Vous vous efforcerez toujours de découvrir l’idée sous le symbole

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Non communiqué

Obédience:
Non communiqué
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Non communiqué
A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers


Deus Meumque Jus


Rite Écossais Ancien et Accepté
Ordo ab chao


au nom et sous les auspices du Suprême Conseil de France


Liberté Égalité Fraternité


Trois Fois Puissant Maître


Et vous Tous mes Frères Maître Secrets




Dans mon dernier travail, j’ai développé la nécessité de ne pas prendre les mots pour des idées .Le langage nous permet de nous exprimer, d’exprimer des idées, et nous avons pu, les uns et les autres, remarquer que les mots que nous employons ne sont pas toujours le reflet exact de notre pensée, pouvant même faire naître chez ceux qui nous écoutent une image totalement différente de celle que nous souhaitons projeter.



Pourtant, même dans cette loge de Perfection, c’est avec et par les mots que nous échangeons. Il est donc tout à fait normal que le Rituel attire notre attention sur cette difficulté.


Entre ce que nous entendons et ce que nous comprenons, il y a parfois un monde. Le mot n’est donc peut-être pas, si j’ose dire, un porte-parole objectif de notre pensée et de nos échanges.


C’est donc une vraie mise en garde qui nous est faite .Cette mise en garde est cependant complétée par un conseil, voire même une obligation « vous vous efforcerez toujours de découvrir l’idée sous le symbole ».


L’idée est une représentation de l’Esprit, c’est une image qui se peint dans notre cerveau.


Le symbole, à l’origine, était un objet coupé en deux. Deux personnes en gardaient chacune une partie (deux membres d’une même famille, deux voisins, un créancier et un débiteur etc…). Rapprocher les deux parties, c’est se reconnaître, à condition qu’elles s’emboîtent parfaitement.


Au figuré, le symbole devient l’ensemble qui lie deux représentations de la même signification.


Le symbole est une représentation porteuse de sens, c’est-à-dire accessible aux cinq sens, qui invite à découvrir des réalités invisibles. Il ne fait qu’un avec les symbolisés. Cette unité ne se fait pas par un mode fusionnel mais par ajustement. L’ensemble des deux éléments (visible et invisible) forme un tout et l’un ne se comprend pas sans l’autre.


Le symbole est un signe qui permet de passer du visible à l’invisible. Ce que nous appelons symbole est un terme, un nom, une image qui, même lorsqu’il nous sont familiers dans la vie quotidienne, possèdent néanmoins des implications qui s’ajoutent à leur signification conventionnelle et évidente.
Le symbole implique quelque chose de vague, d’inconnu ou de caché pour nous.


Le sens profond du symbole ne peut pas se rendre ou se définir seulement par l’écrit, les symboles peuvent être interprétés de bien des façons, mais le concept du symbole demeure complexe.


Les symboles sont éternels et forment un langage international qui dépasse les moyens de communication habituels.


Le symbole est la clef d’un royaume qui est plus grand que l’image et plus grand que l’Homme qui y fait appel. Le symbole n’est pas une simple définition, il contient une partie essentielle de ce qu’il faut comprendre et connaître, c’est l’art de penser en image.


La tradition du symbolisme remonte à un mode de pensée préhistorique et antérieur à la science qui s’inscrivait dans une façon de voir le monde rempli de phénomènes magiques.


C’est la distinction entre le sacré, ce qui a trait aux dieux, et le profane, ce qui a trait aux activités quotidiennes.


La signification des symboles peut être universelle, mais selon les contextes culturels, les symboles peuvent avoir des significations très opposées. (Svastika = bien être et gentillesse et son utilisation et signification par le parti allemand national socialiste).


Le symbolisme est ésotérique. Le symbolisme, le symbole s’offrent à l’attention de l’homme, sans que ce dernier n’ait à le construire, le créer, l’inventer. Il n’a simplement qu’à le découvrir. Le symbolisme appartient à l’univers et se présente à l’attention de l’homme qui peut tenter d’en comprendre le message, de trouver l’idée.


L’étude du symbolisme n’est jamais achevée et c’est ce caractère particulier qui en fait sa motivation car l’on peut toujours lui trouver un aspect nouveau, une autre image, et se poser de nouvelles questions.


La recherche de la signification du symbole est sans fin et lesquestions que nous nous posons nous aident à progresser et je ne pense pas que ce soient toujours le cas pour les réponses, car celles-ci sont personnelles et temporelles. Cette recherche est une quête qui en fait la richesse du symbolisme. Le symbolisme est source de mouvement, de changement, d’évolution à condition de ne pas considérer toute réponse comme bonne, unique et définitive. Rien n’est donné, rien n’est obligé, tout est à découvrir.


Le symbolisme maçonnique est donc par son essence non dogmatique, il s’offre à nous sans se dissimuler.


Le symbole en est venu à désigner toute réalité qui en évoque d’autres, absentes ou abstraites, à l’aide d’une analogie implicite ou explicite. Le symbole devient une représentation de l’absent et de l’imperceptible, tentant d’exprimer des idées ou des concepts.
A la différence du code, univoque, le symbole est polysémique (représente plusieurs sens), intelligible selon le système de représentation dans lequel ils’inscrit.


Un symbole établit une relation d’analogie entre lui et plusieurs éléments. Il prend la forme signifiante par une représentation mentale élargie, où le système symbolique et les symbolisés peuvent avoir des éléments d’analogie proche ou lointaine.


Le symbole est quelques fois utilisé à tort, tel un synonyme d’allégorie, métaphore, emblème, signe, code (la balance pour la justice, le drapeau pour la Patrie…).


Le langage symbolique n’a rien à voir avec le langage des mots. Nous ne cherchons pas, par exemple, à connaître par cœur la définition de la vérité, mais voulons à l’aide des symboles, pouvoir découvrir la profondeur du sens de la vérité.


Les symboles mis à ma disposition en Loge de Perfection ne sont plus seulement des outils qui vont servir à mon évolution morale ou spirituelle, mais aussi des outils qui vont me permettre de parcourir mon labyrinthe intérieur avec le secret espoir de pouvoir arriver en son centre et d’en sortir par le haut, par élévation.


La Clef d’Ivoire, par exemple, placée sur la Bible, n’est elle pas le symbole de cette mise en mouvement que je dois faire pour trouver ma Vérité ?Cette clef est un espoir, même si elle n’ouvre aucune porte et s’il n’existe aucune serrure matérielle pouvant l’accueillir, elle est un symbole qui doit me permettre de progresser, de metranscender, de dépasser ma Vérité


La transparence du symbole nous montre que dans ce cas la clef n’a aucune utilisation possible dans le monde matériel et qu’elle n’est là que pour ma progression en m’indiquant le chemin à suivre.


C’est bien pourquoi le Rite Écossais Ancien et Accepté nous met en garde et très justement nous conduit à chercher l’idée sous le symbole sans nous laisser dévier par des mots qui peuvent conduire à des illusions.

Trois Fois Puissant Maître, j’ai dit.

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