La Main de Justice
Non communiqué
A La Gloire Du
Grand Architecte De L’Univers
Deus Meumque Jus
Ordo Ab Chao
Suprême Conseil de France
Liberté, Egalité, Fraternité
T Ill F, représentant le SCDF,
TFPM et vous tous mes FF MS
Travail collectif
« Pour vous en manifester le symbole, nous allons vous clore les lèvres avec le sceau du secret ».
« Le Sage laisse
parler son cœur et garde le silence avec sa bouche. Toi
homme, écoute la voie
de la sagesse, écoute la voie de la Lumière. Les
mystères qui émergent du
Cosmos illuminent le monde de leurs lumières ».
Les Tables d’Emeraude d’Hermès
Trismégiste.Deus Meumque Jus
Ordo Ab Chao
Suprême Conseil de France
Liberté, Egalité, Fraternité
T Ill F, représentant le SCDF,
TFPM et vous tous mes FF MS
Travail collectif
« Pour vous en manifester le symbole, nous allons vous clore les lèvres avec le sceau du secret ».
(le plus grand philosophe, le plus grand prêtre, et le plus grand roi; Hermès est dit Triple « parce qu’il a fait la philosophie triple, à savoir naturelle, morale et métaphysique) Thot.
Les écrits : Corpus Hermeticum, un recueil de traités mystico -philosophiques en grec, datant de la période hellénistique.Quarante-deux livres d’Hermès Trismégiste, dont trente-six contiennent l’ensemble de la philosophie égyptienne et six autres la médecine.
Deux fonctions du dieu Thot se retrouveront dans la figure d’Hermès Trismégiste : celle de rassembleur (il aide ISIS à rendre vie aux membres d’OSIRIS), et celle de mainteneur (c’est le secrétaire des Dieux)1. Par ailleurs, pour l’historien grec du ive siècle av. J.-C. Hécatée d’Abdère, c’est l’inventeur de l’écriture, de l’astronomie, de la lyre, de la culture de l’olivier…
Prolégomènes
– La main de justice est un signe matériel de pouvoir qui indique que le roi peut rendre la justice.
Elle avait aussi une symbolique morale, chaque doigt de la main représentait :
•Le pousse : Le roi
•L’index : La raison
•Le majeur: La charité
•Les deux derniers représentaient la foi
Les trois doigts ouverts symbolisaient également la Trinité. Elle fait partie de la Regalia, (objets consacrés à la royauté). Pourquoi une main de justice de gaucher… ? En fait, juste une erreur de l’orfèvre Biennais (tablettier à l’origine et normand Coutence), il se servit d’une gravure inversée de l’ouvrage « Les monuments de la monarchie françoise ». Biennais tomba dans le piège et fournit une main gauche… !
– L’imagerie populaire représente Saint Louis, à l’ombre d’un chêne, n’hésitant pas à régler les différends, entre ses sujets. Par sa justice, il contribue au renforcement du pouvoir royal, et à le Justice, donc aux devoirs et aux droits.
– Ce thème est associé à celui de devoir : Ne point divulguer les secrets confiés ou découverts par soi-même, réservés aux initiables. Car l’on s’initie soi-même.
Ils sont, à la fois, personnels et métaphysiques. Ils ont intéressé les premiers grands philosophes : Aristote et Platon, selon lesquels la Justice est la vertu principale de l’Hommeengendrant l’harmonie dans la société. Nous parlons de loi civile, celle qui vaut pour tous.Les lois ordinaires sont celles estimées viables, pour l’harmonie de la société civile. Elless’imposent à tous, sous la contrainte de la sanction pécuniaire, civile ou pénale.
Cette main de justice, lors de l’initiation, est placée sur le plateau du 3 FPM, représentant Salomon. Signe de royauté ? S’agit-il d’une transmission de la sagesse en devenir, dusymbole d’une caste sacerdotale (qui possédait la Science), ou d’un signe d’autorité par procuration, celui du SCF. Peut être les trois en même temps…
Le sceptre de justice nous est placé sur les lèvres. Main sur le coeur. Il y a là un acte non pas seulement physique, mais symbolique, psychique, de transmission, sacerdotale et royal :
– le roi égyptien, pharaon, avec ses prêtes, communiquait avec les dieux.
