4° #401012 12 Questions Auteur: C∴ D∴ Obédience:Non communiqué Loge: : NC 09/2017 Planche de passage au 4° PassageToutes les notes en bleu ne sont que des infos. Elles ne seront pas lues. A la lecture de ces 12 questions je m’aperçois qu’elles sont intimement liées et, y répondre, point par point m’obligeais soit à empiéter sur chacune d’elle, soit à faire des redites. Aussi, j’ai préféré vous offrir ma vision globale qui répondra bien entendu à toutes ces questions. Vous connaissez surement cette vieille légende hindoue qui raconte qu’il y eu un temps où les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahmâ, le Maitre des dieux, décida de leur ôter le pouvoir Divin et de le cacher à un endroit où il serait impossible de le retrouver. Après maintes recherches pour savoir où cacher cette divinité de l’homme, il semblait ne pas exister sur terre ou dans les mers un seul endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour soit en creusant, soit en explorant les profondeurs… Il fut donc décidé que la divinité de l’homme serait cachée au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne penserait pas aller chercher ». Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, a exploré, escaladé, plongé et creusé à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui ». Tout notre parcours maçonnique consiste en quelques sortes à reconnecter cette Divinité en nous et contribuer ainsi à l’amélioration de l’humanité. Cette recherche s’apparente à la construction de notre propre temple intérieur engendrant ainsi des répercussions bénéfiques à l’extérieur : le Temple de l’humanité. L’objectif de cette construction n’est autre que la recherche de la Vérité, menant à la Liberté avec un L majuscule signifiant la Liberté d’être Soi, pleinement accompli et réalisé. La construction de Temple de Salomon représente cet immense chantier que nous avons choisi d’entreprendre ensemble mais d’abord et surtout individuellement. Notre parcours Maçonnique est un chemin d’éveil initiatique qui nous propose de mourir à l’ancien pour Renaitre à une nouvelle Vie sur le chemin de la Connaissance. Dès l’initiation, et grâce aux outils qui nous sont proposés, il va nous mener de pas sages en pas sages à la rencontre de notre Maitre Intérieur et encore plus loin sans doute…. Et comme tout parcourt initiatique, il va nous falloir, par diverses épreuves de morts et de renaissances, intégrer l’expérience qui nous permettra d’avancer vers notre but. Car, comme le rappelle notre proclamation, « L’ésotérisme ne s’apprend, ne s’enseigne ni ne se donne, il se vit. » C’est pourquoi en acceptant l’initiation nous plongeons tout entière dans un cheminement qui dépasse le raisonnement limité de l’Ego. La légende d’Hiram n’est rien d’autre que l’allégorie de cette quête intérieure, et l’Exaltation à la Maîtrise est « construite » autour de ce mythe. Le futur Maitre va devoir prouver, en revivant ce psychodrame ; qu’il est prêt à mourir pour faire naitre ce Maitre intérieur. A cet instant, notre loge se transforme en un lieu où règne le deuil et la tristesse. Tous les Maitres présents (hormis les Officiers) ont leurs décors retournés présentant une face noire sur laquelle apparait un crane et 2 tibias croisés. Ce symbole, communément appelé tête de mort, trouve son origine au temps des Croisades. C’était un symbole populaire qui annonçait que ceux qui l’arboraient, ne craignaient pas leur propre mort en sacrifice. Tout d’abord, je ne peux m’empêcher de voir dans ce symbole d’ossement, un lien avec la prophétie du Christ disant « qu’aucun de ses os ne serait brisé (#Jean 19:33, 36) » Pour l’histoire, les Romains avaient coutume de casser les jambes des crucifiés afin d’accélérer leur mort. Pourtant, quand les soldats arrivèrent à Jésus, ils ne lui brisèrent pas les jambes. C’est pour cette raison, qu’une des règles que les Hébreux devaient respecter concernant l’agneau pascal, était de ne pas casser ses os justement parce qu’il annonçait prophétiquement, l’être parfait, le fils de Dieu crucifié, dont les jambes ne seraient pas brisées. Parallèlement, Hiram symbolise la Connaissance personnifiée. Il est le Maitre qui détient les plans parfaits du temple intérieur et qui préfère mourir plutôt que trahir en livrant un secret