Sous le signe du silence – Le cartouche au quatrième degré
M∴ J∴
Dans ce lieu de Méditation et de silence, lieu du tombeau d’Hiram, le M…S.., est devant une porte qu’il lui faut ouvrir, c’est à dire qu’il doit assimiler l’ésotérisme de ce grade, afin de pouvoir comprendre et apprécier celui des degrés plus élevés. Or, parmi les symboles qui se présentent à lui, l’un d’entre eux le Cartouche du quatrième degré, encore désigné comme synthème, est particulièrement manifeste.
Placé derrière et au dessus du trône où siège le “Trois fois puissant” (représentant Salomon), il se compose d’un cercle dans lequel est inscrit un triangle équilatéral ouTRIANGLE SACRÉ, frappé d’une ETOILE FLAMBOYANTE.
Il est précisé dans le rituel que l’Etoile placée au centre du Triangle, ne touche pas aux côtés de ce dernier.
De plus il est souligné au sens propre du terme qu’ETOILE, TRIANGLE et CERCLE ont un centre commun.
Ajoutons que les couleurs de chacune de ces figures sont
pour l’ETOILE : l’Or
pour le TRIANGLE : le Blanc
pour le CERCLE : le Bleu ; ce dernier est entouré d’un épais trait noir.
Cette description du cartouche reprenant fidèlement les mots de notre rituel guide le sens de la Méditation des Maîtres Secrets qui le contemplent.
Or, il semble d’emblée que la construction d’une telle figure, reflète sous une forme muette, synthétique et visuelle ces quelques paroles de l’instruction :
“ Comment avez-vous été reçu Maître Secret ?
– En passant par l’Equerre et le Compas
Que signifient ces paroles ?
– Ainsi que le géomètre qui passe des lignes droites et des angles aux grandes courbes et aux cercles, j’aspire à acquérir de nouvelles connaissances. “
Avec un tel sous-titrage, nous pouvons maintenant tenter de découvrir l’idée sous le symbole et essayer de percer le secret d’un passage, vers une sagesse nouvelle et vers un nouveau progrès.
Je propose :
– en un premier temps, de méditer sur le fait que ces trois figures sont organisées autour d’un même centre ;
– dans un deuxième temps je me pencherai sur l’aspect géométriques ainsi que sur les couleurs des éléments combinés dans ce cartouche ;
– je vous dirai enfin comment la construction interactive de ces forme symboliques assemblées autour du centre m’inspirent la philosophie nouvelle que je découvre au grade de maître secret.
Notons d’abord que ces trois figures gigognes forment un Mandala. Ce terme, peu usité dans notre langue, sauf pour désigner des peintures de sables tibétaines, recouvre en réalité un concept très ancien, aussi vieux que notre vieille culture indo-européenne et dont la langue, le Sanskrit, aurait autrefois servi de base à l’ensemble des peuples vivant sur le continent euro-asiatique. Et le mot mandala, directement issu du sanskrit, signifie très précisément aux origines :
“ Centre et figure organisée autour d’un centre. “
Ainsi l’iris et la pupille de l’œil forment-il un mandala ; de même la ville de Paris vue d’avion ; le corps de l’homme tel que l’a tracé Léonard de Vinci trouve lui aussi son centre en un cercle ; mais on peut encore observer cette forme dans la construction de certains éléments de la nature : les cristaux de neige, les fleurs, les oursins, les étoiles de mer, les cellules ou les bulles de savon…
Curieusement, cette émergence de constructions structurées autour d’un centre, concerne de toute part le monde du vivant. L’homme lui-même organise sa pensée, comme ses demeures ou ses villes, en s’appuyant sur des formes concentriques découpant l’espace et le temps, et générant à partir du chaos, la vie des sociétés humaines.
En Occident un autre mot la “ rosace”, à épousé ce même concept. Car chez nous, c’est au nom de la rose et de son mystérieux tracé que nos cathédrales racontent dans la splendeur de leurs vitraux, de leurs baptistères ou de leurs savantes architectures, l’éternelle recherche de l’homme au centre : entre terre et ciel, entre corps et âme, entre la matière et l’esprit ?
