Du profane au sacré

Auteur:

H∴ S∴

GLDF
Loge:
Non communiqué
ALGDGADL’U


ORDO AB CHAO


Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil De France


Liberté , Egalité , Fraternité





Dieu dit : « Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne ; et  Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour » extrait de La Genèse


Au commencement était la parole ; la Parole était avec Dieu et la parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et cette vie était la lumière des hommes : la lumière brille dans les ténèbres, mais les ténèbres ne l’ont point reçue. Evangile selon SAINT JEAN


Un jour, un lointain ancêtre, qui n’est qu’un primate,a pris conscience que l’autre celui qu’il côtoyait était son semblable, qu’il avait faim comme lui et qu’il était un autre lui-même distinct mais semblable.


Quand l’autre est mort il a compris qu’un jour il allait mourir aussi, il a pleuré cette mort parce qu’elle préfigurait la sienne.


L’homo herectusn’a certainement pas fait exprès d’appliquer la première fois sa main contre la paroi de la grotte, par ce geste il venait de laisser une trace indélébile de son passage, il venait ainsi de créer le premier symbole.


Au fil des siècles les hommes se sont hiérarchisés avec des chefs, ils ont crée des lieux de prières. Les symboles ont pris la forme de dessins, chants , livres et d’objets façonnés par la peur de l’au-delà était omniprésent : le sacré était crée.


Je pense que c’est par les symboles et surtout par leurs interprétations que le sacré se découvre et que l’initié peut naître. Le mariage est sacré, il le devient à la mairie où les symboles sontprofanes et dans un lieu de culte ou le sacré est emprunt de la foi du croyant et se désacralise lors du divorce.


Tout au long de notre vie maçonnique nous passons du profane au sacré, la trame de cette planche serait de démontrer ou tout simplement de montrer que notre parcours maçonnique va du profane vers le sacré, de l’initiation jusqu’au moment sacré de la naissance par Hiram qui nous permet de retrouver la lumière. Il ne peut exister de sacré sans profane chez les FM le profane est un penseur qui n’a pas été initié au mystère de la franc-maçonnerie.



On peut citer l’homme comme profane car s’il n’a pas été initié à tel ou tel rite par exemple pour la religion catholique de sera lebaptême qui constitue le signe juridique et sacral la l’insertion dans l’église ou encore la confirmation habituellement administré par l’évêque qui affermit dans la grâce du baptême.


Dans la FM le profane est l’appellation donné à toute personne qui n’a pas été initié . L’adjectif profane est mal défini ! est-il définissable : « qui ne fait pas partie des choses sacrées, qui ne relève pas de la religion, un ensemble de choses profanes.


Qu’est ce qu’une chose profane, avec quels yeux la regardons nous, qui la regarde, dans quel lieu et pour qui, qu’elle est sa signification : un icône orthodoxe, un dessin de la cène, un pavé mosaïque, un chandelier tous ces objets ont un caractère sacré et redevienne profane hors des temples.


Cette réflexion m’amène à poursuivre et à réfléchir sur le profane et le sacré dans sa généralité, je le définirai plus tard en FM.


En première conclusion je dirai qu’un homme est profane, une chose, un objet peuvent difficilement l’être. Par contre un homme ne peut être sacré, seuls les choses , les actes, les mots peuvent être sacrés. Le parjure est-il un acte profane ou sacré.?


Dans cette première partie j’ai essayé de m’attacher à comprendre la notion de profane et de sacré, il s’avère qu’elles sont indissociables. L’origine en est certainement religieuse(spirituelle) mais au fil du temps ces mots se sont laïcisés.



Le FM s’attache à créer le sacré sans dogme ni obligations envers ses adhérents.


Elle aborde la sacralisation d’une manière violente lors de l’initiation du profane, plus mesurée et intelligible lors du passage au 2ème degré, et d’aboutissement lors de l’intronisation(exaltation) au 3ème degré lorsque la faux a touché notre Maître HIRAM et que 7 Frèrespartis à sa recherche ont retrouvé l’acacia.la profanation de son précaire tombeau a fait ressuscité le maître maçon ; Le sacré est à son paroxysme.





Pour arriver à cette extase le FM doit passer par des épreuves.


Des étapes jalonnent son parcours, il apprend à travailler des planches,la marche de l’apprenti estprécaire ses pieds sont en équerre, il avance en faisant 3 pas , cette marche est hésitante.