à ceux qui ne cherchent qu’à l’utiliser pour leur profit. Le crâne et les os symbolisent la mort, et arborer la « tête de mort » représente pour le maçon son engagement sur la voie tracée par le Maitre. En portant ces décors, les présents prouvent qu’ils ont tous accepté de vivre cette mort, et attestent qu’à travers eux le Maitre continue l’édification du Temple. Ainsi, la mort du corps physique n’a aucune importance car la Vie triomphera toujours. Comme le rappelle notre rituel d’exaltation en ces termes : « ainsi la Lumière triomphe finalement des ténèbres, la vie triomphe de la mort, la connaissance triomphe de l’ignorance et la liberté de l’oppression ». Lors de la cérémonie d’exaltation, après avoir été suspectée de faire partie des meurtriers, la Soeur Compagnon prendra la place du Maitre pour vivre ce sacrifice et enfin être relevée. Initiatiquement, elle devra mourir, parcourir le monde des morts symbolisée par le Hékhal enténébré ; puis renaitre à la vie relevée, on pourrait même dire « révélée » ! par les 5 points parfaits de la Maitrise et ainsi avoir accès à la Lumière émanant du Debhir. Ce sont pour moi, deux temps bien distincts. Et donc deux endroits bien distincts. Car dans la première partie de la cérémonie, le Débhir ne peut illuminer ce parcours funeste, comme le soleil n’accompagne pas le parcours de la fleur lorsqu’elle est en terre. C’est pourquoi ces deux « lieux » sont séparés par un rideau noir qui sera immédiatement retiré dès le relèvement du nouveau Maitre. INFO – NE PAS LIRE : (La bible rapporte qu’à l’origine, il s’agissait du projet du Roi David de bâtir un Temple. Mais son projet fut reporté car Dieu « estimait » qu’il avait fait couler trop de sang au cours de ses guerres pour en être digne, et que la construction du sanctuaire se ferait au cours du règne pacifique de son fils. Aussi, il me semble également que le Débhir, le Saint des Saints, endroit dans lequel seul le grand prêtre ne pouvait pénétrer qu’une seule fois par an pour officier et demander « l’expiation des pêchés du Peuple d’Israël, ne peut être associé à l’endroit où se joue un meurtre.) Et c’est seulement à ce moment précis que le nouveau Maître pourra véritablement prendre place en Chambre du Milieu. Mais où se trouve cette Chambre du Milieu ? ……. Notre Temple maçonnique se réfère à la symbolique du Temple de Salomon dont on retrouve l’histoire dans la Bible au livre des Rois. Celui-ci était composé de 3 espaces distincts : Le Saint des Saints ou Débhir, endroit le plus sacré, résidence du Divin, il abritait l’Arche de l’Alliance, (était un cube mesurant de 20 coudées de côté (coudée : environ 44.5 cm – grande coudée : 51.8 cm). Un sanctuaire, le Hékal, double carré constituant un espace entre le Oulâm et le Saint des Saint, Et le Oulâm, (sorte de porche aux mêmes proportions que le Hékal, mais disposé en transversal), espace ouvert, séparé de l’Hékhal par la porte du Temple et encadré par les 2 colonnes Jakin et Boaz. D’après l’histoire, il est rapporté qu’il n’y avait aucun bruit de taille à l’intérieur du Temple. ( I Rois 6 :7 Lorsqu’on bâtit la maison, on se servit de pierres toutes taillées, et ni marteau, ni hache, ni aucun instrument de fer, ne furent entendus dans la maison pendant qu’on la construisait.). Les apprentis et les compagnons ne sont pas censés travailler à l’intérieur du Temple, mais à l’extérieur et perçoivent leur salaire à leurs colonnes respectives toutes les deux au niveau du Oulâm. En correspondance, il semblerait donc que ce soit dans les parties nord et sud du Oulâm que se tiennent les tenues aux grades d’apprenties et Compagnons. Par ailleurs, la Chambre du Milieu était le lieu où les Maîtres bâtisseurs venaient s’entretenir avec le Maitre Hiram et consulter les plans de la construction du Temple. Le livre des Rois (1 Rois chap 6 : 8 ) relate que : « l’on montait par un escalier à hélice à la chambre du milieu. ». En considérant les plans du Temple, il semblerait que la Chambre du Milieu ne soit pas précisément dans le temple, dans son milieu, mais située à l’étage supérieur, au milieu de la façade du temple. Pour y accéder, les Maitres sont sensés passer par le temple, avoir accès à l’Hékhal mais ne s’y arrêtent pas. Ceci pour la partie matérialisation dans