#404012

Exposé sur 4 et 16

Auteur:

H∴ B∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Après cet excellent exposé que j’ai eu le plaisir de suivre sur la double chute, notre Respectable D M m’avait demandé de faire une réflexion sur la symbolique numérique du grade ; ce ne sera pas aisé pour moi car nous quittons une chute et je dois m’efforcer de vous démontrer que le grade où nous nous trouvons peut, je dis bien « peut » permettre à chacun d’entre-nous une remontée vers l’avant chute ou du moins une remontée à un plan où nous serons réconciliés personnellement avant une réintégration générale et totale.

Que trouvons-nous comme principaux nombres exposés dans notre grade ? Le 1, le 4, le 16, le 25 et peut-être d’autres.

Le 4 et le 16 ou comme j’aime à le dire : du 4 au 16. Nombres très importants pour le grade de Mesa. Nous parlerons donc du 16 mais comment parler de ce nombre sans aborder le 4 car là, le rituel ne fait aucun doute, ce 4 est partout. Ne serait-ce déjà que le Nombre se rapportant à notre grade ! Le 4ème grade du RER, celui de MESA et d’après JBW, ce 4, « la batterie du grade par 4 coups et les 4 lumières qui éclairent le Tableau…, ce 4 désigne le nombre primitif de l’homme originel, que tous les hommes peuvent recouvrer s’ils se sont mis en état, pendant la durée de leur vie temporelle, de déposer dans le tombeau tous leurs liens avec les choses matérielles sensibles, ou contraires à l’Unité de leur nature spirituelle ».

Pour MdP, « les premiers esprits émanés du sein de la Divinité étaient distingués entre eux par leurs vertus, leurs puissances et leurs noms. Leur démonstration ou leur nombre prouve que leur émanation vient réellement de la quatriple essence divine ».

Cette puissance quatrine de Dieu représente 2 aspects créateurs de l’Eternel :

Puissance quaternaire = le Spirituel
Puissance ternaire = la forme

Le nombre 4 est, toujours d’après MdP le nombre de la divinité(son essence « quatrine » comme nous venons de le voir), donc l’homme fut créé à son image et jouit, comme Dieu, des 4 facultés de Volonté, Pensée, Action et Opération.

Le Nombre 4 qui suit immédiatement les trois nombres précédents, n’entre point dans la classe des puissances créatrices, il manifeste seulement la puissance innée en Dieu, d’opération divine, càd des choses opérées par ces 3 puissances créatrices et existantes hors de lui, c’est pourquoi le nombre 4 par lequel se manifeste la quatriple essence divine caractérise essentiellement tous les êtres spirituels, tant des classes angéliques que celles des intelligences humaines, émanées du sein de Dieu, et antérieurement contenues en puissance et indistinctement en Lui. Ce nombre caractéristique de leur origine est et restera éternellement gravé en chacun d’eux, sur ceux qui sont restés fidèles comme ceux qui ont prévariqué.

Donc, même si l’homme a prévariqué, il garde en lui « gravé » comme le dit Willermoz ce nombre caractéristique ; ce prévaricateur a donc la possibilité de sa libre Volonté de réintégrer sa position d’homme par une première réconciliation personnelle, position qu’il était lorsque le Créateur l’a « conçu ».

C’est tout l’objet de ce quatrième grade qui se trouve être l’aboutissement de l’initiation du maçon rectifié et quel va être pour cet homme le moyen qui va lui permettre de retrouver son état originel ou si je prends une autre image, quel sera le moyen pour lui de remonter cette échelle spirituelle, vision de Jacob et de bien d’autres ?

Et bien ! ce sera le fait de passer du 4 au 16, 16 qui est le carré de 4, ce carré le projetant dans un autre monde.

Prenons notre rituel :

Tout d’abord, le grade de Maître Ecossais se déroule en 4 épisodes qui sont complétés par 4 tableaux représentant la succession des 3 Temples de Jérusalem ; celui, du Roi Salomon, détruit, relevé par Zorobabel et ensuite :

Le Temple Eternel dans les cieux, non fait de mains d’hommes, le dernier tableau, exempt de symboles mais où apparaît le Saint Nom de Dieu, la Jérusalem Céleste et la Lumière éblouissante à laquelle nous devons tendre ; il nous montre aussi le ciel nouveau et la terre nouvelle tels que décrits dans l’apocalypse, c’est ce que j’appelle personnellement le Temple Personnel ou Universel.

