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#406012
Le Chien
A∴ R∴
Dans la mythologie et les mystères d’Éleusis, Isis est accompagnée dans sa quête de recherche des assassins de son époux par Anubis, dieu à la tête de chien ; il était Sirius ou l’Etoile chien : l’ami, le conseiller d’Osiris, l’inventeur du langage de la grammaire et de l’astronomie.
C’était également lui qui présidait à l’embaumement des morts.
C’est aussi Cerbère gardien des enfers ; il est le chien médiateur du monde des vivants et des morts.
Dans le verset 22, il est écrit : « ils étaient trois et le 4eme était le chien »
De même dans le chant 17 de l’Odyssée le chien est cité.
Et dans les légendes du Chamanisme mongol : « après que dieu eut crée avec de l’argile l’homme et la femme, il les recouvrit d’une fourrure et pendant que pour les animer il allait chercher l’eau de la vie éternelle à la source de l’immortalité, il les fit garder par un chat et un chien ».
On dit que le chien est l’animal fidèle de l’homme ; fidèle de l’homme ou fidèle à l’homme, cela change tout ; si c’est de l’homme c’est alors dans ses gènes ; si cela est A l’homme c’est alors la domesticité, l’aveuglement, l’asservissement.
Fidèle vient du latin fidélitas, fidélitis, ce sont des qualités ; fidèle à son maître qui lui, est fidèle à ses engagements.
Cette fidélité dans la mythologie est représentée, comme chez les Bantous, vêtue de blanc, une clef à la main, tenant un cœur, ou un sceau, et UN Chien à ses côtés.
Un chien est alors l’inconnu accompagnant un homme qui passe.
Ce chien n’a pas de nom dans notre Rituel.
La justice et la vengeance, sans homicide c a d sans tuer, sont obtenues par le chien inconnu qui accompagne l’inconnu.
Sans chien aucune justice, aucun suicide, aucun supplice ; c’est l’étranger qui nous a conduit, l’inconnu nous a guidé nous les 9 élus ; le chien sans nom nous a conduit à la Caverne Ben Accar du côté de Joppa, en silence et sans aboyer.
Le flair du chien et légendaire.
La tribu de Bantous :
« toi chien, flaire de quel
côté
est venue la mort de cet homme
tu vois les hommes
tu vois les sorciers
ne te trompe pas
quant au fauteur de la mort de cet homme »
tu vois les hommes
tu vois les sorciers
ne te trompe pas
quant au fauteur de la mort de cet homme »
Dans cette cérémonie on recouvre ensuite le chien de kaolin
Dans la poétique il est le gardien du secret, sans parole, il ne sait ni lire ni écrire ; il est app. °. perpétuel et gardien du secret.
Il est symbole du devoir car ne dit on pas que c’est un chien qui aurait découvert le cadavre d’Hiram ?
Comment le chien sans nom et l’homme inconnu sont ils ensemble ?
Ne seraient ils pas le même. ?
Ce chien compagnon de l’inconnu conduit les 9 élus à la cachette des meurtriers. Si je n’émis pas le moindre son ou aboiement, je conduisis quand même Johaben vers le plus coupable, Abibalq.
Cet animal que l’on dit fidèle, se présente ici comme un délateur ; celui qui a vu mais qui paraît être étranger.
Nous suivons le chien, les élus que nous sommes, en ne nous donnant pas la peine de chercher par nous-mêmes le trajet de la traque des assassins, ces trois mauvais compagnons.
Je pense que symboliquement l’inconnu, le chien est nous-mêmes.
Inconscient conscient subconscient ?
Certains peuples, les animistes, figurent les animaux par de petites statuettes ; ainsi le chien est représenté, par ex. la langue pendante, le museau en avant et la queue en l’air ; il est en arrêt, prêt à bondir, attendant l’ordre de son maître.
Tous les êtres humains gardent à l’esprit ces animaux, manipulant ces petites statuettes, objets, afin d’activer constamment la pensée.
Ces animistes considèrent que seule l’apparence corporelle de leur forme, distinguent les animaux des êtres humains.
Chamfort disait : « le caractère naturel des Français est composé des qualités du singe et du chien couchant. »
Nous ressentons mieux, d’après certain philosophe, la comparaison de l’homme et du chien le plus proche ami de l’homme ; il se pourrait que nous soyons une branche de cette évolution des espèces et que le chien soit en nous.
« Dans chien et animal domestique il y a d’homme qui est la configuration du monde. Breton », et Valery « l’animal, énigme véritable, opposée à nous par la similitude ».
Comment chien et inconnu sont ils ensemble, ne seraient ils pas le même ?
