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L’Orgueil et le Pardon, de la tour de Babel à Phaleg
Non communiqué
Le Projet de la tour était-il louable ?La Perfection était impossible
L’orgueil.La faute (partagée ?)
Réprouvé pas vraiment !L’humilité.
Le Temple de Phaleg. (quid ?) Triangle pointant vers le bas
La tour de Babel.La Tristesse.
L’ORGUEIL
Les écritures nous apprennent que toute la Terre avait un seul langage et un seul parler.
Des hommes partirent de l’Orient, arrivèrent dans une plaine puis dirent : « Bâtissons une ville et une tour dont la Tête soit dans les cieux !
Après qu’ils eurent jeté les fondations de l’édifice, le Seigneur jeta les yeux sur la Terre et vit l’orgueil des enfants des hommes. Il descendit sur Terre pour confondre leur projet téméraire. A cette fin il mit la confusion dans les langues des ouvriers.
C’est pourquoi on appelle cette tour Babel, le mot Bavel signifiant en Hébreu « confusion ».
Phaleg, qui avait conçu l’idée de cette tour et en avait dirigé la construction était le plus coupable. Se condamnant à une pénitence rigoureuse il se retira dans le Nord dans une région qu’on appelle la Prusse.
En l’an 553 en fouillant dans les mines de sel de Prusse, on découvrit un bâtiment de forme triangulaire au milieu duquel se trouvait une colonne de marbre blanc.
Sur sa base toute cette histoire était écrite en Hébreu !
Ici reposent les cendres de l’architecte de la tour de Babel : Le Seigneur eut pitié de lui parce qu’il devint humble.
A mon sens : Il n’y a pas de langue mère universelle et si la langue « une » décrite dans ce mythe est une langue, plusieurs langues en revendiquent ce titre, au moins par leur qualité que par statut de « langue de la révélation ». Ces langues étant l’Hébreu, l’Arabe, et le Sanscrit.
Le terme « confusion » des langues reste un mystère sémantique car la différenciation des langues existait déjà.Peut le narrateur a-t ’il voulut insister sur la polysémie de l’Hébreu, génératrice de créativité et de dynamique entre langages, en tout cas frein à l’uniformisation de la pensée. Ce serait en effet triste de ne voir qu’un seul coté à la réalité.
Avant d’en conclure ….
J’aurais presque envie de faire un clin d’œil à la notion de « Parole Perdue » !
l’humilité
L’orgueil, exacerbation du moi, consiste à amplifier les quelques qualités que l’on a, et à s’attribuer celles que l’on aurait aimé avoir ! Cet orgueil ferme la porte à tout progrès personnel, car pour apprendre, il faut d’abord penser qu’on ne sait pas.
L’humilité est une valeur oubliée du monde contemporain, théâtre du paraître. Les magazines ne cessent de donner des conseils pour s’affirmer, avoir l’air d’un battant, à défaut de l’être. Cette obsession de l’image qu’on doit donner de soi est telle que l’on ne se pose même plus la question du bien-fondé du paraître, mais seulement celle du comment apparaître.
La notion d’humilité est trop souvent associée au mépris de soi, à un manque de confiance dans nos capacités, à la dépression devant notre impuissance, voire à un complexe d’infériorité ou un sentiment d’indignité.
C’est là sous-estimer considérablement les bienfaits de l’humilité, car si la suffisance est l’apanage du sot, l’humilité est la vertu féconde de celui qui mesure tout ce qui lui reste à apprendre et l’étendue du chemin qu’il doit encore parcourir.
Les humbles ne sont pas des gens beaux et intelligents qui s’évertuent à se persuader qu’ils sont laids et stupides, mais des êtres qui font peu de cas de leur ego. N’étant pas le nombril du monde, ils s’ouvrent aux autres et se situent dans la juste perspective de l’interdépendance.
LE PARDON
Ici reposent les cendres de l’architecte de la tour de Babel : Le Seigneur eut pitié de lui parce qu’il devint humble.
Qu’est-ce que le Pardon ? Le pardon est un concept que tout le monde comprend jusqu’au moment ou on demande de le définir ! Beaucoup de Chrétien disent que l’on doit pardonner parce que nous même l’avons été ! (Robert Enright et Everett Worthington ont aidé à définir la notion de pardon et à en étudier les conséquences.
Le pardon, au sens biblique du mot, est l’acte libre et miséricordieux par lequel Dieu donne à l’homme, malgré le péché, accès à sa grâce
Le péché, outre ses effets moraux, a un effet religieux : il brise la relation de l’homme avec Dieu ; par le pardon ou la rémission des péchés, Dieu rétablit cette relation et introduit l’homme dans le royaume où règne la volonté divine. Il en résulte le renouvellement de la vie, la régénération qui fait du pécheur pardonné une créature nouvelle.