Les figures symboliques inscrites par l’homme dans cette formes circulaire, sont très souvent comme l’a montré Jung dans le Mystère de la fleur d’or, un support à la structuration de la psyché ou aux représentations mentales de l’univers. Et le tracé de ce microcosme est en miniature, une projection en un lieu et en un temps qui aide à la compréhension d’un monde extérieur ou à l’expression d’un monde intérieur. Or, à l’instar des cristaux de neige, des abeilles ou des fleurs, nous pouvons tracer des milliers d’alvéoles ou de rosaces autour de notre centre.
C’est d’ailleurs avec ces mêmes formes que les hommes de la préhistoire, les medecin-man navajo, les chaman d’Amazonie ou les aborigènes d’Australie ont figuré différentes interprétations qu’il donnent à la vie, à l’homme ou à l’univers.
De la même manière, nous sommes assemblés pour faire circuler nos pensées pour les faire tourner autour de ce cartouche, pour en méditer le tracé, pour en découvrir le secret, pour en trouver la clé ?
Après ces premières réflexions sur la rapport du centre et de la périphérie et sur leur mutuelle interdépendance, je voudrais maintenant considérer un par un les éléments tout à la fois géométriques et symboliques, des figures proposées et de leurs couleurs :
un cercle bleu cerné de noir,
un triangle équilatéral, blanc,
une étoile d’or ou pentagone,
Comment et pourquoi passer par une telle géométrie pour transmettre un message ?
Il nous faut ici encore, remonter le fil d’un longue tradition dans l’histoire de la pensée. Comme l’écrivait Pythagore et comme le disait Platon : “ la géométrie a pour objet la connaissance de ce qui est toujours et non de ce qui est ou périt ! “ Ce dernier (Platon), n’avait-il pas fait graver sur la porte de sa fameuse école : “ Que nul n’entre sous mon toit, s’il n’est pas géomètre ! “
Certains de nos anciens (comme Xénocrate) ont même prétendu que la géométrie était le seul instrument qui permettait de saisir “ les anses de la philosophie “, de la musique, de l’astronomie, de toutes les sciences… Il s’agit là, bien sûr de la géométrie euclidienne.
Pour les bâtisseur du Moyen Age, l’étude du tracé de techniques rigoureuses, parfaites et solides permettait d’atteindre au beau, au juste, au vrai. C’est ainsi que Géo comme la terre et metrona comme la mesure ont donné la gémétria. Parmi les ouvriers du chantier celui qui savait l’art du trait et pouvait ainsi concevoir et tracer une planche d’architecture, devenait Architecte. Cette distinction le conduisait aux clés du secret que seuls les initiés connaissaient. La transmission de ce secret s’opérait alors dans une loge appelée “chambre au trait”.
Ainsi nos temples, comme les cathédrales font-elle de l’homme l’Architecte qui doit, muni de l’équerre et du compas, concevoir l’univers tout en se construisant lui-même. On comprend bien alors que construire et se construire ferait appel au même secret et au mêmes lois ? Et les Old Charges, textes fondateurs de la FM, rédigées au XVII et XVIIIème siècle et qui contiennent le fameux secret des anciens initiés, soulignent justement que l’un d’entre eux n’est autre que la connaissance de la géométrie. On comprend alors pourquoi certains ateliers maçonniques continuent aujourd’hui encore, d’exiger des récipiendaires qu’ils sachent tracer en même temps que le cercle, au moins trois figures : le rectangle d’or, l’étoile flamboyante, le delta !
Pourrait-on aller jusqu’à dire que « Presque toutes nos actions simples ou savamment combinées sont des applications de notions géométriques ; l’Univers où nous vivons est un tissu de relations géométriques et la nécessité géométrique est celle même à laquelle nous sommes soumis, en fait, comme créatures enfermées dans l’espace et le temps « , comme l’écrit Simone Weil dans Enracinement (1942) .
En ce sens, on pourrait méditer longuement sur chacun des éléments composant le cartouche : car chacun, en soi, peut être tour à tour le symbole d’une forme de réflexion sur l’existence.