Dans l’action de recherche des trois mauvais compagnons, cela se passe le soir :
« vers la fin du jour ils aperçurent deux hommes… Ils repartirent dans le soleil couchant… »
C’était entre chien et loup
Loup – chien symbole de férocité, violence pour aller et devenir amour// fidélité.
Nous savons que le mythe d’Hiramest une légende, un conte, nous pouvons reconnaître le symbolisme.
Ces trois mauvais compagnons, les assassins du Maître, sont les vices que nous portons en nous ; seule la délivrance de la mort nous en délivrera vraiment, malgré notre Travail Mac ; à ce moment venu, nous serons sûr de ne pouvoir agiter ces trois vices là.
Le Chien d’Ulysse qui se nommait Argos, attendait son maître qui pour son retour s’était rendu méconnaissable ; pourtant, Argos couché, gisant couvert de poux, devant le portail où était le fumier pour les cultures, Argos donc, reconnut son maître.
Il flaira et reconnut Ulysse en l’Homme qui venait et relevant les oreilles et la queue, il se fit gémissant pour signifier sa/la reconnaissance.
Ulysse, lui, détourna la tête en essuyant une larme, la seule qu’il versa fut pour son chien fidèle ; mais si nous suivons les animistes et leur symbolisme, il pleura alors sur lui-même.
Rimbaud disait : « la morale est une faiblesse de l’esprit »
Dans notre recherche des trois mauvais Compagnons, qui connaissaient le chien, puisque celui-ci les dénonça, dans cette recherche donc, il y a notre vision, notre travail d’aller vers un ordre du monde avec application de la peine.
Une Morale.
Cette peine que nous n’appliquons pas nous-mêmes, les Élus secrets, puisque les trois mauvais compagnons se font justice ; cette peine recherchée est morale.
C’est pour nous défaire de cette faiblesse de l’esprit que le chien, nous, nous aide et nous nous aidons à nous défaire des liens qui annihilent notre devoir de justice.
En latin une grave injure est de traiter quelqu’un de chien ; si Ulysse pleure en retrouvant Argos, il traite peu après les prétendants de chien.
Jules César dit à Metellus ; « qu’il ne se laissera pas attendrir par de viles façons d’épagneul.»
Il menaça de le chasser à coup de pieds comme un sale cabot.
Ainsi le chien a toujours attiré à lui les adjectifs les plus vils, les plus méprisables, ainsi que le mépris et la haine.
L’homme est il si différend dans les attributions d’adjectifs ??
Il nous est difficile d’essayer de trouver la juste peine pour une justice équitable, une justice juste.
Je suis l’apprenti, je suis le compagnon.
Salomon ajouta 6 Maçons, qui n’étaient pas de l’expédition, au 9 Élus, ce qui porta le nombre à quinze. Pourquoi 6 et non pas 9 ?
Une première explication serait de penser que l’on inclue les 3 mauvais compagnons.
6 et 3 = 9 !En effet, tout compagnon devient Maître, tout compagnon est soupçonné, puis accepté. Tout compagnon, avant de devenir Maître, doit prendre conscience de ses faiblesses.
Nous sommes tous et les assassins et les assassinés.
Inclure les 3 mauvais compagnons dans les 9 nouveaux revient à admettre que tout n’est pas blanc ou noir.
L’inconnu, qui ne l’est pas, son nom est connu, qui n’était qu’un gardeur de troupeau, fut amplement récompensé : il entra dans le corps des Maçons. Par la suite, étant suffisamment instruit, il obtint une place d’Élu.
Je suis le chien, perpétuel apprenti, perpétuelcompagnon et maintenant perpétuel Maître Élu.
Je suis le témoin de vos efforts, pas le critique, ni le juge, ni le vengeur, la vengeance m’est étrangère, je suis le regard d’amour comme seul ceux de ma race peuvent en offrir.
Dans une autre vision de cette histoire vengeresse, je ne suis pas visible, juste suggéré par un buisson, un buisson ardent au pied d’une grotte obscure.
Je suis au double sens du mot (être et suivre)votre destinée, je suis celui qui permet l’accomplissement de ce qui ne saurait être sans moi, je suis le témoin extérieur, assez proche pour vous comprendre, assez éloigné pour vous laissez votre pleine et entière liberté d’action et de jugement.
La source, l’Acacia et le chien, le minéral, le végétal et l’animal, nous sommes tous là pour assister au drame. La source coule, elle abreuve le Maître, mais elle continue de couler, l’Acacia pousse, il sert, avec une de ses branches, de repère, mais continue de pousser, et moi je regarde l’Homme et je le sersavec amour et sans notion même de vengeance.
Ainsi Rimbaud peut il rejoindre René Char : « la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil »
J’ai dit très Sage