HONTE à ceux qui acceptent des devoirs, et qui ensuite les négligent
Non communiqué
Cette phrase du rituel trace une des lignes de conduite du M S. Si j’accepte des devoirs, cela suppose que j’ai réfléchi sur les obligations qui m’attende, vis-à-vis des autres, et de moi-même, sur mes possibilités à remplir et sur la confiance qui m’est accordée. Il faut distinguer les devoirs envers nous même. En F M il y a quelque chose en nous qui rend le devoir tout naturel, c’est notre aspiration à devenir meilleur et notre sens moral. Comment peut on y arriver ?
En écoutant, en faisant connaissance, en regardant vivre les autres, nous serons ainsi amener à discerner l’erreur qui est en nous, à nous éloigner et aussi à nous rapprocher du vrai. Nous irons à la découverte de la connaissance et de la compréhension de soi. Prise de conscience qui nous conduit à entrevoir nos carences et à vouloir nous enrichir. Ce sera notre motivation profonde à travailler, à venir en L, à croire en ce que nous faisons. Pour se connaitre soi même, l’intuition ne suffit pas, s’il est vrai que le cœur joue un rôle important dans la marche du M vers la lumière, il en demeure pas moins que la raison et l’intelligence sont pour lui des auxiliaires précieux, qu’il a tout intérêt à développer. La honte est un sentiment pénible de son indignité, de sa bassesse, de la crainte du déshonneur.
Accepter des devoirs pour moi, c’est accepter une certaine responsabilité, c’est avoir une responsabilité morale. En ce cas nous devons répondre de nos actes, de notre FOR INTERIEUR, c’est-à-dire devant le tribunal intime de notre conscience. L’homme qui se sent responsable devient vite compétent, les efforts ne lui coûtent rien. L’homme se soumet à l’œuvre, et pour l’accomplir donne sans compter sa peine, ses ressources, sa vie. L’homme responsable d’une tâche fait promptement corps avec elle. Avec la responsabilité germent les initiatives et les vigilances qui, font aboutir. Aucune contrainte ne peut obtenir d’efforts comparables. Nous nous jugeons en conscience responsable d’un acte, nous apercevons tout de suite qu’un tel jugement impliquent deux conditions ;
1) Pour être responsable, il faut être capable de discerner le bien et le mal. Nous ne nous reconnaissons l’auteur de nos actes, tenus d’en répondre devant notre conscience que, si nous avons le sentiment de notre liberté. La responsabilité morale implique donc à la fois, la connaissance des valeurs et la liberté. Ces deux conditions relèvent de l’expérience intérieure. Un M qui prend une responsabilité, doit se connaitre, il doit savoir vers qu’elle voie il s’engage, ce qui rejoint la maxime du : « CONNAIS TOI TOI-MEME ». Le jour de l’initiation M, n’y a-t-il pas dans le cabinet de réflexion, une longue période où le profane se retrouve seul, face à lui-même, avec des questions contradictoires, envie de rester, de fuir. Cet état d’âme rejoint la cérémonie d’initiation, où à un moment bien précis, le profane est confronté avec le miroir.
Le V M lui dit que : les ennemis ne sont pas toujours devant lui, mais derrière lui .Quelle n’est pas la stupéfaction de s’apercevoir dans ce miroir. Miroir qui nous permet de voir d’abord notre image, telle que les autres la voient, et prendre ainsi conscience que nous pouvons être, pour celui qui nous regarde, un miroir, qui reflète, non seulement notre image, mais aussi notre personnalité. Chaque M qui prend un engagement doit mener à bien cet engagement, même si cela l’amène à certains sacrifices. Il doit savoir de lui même, s’il est capable de tenir sa promesse, s’il fera l’effort nécessaire pour découvrir, connaitre et essayer de s’améliorer.
En M, comme dans la vie profane, tout engagement doit être pris en connaissance de cause. Cet engagement ne doit pas être une contrainte, car dans ce cas il serait pris sans liberté, et sa réalisation qui devait être positive deviendrait négative. Accepter un devoir, c’est se sentir tenu de l’accomplir, même s’il est contraire à son intérêt, à ses passions, à sa nature. La conscience se reconnait soumise à une obligation qui la dépasse. Le devoir peut être contraignant, certes mais justement, accepter des devoirs c’est aller au-delà des contraintes, c’est donc le dépasser, se mettre à l’écoute des autres, en s’oubliant soi même. Ce n’est pas toujours facile, car il faut imposer le silence à notre nature charnelle, et il faut au prix d’un effort certain plier l’humaine nature à la loi du devoir. Ce devoir qui a des exigences, peut être récompensé par l’effort, que nous faisons pour soumettre notre nature à des obligations. Celui qui fait son devoir sans joie et seulement comme une corvée est vraiment à plaindre.
Kant disait :
«Agit toujours de telle sorte que tu traites l’humanité en toi et chez les autres, comme une fin et jamais comme un moyen».
Une des sentences du 4eme degré n’est elle pas : Le devoir est pour nous aussi inflexible que la fatalité, aussi exigeant que la nécesstié, impératif comme la destinée. Le devoir s’éveille en nous le matin, et prend place sous notre oreiller. Dans le tumulte de la cité, dans la solitude du désert. Le DEVOIR est avec nous toujours impératif comme la destinée. Il est toujours agréable de s’investir dans une cause, car les recherches faites, la réflexion apportée, et le résultat obtenu sont une récompense. L’acte volontaire porte la marque du MOI. Je me reconnais en mes actes volontaires, je les assume, je m’en attribue les responsabilités. C’est une grande route que le M S cherche à suivre, mais connait il vraiment son devoir avant de pouvoir le faire ?
Tout au long de l’élévation le mot devoir revient plusieurs fois dans les sentences. L’exercice du devoir le M n’a pas attendu de le faire, au premier garde il y a le premier serment. Le respect de la parole donnée. Compagnon, il a pu commencer à exercer sa responsabilité. M il a eu la pleine possibilté d’action et il a compris qu’il avait pris un véritable engagement d’honneur. Pour le F M le devoir ne doit pas être une contrainte et il ne peut pas le négliger, puisque sa conduite envers les autres est tout naturellement le respect des serments prononcés.
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