Mais ne nous payons pas de mots inutiles : ce qui m’apparaît ici le plus important, c’est de découvrir comment ces figures emboîtées ou superposées, mêlant leur combinaison et leur couleurs nous renvoient comme un miroir, une image encore une fois recommencée, de nous même.
Un cercle bleu cerné de noir ?
Dans la plupart des cultures, le cerclesymbolise dans sa forme l’idée de l’unité, de l’esprit, de la spiritualité : il englobe, il rayonne, il relie. On dit familièrement : entourer ceux qu’on aime, avoir un cercle d’amis, cerner un problème, arrondir les angles. Mais cela va plus loin ! On connaît la fameuse phrase d’Héraclite : « Dieu est un cercle dont la circonférence est partout et le centre nulle part ! « Les Empereurs chinois ont d’ailleurs eu la même inspiration lorsqu’ils ont construits les temples du ciel: car ces temples sont ronds et leurs toits couverts de tuiles vernissées, sont bleus.
Mais le cerne noir inscrit autour de notre cartouche, montre aussi que tout cercle a une mesure. Cela souligne que l’exploration du ciel par l’esprit humain a toujours des limites : celles de notre cerveau, de notre temps, de notre culture. Il ne faut pas oublier non plus, que notre méditation se poursuit au fond d’un tombeau, le tombeau du Maître Hiram dans le deuil duquel nous restons plongés. Il ne faut pas oublier que c’est en ce lieu, que l’œil de notre conscience doit veiller et comme la lumière d’une flamme, elle est entourée par l’obscurité !
Et même s’il est dit que la grande lumière commence à paraître grâce au travail, à la volonté, à la persévérance dans la recherche de la vérité, celle-ci n’est cependant pas totalement visible par l’œil humain. A trop contempler le soleil, l’homme deviendrait aveugle… Et nous savons mieux que jamais qu’il lui faut de très sérieuses lunettes pour épargner ses yeux.
Ici, un cercle noir de protection, un voile sombre nous enveloppe lors de quatre voyages circulaires. Ce voile permet de mieux entendre, de rester centrer sur soi-même et évite au récipiendaire, la dispersion ou l’aveuglement trop brutal d’éclats de lumière venant de l’extérieur.
Le cercle, nous le retrouvons aussi, dans la forme des couronnes d’olivier et de laurier. Et même si de telles couronnes sont parfois synonymes de récompense ou de gloire, elles n’ont jamais qu’un tour limité à la mesure de la tête qu’elles entourent. On voit bien qu’une telle limite devrait éviter, en toute circonstance, de se croire une trop grosse tête.
Ces couronnes n’entourent en fait qu’une victoire discrète et invisible, la victoire sur soi-même ; et c’est de cette victoire, née du sentiment d’avoir accompli son devoir(couronné par le laurier), que découle la Paix intérieure(couronnée par l’olivier).
Le cercle, on le retrouve encore dans la rondeur du sceau qui circonscrit les lèvres du postulant en lui intimant tout à la fois le blanc-seing du silence et la prise de conscience des discernements qui circonscrivent la juste parole.
Quant à la couleur bleue, elle cernait déjà le cordon du maîtres ; on la retrouve autour de nos tabliers ; cette couleur fondamentale, déjà présente dans les décors du premier et second degré, invite à l’azur du ciel, au calme, à la raison, à l’élargissement créatif de la sphère de notre pensée qui ne peut advenir précisément que dans la tempérance, la mesure ou la maîtrise des impulsions premières.
Dans ce cercle bleu est tracé un triangle équilatéral, blanc !
Le nombre trois en permettant de sortir d’une opposition dichotomique, fondé sur la dualité, génère un nouvelle forme celle du triangle : c’est la première surface. Le un et le deux ne sont plus considérés alors comme des pôles opposés de manière contradictoire, mais ils deviennent complémentaires et engendrent le ternaire. De même l’union de l’homme et de la femme permet-elle d’engendrer un enfant qui n’est ni tout à fait l’un, ni tout à fait l’autre mais les trois !
Serait-ce pour cela qu’il faut aussi trois Maître pour commencer à générer la fraternité d’un Delta maçonnique.
