La Mort #3159007

Mourir demain en toute légalité devant la porte

Auteur:

C∴ B∴

GODF
Loge:
Non communiqué

Mourir demain en toute légalité
devant la porte des

hôpitaux !



Travail effectué selon un écrit de « Chainar » Groupe Anarchiste de Rouen.



Après l’instauration des franchises médicales a concocté de nouvelles mesures drastiques, qu’il

compte mettre ne application dès la rentrée. Il faut dire que ces « messieurs-dames » en ont dans le

coffre, ils nous prennent vraiment pour des demeurés! Les arguments qu’ils emploient pour « faire


passer la pilule » mais qu’importe, et comme disait Goebbels « plus le mensonge est important, plus

il a de chances d’être cru et en tout état de chose il restera toujours quelque chose. ». c’est ainsi que

le discours officiel au sujet de la santé est: le gouvernement va «lutter conte la progression

constante des inégalités et mettra tout en oeuvre pour tisser du lien social, en plaçant la santé au

centre des préoccupations locales. ». dit comme cela, on ne peut qu’acquiescer à une telle

déclaration! Mais les faits montrent que c’est exactement le contraire qui se passe et que les

mesures prises tout récemment mettent en évidence ses odieux mensonges et le mépris dans lequel

il tient la population.



C’est le non-remboursement de nombreux médicaments dits de « confort ». c’est la consultation

chez le médecin traitant qui est passée en deux ans de 19 Euro à 22 Euro et toujours remboursée su r la base de 20 Euro. C’est la taxation des médicaments sur la base d’un forfait annuel de 50 Euro.


C’est le prix de la consultation d’un nourrisson de moins de 4 ans chez le médecin traitant qui est

passée à 24 Euro et remboursée 20 Euro. Ce sont les Mutuelles qui à chaque fois qu’un mauvais

coup est porté au système de santé n’hésitent pas à augmenter la cotisation. Et chez certaines,


lorsque le sociétaire change de tranche d’âge et passe de 61 ans à 62 ans, il voit sa cotisation santé

faire un bond de près de 40 %.


Ces messieurs du gouvernement, les partenaires dits « sociaux »et les mutualistes veulent avec leur

discours alambiqués nous faire endosser la responsabilité du trou de la sécurité sociale. Or, c’est

exactement le contraire, puisque: c’est plus de 60 % des français qui pratique l’automédication et ne

passent pas chez le médecin. C’est près de 20 % de la population qui renoncent à des soins pour des

raisons financières. C’est 10 % des français qui avouent ne pas avoir de couverture maladie

complémentaire, malgré la CMU. L’espérance de vie pour un homme de 35 ans est de 46 ans en

moyenne pour les cadres supérieurs alors qu’elle n’est que de 39 ans pour les ouvriers. Alors, quand

ils nous serinent qu’ils veulent mettre tout en oeuvre pour lutter contre les inégalités, on ne peut

qu’être inquiet quant à l’avenir du système de santé dans ce pays. Il s’agit pour le gouvernement et

ses complices de réaliser une réforme en profondeur, en réorganisant le schéma de la santé au

niveau national et son financement. La voie est ainsi toute grande ouverte pour livrer pieds et

poings liés le secteur public de santé à l’ogre privé.



La première de ces mesures est la réorganisation du schéma de santé. Il s’agit pour l’état de créer des

agences régionales de santé (ARS) qui regrouperaient (sic) les compétences de l’état et de

l’assurance maladie. Ces agences régionales de santé auront pour mission de coordonner et de


veiller au bon fonctionnement des « communautés hospitalières de territoire » il ne faut pas être

grand clerc pour comprendre que ces organismes sous la férule de l’état et sous le contrôle le

l’assurance maladie seront chargés de continuer d’une façon méthodique la casse du secteur de la


santé publique sur le plan national. Dans leur langage du politiquement correct et surtout du foutage

de gueule il s’agit « de faire évoluer l’offre de soins vers des soins de qualité et à de meilleurs coûts,

de tisser du lien social , en plaçant la santé au centre des préoccupations locales et de lutter contre

la progression constante des inégalités ». Concrètement cela se traduira par: la suppression des

hôpitaux de campagne et d’un nombre important de maternités jugés non rentables. L’obligation

pour les habitants du secteur rural de se rendre à plus de 50 voir 100 kilomètres de chez eux pour

une hospitalisation. Une aggravation des risques de mortalité. La suppression importante du

personnel hospitalier et la fin du secteur public. La diminution de la qualité des soins et à des coûts

exorbitants. Contrairement aux affirmations des liquidateurs de la santé publique, les inégalités vont

s’aggraver et le lien social revendiqué ne sera qu’une illusion.



La deuxième mesure est la réforme du mode de financement de l’assurance maladie, et sous le

fallacieux prétexte « de maîtriser les dépenses », les tortionnaires annoncent des coupes sombres en

matière de remboursement médical. Ils vont comme on dit taper dans la butte en : réformant la


prise en charge des affections de longue durée (ALD) en définissant de nouvelles modalités de

remboursement. Instaurant un plafond annuel de dépenses quelle que soit la maladie, au delà de ce

plafond la prise en charge à 100 % ne sera plus assurée. Les vignettes bleues ne seront plus


remboursées. Les remboursements optiques ou dentaires seront tout simplement retirés en totalité

de l’assurance maladie.



Toutes es attaques aboutiront concrètement à une augmentation importante du budget santé des

français par une hausse de la (CSG) et du reste à charge, ainsi que des cotisations aux mutuelles.


Ceux qui ne pourront pas supporter ces charges supplémentaires n’auront d’autres ressources que

d’aller mourir aux portes des hôpitaux, en espèrent qu’une dame patronnesse les prennent en pitié et

que la police ne les ait pas dégagés manu militari. Les pauvres, les malades et les travailleurs, c’est

bien connu font tache dans quel paysage politique! Qu’ils crèvent , où s’ils sont trop résistants, il

faut les parquer et les surveiller !



Pendant ce temps là, les patrons continueront, grâce aux largesses des gouvernants à être exonérés

des charges sociales est patronales. Les grands laboratoires pharmaceutiques continueront à

engranger des profits faramineux. Les multimilliardaires pourront également continuer à faire


d’énormes profits spéculatifs sans le être le moins du monde taxés. Les PDG bénéficieront des

« stocks-options » et de parachutes financiers démesurés en cas de perte d’emploi ou de départ à la

retraite sans pour autant être assujettis aux cotisations sociales. Des sous, il y en a, il suffit d’aller les

prendre là ou ils sont pour cela, il est nécessaire de faire les choix politiques qui s’imposent. Les

gouvernements qui se sont succédé depuis des décennies ne les ont jamais faits et ce n’est pas sous

le règne de Naboléon IV que le trou de la sécu sera comblé . Alors que si on obligeait les riches

mettre « un tout petit peu » la main à la poche, le trou de la sécu n’existerait plus et cela ne grèverait

guère le budget des milliardaires, des patrons et des hommes politiques, ils pourraient continuer à se

goberger, à vivre dans le luxe et se faire soigner dans des hôpitaux et des cliniques dignes des plus

grands palaces.



J’ai dit



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