ce que l’on fait un pont avec l’Être Suprême ?

  • Auquel cas on « évacue » la notion de Dieu et aussi celle de religion !
  • Tout cela, c’est quand même très 18ème Siècle et nous amène par le thème de la « La raison » à une notion : Celle de la solution du Binaire ! Eh oui !

3 / Enfin se battre coûte que coûte jusqu’à la mort…

  • D’un côté on envisage l’extrême et de l’autre on fait appel à la raison !
  • (Et là on n’est plus vraiment dans la solution du binaire !)

Ces trois orientations ou thèmes sont ensuite un peu développés :

  • La raison : Solution du binaire…
  • La cohabitation des extrêmes…
  • Et, je suis l’éternel Chevalier qui redresse les torts…

D’ailleurs sont-ce vraiment des thèmes si différents ?

Nous devons agir dans le monde avec nos pairs. Elle est là notre mission : Passer de la condition humaine à l’état divin, réaliser des aller et retours constants entre la terre et le ciel et revenir toujours auprès des hommes pour accomplir notre mission de transmission sur un itinéraire dont le but nous a été révélé mais dont le terme ne nous appartient pas.

Le rituel semble nous énumérer une multitude de mission. Mais à y regarder de plus près ce ne sont peut être que des parties d’une seule et même mission : Agir ! (Image fractale d’une certaine façon, pourquoi pas !)

L’accès au sacré

L’importance de ce concept est une condition fondamentale dans la cohérence de notre quête. Le caractère opérant de la « tenue », n’est effectif que si chacun d’entre-nous participe à ce partage et à cette construction d’accès à un niveau de réflexion que l’on qualifiera de supérieur.

Depuis l’industrialisation galopante des deux derniers siècles les sociétés occidentales perdent leurs repères, l’église connaît des crises, la notion d’idéal se dissout, la spiritualité a de moins en moins statut de valeur.

Le positivisme et le rationnel du XIXème siècle on laissé place à la mondialisation du XXIème siècle qui s’accompagne d’une loi de concurrence implacable, d’un individualisme forcené où le quantitatif se substitue au qualitatif et où l’obligation de rapidité se conjugue avec celle de la productivité au détriment du temps maîtrisé.

Le « règne de la quantité » comme le disait René Guénon est bien là. Le discours dominant nous invite non plus à réfléchir, mais à compter, et nous finissons par confondre ce qui se compte de ce qui compte ! Le quantitatif masque le qualitatif. Pas besoin de multiplier les exemples, il suffit d’ouvrir les yeux. Mais au-delà se pose une question : N’avons-nous pas un rôle à jouer dans ce « désenfouissement » du sacré ?

Dans la pratique du rituel

Comment nos rituels nous invitent-ils à l’accession au sacré ? Je ne parlerai que de l’ouverture, et de la fermeture qui respectent d’ailleurs un protocole très voisin.

La première phase à l’ouverture des travaux est l’entrée du « Président », avec ou non suivant les degrés, les Officiers en cortège. Cette entrée est importante puisqu’elle marque l’entrée de « l’intercesseur » entre le Principe Supérieur et le Monde de la Manifestation. Cette valeur intermédiaire est renforcée, dans certains degrés, par la présence d’une épée voire même épée flamboyante, symbole de la transmission spirituelle.

Puis vient globalement la détermination de l’espace et surtout la fermeture de l’intérieur à tout « étranger ». Le milieu est protégé (couvert) en terme alchimique on peut dire que les contours de l’athanor sont définis !

Ensuite vient la vérification intérieure, la communauté se forme, les liens de socialisation se tissent…etc…

L’espace est sacralisé, les travaux peuvent commencer, on peut ouvrir la Loge. Notez bien que la Loge n’est toujours pas ouverte. Et c’est là, peut être que l’on peut prendre conscience de ce qu’est la réalité « transcendante » et surtout la différence entre les choses en tant que telles et les choses chargées de ce que nous y mettons et j’insiste bien sur le « nous ».