l’espace. Personnellement, lorsque l’on parle de Chambre du Milieu avec un M Majuscule, il me vient instantanément l’idée de Juste Milieu ou voix du Milieu. Comme quelque chose que ne se trouve jamais dans l’excès ou dans l’extrême. Toutefois, cela peut aussi se traduire par : « agir depuis le cœur » ou « être centré dans son coeur et agir depuis ce centre ». Cette idée sous-entend que le Cœur est le véritable centre de l’homme (son milieu), le logis de sa conscience et le réceptacle des énergies du Ciel, comme le vase du Saint-Graal. Il s’agit également du milieu de la croix par laquelle, l’Homme se relie au divin pour l’incarner. Ce Milieu serait ce point de croisement où s’harmonisent Terre et Ciel sur la verticale et donnent naissance à une nouvelle énergie qui jaillit depuis le Coeur à l’horizontale pour se répandre vers l’extérieur. La Voie du Milieu, serait pour moi, la voie de celle qui a su trouver en elle le « juste équilibre » et vit centrée dans son Cœur, à partir duquel il agit et rayonne. Cela me renvoie à un travail que j’avais fait sur INRI dans lequel je faisais un parallèle entre ces 4 lettres « INRI » et les 4 lettres du tétragramme : Yod Hé Vav Hé, qui correspondent elles-mêmes aux 4 éléments. (Le Yod principe créateur de notre vie. Il symbolise le feu, la parcelle divine résidant en chacun de nous. – Le premier Hé, principe conducteur de l’existence, le monde de la pensée, l’élément Air. – Le Vav principe de réception, c’est le domaine des émotions et des sentiments. Il incarne l’élément eau. – Le second Hé, principe formateur de notre individualité, c’est le monde de la matière et correspond à l’élément terre. ) Dans mon travail, je rappelais que Jésus, en Hébreux se dit : Yéshoua et plus précisément : Yod – Hé – Shin – Vav – Hé. Le Shin, se retrouve alors au centre du nom ineffable : Yod Hé Vav Hé. Et le Shin, représente le « Feu Esprit » sortant du Nom pour le rendre visible dans le monde de la création. INRI nous rappelle que « pour faire un Sage, rien ne doit demeurer de ce qui nous illusionne ici-bas » et que s’initier, « c’est apprendre à mourir ». Il me semble évident que cette inscription « mystérieuse » nous montre que pour faire jaillir la lumière Divine, nous devons opérer des changements en nous, passer par l’épreuve de la terre pour mourir et renaitre de façon lumineuse. » Notre chemin initiatique doit nous mener au Christ intérieur et cela signifie atteindre le G au centre de l’Etoile. Ce Milieu n’est pas un « lieu » physique, Il est d’une autre nature. Lors de l’exaltation, le Maitre se retrouve entre l’Equerre et le Compas. Ce « milieu » pourrait alors constituer un « passage » ou une « porte » vers les états d’être supérieurs. En Chambre du Milieu, Le Maître ne travaille plus comme l’Apprentie ou le Compagnon à tailler sa pierre à l’extérieur, il travaille à tracer les plans permettant de réaliser l’unité entre la matière et l’esprit. Le nouveau Maitre reçoit à sa réception en Chambre du Milieu de nouveau décors et notamment un cordon porté de l’épaule droite à la hanche gauche passant encore une fois au niveau du cœur. Et précisément à l’endroit, sont placés le compas et l’équerre entrelacés symboles des « armes » spirituelles acquises par le nouveau Maitre dans sa quête de Vérité. Ce cordon est le rappel du baudrier portant l’épée. D’après mes recherches, Au 18ème siècle, il était courant pour les hommes d’une certaine caste de porter une l’épée. La franc Maçonnerie de cette époque établie l’égalité en ses loges en permettant à tous, nobles et roturiers de porter une épée. Dans certains Rites le port de l’épée est encore en vigueur. Au rite de Memphis Misraïm, il ne reste de cette épée que la rosette au bas de notre cordon. Cependant, seules les Sœurs Maitre portent cette écharpe ce qui signifie qu’elles sont les seules à pouvoir faire usage d’une épée. On peut le remarquer notamment à l’initiation lors du parjure. A ce moment précis, l’utilisation de l’épée symbolise pour moi la solidarité, la fraternité qui doit exister entre les Maçons, mais également la sécurité qui doit régner en loge et qu’il est du devoir des Maitres de garantir. Et cela parle essentiellement de sécurité intérieure dans la construction de notre Temple. Ce cordon symbolise