En devenant compagnon il continue les 3 pas de l’apprenti,il se met à l’ordre et dans sa marche il s’écarte du chemin. Son savoir lui impose de partir voyager, il quitte le monde sacré pour aller réfléchir dans le mondeprofane car il faudra qu’il soit prêt pour accéder au suprême( a la 7 marche) , au but(l’étape) qu’est la maîtrise « n’est ce pas une réflexion profane ». Dans sa marche le maître n’a plus besoin de faire les pas précaires de l’apprenti et du compagnon. Il enjambe en arrondissant (d’un pas arrondi) le tombeau du maître Hiram. Notre rituel nous demande de méditer sur ce grand mystère.


Nous comprenons qu’en naissant l’apprenti entre dans le sacré du temple. Il évolue avec le savoir, le caractère redondant de l’instruction maçonnique fait que le sacré évolue et permet une meilleure compréhension des symboles.



En deuxième conclusion je dirai que la maçonnerie approche différents rituels sans en imposer le sacré, cependant lors de la chaîne d’union avec notre osmose, notre concentration et l’Egrégore nous sommes dans le Sacré.



Aussi loin que nous remontons dans le temps l’homme a ressenti le besoin d’avoir au dessus de lui une marque de référence qui l’incite à aller plus loin.


Il a besoin de s’élever, les empereurs tels que CHARLEMAGNE ou NAPOLEON ont ressentis le besoin de se faire consacrer. Au nom d’une pseudo foi des tyrans ont régné sans partage.


Ces hommes ont dépassé les limites car il n’existe pas du sacré au sacré.


L’adjectif sacré est à mon avis irréel, il n’est pas qualifiable, il ne peut être abordé qu’avec beaucoup de respect, il est à la base dédié au spirituel mais in-fine son sens s’est démocratisé : L’enfant sacré dans certaine communauté,on a le feu sacré pour une passion, un travail, une tâche parfaitement accomplie ne dit on pas d’un objet sacré qu’on y tient comme à la prunelle de ses yeux.


Une guerre aussi cruelle soit elle peut devenir sacré lorsque l’on défend son pays.


Un couplet de notre hymne national évoque l’amour sacré de la patrie.



J’ai évoqué le primate qui n’avait pas accès au savoir, celui-ci a pendant des siècles etait réservé aux classes dirigeantes.


Les religions dogmatiques avaient tous les droits, encore aujourd’hui nousconstatons malheureusement que l’ignorance des peuples permet à des tyrans laïques ou religieux de régner sans partages.


La FM apprend aux frères le travail de la pierre(sur eux même) età réaliser notre développement moral et intellectuel .


Cette réflexion m’amène à aborder une résultanteliée au sacré et au profane, le BLASPHEME.


Les religions monothéistes donnent le nom de blasphème à toute personne qui insulte violemment la religion ou la divinité, et en son nom se donne le droit de vie ou de mort sur l’offenseur.


La notion de blasphème est très ancienne, le Pharaon (parfaite divinité) ne pouvait être critiqué dans ses décisions, du comportement qu’il adoptait et par les lois qu’il promulguait. De même dans les cultes païens anciens l’homme condamnait celui qui blasphémait.


Son corollaire est le sacrilège qui est la profanation du sacré qui relève d’un acte d’irrévérence envers les objets, les lieux, les personnes revêtus du caractère sacré.


La mort rôdait sur les blasphémateurs. Accuser quelqu’un de blasphème permettait de se débarrasser d’un rival ou de s’approprier ses biens.


Le roi Philippe le Bel en profite pour anéantir et voler les templiers et avec la complicité du Pape Clément Vil fît arrêter et brûlé le grand maître de l’ordre Jacques de Morlay à qui on prête des propos adressés au Roi et au Pape indiquant que dans la même année ils comparaîtraient devant le tribunal de Dieu. Philippe le Bel et Clément V moururent la même année en 1314.


Trop d’assassinats ont eu lieu au nom de l’hérésie.


Elle conduit des hommes sages a rédigé la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et plus particulièrement dans les articles 10 et 11 qui stipule : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses ……………. Et que la libre communication des pensées et des opinions est un droit des plus précieux de l’homme.»



Pour conclure je citerai Martin Luther King :



« Il reste une troisième dimension d’une vie vraiment achevée, sa hauteur, ce qui tend vers le haut, vers quelque chose de plus grand que l’humanité.


Nous devons nous dresser au-dessus de la terre et faire allégeance à cet Etre éternel qui est la source et le fondement de toute réalité.»



J’ai dit

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