Bien sûr il est facile de regarder cette ouverture avec un œil amusé, voire ironique, considérant les « gesticulations » comme « théâtrales » une sorte de spectacle en quelque sorte ! Mais l’initiation nous a appris à charger de sens tout ce rituel et plus on y travaille plus le sens s’en dégage.

Souvent le cérémonial est décrit en trois parties :

  • L’ouverture des travaux.
  • La réception d’un candidat.
  • La fermeture des travaux.

Chaque rituel comporte un texte descriptif qui définit et situe les éléments du degré considéré : Il s’agit d’une mise en place statique d’images, d’idées et de signes. C’est le déroulement du rituel, qui souvent, par un jeu scénique va animer ces images et leur conférer la fonction ou leur dimension.

Dans la rédaction d’un rituel il existe deux types de textes :

  • Ceux en mode verbal.
  • Ceux en mode participatif.

La rédaction en mode verbal est généralement adoptée pour l’ouverture et la fermeture des travaux. La question posée amène l’attention (l’écoute) sur un élément. La réponse donnée décrit ou commente cet élément. Questions et réponses doivent être brèves pour faciliter la mémorisation. (Est-on dans l’écoute active ? Ou dans une forme de conditionnement ? Merci Pavlov !)

Par contre la rédaction en mode participatif appelle des commentaires plus nuancés. Le rédacteur du rituel formule un scénario qui sera joué par des acteurs (N’ayons pas peur des mots !). La nature même de cette transposition contraint le rédacteur à choisir des arguments à développer ou à minimiser. La rédaction doit s’adapter à la langue véhiculaire, autant qu’à l’esprit du temps et à la mentalité du groupe ambiant.

L’effet collectif consiste à couper le contact avec le monde profane agité de la même manière pour tous et surtout en même temps, pour capter l’attention de tous et amener sur le même centre d’intérêt ! (Écoute)

Faire participer les éléments passifs du groupe, en les associant à ceux qui prononcent des paroles (écoute) et accomplissent des gestes du rituel.

Pourquoi commencer mon travail ainsi, étant bien entendu que le sujet est bien : Les missions du grand elu chevalier kadosch 30ème.

J’ai l’impression qu’au 30ème degré, ces concepts si j’ose dire sont modifiés :

Jusqu’au 14ème degré tout ce que je viens d’écrire est valide. Au Chapitre cela l’est déjà un peu moins… Pour l’Aréopage il est mis en place une nouvelle dynamique dans l’ouverture des travaux : (Voire la fermeture d’ailleurs)

  • Les devoirs – Nous connaissons déjà : Devoir, devoirs, sentences…on connaît !
  • Les droits – C’est quand même assez nouveau !
  • Les missionsC’est nouveau aussi, mais logique !
  • Jusqu’au 14ème degré On est dans l’Apprentissage.
  • Au 18ème degré Dans l’Amour.
  • Au 30ème degré Dans l’Action ! Donc missions !

Ce qui est peu commun est la façon de « délivrer » ces droits, devoirs et missions. De prime abord pas de gradation, ou de progression…voire de logique ! Peut être sommes nous là dans une présentation « fractale »… Je vais essayer de classer tout ceci, mais cela n’engage que moi !

Missions…

Ouvertute des travaux…

  • 1 / Chercher la liberté / Celle que l’on conquiert au-delà des limites.
  • 2 / Chercher le Pouvoir / Pour ceux qui peuvent tout et ne veulent rien !
  • 3 / Combattre à outrance pour protéger les hommes libres !

Ferméture des travaux…

  • 4 / Maintenir coûte que coûte les principes de l’Ordre.
  • 4 / Défendre coûte que coûte la cause de la vérité. (Je demande d’ailleurs une traduction en Français !)
  • 5 / Combattre le Serpent pour le vaincre et le contraindre à servir.
  • 6 / J’ai pris l’engagement de ne point subir les événements, mais de les Transformer !
  • 6 / Ne pas se soumettre aveuglément aux décrets de la Loi divine mais d’y  collaborer. (Droit ou mission d’ailleurs ?)