– les lévites ne communiquaient pas leurs connaissances aux autres castes. Ils étaient censés assurer le lien, entre le peuple et le divin. Possédaient-ils une science cachée, originelle ? Possédaient-ils la Parole donné à Moise ? Certains auteurs prétendent que Jeshoua la possédât…La parole perdue ?
La main en araméen se dit Yad; la première lettre du tétragramme divin est leYod (l’un des des mots du maitre secret). Yod, Yad enlevons la voyelle et chacun comprendra la relation. La pensée et l’action. Yod : valeur numérique 10 soit 1, l’Unité le Tout. 1 le Logos 10, le décalogue.
Cette main peut-elle être celle de la présence et de la justice du GADL’U (Grand Cercle) ?
Il existe un parallèle entre l’imposition du sceau du secret et l’allégeance, faite plus loin, car nous acceptons librement par serment et obligations les principes et règles du Suprême Conseil de France. Il y a là une symbolique presque chevaleresque, couronnée par le laurier et l’olivier. Il s’agit d’une sanctification et de victoire sur nous-mêmes, dans notre perpétuelle quête…
Parmi les figures du tarot, les lames suivantes ont notamment un sceptre :
– L’impératrice : (L’intelligence créatrice) Communication – logique – épanouissement – Charme – diplomatie – intellectualité – frivolité – vanité. L’impératrice est couronnée d’or, l’Impératrice est représenter assise de face, son attitude ne laisse aucun doute sur la disponibilité qu’elle apporte et sa faciliter vis-à-vis de l’environnement. Elle représente la fécondité universelle et l’expression de la matière spiritualisée. Elle est protégée par un blason, avec un aigle dorée dessiné dessus, elle prouve ses moyens d’action en tenant de la main gauche le sceptre qui signiÞe le commandement.
– L’empereur ( La puissance de la matière ) à pour signification : Concrétisation – réalisation – stabilisation – autorité – détermination – tyrannie – intransigeance. L’empereur représente un homme solidement casqué, qui le marque comme homme de pouvoir à barbe blanche qui se présente de profil et il regarde vers sa droite en direction de la souveraine Impératrice. Bien qu’il est assis, il ne laisse pas indifférent, car il fais voir sa puissance et sa détermination à agir avec ardeur, voir à être très rapide pour pouvoir entrer dans la matérialisation des actions. L’empereur réuni les forces destinée pour dompter la matière, à atteindre le pourvoir absolu et acquérir par une action résistante, et il est la concrétisation de toute les œuvres entreprises.
– Le pape ( Le maître de l’Initiation ) à pour signification : Sagesse – bienveillance – conciliation – passivité – compassion – générosité – vulnérabilité. Le Pape a une lourde tiare sur la tête incrustée de pierre précieuses, le grand prête est représenter assis, Il fais face à deux personnages tonsuré et accroupi à ses pieds. D’un geste précis de la main, le Pape donne sa bénédiction de la main droite tout en tenant son sceptre à trois traverses de la main gauche gantée
– La papesse (La richesse intérieur) à pour signification : réserve – discrétion – sagesse- connaissance – sérénité – patience – lenteur – introversion. La papesse est la seconde carte du jeu elle est représentée par unefemme enveloppé dans un grand manteau, la papesse immobile et mystérieuse et en méditation sur ses connaissances. La foi qu’elle a la positionne dans un monde de silence, de sagesse et de sérénité. Elle est la gardienne du Temple, elle ne permet pas aux intrus et aux non-initiés de passer la porte permettant d’accéder à la connaissance. Seuls ceux qui ont une sincérité et une bonne avancé dans leur démarches pourront entrouvrir les voiles qui cache le passage pour découvrir la vérité.
– Le chariot : la sagesse
Le Chariot est une carte de triomphe et de gloire, elle marque résolument un élan positif quand elle sort dans le jeu. C’est une carte positive et garante de stabilité et de contrôle de soi. Elle symbolise les réussites obtenues grâce à son travail, à sa persévérance, les facilités dans toute action entreprise, des avancements, juste récompense de son ambition. Avec cette carte ou ne peut aller que de l’avant et dans la bonne direction, elle annonce les réussites en tout genre, c’est la fin de l’incertitude.
