Réponses aux questions préparatoires au quatrième grade
M∴ D∴
Quelle est votre opinion sur l’origine, la nature et le but de la franc-maçonnerie ?
Pour moi ; la franc-maçonnerie est née pour rapprocher les hommes du spirituel, c’est à dire de dieu, et de faire connaître le chemin initiatique que chacun doit découvrir pour espérer accéder à certaines étapes nécessaires pour « croire ». Je pense que dans les étapes futures de mon cheminement, Dieu portera un nom ? Et ce sera le nom du Christ.
Pour trouver ce chemin, l’homme doit travailler sur lui même, pour acquérir des connaissances, et non pas se soumettre à un dogme.
Le but suprême est de transmettre aux autres hommes, l’envie de travailler, pour accéder à un niveau de connaissance, le doute, n’aura pas la place qu’il occupe dans le cœur de la majorité des hommes.
Notre obédience est chevaleresque, ADHUC STAT, pour moi, aujourd’hui représente aussi, pense, un ordre qui fut décapité un certain vendredi 13, par le roi Philippe le Bel. Tout comme l’homme, cet ordre fut déchu, mais, comme la base est solide, l’ordre tout comme l’homme c’est reconstruit.
La franc-maçonnerie, a notre rite RER ? A comme but de rendre les hommes meilleurs, et plus utiles à leurs semblables. Pour cela, l’homme doit pratiquer les vertus. Nous devons vivre, dans la différence, la tolérance, la justice, la tempérance.
Quelles réflexions, quels sentiments, ont fait naître en vous les premiers grades ?
Sur la colonne du nord, dans le silence on s’imprègne des symboles, des travaux, de la parole de ses frères, le travail effectué est important. Le silence est propice à une réflexion intense et intérieure. Le fait de ne pouvoir exprimer ses sentiments oblige à travailler sur soi, pour acquérir une discipline et une méthodologie. A ce moment, on s’interroge sur son savoir, et l’on prend conscience de son ignorance.
Le temps du compagnonnage arrive, l’échange verbal permet de prendre connaissance de l’autre. Dans sa recherche intérieure, le regard de l’autre et la vision qu’il nous donne de nous même sont important. Au second degré, le travail c’est d’abord apprendre à nous connaître nous même, et à corriger nos défauts avec le ciseau de la parole.
Le connais-toi, toi-même, n’est pas seulement un appel ou une introspection personnelle d’ordre psychologique, mais aussi une injonction à la prise de conscience de la réalité humaine. Par la perfection de son travail, le compagnon va tendre peu a peu à réaliser « l’état d’étoile flamboyante » c’est-à-dire qu’en intériorisant le rituel, en travaillant à la compréhension et à la maitrise des sens, de la géométrie symbolique, l’homme peut continuer l’œuvre de créateur et aspirer à la véritable initiation, c’est-à-dire, la connaissance de dieu.
Quelles sont les dispositions actuelles de votre esprit et de votre cœur ?
Distinguer le vrai du faux en moi-même, le besoin de faire des progrès dans le partage et la transmission, voila mes vrais désirs. Faire partager les valeurs humaines et spirituelles, et effacer le doute sur « l’après ».
Je me construis petit à petit, m’initie moi même en aimant apprendre, en apprenant à aimer ; et en aimant apprendre à aimer.
La nécessité de construire l’esprit humain, comme s’il s’agissait d’un temple, le temple du cœur. Le connais-toi, toi-même, guide les hommes sur les voix de la sagesse, être sage, c’est avoir conscience que l’on est toujours plus ignorant que l’on croit. La sagesse c’est accepter de rester toujours ouvert à la connaissance, pour être toujours en position d’acquérir de nouvelles connaissances. C’est en cela que je comprends la phrase « on reste toujours apprenti », si souvent prononcée par nos maitres maçons.
Les expériences que vous avez faites ont-elles provoqué en vous le vif désir, le vrai besoin, de faire de nouveaux progrès dans la franc-maçonnerie ?
La fraternité, le respect de l’autre, de ses différences et le doute, ont provoqué en moi, le besoin de m’engager sur le chemin du progrès. Il est difficile de ne pas douter en effet, quand d’autres se montrent peu enclin à accepter l’autre et ses différences. Le doute c’est l’incertitude, source de remise en question permanente, et de nouveaux progrès.
Seules les valeurs de l’ordre sont inaltérables, elles ont valeurs de plan et de structures de la construction. Pour l’instant, la base est solide, la colonne s’élève, mais elle est loin d’être achevée.
Aujourd’hui, une petite lueur, me guide dans ma quête d’amour, j’ai compris que le véritable amour est : l’amour de dieu, pour l’instant j’en suis à la découverte. Comme il existe une vie après la mort, n’y a-t-il pas une vie avant la vie terrestre ?
Comme vous pouvez le constater, je suis au tout début de mon chemin, j’ai donc le désir, le besoin, et l’envie d’avancer, et de trouver la sagesse et des réponses avant le grand voyage vers la lumière.