Tous ces tableaux présentés dans un ordre bien déterminé nous exposent la destinée humaine depuis la fragilité du monde matériel pour arriver à une certitude, la voie à suivre pour rejoindre notre situation divine de départ, d’avant la prévarication du premier homme en passant par la porte que le Christ a ouverte permettant ainsi aux hommes tout d’abord un réconciliation personnelle pour ensuite favoriser la réintégration de l’humanité entière, l’Homme y compris, récupérant ainsi son corps de Lumière qui avait été le sien lors de son émanation, juste avant la chute.

Cette réconciliation personnelle est commencée par la vue et l’examen du troisième tableau nous montrant la résurrection d’Hiram.

Après l’explication du 1er tableau le candidat est appelé à prendre son engagement et il pourra dès lors commencer son travail de reconstruction du Temple.

De quel Temple s’agit-il ?

N’oublions surtout pas mes Frères que tout ce que nous avons été appelés à faire et à découvrir lors de notre entrée jusqu’à la fin va nous servir pour la reconstruction de notre Temple personnel qui nous permettra, si nous suivons les consignes données, d’atteindre notre réconciliation, simple début nous donnant la possibilité d’être un jour réintégrer totalement dans les origines de notre émanation Divine.

Q : Comment êtes-vous parvenus au Sanctuaire ?
R : par 4 pas sur les 4 portes du Temple
Q : Que signifient ces 4 pas ?
R : l’universalité de l’Ordre des Maçons répandus dans les quatre parties du monde, désignées par les quatre portes du Temple, et par les quatre flambeaux qui en éclairent les extémités.

Le candidat Mesa découvrira alors la vertu propre au grade, « la Force » qui, assemblée aux 3 premières « Justice – Tempérance et Prudence » orientera ses actions futures.

Un sérieux travail sur nous-même restera à faire quand nous aurons découvert l’entièreté du deuxième tableau (le chandelier à 7 branches : à quoi va-t-il nous servir ? La table des pains de proposition et les 4 instruments maçonniques jusqu’à la découverte de la précieuse lame d’or où est gravé le mot sacré qui était perdu.

Rappelez-vous la réponse du R D M : Mes Frères, nos maux sont finis et nos succès sont assurés par ce signe des faveurs célestes.

Oui, mes Frères, le chemin est tout tracé vers la réconciliation pour ceux qui se mettront à l’œuvre.

Revenons à ce Nombre 4

Ce nombre 4 toujours présent dans ce grade nous donne donc avant tout « la quatriple essence divine » ; ce nombre, nous donnant 10 par son addition sur lui-même nous présente l’image de l’Unité dont il est émané et nous annonce par là que son essence est éternelle puisqu’elle est la même que celle de Dieu.

Pour JBW, ce nombre 4 contribue à la perfection des formes (créées par le ternaire) prises dans la matière car il donne le mouvement et l’action à la forme corporelle et préside ainsi sur tout être créé comme étant le principal nombre d’où tout est issu, ne peut-on dire qu’il termine et perfectionne ce que le ternaire a réalisé ?

3 est le ternaire saint et 4 est le nombre de son explosion.

Ce 4 est le nombre de l’essence divine, il va à l’émanation comme le 3 va à la création.

Le 4 est le nombre typique de la manifestation divine.

Pourquoi dit-on qu’il est le nombre typique de la manifestation divine ? Un petit dessin (oserai-je dire de géométrie sacrée) s’impose pour faciliter l’explication de cette arithmosophie dont R Amadou a nommé ces travaux sur les Nombres.

La dDivinité représentée par1 , le point   (l’Unité Divine) et nous, nous ne pouvons rien faire avec cela mais le GADL’U le peut, avec un compas il a formé un cercle sur l’abîme, autour du point afin de nous permettre d’en saisir le sens. Pour cela, il a besoin d’un rayon qu’il étend sur la surface de l’abîme et nous avons alors le cercle.

