Le Maître Secret
D∴ D∴
Quelques minutes pour quelques mots.
C’est très court.
J’ai, sur le thème de l’apport du 4ème, quelques idées importantes à exprimer et éventuellement à partager.
Je me limiterai à deux.
C’est d’abord des nouveaux symboles que je ne perçois plus comme des outils opératifs tels que l’équerre et le compas mais plutôt comme des apports intellectuels ou des incitations à approfondir une réflexion personnelle.
Au nombre de ces nouveaux supports de réflexion je soulignerai la clef. Ce symbole m’a profondément interpellé. Symbole d’ouverture, de fermeture, de secret à protéger mais aussi à découvrir, avec un renvoi évident à la curiosité – curiosité dont j’ai tendance à penser qu’elle est un défaut indispensable à l’homme soucieux de progression dans la connaissance. Clef qui est pour moi synonyme de questionnement. Je considère alors la clef comme le symbole de la nécessité de l’errance, de la recherche et de l’interrogation continuelles, de la nécessité des hypothèses.
Avec un peu d’amusement, j’ai lu que l’on pouvait voir la clef comme ayant la forme du point d’interrogation. La courbe permet à l’esprit de s’en saisir, le point devient alors le pêne qui validera ou non l’hypothèse. Je ne sais plus où j’ai capté cette image, mais elle me plaît bien. La clef comme outil symbolique obligé pour ouvrir les portes intérieures, percer les mystères et déverrouiller les mécanismes rouillés ou ignorés. La clef pour progresser vers la connaissance de l’Etre. Oui, je crois pouvoir dire que le 4ème m’a apporté cela ; même s’il reste beaucoup de portes à ouvrir et de chemin à parcourir.
Le second point pour lequel je voudrais dire quelques mots est celui de la notion de Devoir perçue au 4ème en relation avec les affirmations du rituel et les sentences.
Au 4ème, ce ne sont plus les devoirs maçonniques mais UN devoir, celui de rechercher la Parole perdue, Vérité sur le cheminement vers la Lumière.
En se servant de la clef dont je parlais à l’instant il s’agit de reprendre la perpendiculaire pour descendre dans les fondements à la recherche de mon être intime. Même si ce travail est déjà entamé au grade de Maître Secret et plus généralement depuis l’Initiation, j’ai d’abord le devoir de me connaître et de contenir mes passions.
Ce que je m’efforce d’approfondir de manière théorique c’est la finalité de ce Devoir et son application pratique.
En quoi, l’accomplissement de ce Devoir m’aide-t-il dans ma quête ?
Il me semble qu’il s’agit tout simplement de la notion de Liberté. Contenir ses passions, s’en détacher, c’est se libérer des contingences inhérentes. Percevoir et constater que notre action, y compris au quotidien, l’action entreprise peut et doit s’imposer de manière objective et tendre vers une morale universelle valable pour tous, en tous lieux. Tel, me paraît être la finalité de la progression au 4ème. Agir avec raison, abstraction faite de mes affects, tel est le sens profond. La Liberté devient alors l’aptitude à m’arracher de moi-même. Je participe alors à la mise en place de la clef de voûte d’une morale exigeante fondée sur le Devoir.
Voilà le second des aspects importants que j’ai cru percevoir au 4ème. Le voile placé sur mes yeux a été ôté. Pourtant, mes lunettes ne sont pas totalement efficaces. Je crois qu’il importe que la buée ne se dépose pas et pour l’éviter, je les essuie consciencieusement, mais aussi que mon action me procure une meilleure acuité pour percevoir les jalons sur le chemin de la Vérité.
Enfin, en guise de conclusion sur ce petit travail qui méritera d’être approfondi, j’indiquerai un 3ème point plus personnel. Il s’agit de ce que je qualifie de mise en mouvement. J’ai eu un parcours maçonnique enrichissant et formateur. J’ai aimé au 4ème le fait de redevenir apprenti et, avec votre aide, de percevoir qu’il me fallait avancer et avancer encore.
J’ai dit