4° #401012 Les Trois Degrés de la Maîtrise Auteur: B∴ Z∴ Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERSDEUS MEUMQUE JUS ORDO AB CHAOAU NOM ET SOUS LA JURIDICTIONDU SUPRÊME CONSEILDES SOUVERAINS GRANDS INSPECTEURS GENERAUX DU 33° ET DERNIER DEGRE DU RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE POUR LA FRANCEA VOUS TROIS FOIS PUISSANT MAÎTRE ET A VOUS MES FRERES EN VOS DEGRES ET QUALITES.MORCEAU D’ARCHITECTURE AU 4° DEGRE DU RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE SUR LE THEME:Les 3 âges de l’initié franc-maçon ou les 3 étapes de sa progression peuvent être caractérisés par ces 3 mots :NAITRE=apprentiM˜CROITRE=compagnonPRODUIRE=maîtreA ˜˜ CL’APPRENTISSAGE ET LE COMPAGNONNAGE SONT LES DEUX PILIERS QUI SUPPORTENT LA MAITRISE.L’initiation maçonnique comporteainsi trois phases distinctes, consacrées successivement à la découverte, à l’assimilation et à la propagation de la LUMIERE. Ces phases sont représentées par les trois grades de l’apprenti, compagnon et maître, qui correspondent à la triple mission des maçons, consistant à rechercher d’abord, pour posséder ensuite, et pouvoir finalement répandre la LUMIERE. Les grades initiatiques correspondent au triple programme poursuivi par l’initiation maçonnique. Ils apportent dans leur ésotérisme une réponse aux trois questions énigmatiques du sphinx :D’où venons -nous ?Qui sommes -nous ?Où allons -nous ?L’APPRENTIAprès avoir subi les épreuves de l’initiation qui place le néophyte que j’ai été au seuil de la voie initiatique d’un monde dont il ignore tout, une vie nouvelle se présente, vie de recherche et de travail pour découvrir en lui cette Lumière qu’il vient d’entrevoir.Le seul fait d’ être au degrés d’apprenti ne suffit pas à faire de soi un être nouveau, un véritable initié, même si cela symboliquement reste vrai ; tout le travail reste à faire.Ce rite de réception au grade d’apprenti a pour but de provoquer en soi un choc salutaire et d’amener à accepter d’envisager de mourir soi-même, laissant sur les parvis la défroque du passé.Si je récapitule les points essentiels, cela donne : avant d’être introduit dans le cabinet de réflexion, je suis dépouillé de tous mes métaux.Ce rite si riche de sens profond, que j’aurai toute ma vie à méditer et à opérer sur moi-même, signifie entre autres choses, que j’ai abandonné mes préjugés, jugements de valeur, passions et intérêts vénaux, mon orgueil, etc…De multiple et divisé que je suis, je me trouve ramené à un état de simplicité, voire de nudité que je qualifierai d’angélique. (bienheureux les simples d’esprit car le royaume des cieux leurs appartient).Le cabinet de réflexion dans lequel j’ai séjourné correspond à une descente aux enfers.C’est dans cette pièce de préparation et de méditation que j’ai pu me préparer à mourir en rédigeant un testament philosophique.Toujours en aveugle, j’ai effectué trois voyages dans la loge , où j’ai subi des épreuves purificatrices par l’air, l’eau, le feu.Du tohu-bohu et de la démarche zigzagante du premier voyage, j’ai éprouvé avec soulagement , par contraste, le calme et la sérénité du troisième voyage.Ces voyages préfigurent le chemin, que dorénavant initié ,j’aurai à parcourir jusqu’à la fin de mes jours terrestres.La mise à l’ordre, les signes, les attouchements, l’âge et la batterie, sont des éléments nouveaux qui permettent d’être admis et reconnu d’un atelier doté de moyens de reconnaissances.Initié virtuellement, je viens de recevoir les outils nécessaires à tout perfectionnement, pour progresser dans la connaissance de moi-même.Le chantier de l’œuvre est à mettre en route, aidé du second surveillant et du parrain.Le serment que je viens de prêter en tant qu’apprenti tisse un lien qui unit mon individualité à la collectivité dans une communauté fraternelle, par une chaîne d’initiés.J’ai été placé sur la colonne du nord, lieu le moins éclairé de la loge où je suis tenu d’observer le silence durant tout la durée de l’apprentissage.Cette discipline à observer scrupuleusement est de nature à favoriser l’écoute de la