Le point central marquant l’Unité Divine, le cercle par le zéro. Avec cette mesure, nous allons pouvoir reporter ce rayon sur la circonférence et nous pourrons le faire 6 fois ; identifions ce 6 en joignant les points et si nous les relions au point central, nous aurons alors l’expression des 6 actes de pensée Divine (les 6 jours de la création de la Genèse).

Joignons les points 2 par 2 et nous formons alors le pentacle formé du ternaire supérieur et du ternaire inférieur et, si nous utilisons maintenant les lignes supplémentaires, nous voyons apparaître notre quaternaire.

Par addition théosophique des nombres compris et jusqu’au 4 (1 – 2 – 3 – 4), nous obtenons 10, l’Unité Divine est donc rétablie par le 4 qui est l’Homme. A l’homme, le 4 rappelle le rang suprême qui était le sien avant le crime et la prévarication qui en est la conséquence. Il occupe une place prépondérante dans le grade de Mesa tout comme le 16 et le 25. Il est l’HOMME.

Le Temple au grade de Mesa a une autre construction arithmosophique que le Temple présenté aux 3 grades bleus, il est carré.

Il y a 16 lumières aux 4 côtés, 4 lumières autour du tapis, Ces 9 lumières présentes le rattache en quel les 3 lumières du V M ou R D M – que sorte à celui des grades bleus où ce Les 2 lumières aux 2 Surv nombre 9 termine les choses temporelles, Total : 25 lumières nombre de la dissolution finale à quoi la Matière est vouée car son essence se nomme « Néant ». St Martin nous dit dans son ouvrage « Des erreurs et de la Vérité » ceci : « L’homme s’est égaré en allant du 4 au 9 et jamais il ne pourra se retrouver qu’en allant du 9 au 4 », c’est ce qu’essaie de nous transmettre JBW dans ses rituels et ce grade nous met dans une situation d’attente, de choix ; Dieu nous a créé ou émané en nous donnant quelque chose d’unique : la possibilité de choisir.

Dans le grade Mesa caractérisé par le 4, le Maître Maçon revient dans le véritable chemin, celui qu’il n’aurait jamais dû quitter pour aller vers le Soi

Le 4ème chandelier trouve donc sa place autour du tapis et le R D M allumera les 4 flambeaux en faisant le tour de la loge en partant par le Nord et en revenant par le Midi ; nous avons par là, en changeant le sens de la circulation par rapport aux grades bleus, quitté 1 plan ou 1 niveau pour 1 autre qui se trouve plus haut dans l’échelle.

Nous avons quitté le niveau de la matière (3) pour entrer dans le monde de la Création Spirituelle (Céleste) (4), 2ème étape de notre retour vers le principe. (le volte-face, si je puis dire, que chacun est appelé à faire après ses réflexions et méditations sur les tableaux.

Ce nombre 4 avec le 7 (25 = 2 + 5 = 7) sont omniprésents dans la Vie de Mesa, la batterie du grade, les 4 chandeliers, les 4 x 4 bougies, les 4 pas, les 4 tableaux, …Comme dit plus haut, la propriété de 4 est le 1, l’Unité divine ; les lumières 4×4=16A070-6-3  1+6=7 ainsi que les lumières totales 25, 2+5=7 relèvent de l’Esprit.

Rappelons-nous les 3 grades bleus :

    Apprenti :          3 ans     batterie de 3
    Compagnon :     5 ans     batterie de 6
    Maître :             7 ans     batterie de 9
A070-6-4
Ce qui me fait dire que le Maître a déjà la possibilité « d’entrevoir » le chemin qu’il devra parcourir après mûres réflexions et méditations sur son emblème.

Revenons au 4ème tableau où figurent la carré parfait, l’enceinte et les 12 portes de la Jérusalem Céleste décrite dans l’apocalypse.

Au milieu de celle-ci, 1 montagne qui figure la Sion Céleste et, sur son sommet, l’Agneau Triomphant, environné de gloire et désigné par les lettres A D (Agnus Dei).

Saint André, sur la croix, fait le type de ce mineur quaternaire en réconciliation avec les œuvres du Créateur.