aussi le fait qu’en tant que Maitre, nous sommes prêtes et avons accepté de mener le combat nécessaire dans notre quête de la Lumière. Pour répondre aux questions 5 à 8 : pourquoi l’augmentation progressive des participantes à la recherche du Maitre Hiram et pourquoi les différents sens durant cette recherche ? Pourquoi associe-t-on le récipiendaire à un cadavre ? Le récipiendaire doit enjamber le cadavre d’une façon particulière, quelle en est la signification ? Et pourquoi l’esprit qui anime le cadavre revit-il dans le nouveau Maitre et non pas ce dernier dans l’Esprit d’Hiram ? Je vais revenir sur une partie de mon dernier travail sur la Marche du Maitre dans lequel j’ai abordé, je le pense tous ces points. Tout d’abord, ce qui est remarquable est que la marche du Maitre ne nous est pas transmise à la fin de notre Exaltation, comme on le fait pour l’apprentie ou le Compagnon. La Marche du Maitre est notre Exaltation, et nous devons la vivre. J’oserais même dire, nous devons la réaliser dans le sens de création. De plus, nous ne vivrons cette Marche dans son « entièreté » que lors de notre exaltation. La prochaine fois que nous aurons à l’effectuer, tous les symboles présents alors dans le temple ce jour là, auront imprégnés notre esprit et opéreront dans l’invisible. Effectuer ces pas nous fait entrer dans une autre dimension : « Espace Temps », sans qu’aucun mystère actif de l’opération ne nous soit révélé verbalement. Car il n’y a que ce qui est vécu dans le corps, qui peut modifier l’être intérieur. Quel mystère réside donc dans ces 3 pas au-dessus du cadavre du Maitre ? Ces longues enjambées pourraient évoquer la course du Maitre Hiram à chacune des portes du temple…. Mais, pour moi, la marche du Maitre parle essentiellement de géométrie et porte en elle les secrets de la création. Pour les Égyptiens, Dieu s’est mis en mouvement en se projetant à l’extérieur de lui-même à partir d’un point central, l’oeil d’Horus. Nous retrouvons ce point matérialisé au centre du Delta Lumineux. La fleur de vie que l’on retrouve dans certains temples en Egypte et notamment celui d’Osiris, en est le symbole. Elle s’appelle fleur de vie, parce qu’elle représente la métamorphose d’un cycle de vie. De la graine qui tombe au sol et va germer jusqu’à l’arbre et la fleur qui donne le fruit. Elle est le point de départ de la géométrie sacrée à l’origine de l’univers. Pour enjamber le cadavre du Maitre, nous allons devoir nous aider du compas, symbole de la création du monde. Une de ses deux branches marquant le point immobile et l’autre en mouvement autour de ce point délimitant une frontière précise à l’intérieur de laquelle tout se crée. J’ai vu, dans la marche du Maitre ; l’amorce symbolique de la création de l’Univers par la fleur de vie. Au départ de ces 3 pas, chaque enjambée marque un point : à droite, puis à gauche puis en haut. Et je ne peux m’empêcher de relier ces points entre eux et d’y voir apparaitre bien entendu la Croix que j’évoquais plus haut. Ce qui me parait remarquable réside dans le fait qu’au moment où nous commençons à enjamber le cadavre du Maitre Hiram, nous sommes projetées dans un autre espace-temps composé de deux plans simultanés où également couchée en terre, nous allons revivre toutes les étapes de l’initiation et entrevoir ce qui nous est réservé pour les temps à venir. Cette marche va m’extraire du présent, passé, futur et révéler la puissance de la force créatrice hors du temps et de tous les temps, représentée dans le YOD HE VAV HE. Le : « j’étais-je suis-je serai ». Et comme ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, les deux cérémonies vont s’entrechoquer, se superposer et être vécues, l’une de façon visible et l’autre dans l’invisible, en notre Corps en notre Ame et en notre esprit. Les trois phases de la transmutation. Ces trois pas au-dessus du cadavre vont me mener au cabinet de réflexion. Et c’est le V.°.M.