Chez nous la générescence du ternaire se joue partout : force, sagesse, beauté ; naissance, maturité, mort ; sel, souffre, mercure, etc. Il y a aussi trois mots pour dire l’indiscible, Iod, Adonaï, Ivah ; trois chandeliers à trois branches nous éclairent ;et le chiffre de Salomon porté par le trois fois puissant, fait qu’un savant calcul de trois, par trois, par trois, par trois en passant part 27 donne 81.
Mais ce sont là de subtils calculs que d’autres ont déjà étudié mieux que moi.
Quant au double triangle inversé, figurant dans l’étoile à six branches, le sceau de Salomon, il symbolise une éternelle alliance : l’étreinte entre l’esprit et la matière, l’évolution et l’involution, la pensée et l’action.
La contemplation du triangle sacré dont la pointe est en haut et les trois côtés rigoureusement égaux, me donne surtout à penser que de la discussion ou de la confrontation dans l’égalité entre deux idées différentes, jaillit souvent la lumière : celle d’un troisième idée nouvelle ! Inversement, si deux personnes restent dans la dichotomie inébranlable du juste contre le faux, du blanc contre le noir ; dans l’enfermement de certitudes définitives ou d’idées fixes, elles ne peuvent se régénérer en s’ouvrant à la pluralité du monde ou à la parole de chacun, pour com-prendre, pour con-struire, pour con-naître…
En toute matière, il faut donc apprendre à passer par trois petits pas et méditer d’abord sur un trait, deux traits, trois traits qui bientôt peuvent se rejoindre pour envisager la surface et le plan. Car avant de devenir l’Architecte, il faut savoir passer des lignes droites aux angles, puis au grandes courbes et au cercle. Il faut savoir glisser de ses idées, à l’écoute de l’angle vue des autres, pour en faire le tour et bientôt la synthèse. Cette dans cette reliance en trois points que nous continuons à nous construire tout en contribuant à construire la société humaine.
De la question centrale, où du point central jaillit ainsi la lumière…, tandis que le cercle entoure le triangle et vient boucler l’ensemble. Ces formes intègrent donc à la fois le un et le multiple, la diversité et la similitude. Impossible sans cette laborieuse interdépendance, d’intégrer de nouvelles connaissances.
Le triangle représente donc pour moi, le reflet d’une disposition intérieure à acquérir et à cultiver : il ne faut pas avoir peur de tresser, d’entrelacer ses idées avec celles des autres pour en faire un lien solide. Car la corde ainsi constituée, continue de rassembler au présent comme au passé, ce qui semble d’abord épars et chaotique ; de plus la corde permet, elle-aussi, de mesurer et de construire !
Ainsi de ce tracé, qu’arpente symboliquement le marcheur encordé, naît l’importance du cheminement, puis de l’espace ; viennent enfin toutes les autres dimensions.
Si le triangle et blanc, c’est peut-être parce que cette couleur est du moins en apparence la couleur de la vacuité, de l’innocence, de la pureté des intentions.
N’est-il pas dit dans le rituel, qu’il s’agit encore une fois d’une nouvelle naissance, d’une renaissance et que tout ce que le MS croit savoir n’est rien à côté de ce qui lui reste à apprendre.
Mais paradoxalement, la couleur blanche c’est aussile plein, puisque le blanc est la synthèse ou la somme de toutes les couleurs.
Le vide et le plein, voilà encore une fois la dynamique du ternaire, la coïncidence des contraires et cette espoir éternellement humain de trouver l’or dans la pierre philosophale.
Serait-ce qu’il faut considérer que toutes les potentialités sont engrammées en l’homme, et qu’il peut… à condition d’être vide et plein, curieux et connaisseur, logique et créatif, s’éveiller à toutes la palette des couleurs et des connaissances parcourues par l’humanité depuis la nuit des temps.
Au centre du cartouche, se trouve l’étoile flamboyante dont il est dit qu’elle ne touche pas les côtés du triangle.
En passant il est vrai des lignes droites au courbes, il est possible de tracer grâce à l’équerre et au compas, le pentagone dans lequel viennent admirablement se loger le corps, le cœur ou l’idéal de l’homme.