subtile éloquence du silence intérieur, par la méditation.La tâche qui m’attendcomme apprenti est une œuvre de longue haleine, difficile et semée d’embûches en tous genres.En contre-partie, je peux penser qu’en faisant preuve de détermination, de persévérance, de patience et de courage, je serai à même de surmonter bien de déceptions passagères en me sentant co-participant de la transformation de ma vie, qui va prendre progressivement un autre sens.Il est important de faire preuve d’endurance et de réaliser très vite que FRANCS-MACONNERIE ET FRANCS-MACONS, sont deux entités différentes.En effet , si l’idéal est là avec ses techniques pour l’atteindre, le partager et le transmettre, les pesanteurs et faiblesses naturelles à vaincre sont là aussi ; c’est pourquoi il ne faut pas s’étonner du comportement de tel ou tel frères qui peut ne pas être conforme à l’apparence qu’il voudra donner.Que vient-on faire en loge? Vaincre ses vices et ses passions et non pas en acquérir de nouveaux, cela est quelquefois oublié.Mon sentiment est que l’on doit rechercher et s’employer sincèrement à se perfectionner et à progresser dans la voie de la Connaissance, de la Lumière et de la Vérité.Je crois qu’il convient de choisir pour compagnon de route sur le chemin d’une lumière qui paraît inaccessible les frères qui épousent ma conception .En tout état de cause je n’oublie pas , que le bandeau tombé, la lumière est au bout du chemin, si je suis le chemin.LE COMPAGNONMaintenant que le premier travail de dégrossissement de la pierre brute est achevé, je viens de franchir une nouvelle étape sur la voie initiatique.Je passe de la perpendiculaire au niveau, ce qui se concrétise par exemple dans la marche, par un pas de côté permettant de découvrir, entre autres, sous un angle nouveau le chantier de la vie qui s’ouvre, avec mes frères.Le compagnon que je suis devient progressivement et pleinement responsable de l’œuvre qui m’incombe, muni des nouveaux outils à caractère constructif de ce degrés :règle, compas, levier, équerre et niveau, à même, de me permettre d’accomplir le/mon chef d’œuvre.Ce chef-d’œuvre sera bien évidemment moi-même, qui devra m’amener à un état de perfection que je me dois de réaliser sur le plan humain.Le symbole de la pierre cubique est unificateur car,bien qu’étant devenue extérieurement semblable par l’observance de la règle qui donne les normes de comportement et l’éthique de vie, elle garde ses qualités spécifiques.La règle d’activité du compagnon est d’abord fondée sur la connaissance de l’homme, celui-ci pris comme microcosme, reproduction réduite de l’univers (le macrocosme).A ce degrés, il conviendra de demeurer prudent et vigilent pour ne pas confondre recherche de la connaissance avec l’étalage du savoir, et éviter la dispersion.Je n’oublie pas que le voyage du compagnon est intérieur avant tout, même s’il est nécessaire aussi, de visiter d’autres ateliers pour y découvrir d’autres rites et progresser dans la connaissance.Désormais , à la question : Êtes-vous compagnon?,je réponds , j’ai vu l’étoile flamboyante.Il s’agit bien évidemment d’une vision intérieure, vision par l’oeil du cœur. Voir par l’œil intérieur signifie connaîtreet connaître signifie s’identifier à l’objet de la Connaissance, car je devient ce que je vois réellement.C’est pourquoi le compagnon qui voit l’étoile flamboyante est cens é s’identifier à elle.Cette étoile flamboyante découverte lors du cinquième voyage, est un signe universel de reconnaissance pour tous les initiés, les pythagoriciens l’honoraienttout particulièrement.La vertu essentielle de ce SYMBOLE EST LE NOMBRE D’OR OU Divine Proportion qui régit le pentagramme étoilé et se manifeste aussi dans toutes les formes vivantes universelles en ordonnant les lois d’Harmonie, de Beauté et d’Equilibre, à l’opposé du chaos informel de ce qui est épars.Le compagnonnage représente la phase d’intégration active dans l ‘atelier où l’on découvre fraternité, convivialité et complémentarité dans le travail en commun.Le compagnon est appelé à devenir symboliquement