4° #401012 A040-9 Auteur: Non communiqué Loge: Non communiqué A la Gloire du G A D L Uau nom et sous les auspices du Suprême Conseil de France Ordo ab chao Trois fois P M et vous tous mes F M SLe signe du secret Ce travail est relatif au premier grade de perfection du rite Ecossais ancien et accepté, le quatrième et appelé aussi grade du Maître secret. 1)La maçonnerie secrète Le secret existe dans les trois premiers grades et le postulant promet et jure, réitère à chaque élévation ou passage un serment. 1er : De ma propre et libre volonté, je jure solennellement sur les trois grandes lumières de la FM de ne jamais révéler aucun des secrets de la FM à qui n’a pas qualité pour les connaître, ni de les tracer, buriner, graver ou sculpter ou les reproduire autrement 2ème : De ma propre et libre volonté, je jure solennellement sur les trois grandes lumières de la FM de ne jamais révéler indûment, aucun des secrets et mystères du 2e degré de la FM , ni aux profanes, ni même aux Appr. 3e : Je jure solennellement sur les trois grandes lumières de la FM que je conserverai, cacherai et ne révélerai jamais aucun des secrets et mystères du grade de Maître maçon, sauf à une Ch du mil Dûment couverte. Au 4e, la formule est analogue. Ce secret-là est l’obligation de ne point révéler l’appartenance ou un état à des personnes qui pourraient en faire mauvais usage dans une société qui ne comprend pas forcément nos aspirations. C’est le secret pour notre survie dans un monde qui peut être hostile ou affairiste… Mais est- ce bien de ce secret dont on parle lorsqu’on évoque le signe du secret ou l’appellation de » maître secret… Je ne le pense pas. 2)Le secret de la parole Penchons-nous sur le sens du mot ésotérisme. Du Grec « eiso » au-dedans, il apporte la notion du secret qui permet au maître d’enseigner à ses disciples par les voies de l’intuition, un savoir inaccessible aux non-initiés. L’enseignement concernant l’inexprimable ne peut que prendre le cheminement du symbolisme Le langage profane reste au pied de la lettre, exprime directement et facilement le signifiant. Le langage secret ou symbolique, aussi réducteur qu’il soit par rapport aux idées, autorise la quête et la recherche et au-delà du dogme : il embrasse un sens ésotérique. Le secret, âme du langage est le signe de reconnaissance qui permet à l’initié de partager avec ses pairs le savoir de l’existence du trésor caché. Le secret a la missionde mettre en valeur l’existence d’une vie intérieure, d’un temple intérieur, de la vérité intérieure but de la quête. Le logos visible du langage est le réceptacle d’un logos caché, d’une resplendeur mystérieuse. Si le secret est visible, il n’y a plus de secret, plus de quête, tout est dit, tout est vérité, tout est dogme. Cependant, méfions-nous soyons vigilants du matin au soir de comprendre que la clé n’est pas dans l’écrit même mais dans l’interprétation et l ‘assimilation de celui-ci par l’homme qui cherche à percer la chambre secrète de son cœur. La recherche de la parole perdue repart dans ce grade à travers un rituel axé sur le devoir. L’homme dans sa rencontre avec lui-même s’autodétermine, axe sa recherche autour de la rigueur permanente. Je l’ai ressenti un peu comme une table de la loi. 3)Mon secret La nature initiale de l’homme est la nature animale. L’entropie et le désordre sont présents. Un dialogue et un combat s’engagent entre moi et mon moi. Le silence du début de ce cycle qui débute par ce grade pivot (le vrai changement de plan et le début du vrai travail) exprime dans le silence la recherche du secret du cœur pour y trouver une présence cachée, pour retrouver l’autre soi de moi-même. Je perçois que de l’existence du secret dépendent l’existence et la réalité de la franc-maçonnerie et de la quête. La demande du secret est donnée par le sceau de Salomon du 3x puissant Maître : Nous allons vous clore les lèvres avec le sceau du secret… Alain Pozarnik dit « Son seul chemin dans un secret contraint, est une expérience silencieuse derrière des lèvres closes ». Volontairement, je ne m’étendrai pas sur le sceau de Salomon ni sur le garde des sceaux, mais sur la nécessité du secret imposé par ce nouveau silence, matérialisé par le signe du secret qui rappellera à tout moment ce silence. De quel secret ! La relation étroite entre letemple et mon espace intérieur me place devant l’inconnu de moi-même :la nécessité d’aller chercher, de rentrer en moi mais aussi à ce grade de partager avec le monde. Après la connaissance des outils, la pause du 3e degré, le rituel du 4e secoue et violente : il est la prise de conscience et la mise au travail dans le discernement et des devoirs. L’un de nos devoirs est de chercher la vérité qui est en nous, cet homme multiple qu’il faut rassembler, transformer pour aller plus tard transformer les autres. Nous ne pouvons rien sans ce secret imposé par le sceau. Alors ce secret, à l’intérieur de moi, comment pourrais-je vraiment vous en parler puisque je ne l’ai pas encore trouvé. Je reconnais sa présence et sa nécessité, mais il me faudra rassembler ce qui est épars pour tenter de comprendre cet être unique. Puis-lui donner un nom ?. Cette démarche du silence, avec une notion de secret, est chez les anciens (Grecs) est la pierre angulaire du mystère le plus grand : l’impossibilité d’enfermer dans le verbe, le « logos », la puissance divine puisque celle-ci englobe le verbe. Cette inclusion du verbe dans le divin empêche l’homme d’exprimer cette notion de divin avec ces mots si réducteur : ce silence et donc secret et ésotérique Si je ne peux partager ce secret avec vous, puisqu’il est mien, qu’il est ma cathédrale en devenir, je partage avec vous le savoir que le secret existe. Ce savoir est la clé pour accéder d’abord à mon temple intérieur et ensuite peut-être à la connaissance. Le signe du secret est donc le rappel permanent de ne pas prendre en compte le littéralc’est-à-dire la réalité voilée par les mots mais le sens caché, de reconsidérer chaque fait même s’il se représente pour la 1000 fois devant nos yeux et tenter d’en percevoir le véritable sens avec encore un nouveau regard. Cette quête de la vérité est celle de l’homme qui selon Jacques BREL recherche l’inaccessible étoile. Notre seul devoir EST la poursuite de la vérité. 4)Questions et idées Le rituel du quatrième relata un contrat entre soi et soi ; c’est le grade de l’homme actif, face à ses responsabilités et face à lui-même. Ce retour à un état d’apprenti dans le cycle lui permet une remise en cause totale à l’aide en autre du silence. Tout est là dans le rituel depuis le premier, mais je ne vois pas le tout : j’arrive à éclairer les aspects de telle ou telle facette du rituel et par le travail, l’appliquer à mon moi profond et multiple. Les révélations arrivent par bribes. Nous ne savons pas ce que nous sommes et nous allons entreprendre de découvrir notre secret à partir d’une connaissance évidente (Pozarnik) Parole perdue : (le sens de la vie absolue). Vérité recherche du verbe Mon secret, c’est mon Cœur inexprimable et le don de mon cœur. L’expérience et le vécu Laurier : immortalité, gloire connaissance secrète Olivier : Arbre de la paix. Le nom de Dieu est marqué sur ses feuilles. L’huile éclaire comme la lumière de Dieu. La Clef : n’ouvre pas de portes (panneton z) Salomon : Hermès trismégiste (messager entre le ciel et la terre) Navigation des articles Planche Précédente "Le devoir du Franc-maçon" Planche Suivante "Le Devoir, son accomplissement,sans songer à une récompense"