– Enfin, Les Bambaras, peuple d’Afrique de l’Ouest, ont pour symbole de la connaissance le puits. Son bord est le secret, sa profondeur le silence. Ce silence est celui de la sagesse, de l’évolution spirituelle, de la maîtrise de soi. Il n’y a pas de séparation entre profane et sacré.
La main de justice : symbole de La Loi du Silence, du secret, du sacré, de la sagesse
« Nul danger, ne pourra jamais me contraindre à dévoiler aux profanes, les choses qui m’ontété confiées sous le sceau du secret ». L’Ane d’Or – Apulée (Romain mais d’origine Berbère. les ouvrages « rhétoriques » (Métamorphoses, Apologie, Florides) et « philosophiques » (De
Deo Socratis, De Platone et eius Dogmate et De Mundo).
Le signe du MS est le signe de la discrétion et du silence. Autrefois, le secret chez les égyptiens était représenté par le dieu Harpocrate. Ce nom n’est qu’une forme hellénisée des mots égyptiens « Har-pokhrat », qui signifient « Horus l’enfant ». Sa bouche était close.
Il faut écouter, entendre, voir et comprendre au lieu de parler, inconsidérément. La parole du M S doit être juste et synthétique. S’agit-il d’un recueillement personnel (silence actif) , afinde mieux entrer, ou essayer d’entrer, en relation avec l’invisible, avec ce qui n’est pas qualifiable par le vocabulaire, par le verbe. Le rituel d’initiation du 4ème degré fait largement appel à l’ouie, plus qu’à la parole.
Tous les mystères anciens sont emprunts de cette constance. (Isis, Pyramides, Eleusis ou étaitcélébré le culte de Demeter, Persephonne et du dieu Iachos, des Cabires et de Mythra). Les cryptes et catacombes restaient les lieux silencieux des mythes antiques.
La loi du silence est à l’origine de toute initiation spirituelle. (spiritu = le souffle de Dieu, le Yod). Le silence permettant d’entrer avec son etre intime mais également avec le grand Tout inexprimable par la parole, par le vocabulaire pauvre des mots. Il ne peut s’agir que deconcepts, de mise en forme de la pensée et de l’intuition, découvrir le lien sacré entre le moi et le sur moi, ce qui est au dessus de moi.
Peut-être, en profanes, avons-nous perdu le sens du silence, du sacré, de l’introspection de la découverte de l’au delà de l’homme. Le monde profane confond aisément bruit et mise en commun (communicare) et transmission. Il s’agit de retrouver la philo sophia. La sagesse antique et plus que cela la sagesse des pretes égyptiens.
Le silence : pratique sacrée millenaire de la sagesse de l’orient.
L’expérience du silence, est le cœur de la pratique des moines zen. L’antique tradition du zen remonte à plus de 2500 ans, avec l’expérience du Bouddha – l’Eveillé, celui qui demeure dans un état de réalisation complète. Depuis, les moines zen conservent, et transmettent cette pratique du silence. A partir d’elle, l’aptitude qui se manifeste spontanément s’étend à la vie quotidienne, aux actions, aux gestes, aux pensées et aux paroles. Cette ouverture s’accomplit dans toute la complexité globale de ce que nous sommes, de façon unitaire, avec tout notre être, et pas seulement par l’esprit, la pensée, ou bien l’intellect, ou encore par la raison.
Le silence n’appartient à personne, ni à une tradition, ni à une religion, mais est l’expression naturelle du Cosmos : il est une forme universelle, transversale, présente partout dans la nature. Les minéraux le connaissent, de même que les végétaux, les animaux, les êtres humains de toutes les cultures.
Aller du silence intérieur au sacré, en passant par le secret de notre être. C’est d’expérience personnelle dont nous voulons parler.
Il n’y a rien, dans cet état de silence, de subversif, de redoutable, de contraint, ou d’immoral. Il ne s’agit pas d’omerta. Ce silence est librement consenti, choisi, préféré au tumulte. Comment faut-il interpréter cette loi du silence ?
