La balustrade

Auteur:

M∴ W∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

A la Gloire du Grand Architecte de L’Univers
Sous la Juridiction des Souverains Grands Inspecteurs Généraux des 33 et derniers degrés du REAA pour la France
Ordo Ab Chao. Deus Meumque Jus

Lors de la cérémonie de réception au grade de M S, quand le voile nous est retiré on ne comprend pas bien, on ne voie pas bien, dit le rituel. Nous sommes éblouis par la lumière qui rayonne de l’orient. Nous sommes devant le Saint des Saints.

Nous ne pouvons que la contempler car nous en sommes séparés par une balustrade. Nous sommes arrivés devant une limite symbolique, que nous ne pouvons encore franchir, pour un avenir qui nous sera promis, nous dit le T F P M à la remise de la clé, pour poursuivre la construction du glorieux édifice.

La balustrade, la séparation du temple, du Saint, avec le Saint des Saints ou se trouve l’Arche d’Alliance avec les tables de la loi sacré, l’esprit et dieu, le message de l’eternel. La balustrade qui est notre limite pour le moment. Elle a le rôle de serrure car nous avons la clé.

La balustrade ne sépare pas le sacré du saint des saints du reste du temple et du Frère M S, car nous sommes dans le sacré depuis l’ouverture des travaux, elle n’est qu’une barrière symbolique.

Elle est un matériau physique qui par ses claires voix nous permet de voir le Saint des Saints vers une continuité pour nous stimuler à vouloir un jour y accéder et par la même occasion de ne pas vouloir bruler les étapes.

Elle est la serrure qui nous conduit vers la quête de la connaissance. Je pense y arriver grâce à la couronne de Laurier et d’olivier ainsi que la clé qui m’a été remis. La clé avec en son panneton le Z de Ziza (splendeur) ou Zizon (balustrade) et grâce au Z de l’énergie.

Dans les lieux saints, églises temples, on délimite aussi les espaces sacré des lieux cultes par un jubé. Du lieu des autels, du Cœur de l’édifice, de celui des pratiquants.

Analogie du voile et de la balustrade que nous avons déjà vue dans nos parcours maçonniques : Le 1er voile à l’initiation, appelé bandeau opaque, en est la 1ère balustrade. Nous sommes à l’état de profane au seuil de notre recherche, par l’histoire du règne des bâtisseurs vers la pensée initiatique et symbolique vers l’accès à la lumière.

Le voile à la maîtrise qui sépare le nouveau Maître de l’orient. Il s’ouvre pour découvrir le delta lumineux. Nous venons d’être relevés et passé de l’équerre au compas, nous sommes au centre du cercle, la chambre du milieu. Nous sommes dans le monde terrestre vers le monde céleste. Le tableau de loge est par terre, terrestre.

Le voile transparent pendant la cérémonie au 4ème qui nous permet d’entrevoir le Saint des Saints. Nous sommes dans le chemin sinueux vers le divin, nous ne sommes plus dans les voyage en carré, mais dans l’espace spirituel. La balustrade, qui sépare le Saint des Saints, lieu de rayonnement qui est en nous, dans notre cœur, du reste du Temple, un nouveau désir de rayonnement vers le Divin. Le tableau de loge est en l’air au dessus du T F P M, céleste.

Il y a aussi la première balustrade qui est le voile de la tente premier saint des saints qui protège l’arche d’alliance dans le désert du Sinaï avec Moïse. Devant il y a Les lévites qui en étaient les gardiens.

Le M S porte le deuil de notre Maitre Hiram il accède au rang de lévite devant la balustrade. Nous retrouvons la notion de chemin, de voyage, sinueux. Le but n’est pas loin,à travers le balustre nous entrevoyons la lumière, nous sortons des ténèbres. Le travail, le chemin commence et continu. Admis au rang de lévite le Maître secret cherche l’idée sous le symbole, sous le secret et le silence. L’admission parmi les lévites implique une notion de service, de gardien et de Devoir.

La balustrade sépare deux mondes et deux états. Elle laisse passer le regard et préserve deux mondes.L’intérieur du Saint des Saints, lieu ou l’éclat du jour à chassé les ténèbres et la grande lumière commence à paraître, en est le monde céleste.Le reste du temple en est le monde terrestre, qui depuis l’ouverture des travaux est un espace sacré. Son passage pour l’instant nous est interdit car malgré notre quête vers la connaissance nous n’avons pas encore toutes les clés pour y accéder, nous sommes encore imparfaits.