Consécration au 30ème degre…

29ème :

  • 7 / Pratiquer les vérités.
  • 8 / Défendre jusqu’à la mort tout poste (office).
  • 9 / Lutter contre les usurpations de pouvoir. (D’où qu’elles viennent civile, militaire ou religieuse !)
  • Vénérer la raison.
  • Servir la vérité.
  • Protéger la vertu.
  • Combattre pour le droit.

30ème :

  • 10 / Le droit à l’initiative (appartient seulement au 30ème à priori.)
  • 11 / Combattre dans la milice du Temple.
  • 12 / Soldat du vrai, du bien, du juste et du beau, c’est à vous qu’appartient le droit à l’initiative.
  • 13 / Armé pour le combat de la vie… Cette arme sera ta baguette magique…etc… Va dans le monde… La route est libre… Pèlerin inconnu, tu connaîtras le Monde mais personne ne te connaîtra !

Restent cachées…(Parce que pas réellement ou expressément citées).

  • 14 / Franchir la Limite.
  • 15 / Gravir l’échelle, et bien sûr en redescendre !

Y a-t-il un point commun à toutes ses « missions » ? Et auquel cas n’y aurait- il qu’un effet redondant à cette énumération ? Pas sûr ! (Inventaire à la Prévert s’il en est !)

Je reste un peu interdit devant ce panel de missions et de droits ! Inventaire à la Prévert, peut être pas, tout compte fait !

Et si nous osions une classification

5 Orientations ou thématiques se présentent à nous… (C’est un choix personnel je le concède !)

Chercher

  • Chercher la Liberté.
  • Chercher le Pouvoir.

Agir

  • Transformer les événements.
  • Droit à l’initiative.
  • Franchir la Limite.
  • Gravir l’échelle.
  • Collaborer à la Loi Divine.
  • Servir et/ou pratiquer la vertu.
  • Protéger la vertu.

Défendre

  • Les principes de l’Ordre.
  • La cause de la vérité (?)
  • Tout poste !

Combattre

  • Le Serpent pour mieux…etc…
  • Combattre pour le Droit.
  • Combattre dans la Milice du Temple.
  • Combattre pour la protection des hommes libres.
  • Combattre contre les usurpations de Pouvoir ! (Quelles, quelles soient !)

Vénérer

  • La raison !

J’ai presque l’impression de proposer le programme triennal d’un Très Puissant Grand Maître.(Ah ! Il faut savoir sourire quand même !)

Le choix est (ou semble) immense !

Et si on prenait : Vénérer la raison (Par exemple !) Sacrée mission tout compte fait !

D’abord vénérer la Raison…ça veut dire quoi ? Il y a une forme d’anachronisme là dedans qui est intéressant !

1 / Chevalier du Temple, avec une mission : La Raison !

  • Templier au service de la Raison. (Oui mais… Notion qui évacue Dieu ?)
  • Eh oui, la Raison est quand même, antagoniste avec la notion de Dieu !

2 / Est-ce que l’on fait un pont avec l’Être Suprême ? Auquel cas on « évacue » la notion de Dieu et aussi celle de religion ! Tout cela, c’est quand même très 18ème Siècle et nous amène par le thème de la « La raison » à une notion : Celle de la solution du Binaire ! Eh oui !

3 / Enfin se battre coûte que coûte jusqu’à la mort… D’un côté on envisage l’extrême et de l’autre on fait appel à la raison ! (Et là on n’est plus vraiment dans la solution du binaire !)

Je vais essayer de développer un peu ces thèmes :

  • La raison : Solution du binaire…
  • La cohabitation des extrêmes…
  • Et, je suis l’éternel Chevalier qui redresse les torts…

D’ailleurs sont-ce vraiment des thèmes si différents ? La solution du binaire… Lors de notre Consécration au 30ème degré, notre rituel évoque ce que nous devons accomplir.

L’Aigle Noir est symbole de l’erreur, du néant, il est la négation de la Lumière. Mais il existe deux noirs :

  • Celui opposé au blanc : vérité divine, l’autre opposé au rouge amour divin.
  • (C’est le rouge du R E A A d’ailleurs, cardiaque pas sanguin bien sûr !)