Le silence extérieur est indispensable, car tous ne sont pas aptes à recevoir de nouveaux outils, sans lui. La FM de rite REAA est d’une lente progression, par degrés successifs.
La Loi du silence intérieur maçonnique est proposée librement avant toute initiation. Nous avons le choix ou le libre arbitre de l’accepter ou de la refuser. Elle est davantage imposée par la raison que par la force ou la contrainte. Le MS accepte en toute connaissance de cause, avant de rentrer dans l’ordre, les conséquences, généralement traduites par un serment. Il existe donc bien une contrainte, mais elle est d’une autre nature. D’ordre morale, voire initiatique. Elle est transcendante à l’individu. Ainsi le silence n’engendre pas un état de servitude, mais une adhésion pleine et entière dont la nécessité basée sur la raison, n’enlève rien à la spontanéité. On peut la qualifier et à travers les temps, de norme initiatique, de passage obligé pour progresser, grâce à laquelle l’ascèse est possible. Ce silence engendre une libération de l’esprit et favorise l’émergence d’un état jusqu’alors inconnu, méconnu ou simplement oublié de sublimation spatiale.
La Loi du Silence relève de la raison, faculté spécifiquement humaine qui coordonne les expérimentations et l’intuition élaborée par l’entendement, sous forme de concepts, idées ou notions. Or, la maçonnerie est l’art de poursuivre dans la spéculation (et surtout dans l’action) et la pratique les Lois essentielles des rapports entre la Vérité et l’intelligence humaine.
Nous savons, ou supposons, que la Vérité n’est pas dans l’expression du langage. Le temple maçonnique n’est pas un agora, une place publique ou l’on débat à tors et à travers, ou le sophisme concurrence la dialectique. Travaillons encore, en spiritualité, en ascèse et en connaissance, en connexion avec le PRINCIPE qui est tout, qui rassemble ce qui semble épars.
La vérité peut résider dans la nature des choses elles mêmes, des êtres et de la vie. Ce n’est pas dans le débats plébéiens que l’on effleure les subtilités voilés des concepts métaphysiques qui nous relient à la voix universelle et intemporelle. La voix des essences ne nous parvient que dans le silence de l’esprit, dans la méditation intérieure.
La Loi du Silence, bien loin d’être une contrainte imposée de facto, est une acceptation volontaire, consciente et nécessaire ou indispensable, par laquelle la non parole se met au service de l’esprit, pour lui permettre, dans la paix et le repos intérieur, d’écouter et d’entendre sa conscience avec le coeur (voie cardiaque, chère Martinez de Pasqually Louis Claude de Saint Martin et à Willermoz du courant martiniste : démarche spiritualiste), de comprendre, faisant partie d’un ensemble que nous pouvons appeler microcosme dans un macrocosme, Loi Universelle. Or, il s’agit d’un exercice long, fastidieux, ou la patience doit pleinement jouer. Plus ce silence sera long, plus notre méditation sera profonde et plus notre approche des sens cachés pourra tendre vers la Vérité, harmonie sublime du Tout et donc de l’UN.
Par le silence et le secret, nous pouvons atteindre le sacré, quelques fois la sagesse orientale. Etre en harmonie avec soi-meme permet la relation avec autrui et l’harmonie avec l’Un. C’est bien d’expérience personnelle qu’il s’agit.
Silence, secret, sacré et sagesse.
l’excès de silence peut tuer.
Nous avons dit TFPM
Annexe :
Rapport entre la loi du silence et la clé : partie pouvant être développée
Rituel du XVIII ème siècle :
Q : Donnez moi la marque de votre vocation
R : La voilà (on montre la clé)
Q : Que signifie t-elle ?
R : Le silence et rien d’autre chose
La flute enchantée de Mozart : F de la loge «A la bienfaisance» à Vienne
L’officiant :
– Ma langue est liée par le serment et le devoir.
Tamino :
– Quand donc le mystère sera t-il eclairci ?
L’officiant :
– Dès que la main de l’amitié te conduira dans le sanctuaire pour y contracter l’alliance éternelle.
Tamino :
– Oh nuit éternelle, quand donc te dissiperas tu ? Quand mes yeux trouveront-ils la lumière ?