colonne vivante de l’édifice et membre actif opératif.Les deux sphères, terrestre et céleste, deviennent désormais son champ d’investigation, où il faudra trouver et appliquer une gestion juste, équilibrée et harmonieuse entre les deux.Le compagnonnage se révèle en définitive être une période riche de prises de conscience, de travail constructif et de transformation, éclairée et guidée par sa bonne étoile. LE MAÎTRESurpris, je suis introduit dans un temple obscur par une marche à reculons qui permet de récapituler le passé, les épreuves traversées, l’œuvre accomplie.C’est alors que je suis plongé dans une atmosphère lourde de ténèbres et de désolation, soupçonné du pire forfait : un assassinat presque prémédité.Bien des questions surgissent :Ne sui-je en rien complice de la mort du maître ?Mes gants et mon tablier en apparence immaculés, suffisent-ils à me laver de tout soupçon ?Quel usage ai-je fait des outils transmis ?Dans quelle mesure , par ignorance, fanatisme ou ambition, n’ai-je pas participé à ce crime ?Ai-je toujours recherché la Vérité au-delà d’apparences souvent trompeuses ?Ne me sui-je pas endormis , bercé par cette haute opinion de moi-même qui me permet de masquer nombre d’imperfections et manquements ?La perfection n’est pas innée, c’est un idéal vers lequel je dois m’efforcer de tendre.Hiram, symbole du maître idéal, révèle les principaux dangers qui jalonnent la voie initiatique.Il alerte et attire l’attention sur les faiblesses de chacun.Ce mythe met en garde contre la démesure.Le maniement des outils doit s’effectuer avec précaution, par étapes, avec prudence, exclusivement pour une utilisation constructive.Le meurtre d’Hiram enseigne que les mauvais compagnons sont en soi et que l’on doit combattre ces pires ennemis avec les armes que sont les outils, visant l’acquisition des vertus les plus nobles et élevées.Il est demandé de lutter en toute conscience contre ses tendances négatives, sans rien mépriser de ce qui est en soi,mais en rectifiant, avec comme objectif, de concilier progressivement les oppositions nécessaires et fécondes.Travaille, persévère et tu seras récompensé, dit Hiram à ses meurtriers.Rien ne s’acquiert véritablement et durablement en dehors de l’expérience acquise par son propre travail.SAVOIR SE DETACHER DE L’ACTION FAVORISE L’ACQUISITION DE LA MAÎTRISE.Après la nuit la plus sombre reparaît la lumière, de la corruption la plus noire peut surgir l’espérance.C’Est-ce qu’enseigne le mythe d’Hiram qui, après avoir succombé , frappé par l’ennemi, est ressuscité.Arrivé à ce stade de conscience, l’effroi nous guette en réalisant la brièveté de la vie, face au travail à accomplir, à cette tâche immense, cependant qu’inéluctablement à chaque respiration on se rapproche des portes de l’Orient éternel.Devant de telles évidence, il n’est sans doute pas inutile de se souvenir que demeure encore en chacun de nous la possibilité d’opérer une transformation, tant que subsiste un souffle de vie.Tel l’épi de blé qui porte bon nombre de grains, je semble devoir être amené à mourir pour renaître à moi-même par un nouveau cycle de germination, pour la recherche et l’accroissement du Beau, du Bien et du Vrai.Ayant franchi la porte de la mort, désormais : l’Acacia m’est connu.Après avoir subi la mort profane et l’avoir vaincue par la mort initiatique, j’ai reçu le viatique nécessaire pour exercer la véritable maîtrise.J’ai franchi un seuil irréversible qui, par la mort, m’a fait vaincre la mort.Il faut nécessairement mourir pour renaître.Ce n’est qu’à partir de là seulement, qu’il m’est donné de réaliser l’étendue du travail et du chemin à parcourir entre la réception très virtuelle de ce grade et le commencement de sa réalisation effective.La maîtrise n’est pas une fin en soi, mais le franchissement d’un seuil ou le chantier de l’univers attend la réalisation d’une œuvre ; dès lors, cette élévation à la maîtrise marque la plénitude de l’initiation.Le travail à accomplir devra inlassablement être poursuivi sur le chantier .Les seules limites que nous rencontrons