Les ruptures !

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Mais surtout ces « ruptures » apparentes mises en scène au 3e degré me ramènent à ceci. Mais je pense que l’interprétation qu’on va pouvoir en avoir va dépendre de la manière dont on a été élevé au grade de maître…en d’autres termes, dépendra du fait qu’on a ou qu’on n’a pas eu la possibilité d’être « acteur » dans cette dramaturgie. C’est donc en tant « qu’acteur » dans cette dramaturgie que je m’exprime, puisqu’en mon atelier, chacun des candidats à la maîtrise est à tour de rôle mis en scène et il est « substitué » au cadavre d’Hiram sous le tertre après la « mise à mort » (la tenue est donc constituée de trois cérémonies individuelles et successives pour chacun des candidats – trois étant le maximum dans le temps tolérable pour une bonne qualité de travail).

Cette initiation nous fait vivre d’une manière totalement a-cognitive l’agression d’Hiram, sa mort et sa découverte. Elle nous met en situation de perception de quelque chose qu’en général nous ne devenons capables de décoder que « après », en en parlant, en y réfléchissant, en se demandant en fait ce que cela pouvait bien vouloir dire. Cette agression est souvent « interprétée » par les trois lumières. Ces lumières qui sont positives d’habitude et qui, ce jour-là prennent une position totalement opposée, méchantes, agressives, haineuses, avides, envieuses etc. Et c’est elles aussi qui – dans un rôle positif cette fois – vont à la recherche d’Hiram, et en découvrent le tertre. Tertre où le récipiendaire a pris place après avoir été « tué » par ses propres maîtres.

Il me semble que cette mise en scène est une véritable actualisation de la dichotomie constitutive de chacun de nous : le bon et le mauvais se côtoient, et nous sommes potentiellement à la fois la pire et la meilleure des choses. Ces ruptures, ces « infractions » peuvent peut-être tout simplement signifier l’ambivalence de ce qui nous habite, de notre potentiel…et notre difficulté à demeurer tout le temps égal à nous-mêmes…

Bien fraternellement,

E

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