4° #401012 Vous ne prendrez pas les mots pour les idées Auteur: Non communiqué Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué L’idée est une représentation de quelque chose en esprit, si l’on se réfère à l’origine grecque du mot qui signifie image. Les mots portent des idées à la connaissance extérieure. Ils sont des signes, des clés vectrices de la pensée qu’ils expriment par la concrétisation et la cristallisation de la parole. Le langage a une fonction médiatrice entre le monde des idées et le monde concret .Le mot exprime une idée et se manifeste sous forme de sons et de signes. Par la parole, la pensée se concrétise en acte, elle prend forme et se structure à partir de l’idée qui en est le moteur. Mais les mots ne sont pas forcément les bons interprètes de la pensée. La plupart des mots sont polysémiques, ils ont a minima un sens propre et un sens figuré .Ils portent et articulent la pensée et la fixent. Le choix des mots est tributaire d’un contexte, d’une situation donnée, de la culture, de l’éducation, de la sensibilité. Si les mots peuvent créer, guérir, apaiser, consoler, ils peuvent aussi blesser, calomnier, nuire, tuer. Là encore, on reste dans la dualité et dans l’ambivalence. Ainsi les mots peuvent être les meilleures comme les pires choses.Ne pas prendre les mots pour les idées, c’est concevoir différemment les rapports humains avec le monde, c’est accéder à un autre niveau de l’intelligence des hommes et des choses. La fonction de discernement est essentielle, car elle permet de percevoir et de découvrir l’idée vraie sous le mot juste, de réfléchir, de méditer, de sélectionner et de choisir.A tout moment, des pensées traversent le cerveau, générant des idées qui peuvent être verbalisées. L’idée est une conception ; elle transcende le mot car elle a plusieurs modes d’expression comme le geste, le regard, la musique, la peinture et le symbolisme qui est un langage universel. Par son caractère d’universalité l’idée dépasse le langage.Les mots sont à la fois des signes et des clés de la pensée, mais souvent imparfaits. Il faut savoir aller au-delà pour bien peser ce que les mots veulent dire, quelles idées ils véhiculent, les questions qu’ils posent et les réponses à leur apporter. On accède plus facilement au mot qu’à l’idée qui est un enclos très précis de la pensée. Il y a souvent un abus des mots au point que l’on constate que beaucoup parlent pour s’écouter parler, ce qui est diamétralement opposé à la démarche de l’initié. La logorrhée verbale est un verbiage creux qui envahit l’espace sans discernement, ni prudence et objectivité.Cette sentence « vous ne prendrez point les mots pour les idées, vous vous efforcerez toujours de découvrir l’idée sous le symbole », correspond à une mise en garde contre :– une expression non motivée des mots – une exagération dans l’expressionDécouvrir l’idée sous le symbole, c’est faire appel au langage analogique dès le seuil franchi de l’initiation. Cela signifie utiliser comme base de réflexion, le langage des symboles générateurs d’idées et maitriser le sens de l’image, dans une perception globale de l’idée.Le symbole étant universel, il reste ouvert, il ne fige ni ne ferme rien. Moyen d’éveil de la conscience, son moteur est l’association d’idées ou langage analogique qui permet souvent d’accéder plus rapidement à des plans de compréhension plus profonds. J’ai dit Trois Fois Puissant Navigation des articles Planche Précédente "Se connaître est-il suffisant, en FM, pour se rendre supportable aux autres ?" Planche Suivante "Le serment du Maître Secret"