°. qui va m’ y plonger d’un coup de maillet porté au niveau du front, juste au niveau du chakra pinéale, associé au niveau le plus profond de l’être, appelé également Esprit. Je suis couchée dans la terre là où gisait le Maitre Hiram quelques secondes auparavant. J’ai rejoint le royaume des Morts. A ma tête un compas, à mes pieds une équerre. Ces deux outils, symboles d’unité entre l’esprit et la matière, indissociables et complémentaires dans la création du Grand Plan, vont m’accompagner dans cette résurrection. A l’image du pendu, la jambe droite replié sur la gauche formant une croix (ou est-ce un quatre ?) mon corps se décompose…… pour se recomposer… Je suis le pendu, je suis le Maitre Hiram en devenir. Je connecte mon âme…… Il est temps de mourir à une ancienne manière de voir le monde et passer à une nouvelle perception des choses…. Mais avant d’être relevée, je dépose en terre mon testament philosophique. Mes Sœurs partent alors à ma recherche. A chaque voyage, les recherches se font dans un sens puis dans un autre, favorisant et activant à chaque passage le mouvement de la spirale ascendante et descendante assimilable à celle du caducée, génératrice de vie. A chaque voyage, cette énergie va se densifier pour permettre au nouveau Maitre que je serai devenue de se relever. Pendant les recherches, le temps va être compressé et me permettre d’être en différents lieux simultanément : je vais être celle qui enjambe le cadavre du Maitre…. mais également ce cadavre sous le drap mortuaire…. Je serai en terre, en train de me décomposer…. dans le cabinet de réflexion mais également effectuant les voyages de purification de l’initiation ! Le tribunal Divin présidé par Osiris me fait entrer de plein pied dans la psychostasie. Guidée par l’Hermès, La S.°. Expert, qui plus tard me relèvera, je traverse le royaume des morts, J’effectue les 3 voyages de purification. 3 soeurs partent à ma recherche, j’intègre mes trois pas d’apprenties, j’apprends à mourir. Mon corps se décompose. « La chair quitte les os », nous abordons l’oeuvre au noir… Munie du compas j’accomplie avec précision un premier quartier de lune, ce premier pas de Maitre vers la DROITE …. Retraçant le premier voyage de mon initiation, partant de l’Occident en passant par le Midi. Le corps se désuni, mais l’âme elle, continue son ascension vers le divin …. En enjambant le cadavre, l’Esprit du Maitre monte en moi et me connecte. A la rencontre du premier mauvais compagnon …. Rectifiée par la Règle…. Le Maitre Hiram se présente à moi. Mais 3 Sœurs ne suffisent pas à me retrouver, car cette première purification est incomplète. Il va me falloir aller plus loin que l’enseignement de l’Apprentie. 5 Sœurs partent à ma recherche et c’est au compagnon que je suis de prouver si je mérite cette nouvelle vie. A l’entrée du temple j’ai alors prononcé ma protestation d’innocence : « je suis pure, je suis pure, je suis pure… » L’Œuvre au blanc opère. En alchimie, l’Etoile apparait au centre du régule, et bientôt pourra laisser passer la Lumière. Le compas me permet d’accomplir avec précision un second quartier de lune. Un second pas de Maitre sur la Gauche. Je retrace le second voyage de mon initiation en passant par le Nord. A la rencontre du second mauvais compagnon …. Rectifié par l’équerre…. Le Maitre Hiram s’éveille en moi. Mais une nouvelle fois, l’enseignement et la Force du Compagnon n’est pas suffisante pour révéler le Maitre. 7 Soeurs partent à ma recherche. J’effectue en mon âme ce troisième voyage vers l’Orient …. J’ai prononcé la double confession négative devant les 42 juges, mon coeur pesé est plus léger que la plume de Mâat, mon âme est enfin justifiée, juste de voie »… la voie du Milieu. Le compas accomplit un troisième pas de Maitre pour me retrouver face à L’Orient et y recevoir la Lumière. Le Maitre Hiram se révèle à travers moi. Fin du voyage dans les entrailles de la terre relevée par la Sœur Expert qui m’a accompagnée tout au long des épreuves. (Info – ne pas lire : Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle entre la Marche du Maitre et l’arbre des Séphirot. En effet, l’initiation consiste à « recevoir » la Lumière. Or, par leur étymologie, les séphirot représentent 10 aspects du divin et évoquent l’éclat de la lumière. Ces dix étapes successives se résument en 3. On retrouve dans les écritures un texte qui dit : « c’est par la Sagesse, Hokmah que l’éternel a fondé la terre, c’est par l’intelligence Binah qu’il a affermi les cieux, c’est par son savoir Daath que les abîmes se sont ouverts. ». Encore une fois, tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas : Pour élever un temple il faut les vertus nécessaires à la création du monde. Hiram fils d’Our autrement dit « fils de lumière » possédait ces trois vertus. Dans un autre texte biblique, on peut lire (Dans 1Rois 7 14) « Hiram était rempli de sagesse (Hokmah), d’intelligence (Binah) et de connaissance (Daath). Bien entendu, il y a une similitude entre le temple et le corps de l’homme. Le christ lui-même avait déclaré : « détruisez ce temple (en parlant de son corps) et en 3 jours je le relèverai. » Jean 2 :19 Chaque maçon révélant l’esprit de l’’Initié lors de son exaltation, reçoit ces 3 vertus lors sa marche vers la Lumière. Pour moi, la quête de chaque maçon par la remontée de l’arbre des séphirot, l’arbre de la connaissance, le principe fondamental de la création, est uniquement de réaliser à nouveau l’équilibre entre le ciel et la terre, la lune et le soleil, les principes féminin et masculin. Entre soi et le divin !) La marche du Maitre est composée de 8 pas. Pour autant, est-ce la fin de la quête ? Pour moi, loin d’être un accomplissement, le grade de Maitre est assurément un passage. On m’a remis la planche à tracer, munie du Compas et de l’Equerre, j’ai été reconnue apte à tracer les plans du Temple le plus justement possible. Pour autant, être située « entre le Compas et l’Equerre » m’interpelle. Cela signifie-t-il qu’il reste quelque chose à dépasser ? Surement ! et sans doute avec un 9ème pas. Comme les 9 mois de gestation du foetus qui malgré tout est totalement formé et viable à 7mois, Le 9 nombre de la patience, est le dernier des nombres simples annonciateur de la fin d’un cycle et la naissance d’un nouvel état avec le 1. Encore une fois, tout nous ramène à la géométrie, et de ce fait à l’équerre et au compas. En effet, le cercle, le triangle et le carré sont les 3 figures mères permettant la réalisation de toutes les autres figures géométriques. Le 7 de la Maitrise, symbolise la réunification du 4, le carré, la Matière et du 3, le triangle, l’Esprit. Mais je ne vois pas le cercle à cette réunification. Ce qui me parait incroyable est qu’à partir du 3 qui permet la création du premier polygone : le triangle, tous les nombres premiers permettent la réalisation d’un polygone à l’aide de l’Equerre et du Compas : le 4, le carré, le 5 le pentagone, le 6 l’Hexagone, le 8 l’Octogone et le 9 l’Ennéagone. Seul le 7 ne permet pas la création d’un polygone régulier simplement à l’aide de ces 2 outils ! Et cela me renvoie au fait que le Maitre se trouve entre l’Equerre et le Compas ! Les 360° du cercle ne sont pas non plus divisibles par 7. En revanche, il nous renvoie immédiatement au 9. En commençant par sa réduction théosophique (théos : divin – sophia : sagesse) 3+6 =9 ! Mais ce n’est pas tout. La moitié du cercle est de 180° soit 8+1 = 9 En divisant le cercle en 4, on obtient des angles de 90°. En divisant le cercle en 8 on obtient des angles de 45° soit 4+5=9 En divisant le cercle en 16 on obtient des angles de 22,5° soit 2+2+5=9 Quelle que soit la division effectuée dans le cercle, nous revenons toujours au 9. Mais ce n’est pas tout, d’autres calcul nous renvoie inlassablement au 9 (en plaçant le triangle dans le cercle les angles du triangle étant à 60° , 3×60° = 180° soit 9 En plaçant le carré dans le cercle les angles du carré étant à 90° , 9×90° = 360° soit 9 En plaçant le décagone : 5 x 108° =540) comme La séquence de Fibonacci en l’occurrence qui se termine par 144 : 1+4+4=9 ! 0+ 1=1 – 1+1 = 2 – 1 + 2 = 3 – 2+3 =5 – 3+5 =8 – 5+8= 13 – 8+13=21 – 13+21 =34 – 21 + 34 = 55 – 34 + 55 = 89 – 55 + 89 = 144 = 1+4+4 =9 Et c’est d’elle que l’on peut observer la création de la spirale par le nombre d’or. Le 9 est le seul qui, multiplié se réduit à lui-même (p.ex. : 3×9 = 27, 2+7 = 9). Il symbolise ainsi l’accomplissement. C’est en cela que, pour moi, le 9 domine la maitrise. Tubalkaïn l’ancêtre des forgerons, possède la maîtrise qui contribue à la transformation et à la régénération par ce feu, le Shin au centre du : Iod He Vav He, qui permettra de réaliser l’alchimie de la transformation intérieure. Navigation des articles Planche Précédente "L’éclat du jour a chassé les ténèbres et la grande Lumière commence à paraître" Planche Suivante "L’Ignorance, le Fanatisme et l’Ambition"