Le désert intérieur
M∴ B∴
Le mot : Désert employé comme adjectif : inhabité – aride – sans végétation-sans population Grand vide- néant.
Le mot : intérieur employé comme adjectif : qui est au dedans – dans l’espace compris entre la limite d’un être, d’une chose qui se passe dans l’esprit, qui se rapporte l’âme.
« Le Sanctuaire de l’homme intérieur »
C’est derniers mots appartiennent aux Pères du Désert de GAZA. L’homme traverse son propre désert, pour découvrir son fond mystérieux dont la beauté le remplit d’allégresse. Il oublie les perturbations de son long et périlleux voyage, pour ne retenir que la jubilation qui l’envahit dés qu’il découvre sa propre source.
Il découvre que le désert n’est rien d’autres que le passage par la mort donnant accès à une nouvelle naissance.
Nouvelle naissance, situation que l’on connaît bien en initiation maçonnique. Alors revenons au 4éme degrés.
L’accès au grade de maître Secret a pour objectif de rappeler au Maître que la lumière est loin d’être acquise, que le chemin de perfection a pour seule fin le passage à l’Orient éternel et que le chemin du perfectionnement individuel est long et rempli d’épreuves.
L’enseignement du Maître Secret par la connaissance, et la mise en pratique du devoir, lequel doit pouvoir aller jusqu’au sacrifice. Sans espoir de récompense au sens profane de ce mot.
Il peut espérer de parvenir un jour dans le lieu secret pour y contempler le pilier de la beauté. En attendant il est promu au rang de lévite, et l’honneur d’être considéré comme un des sept Maîtres susceptibles de remplacer Maître Hiram. Il sera le gardien fidèle du saint des saints, dont il est séparé par une balustrade, qu’il ne peut franchir.
La recherche de la connaissance à l’intérieur de lui-même. Son désert intérieur. Le Maître Secret n’ayant pas encore réalisé toutes ses potentialités, doit s’efforcer de tendre vers un niveau de conscience supérieur. Ce sera une petite partie de sa traversée du désert.
La Bible ouverte à l’ouverture des travaux à la première page du livre des Roi, rapporte l’histoire d’Israël et de Juda, depuis la mort de David, de la construction du Temple et la longue histoire du règne de Salomon, jusqu’à l’exil de Babylone.
Quarante années de marche dans le désert. C’est quarante années sont interprétées par Origène, comme autant de marches et de stations. Elles donnent accès au fleuve de Dieu, font « approcher des courants de la sagesse » sur la terre sèche, l’homme du désert est abreuvé, inondé, son cœur lui-même lavé et purifié.
Il se prépare à entrer dans la terre promise, les miracles se succèdent.
Mes frères Maître Secret, vous avez ici, dans ce texte, votre cheminement maçonnique pour acquérir la connaissance, toujours dans les textes Biblique qui nous parlent.
La légende des trois Mages, quittant Babylone pour un pèlerinage au temple détruit à Jérusalem (1000 kilomètres vers l’occident, à travers le désert Syra-arabe).
En cherchant dans les ruines du temple de Salomon. Ils ont découvert une trappe au sol, qu’ils ont réussis à ouvrir et se rendre compte que s’était l’ouverture d’un puits, très profond. Ils décidèrent de le visiter. Après une série de péripéties et de découvertes intéressantes, privés de lumière par un courant d’air, perdus dans les décombres, ils doivent faire demi-tours, pour essayer de retrouver la sortie de ce puits infernal. Par miracle, en restant unies dans leurs efforts, ils aperçoivent, enfin la lumière par la trappe du puits.
Nous sommes là, à l’endroit précis ou Maître Hiram a été assassiné par les trois mauvais compagnons, par un coup de maillet au milieu du front.
Mes frères on ne peut s’empêcher de réfléchir à l’analogue de plus en plus évident entre cet espace temps du puits et le cabinet de réflexion de notre naissance au monde maçonnique « V.I.T.R.I.O.L visiter l’intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ».
Le désert intérieur est Genèse
Selon les pères du désert, le but de l’enseignement est d’apprendre le silence des sens et des passions, le contrôle de l’imagination, afin de parvenir peu à peu au recueillement profond qui permet l’exercice de l’attention à l’égard de la vérité intérieur.