Cet Aigle noir symbolise notre devoir de combat contre le mal. N’oublions pas Christ drapé de noir au Moyen Age dans ses combats contre le Génie du mal !

L’Aigle Blanc, lui, est symbole de la Vérité absolue ! Blanc, emblème de pureté, de sincérité, d’innocence d’intégrité et d’humilité.

N’oublions pas notre étendart, ce « beaucéant », mi blanc, mi noir !

L’Aigle blanc et noir, qui survole cette dualité symbolise la victoire, notre victoire, mais aussi (symbole du Saint Empire) il symbolise l’ascension de l’homme vers le divin. Ses ailes déployées symbolisent la Croix. L’Aigle bicéphale est donc l’union de l’alpha et de l’oméga.

Nous avons par nos multiples initiations vécu moultes naissances ou renaissances, notre mission aujourd’hui (une de nos missions je vous l’accorde au vu du sujet de ce travail) est de confondre les opposés, réussir leur conciliation, leurs intégrations finales ! Le bien le mal par exemple ne sont que l’un des aspects de la même chose !

En haut de l’échelle, comme au centre de la croix c’est la fusion du blanc et du noir, et la compréhension que la vérité est dans les deux !

Malheureusement nous sommes dans un monde d’opposition… Tout s’oppose autour de nous. On tente d’expliquer les choses en général par l’existence d’une dualité et de deux principes irréductibles. On retrouve cette dualité dans l’ensemble des religions et des philosophies mais c’est une voie qu’il faut dépasser.

Alors et alors seulement, pour le Chevalier Kadosh, le monde devient le théâtre de ses opérations, son champ de bataille où il devra combattre tout ce qui détruit le monde afin de faire triompher les valeurs de paix de justice et d’amour. Le Chevalier Kadosh doit être un exemple ; Fait de rigueur, de droiture d’intégrité et de justice.

Superbe mission s’il en est ! Le Chevalier Kadosh, témoin de vérité, au service de la Justice, par sa vision céleste participe à la construction du monde terrestre. Le Chevalier Kadosh est un chercheur de vérité… Il est l’intercesseur par excellence ! (Il ne doit pas rester en haut de l’échelle fût-elle mystique !)

Je suis (aussi) l’eternel chevalier qui redresse les torts…

Est-ce à dire que nous ne pouvons plus reculer ? (Confert notre hésitation pour franchir la Limite !)

En principe c’est le Chevalier errant qui redressait les torts, et qui vengeait les victimes de l’injustice. Il était le plus souvent le cadet d’une famille, plutôt destiné à l’église. Sa fougue et son art de se battre l’ont souvent poussé à partir en campagne afin de rétablir la Justice. Il défendait les faibles et les pauvres…et ce probablement, d’autant plus, que son « statut » de Cadet, l’avait probablement écarté (spolié) d’une succession familiale d’argent ou de titre ! (Ben oui !)

Les Templiers recrutèrent beaucoup parmi ces « jeunes courageux » !

Le Chevalier qui redresse les torts se situe donc dans une démarche active, il combat l’injustice et répare les préjudices. Il a donc droit à l’initiative pour défendre le vrai, le bien et le juste et on retrouve en cela, tous les thèmes évoqués plus haut dans ce travail !

En apportant la connaissance de la Loi « l’éternel Chevalier » qui redresse les torts relie le fait visible au principe invisible… Intercesseur avions nous dit ?

  • Va dans le monde…
  • La route est libre…
  • Pèlerin inconnu, tu connaîtras le Monde mais personne ne te connaîtra !
  • Est-on au 30ème degré ? Oui mais…
  • Il y a quand même des inflexions du 18ème là dedans !
  • (Le signe et le contre signe !
  • Saint Michel et Saint Georges comme Intercesseur ! (Vaincre le Serpent !)

Aujourd’hui on dit plutôt : Médiateur ! Mais n’est-ce pas la même chose ?