A l’imitation de Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu en haut sur la montagne, il va adjoindre son essence quaternaire à la création temporelle dodécaèdre (12), création ternaire temporelle pour en obtenir le nombre 16 ou encore le 7 car dans 16, la réduction théosophique donne 1+6=7, le nombre spirituel.
Voilà, en quelque sorte comment l’homme peut réconcilier la Création Universelle grâce à sa nature divine spirituelle.

C’est le sacrifice du quaternaire qui permet à toute la création de devenir septénaire (7) et être un jour réintégrée à son tour, faute de quoi elle resterait ternaire (12 = 3).

C’est l’action de l’Homme qui permet la réconciliation de toute la création. Tout nous figure ce nombre quaternaire à l’intérieur de cette quatriple enceinte (Sion (4 lettres), le D de AD (4ème lettre de l’alphabet) qui en elle-même est une porte.

Ceci nous renseigne sur la nature exacte et réelle des œuvres de l’homme qui sont, ont toujours été et n’auraient jamais du cesser d’être spirituelles et divines.

L’Homme en haut de la montagne, par son sacrifice obtient sa propre transfiguration pour son propre salut et sa propre réintégration.

En résumé nous pouvons dire :

Il y a quatre classes d’esprits, la première est la Supérieure et porte le nom de dénaire,
la seconde est la majeure et son nombre est le septénaire,
la troisième est l’inférieure, son nombre est le ternaire et
la quatrième est la mineure portant le nombre quaternaire.

Ces 4 classes enseignent que le quaternaire appartient directement au Créateur et que tous les êtres émanés et émancipés, ainsi que leurs lois et leurs puissances, proviennent de ce même nombre quaternaire, ou de la quatriple essence de la Divinité, qui renferme tout. Si on joint le quaternaire (4) avec le nombre (12) A070-6-3 (3), nous trouverons le nombre 16 ou 7, produit spirituel qui prouve que rien n’existe ni ne peut exister que par l’esprit et qui prouve en même temps que toute émanation est spirituelle.

Q : Quel âge avez-vous Maître Ecossais ?

R. J’ai seize ans ou 4 x 4 ans figurés par les 16 lumières qui éclairent les 4 parties de la loge. Remarquons que le rituel ne dit pas seize, mais que ce seize est, si j’ose dire développé…quatre fois quatre, l’élévation au carré, c’est-à-dire à sa puissance seconde, exprime une idée de changement de plan, de réalisation et de perfection.

Si je reprends au bijou du grade porté par le Maître Ecossais et constitué d’un double triangle, formant une étoile flamboyante à 6 pointes et renfermant un nom révéré, cette lettre initiale H qui fait le centre des 2 triangles {exprimant la double nature de celui qui est la vraie lumière du monde et de l’homme qui est son image et le cercle qui l’entoure est l’emblème de son éternité (voir instr.) Cette lettre initiale désigne la jonction faite à l’homme d’un conducteur éclairé pour le guider et le diriger dans toutes ses actions, pendant qu’il est dans son double triangle, c’est-à-dire pendant qu’il est assujetti à l’union des 2 natures.

Ce dessin ne vous rappelle-t-il pas quelque chose dans ce que j’ai dessiné préalablement ? Ce conducteur de l’homme est encore désigné par les 16 lumières qui entourent l’atelier et qui ne manifestent leur clarté qu’après que le récipiendaire, ayant déposé sur les ruines de l’ancien Temple tous les signes de la Servitude, est parvenu armé de la Truelle et de l’épée à réédifier son Sanctuaire. C’est ce qu’exprime le troisième tableau du quatrième grade qui nous montre Hiram sortant de son tombeau et ressuscitant glorieusement, entouré des vertus qu’il a si héroïquement pratiquées et qui le conduisent à l’heureuse immortalité. C’est ici l’accomplissement des promesses faites à l’homme de bien qui a remporté la victoire sur ses penchants désordonnés et triomphé de lui-même. « C’est le dernier terme de sa destination glorieuse ».

Il s’agit bien là d’une véritable renaissance, pour ainsi dire d’une résurrection.

