Le devoir est la grande loi de la Maçonnerie et pour nous, aussi exigeant que la Nécessité

Auteur:

Non communiqué

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A La Gloire du Grand Architecte de l’Univers
Ordo Ab chao, Deus Meumque Jus
Au nom et sous la juridiction du suprême Conseil des Souverains Grands Inspecteurs Généraux
 du 33èmeet dernier Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté pour la France.



Le Récipiendaire ou Vénérable Maître qui attend d’être reçu Maître Secret après avoir fait les quatre voyages symboliques et qui a répondu convenablement aux questions du frère inspecteur, va écouter les sentences prononcées par la voix de l’orient, du midi et du septentrion. Le trois fois puissant Maître va lui demander de reconnaître le devoir.

Au 1er degré, les serments qui sont prononcés sont un engagement et un devoir pendant toute la vie maçonnique, quel que soit le destin qui nous est inconnu.
Comme la nécessité qui peut nous assaillir, nous fragiliser, et que l’on doit surmonter pour avoir en permanence à l’esprit la notion du devoir ; notre destin en tant qu’homme, mais aussi en tant que maçon, reste à prouver dans ce devoir.
Il est impératif aussi que dans notre esprit, depuis l’initiation et dans le devenir, nous soyons en permanence à la recherche de la vérité et de la parole perdue, ainsi que des secrets ; peut-être que cette parole perdue sera retrouvée.
Il est indispensable qu’elle soit en notre esprit pour veiller et qu’elle ne soit pas tentée par le parjure dès notre retour sur le parvis.
Notre esprit doit toujours rester en éveil pour dynamiser notre action à vouloir regarder le monde exigeant comme la nécessité, et les hommes qui le composent avec bienveillance.


Ce destin est imprévisible, par conséquent notre esprit animé par notre foi maçonnique doit nous permettre de faire face à toute tentation d’un certain dévoiement profane qui nous amènerait à renoncer ou à salir les engagements envers lesquels nous avons prêté serment ; car le chemin de notre vie est à chaque instant la vigilance et la rigueur de l’engagement que nous avons pris.


Notre devoir n’est pas exclusivement de satisfaire notre égo, mais de découvrir chez autrui ce qui doit le magnifier à respecter à la fois la vie et la continuité par les habitudes toujours perfectibles qui nous amène à l’égrégore et à nous faire reconnaître pour tel, tant par nos frères que par le profane qui, par nos approches, pourra dire ou penser : « cet homme est vraiment différent »  mais aussi que cette différence apporte un enseignement à celui qui est à la recherche d’un équilibre et d’une vie satisfaisante.


Notre destin est un ensemble d’évènements contingents qui composent la vie d’un être humain et considéré comme résultat de causes distinctes de sa volonté.


Dans le monde profane les individus ne connaissent plus leurs devoirs, mais savent parfaitement quels sont leurs droits ; ce qui m’amène à penser que l’égoïsme et l’individualisme sont plus présents à leur esprit que de prêter assistance à son prochain.
Notre force a nous maçons est de nous rappeler que nos devoirs vis-à-vis d’un frère sont très importants même si symboliquement nous préférons avoir la gorge tranchée plutôt que de révéler les secrets qui nous ont été communiqués.
Les devoirs à mon sens sont conçus comme loi morale et sont un héritage de la F M opérative. C’est non seulement la pierre angulaire des obligations des constructeurs decathédrales car ces constitutions qui sont divisées en plusieurs sections dont certaines ont été révisées, à l’exception de la partie qui concerne les obligations.
Cette partie des constitutions originelles reste la référence pour la plupart des obédiences, car la FM est universelle, elle définit leur esprit et leur éthique.
Du 1erdegré, lors de l’initiation, nous laissons sur le parvis une personnalité profane, par ses défauts, ses qualités, ses angoisses, ses expériences heureuses ou malheureuses de la vie.
C’est de sa propre volonté que l’impétrant va se confier à d’autres hommes, ses futurs frères, lesquels vont l’aider en une mutation progressive et perfectible de son égo.
Initiés, nous prêtons serment, ayant pour témoin ce grand architecte être supérieur, auteur de tout ce qui est, les serments nous incitant à vie à des devoirs incontournables .
Aux habitudes profanes, à la culture acquise, différente selon les individus, le devoir de ce profane devenu Franc-Maçon, sera de renforcer sa joie de vivre avec son prochain, d’y découvrir toutes ses qualités et en comprendre avec amour le particularisme.


Rappelons Beethoven, agressé, meurtri par la surdité, il s’écria : « Destin je te prendrai à la gueule ». Bien que meurtri, il composa, son hymne à la joie. C’est là que contre toute adversité, notre devoir de maçon est d’être un cherchant pour être et devenir un flambeau de lumière et d’espoir.
Pour conclure je citerai Erasme ce grand humaniste de la Renaissance, la tâche des créateurs, des artistes, des intellectuels est de répandre la lumière de l’esprit, afin que l’image du soleil éclaire un jour l’humanité toute entière !
La vulgarisation de l’étude, des belles lettres, de la science, de la culture développe les facultés morales de l’individu en même temps que celle des peuples.
Le maçon que je suis est en recherche de la parole perdue tel un croisé sur le chemin, c’est avec l’amour des mots et des actes que j’espère la retrouver.


J’ai dit trois fois puissant Maître.

Accès réservé aux abonnés

Cet article fait partie de l’espace privé de L’Édifice.
Abonnez-vous pour accéder immédiatement à la plus grande bibliothèque maçonnique sur internet

  • Plus de 5 000 planches véritables
  • Issues de plus de 100 obédiences
  • Du 1er au 33ème degré
Déjà abonné ? Se connecter