Quand l’homme commence à prendre contact avec son intériorité, il tente de scruter autrui dans son intériorité.
Cette immensité intérieur que l’homme saisit dans sa densité ne peut-être possible pour en prendre conscience que dans le silence et la solitude. Cette découverte du dedans exige un au-delà de tout bavardage, un dépassement du monde phénoménal.
Tendre vers la connaissance de soi-même, c’est se retrancher du troupeau.
L’homme entreprenant la démarche de la connaissance de soi, est comparé à un pèlerin en quête de terre promise. Il doit tenir compte de ce qu’il est, ce qui ne signifie point qu’il n’a pas à lutter et a se modifier lui-même.
Ainsi le Maçon se développe et se libère dans la mesure où il prend conscience de ce qu’il est, et peu devenir.
Selon SOCRATE « la première et la plus importante connaissance que vous devez avoir, est la connaissance de vous-même, et quand votre esprit fonctionnera bien, ce sera en vous-même. Que vivra la vérité » Selon les paroles de St Jean : « Vous serez des Dieux ».
Se connaître soi-même, être vraiment ce que l’on devrait être, découvrir en soi l’immanence transcendante chère à ST AUGUSTIN.
Peut-être est-ce le but des trois Maîtres en partant de Babylone pour un pèlerinage au temple détruit à Jérusalem (1000 kilomètres vers l’occident à travers le désert Syro arabe).
Les trois Maître ont trouvés les ruines de l’ancien temple. Ils ont découvert au fond d’un puits le bijou que Maître Hiram avait jeté quelques siècles auparavant, avant que les trois mauvais compagnons ne l’achèvent d’un coup de maillet au milieu du front.
On ne peut s’empêcher de réfléchir à l’analogue de plus en plus évident entre cet espace temps du puits et le cabinet de réflexion de notre naissance au monde maçonnique « V.I.T.R.I.O.Le visiter l’intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ».
Pour conclure, progresser dans le rite. C’est être capable de vivre sa démarche intérieure comme une constante résurrection. La suite de cette quête nous montrera que le chemin à emprunter, consiste dans la quête des connaissances acquises au cours de voyage s’effectuant en système fermé, qu’il soit carré ou serpentins : c’est la « Circumambulation ».
Ce mouvement sans fin ou l’on se retrouve immanquablement au départ.
D’ailleurs le cercle n’a ni début ni fin, ce qui symbolise les différents cycles de la vie de l’univers.
Elle nous montre aussi, que même Maître, nous sommes toujours des apprentis arpentant toujours le même chemin, aux quatre points cardinaux. Nous arpentons le temple dans le but de le construire, ou plutôt de « nous construire » l’on parlerait alors de temple intérieur à la recherche de la perfection.
En fait c’est dans le voyage initiatique que s’effectue la construction du Maçon. Il devra s’instruire lui-même par un travail personnel en se préparant spirituellement et en évitant les impasses qui ne conduiraient pas vers de nouvelles portes à franchir, pour aller vers cette connaissance qu’on ne peut atteindre seul. C’est à dire sans la main de nos Frères.
La chaine d’union indispensable pour faire ce chemin étape par étapes dans la nuit de nos doutes, de nos peurs, de nos passions. Il nous reste à méditer dans le silence, faire le vide en nous pour y placer ce que nous avons déjà reçu et préparé pour ce qui va encore venir.
Notre être adhère à la recherche d’un état supérieur. Cet état supérieur, quête du centre. Objet de la démarche de l’homme dans une société traditionnelle, qui ne peut-être atteint que par l’intériorité que nous découvre l’initiation.
Cette traversée du désert longue et éprouvante est une marche initiatique que chaque Maçon découvre dans son cheminement vers la connaissance.
Méditer sur ce qui s’est passé au fonds du puits est nécessaire pour vaincre cette peur que chacun éprouve confronté à l’inconnu et à l’infini.
Le puits ici correspond à l’être parti en voyage à la découverte de son intériorité. Il est nécessaire ici que le Maître Maçon descende au plus profond de lui-même. Le puits sans fond peut-être assimilé à l’intériorité de chacun.
J’ai dit.