Puisque la relation avec Dieu est le principe de la vie supérieure, celle-ci dépend tout entière du pardon divin. Il n’y a donc pas de plus grande opposition, dans le domaine religieux et moral, que celle du péché remis et du péché non pardonné. Ce dernier ruine la vie spirituelle, le pardon la rétablit. Le pardon est le bienfait par excellence que l’homme reçoit de Dieu, tandis que le malheur suprême consiste dans l’état de rébellion contre Dieu et l’endurcissement dans le mal, qui rend le péché irrémissible.
Les présuppositions de la notion biblique du pardon sont, d’une part, le péché considéré comme une offense au Dieu saint, d’autre part, l’amour de Dieu pour le pécheur qu’il veut sauver.
Là où ces présuppositions font défaut ou n’existent qu’imparfaitement, la notion biblique du pardon ne saurait se trouver ou n’apparaît pas dans la plénitude et la pureté de son contenu spirituel.
Dans la religion d’Israël se trouve la conviction que Dieu est tout ensemble saint et miséricordieux.
L’alliance que l’Éternel a conclue avec son peuple est un effet et un signe de sa faveur.
Le pardon est un libre don de Dieu.
D’autre part, si Dieu, en vertu de sa miséricorde, est prêt à pardonner, il est aussi le Dieu saint dont la colère s’exerce contre ceux qui enfreignent ses commandements.
Ces présuppositions déterminent les conditions du pardon.
Ce sont : l’aveu de la culpabilité, la contrition du cœur, l’humble confiance et la conversion.
D’une manière générale, la conversion apparaît dans l’Ancien Testament comme la condition essentielle du pardon.
Un passage d’Ézéchiel est particulièrement caractéristique à cet égard : « Lors même que je dis au méchant : Tu mourras certainement ! si ce méchant, se détournant de son péché, fait ce qui est droit et juste, certainement il vivra et ne mourra point.
Dieu n’est miséricordieux que pour ceux qui « se souviennent de ses commandements pour les accomplir », ou du moins qui font effort pour cela, même s’ils n’y parviennent pas entièrement
Si pourtant l’homme doit entrer dans le royaume, ce ne sera que par une grâce imméritée, par un don de Dieu, et ce don est le pardon.
De là l’importance fondamentale qu’occupe dans la religion chrétienne la rémission des péchés ou des dettes. Jésus l’introduit au centre même de la prière qu’il enseigne à ses disciples. Tout l’Évangile est essentiellement basé sur la bonne nouvelle du pardon, du bienfait par excellence que le pécheur reçoit de Dieu.
Si Dieu accorde le pardon comme une grâce, c’est de sa part un acte de pure miséricorde. Il pardonne et sauve gratuitement, parce qu’il est le Père. C’est ce pardon gratuit que Jésus se sent la mission d’annoncer. Il le décrit magnifiquement dans la scène du retour de l’enfant prodigue.
Jésus ne se borne pas à prêcher le pardon de Dieu, il l’apporte et le confère. Il a souci des pécheurs, il les appelle et va les chercher. C’est là sa vocation de Fils au sens unique et parfait, c’est là la mission spéciale dont il se sent chargé. Lui seul, il « a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés »
La communauté chrétienne se distingue, à l’origine, par une certitude qui lui est propre : celle de posséder, par la mort du Christ, la rémission des péchés. Les apôtres attestent unanimement qu’il n’y a de salut que par le Christ et que la foi en Jésus est le seul chemin du pardon.
Oui mais attention, j’ai fait une digression :
Car pour « l’époque de PHALEG », on est en plein dans l’Ancien Testament ! Ne l’oublions pas !
Finalement dois-je aborder la notion du Grand Pardon : Chez les JUIFS ?
Yom Kippour, également appelé le Jour du Grand Pardon, est une fête juive considérée comme la plus sainte de l’année juive. Jour d’expiation des péchés et du Veau d’or.
C’est en Septembre, chaque année (En 2018 ce sera le 18 et 19 sept.)
(Nom officiel :Hébreu : יום הכיפורים(Yom HaKippourim))
Non parce que c’est un autre thème !
Quel dommage que beaucoup de Frères n’atteignent pas ce 21ème degré et qu’en conséquence, ils passent à côté de la jouissance de l’humilité !
Mais c’est un tout autre sujet !
JM R