Pour poursuivre j’aimerais maintenant revenir sur le nombre 9, nombre grandement présent au 3ème grade, nombre de mort et de dissolution, rappelez-vous ce qui est écrit sur le mausolée « ternario formatur, novenario dissolvitur » ou grosso modo, formé par le ternaire, il sera dissous par le novénaire, mais si ce nombre 9 est une fin, il demeure une ouverture potentielle à un recommencement, puisque l’âme est immortelle comme nous le rappelle nos rituels. Ce nombre 9, ajoutez-le au nombre 7 qui figure l’Esprit et l’Intelligence, autre nombre essentiel du 3ème grade, qu’obtenez-vous ? : eh oui, le 16. On a ainsi une belle continuité logique entre le 3ème et le 4ème grade.

Ce n’est pas fini et je ne peux continuer à parler du 16 si je ne fais pas allusion à un autre nombre tellement important au 4ème grade, un nombre qui se réfère aux lumières et si vous comptez les lumières d’ordre présentes, vous en compterez 25, là aussi formant un carré ; maintenant vous enlevez 16 à 25 et vous voilà revenus à 9, nous sommes vraiment ainsi arrivés dans ce grade à une autre dimension encore non atteinte dans les 3 précédents ; vous aurez aisément remarqué et constaté que 16 ajouté à 9 était égal à 25 soit 3² + 4² = 5², ce qui pourrait amener à une autre déduction mais que je ne donnerai pas ici, ce n’est pas le thème de mon travail.

Que pourrions-nous encore dire sur le nombre 16, beaucoup de choses certes mais je crois que le principal a été dit ou entrevu et que nous pouvons maintenant voir que les nombres du 4ème grade n’ont pas été mis là à l’aveuglette mais leur nombre et leur disposition a bien été calculée par JBW.

Je vais faire un récapitulatif de ce qui a été vu sur ces nombres : « Si nous faisons l’addition arithmosophique des 16 bougies nous trouvons : 1 + … + 16 ou rappelons-nous : n(n+1)/2 = 16 x (17) : 2 = 136, 1+3+6= 10 = 1, nous pourrions procéder autrement : 16 = 1+6= 7 qui est le nombre plus que parfait que le Créateur emploie pour l’émanation de tout esprit hors de son immensité divine, ce nombre est également le résultat de 2 + 5 = 7, la réduction théosophique de 25.

Les 25 Lumières d’ordre symbolisent donc bien la jonction du Spirituel, du Divin au terrestre, à la matérialité, à l’incarnation.

Or, 5 + 2 = 7 représente la perfection de l’homme, c’est le nombre cosmique, c’est le chandelier à 7 branches, c’est la 7ème carte du tarot représentant la divinité sur un chariot sous forme humaine et volant triomphalement vers les cieux ; mais 25 = 2 + 5 = 7, cette addition thématique ou théosophique représente : 3 lumières à l’Orient, 4 autour du tapis de loge = 7 ; 4 x 4 lumières = 16.

Ne sachant pas faire glisser une image ou un dessin sur mon travail, je vais faire une copie qui sera ajoutée, c’est le dessin d’une loge avec ses 25 lumières. J’ai réuni certaines lumières d’ordre entre elles et cela donne une idée vers quoi on va.

Résumé

Ces diagonales nous révèlent où nous nous trouvons par cette croix imaginaire, nous nous trouvons bien dans une loge de St André.

Maintenant passons au vert, c’est-à-dire lisons l’espace croisé délimité par ces lumières accrochées aux murs de la loge.

4 sont disposées derrière la chaire du R D M.

4 sont disposées au-dessus de l’entrée du Temple 2 x 4 s’opposent sur les 2 murs qui ferment cette loge ouverte.

Il est possible, qu’en fonction du local qui reçoit la loge verte, les 16 lumières ne puissent être disposées telles que décrit ci-dessus, mais le principe reste le même.

Joignons par une ligne l’extrémité gauche (lumière de gauche) au-dessus du R D M à la lumière de droite au-dessus du Fr 1er Surv et la lumière de droite du R D M à la lumière de gauche au-dessus du Fr 2ème Surv et faisons ainsi de même avec les lumières opposées sur les 2 murs se faisant face.

Et nous obtiendrons ainsi notre croix Templière, plus ou moins ouverte, suivant l’espace donné entre les lumières vertes, recoupant en l’intersection des lignes la croix de St André déjà obtenue, au centre de laquelle trône l’agneau, (on peut l’imaginer sur le quatrième tableau) dressée sur la colline de SION et son étendard à croix rouge sur fond blanc.