L’essentiel de notre action est de vivre et combattre. Le ChK doit aller dans le monde seul, en tant que responsable, et sa valeur réside non pas dans ce qu’il possède (connaissance), mais bien plus dans son pouvoir de donner.

Nous sommes à la recherche de la liberté et du pouvoir, pas pour nous (Non Nobis…) mais bien pour « affranchir les hommes du joug qui pèse sur eux, et qui les contraints de plier la tête devant l’injustice et l’oppression » (Rituel REAA). Notre force est bien résumée dans l’expression : Vouloir et oser que l’on retrouve dans notre rituel !

Le ChK sait maintenant allier l’énergie et l’harmonie, la lutte des opposés, mais bien sûr aussi l’union des complémentaires.

Au 30ème degré, on réalise la synthèse du blanc et du noir, on résout le binaire. Aux degrés précédents, on était toujours amenés à trancher par des choix opposés, antagonistes. Ici la dualité des contraires se superpose et se confond. Il n’y a pas suppression d’un des deux éléments mais bien fusion de ceux-ci.

Nous sommes réalisés, symboliquement, en haut de l’échelle mystique, mais nous sommes toujours des cherchants. Au 30ème degré, du point de vue symbolique nous sommes parfaits (Illustre et Parfait Frère) et on nous demande l’exemplarité. L’exemplarité consiste précisément à redescendre car la tache du ChK ne se résout pas dans une solitude égoïste.

En haut de l’échelle comme au centre de la croix, nous embrassons l’univers et nous prenons conscience de cet instant fugace de l’œuvre du Grand Architecte de l’Univers. En redescendant, la tradition cautionne notre réalisation et le passage du flambeau de l’espérance à ceux qui attendent et espèrent la main tendue.

Si en haut de l’échelle nous avons vécu la révélation que l’harmonie universelle résultait de l’équilibre engendré par l’analogie des contraires nous devons poursuivre vers le bas pour revenir au monde sensible et tenter d’y apporter l’harmonie.

L’échelle constitue donc, une passerelle constante entre le manifesté et le non manifesté et par la montée et la descente de cette échelle mystique, le Chevalier Kadosh a conscience de participer au monde sensible et au monde intelligible.

Son exigence de dépassement lui a permis de repousser et même de dépasser les limites et il doit sans cesse vérifier pour lui-même la force de son intégrité et de son positionnement spirituel dans les turpitudes du monde sensible.

La descente de l’échelle a un double but : Celui de transmettre, communiquer une expérience, un savoir à d’autres cherchants afin de les accompagner, les aider, les stimuler. Celui de vérifier la force de l’intégrité de son propre cheminement spirituel, une fois confronté de nouveau aux facilités et aux tentations du monde sensible.

Dans son rapport individuel : Confrontation des différentes étapes de sa propre construction.
Dans son rapport collectif : Confrontation de son itinéraire avec celui d’autrui. (Son discours avec les pairs.)

Pour l’échelle mystique il faut l’avoir montée et surtout redescendue pour continuer à construire cette notion de synthèse. Tout compte fait il n’y a plus de montée et de descente, il y a la globalité, la totalité de l’itinéraire.

Nous devons continuer à agir dans le monde avec nos pairs. Elle est là notre mission : Passer de la condition humaine à l’état divin, réaliser des aller et retours constants entre la terre et le ciel et revenir toujours auprès des hommes pour accomplir notre mission de transmission sur un itinéraire dont le but nous a été révélé mais dont le terme ne nous appartient pas.

Le rituel semble nous énumérer une multitude de mission. Mais à y regarder de plus près ce ne sont peut être que des parties d’une seule et même mission : Agir ! (Image fractale d’une certaine façon, pourquoi pas !)

Le ChK est en haut de la Pyramide…Juste à la jonction avec la Pyramide inversée (pointe en bas) ce qui nous montre que l’ouverture reste à faire. (Et qu’elle est sans limites).

Ici et maintenant (Hic et Nunc) au 30ème…d’une certaine façon.

Je laisserai le mot de la Fin à Saint Exupery : « On ne peut être un homme qu’en vivant parmi les hommes ».

J’ai dit. T P G M.

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