J’ai toujours été fascinée par la construction des voûtes gothiques et par le tracé de la quinte feuille cette rosace formée de cinq lobes, à partir de la quine des Maîtres du chantier. Cette manifestation dans le sang de la pierre de la force, de la sagesse, de la beauté, soutient tout l’édifice dans une étrange légèreté. C’est ainsi qu’en ces lieux, l’on passe sans effort de l’opératif au spéculatif, de l’essence des choses vers la quintessence de l’esprit. Mais ce passage, ne serait-ce pas la vocation de toute construction ou de toute entreprise véritablement humaine ?
Partir de la matière, aller vers l’esprit ; partir de l’esprit, aller vers la matière : la condition humaine, trait d’union entre le ciel et la terre, entre féminin et masculin, entre le bien et le mal, palpite comme une étoile. Dans l’étonnante légèreté de l’être, jaillit en permanence l’étincelle de vie, éternelle alliance entre le fini et l’infini, entre la raison et l’imaginaire, entre la réalité et la mystère, l’ombre et la lumière.
Nos tabliers blancs, bordés de noirs sont emblématiques eux aussi de la contradiction qu’éprouve les initiés du temple en apprenant à la fois, la mort d’Hiram et sa renaissance. Mais l’œil vigilant de la conscience, dans l’azur de son équilibre central, invite à rester éveillé et serein, pour ne pas perdre de vue ce passage essentiel reliant en permanence la vie et la mort.
Ainsi l’or de l’étoile trouve t-il sa source dans la complexité : au centre, au point minuscule où convergentles rayons du cercle, toutes les complémentarité des angles du triangles et toutes les contradictions humaines. Cet interstice étroit par où passent des éclats de lumière est minuscule comme, le fameux Chat de l’Aiguille, comme la porte étroite de notre esprit qui ne saisit que fugitivementles lueurs de la vérité.
Le cartouche ou synthème représente alors pour moi une somme qui est plus que la somme des parties ; il cristallise en un tout actif et cohérent ce qui paraissait juxtaposé en quatre grade, car :
– l’Apprenti muni de l’équerre apprend à tracer les lignes droites tout en en composant ses trois pas : les trois traits réunis permettent de produire le triangle ;
– le Compagnon, au moyen de l’équerre, de la règle et d’une ouverture limité du compas, apprend à ouvrir ses pas, ce qui lui permet d’envisager l’angle et le plan. Avec cela, il peut composer le pentagone ou l’étoile ;
– le Maître disposant de l’ouverture du compas peut construire le cercle.
– quant au MS il lui reste à réaliser une synthèse active de l’ensemble.
Car il faut faire vivre et relier tous ces éléments, pour en activer le centre ! C’est dans cette mesure que chacun d’entre nous peut espérer garder et transmettre cette petite étincelle née au jour de l’initiation pour en faire un foyer d’or et de lumière.
J’emprunte alors cette phrase à Dante : « A partir de ce point, mon voir alla plus loin que mon parler… Dans sa profondeur je vis que se recueillais, lié avec amour et en un volume, ce qui dans l’univers se disséminais… »
Conclusion et résumé
A l’instar d’un kaléidoscope, l’emballage extérieur de ce cartouche ne montre d’abord pas grand chose ! Mais si vous mettez votre œil dans le cercle noir de sa lorgnette, si vous faites tourner lentement mais activement les pièces multicolores qui s’y cachent… vous découvrez alors en un clair obscur, toute la perspective et la richesse du chemin. Cette petite ouverture vous éclaire sous différents jours, comme le ferait une fenêtre ou un vitrail.
En jouant sur la pupille de l’œil de vos pensées, comme sur un diaphragme, vous percevez alors un peu mieux la complexité et la profondeur du champ. Vous entrevoyez alors des spirales reliant le passé, le présent et l’avenir. Et ces éclats de lumière, né de la méditation, de la vigilance et d’une introspection secrète et silencieuse, vous offrent en se croisant dans toutes les dimensions, des étoiles nouvelles, avec des gerbes d’or et des éclats de joie…
Car cela montre surtout que du début à la fin, c’est le même chemin !
J’ai dit,