La balustrade nous mets aussi en position de deux états, celui de passé définitivement de l’équerre au compas, vers la connaissance, la vérité et la parole perdue, qui grâce au coup de maillet sur le front nous ouvre l’œil de celle-ci.

La balustrade est un filtrage, un accompagnement pour que cela se passe bien entre moi, la clé, le monde terrestre de la progression vers le saint des saints,le monde céleste, un autre monde sacré pour voir une lumière forte,le message de l’éternel.

Mon engagement en loge de perfection est un état de plus sacré vers le divin, vers la sagesse de l’état de position horizontale puis verticale vers le monde céleste. L’état du monde d’en bas vers celui du haut. Acceptons l’invitation de vouloir progresser à chercher plus loin, plus profondément.

Avec l’aide de la clé symbole de connais toi toi-même et la balustrade symbole d’ouverture et de serrure vers l’avenir qui m’est promis. Cette porte ne peut être ouverte que par moi avec la clé qui est moi. La clé de mon intérieur, qui signifie ouverture de la serrure vers le nouveau plan. On peut comparer la balustrade à une serrure vers la lumière qui nous fera passer à un autre niveau. Elle en est le seuil, un barrage symbolique, une stimulation, une intuition d’où nous vient l’énergie pour passer vers l’autre monde grâce à la clé qui en a le moyen.

La balustrade à aussi une fonction de protection pour éviter de bruler les étapes, de promesse vers la connaissance. La limite de la balustrade marque un temps de pose pour mieux en apprécier sa progression. La balustrade est une limite et un lieu de transition pour un nouveau passage difficile vers la parole perdue. Cette limite si nous respectons nos devoirs, le devoir, nos engagements, elle en est un élément symbolique de protection et d’interdiction.

La balustrade est aussi dans se grade un élément de silence, un autre silence que verbal, le silence de la vue, de la parole perdue qui n’est pas manifesté, il peut aussi en être un symbole. Devant la balustrade le Frère MdC nous celle les lèvres. Peut-on faire une analogie entre le sceau de la main de justice et la balustrade, je pense que oui car ils ont tous les deux une fonction de protection, de respect, d’interdiction, de Silence et de Devoir. Mais ici le silence n’est pas le silence de la parole mais bien de vue.

La balustrade ajourée vers un état de connaissance vers un état de reconnaissance, nous, du Saint des Saints, entre la lumière créatrice et notre recherche spirituelle, nous devons être prêts. A la porte de Saint des Saints la balustrade à claire voie comme le voile transparent permet de deviner ce qu’il peut avoir derrière, la parole perdue, car notre accompagnement n’est pas complet et terminé.

La balustrade qui nous sépare du Saint des Saints d’une façon symbolique me fait penser aux barrages, aux limites, aux mises en situations, que chaque être franc-maçon ou profane, peut rencontrer pour évoluer dans sa vie, et son parcours. La naissance, la mort du cabinet de réflexion, la renaissance, les voyages, la mort et l’élévation, du terrestre vers le céleste, dans un espace spirituel, à chaque fois une étape, un nouveau passage dans notre quête.

La balustrade qui est symbolique est pour moi un autre examen mental par rapport à moi-même. Qui va me faire passer ? Moi et mon travail, mais aussi avec l’aide, et le concours, l’accompagnement des autres F F de la loge et là je vais pouvoir m’en glorifier nous dit le rituel.

Citation de Saint-Exupéry : il n’y a ni feu ni lumière sans foyer, ni rayon ni reflets sans ouverture.

Nous sommes toujours à la recherche de ce qui est épars et la quête de la parole perdue. Il faut franchir la balustrade pour rayonner.

Notre progression ce doit de recommencer tout le temps, fautes aux balustrades, cela est, et peut paraître dur de ce le dire ou de faire, mais c’est comme cela que notre perfection ira de l’avant.il faut se mettre des barrières. Rectifier notre égo et polir notre pierre. Enlever nos scories vers la connaissance du divin.

Ne pas prendre les mots pour des idées, ne pas prendre les mots pour la réalité mais de m’efforcer à découvrir l’idée sous le symbole. Une invitation à chercher plus loin, plus profondément.

J’ai la clé, je suis devant la balustrade. Traverser la balustrade, j’ai envie d’y aller, grâce au Z de l’énergie du panneton de la clé, je pense y arriver.

J’ai : T F P M

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