tous sont les nôtres, en termesde compréhension et d’aptitudes spécifiques.Le parcours pour l’acquisition de la maîtrise est semé de multiples embûches.Tout maître doit pouvoir être comparé au capitaine d’un navire, seul maître à bord, essayant de traverser la mer des passions pour retrouver la terre de la sérénité, celle de l’Unité originelle.Le découragement n’est pas de mise, il faut rester lucide, à tout moment et au besoin rechercher de l’aide auprès des frères.La route est longue,et il ne faut pas perdre de vue les motivation initiales ,celles qui m’ont fait frapper à la porte du temple.Hiram sur son chantier représente le maître, il a la maîtrise des éléments intérieurs.La maîtrise est le passage de l’extérieur à l’intériorisation qui est aussi le passage de la multiplicité à l’Unité.Le maître bénéficie de la plénitude des droits maçonniques qui comportent en contre-partie des devoirs.Le serment du maître pour l’assiduité prend son sens et par là l’élévation à la maîtrise peut devenir quelque chose d’un peu plus que virtuel, car la voie du perfectionnement est sans fin.De même , il incombe à chaquemaître , de recruter les nouveaux apprentis qui feront la loge de demain.Cette lourde responsabilité invite à une vigilance accrue et à un discernement sans faille.Ne jamais oublier que le chemin difficile du maître maçon demande d’œuvrer inlassablement pour rassembler ce qui est épars, dans l’espérance de retrouver, peut-être , un jour lointain, la parole perdue ! EN CONCLUSIONPar les outils du franc-maçon, par ses symboles, par la magie du rituel,j’ai accompagné Hiram dans le labyrinthe. La pérégrination n’était pas facile, le signe ou le nombre était souvent mystérieux, l’itinéraire n’était pas logique. Comment peut-il être logique alors que je marche dans l’inconnu, à la limite du temporel et de l’intemporel.?Et cependant depuis la caverne première, celle dans laquelle j’ai tué, une première fois, la Bête en moi, je me sens beaucoup plus léger.Je suis toujours sur terre mais plus dans le même état. Ma peau n’est plus la même, mon regard a changé,mes cheveux ont blanchi, non pas de la blancheur de l’âge (vu le peu qui me reste), mais de celle de la conscience.Je pense que la conscience blanchit le corps et élève l’âme vers son destin éternel. Je suis toujours sur terre mais à la croisée des chemins, au centre de la crois, debout, en position verticale, partie intégrante de l’ « axis mundi». Je suis vertical, car je sais que la verticalité est l’autre dimension, celle de l’intemporalité, car l’initié que je suis, sait que la sortie du temps et la sortie au jour, c’est-à-dire la véritable Naissance.Cette naissance qui est une renaissance. La raison d’être du symbole et des rituels est de permettre de mourir à la mort autant de fois que cela sera nécessaire .Le rituel d’initiation fait vivre un rituels des grands mystères. La possibilité est ainsi donnée de percevoir la totalité du mystère qui est célébré, des capacités de perception peuvent se développer à partir de ce rituel que nous pouvons vivre de la même manière.Si le rôle du Maître est de dévoiler , il n’est pas de trahir le mystère. Qu’est-ce trahir le mystère sinon tenter de l’expliquer.Le degré de Maître est , pour l’Apprenti et le Compagnon, une fin, une sorte de couronnement. Pour le Maître maçon, en quête de recherche, il est une prise de conscience…et devient un Commencement. Un point de départ vers l’aventure de la vie de l’esprit, d’une nature telle que chacun peut connaître la sienne, et seulement la sienne; jamais celle de son Frère.Et le chantier de Maître Hiram reste à jamais ouvert. Le Temple n’est pas terminé. Chaque homme tout au long du temps, de son temps, participe à la construction de l’édifice qui s’élève et transmute l’essence humaine. Chaque homme aspire à se transcender, moralement, intellectuellement, spirituellement…RecevoirApprendre à recevoirApprendre donnerDonnerJ’ai dit. Navigation des articles Planche Précédente "Chevalier de Scandinavie" Planche Suivante "Parallèle entre les 1er et 4ème degrés"