Avec la croix de St André, nous savions où nous étions, avec la croix templière, nous savons où nous allons. Ainsi donc, après cette symbolique, nous pourrions nous demander si ces 25 lumières ne doivent pas fusionner en une seule ?

« Finalement, les 25 lumières ne doivent-elles pas fusionner en une seule : la divinité suprême. Le passage au 4ème grade est une ouverture sur un nouveau monde, une nouvelle aspiration. On rejoint le rite de Zoroastre. Les Fidèles se réunissaient dans des Temples dépouillés de tout, ne possédant qu’une porte. Ils adoraient là la seule chose possible, leur Dieu. Pour visualiser ce Dieu, il n’y avait qu’une seule lumière. « Le Père nous a accordé de partager le sort des saints dans la lumière ; il nous-nous a arraché à l’empire des ténèbres ». Car le Christ est « la Lumière qui luit dans les ténèbres » ».

Mes impressions

J’ai essayé d’être le plus complet possible sans pour cela aborder le fond de l’étude artithmosophique donnée par MdP, LC StM et JBW ; comme je l’ai dit plus haut, c’est un travail à faire individuellement quand les candidats arrivent à ce grade mais, comme je l’ai sous-entendu, la qualité des nombres est déjà bien présente dans les grades bleus et même donc à partir du grade d’App.

J’ai voulu aussi terminer par les lumières nous apportant ce dessin de l’étoile Templière car nous ne devons pas oublier que les rituels laissés par JBW sont, bien sûr, imprégnés de l’empreinte des Nombres mais JBW va chercher sa source également dans la Stricte Observance Templière et dans Jacob Boehme.

Permettez-moi de terminer par un bref extrait d’une lettre (n°76) de L.C. de St Martin à Kirchberger datée du 19 août 1795.

…Chaque nombre exprime une loi, soit divine, soit spirituelle, bonne ou mauvaise, soit élémentaire, etc… …par exemple, dans l’ordre divin, 3 est le ternaire saint, 4 est l’acte de son explosion, et 7 l’universel produit et l’infinie immensité des merveilles de cette explosion…

Dans l’ordre Spirituel, particulièrement dans l’ordre de l’homme, ces nombres s’éloignent déjà de la sphère divine : aussi nous pouvons les manipuler et ils nous rendront toujours la représentation des mêmes merveilles…

Je ne parle ici que des droits de l’homme ; car son essence étant l’œuvre continuelle de la Divinité, je n’oserai pas me permettre non plus de la calculer, ce qui m’a fait dire que nous avions avec Dieu quelque affinité dans le nombre. Mais, quant à nos droits, le nombre 3 ne nous appartient que par le nombre 12 réuni ou additionné ; le nombre 4 ne nous est connu que par sa propre explosion ou multiplication qui nous donne 16 ; et le nombre 7, qui est la réunion ou l’addition de ce 16, nous peint notre suprématie temporelle et spirituelle, ou l’immensité de notre destinée d’homme, sans que pour cela nous méritions le reproche de nous égaler à Dieu, puisque, malgré notre superbe similitude avec lui, nous avons cependant aussi avec lui une différence incommensurable ; différence que nous ne pourrions affecter, si nous nous peignons tout uniment comme lui, par des nombres que nous regarderions comme primitifs, tandis qu’ils ne sont que résultats.

Un point important que je tiens encore à souligner : nous savons que JBW, MdP, L-C StM étaient catholiques, chrétiens pratiquants et certains rapprochements sont à faire avec des textes ou citations bibliques, cela reste à méditer ; le 3, Pierre a renié Jésus 3 x ; en 3 jours il pouvait rebâtir le temple (quel temple) à la 6ème heure jusqu’à la 9ème heure, il y eut des ténèbres sur toute la terre ; à la 9ème heure Jésus expira ; le voile se déchira en 2 ; …peut-être lirons-nous maintenant certains passages en ayant une autre réflexion quand nous y lirons des nombres ? Mais là, je risque de quitter le domaine maçonnique.

Je vous remercie R D M

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