Obeissance et Fidélité
A∴ H∴
Question – « Toute obeissance aveugle et absolue et absurde d’un être humain est dangereuse. La fidélité est la mise en pratique des enseignements acquis et confère au MS des devoirs.»
Comment le MS mettra-t-il en adéquation ses principes, sa parole et ses idées avec son vécu quotidien ? »
Passer du 3ième au 4ième degré signifie que nous prenons l’engagement de passer de l’extérieur à l’intérieur sacré, que nous acceptons d’abandonner nos conditionnements enchâssés dans notre personnalité pour pousser les formidables Portes du Temple et y pénétrer en silence. Notre travail consiste essentiellement à opérer un retournement de notre attention, à nous intérioriser et à activer le corps énergétique de notre Etre, comme le mouvement d’une clé en action dans une serrure pour ouvrir une porte.
Dans l’obscurité de la conscience du Maître S, le symbole de la clé peut guider sa recherche vers l’espoir de trouver une porte a ouvrir, une serrure à tourner, un système à pénétrer.
Dans cette direction, le MS pourrait il accéder à la vie de son Etre ? Aussi la clé symbolique possède un panneton découpé par la lettre Z. Existe -il une clé pouvant tourner dans une serrure avec un tel dessin sur son panneton ? C’est a se demander s’il y a donc une porte a trouver ni de serrure secrète à ouvrir.
Le MS contracte des serments du ler au 3 ème degré, mais allégeance au 4ème degré.
Allégeance au S.C dans le sens du devoir réciproque, d’alléger les relations et de fidélité.
Cest un engagement vers l’ordre. La fidélité est à comprendre dans le sens d’engagement et de faire…une volonté du respect des lois : D’ailleurs On va chercher pour les élever au 4ème les FF assidus, qui ont travaillé ie ceux qui ont été respectueux de leurs engagement.
Si les serments et l’allégeance prêtés fondent l’obligation de fidélité et d’obéissance, le caractère traditionnel qu’ils lui confèrent fait de cette fidélité et de cette obéissance, une fidélité et une obéissance a la Règle dont le SC est le gardien et le garant.
La gestuel de la salutation du comp évoque la fidélité. Les agissements détestables des 3 mauvais comp, soulignent la trahison et l’oubli du serment contracté et donc du sens de la fidélité et d’obéissance a l’ordre, a la règle et a la tradition.
A la fermeture des travaux 2 « Que vous a-t-on appris ? « A garder le secret, à être obéissant et à rester fidèle ››. On peut songer à deux danger face a cette double notions de fidélité et d’obéissance, qui sont sur le plan spirituel 2 être inféodé, emprisonner dans cette promesse, néanmoins le rituel nous invite à rester critique, libre « Ne vous payez pas de mots, n’accordez à qui que ce soit une confiance aveugle, mais écoutez tous les hommes avec attention et déférence ››, c’est une fidélité et une obéissance conscientes, librement acceptées a sa conscience, tel est notre engagement.
Notre devoir d’obéíssance et de fidélité n’est pas contracté envers des personnes, mais en partant de la reconnaissance implicite de l’autre comme semblable à nous-mêmes. Si cette action commence par l’observance du secret, matérialisée par le signe de reconnaissance des Maîtres Secret, elle passe aussi par le respect de l’engagement pris sur l’Autel des Serments de respecter l’allégeance au Suprême conseil, aux règlements, statuts et décrets, principes et traditions maçonniques et la fidélité de mes devoirs envers l’humanité, mon pays, ma loge, ma famille, mon frère, mon ami, mon prochain.
Le MS a compris que l’étoile est en lui, que la quête est intérieure. Il a compris que ses sens extérieurs sont incapables de voir la lumière, de la toucher et de percevoir son appel. Par la connaissance de lui-même il perçoit son obscurité, ses Ténèbres. Il ne s’agit pas de les nier mais d’assumer leur transmutation. C’est seulement a force de plonger dans sa dimension profonde, dans son fond sans fond, qu’il pourra découvrir en lui-même cette parcelle de vérité.
En s’engageant à remplir les devoirs de son degré, il s’engage à refuser de se laisser entraîner dans les pièges des pulsions, des désirs, ou tout au moins à mieux les assumer.
En matière de fidélité, c’est avant tout une fidélité vis-à-vis de soi même, ù |’amour du devoir.
Etymologiquement fidélité = attacher à ses devoirs, qu’il faut d’abord connaitre.
Pour cela, le MS s’engage aussi à travailler. Tout comme en loge bleue, au grade de compagnon il glorifie le travail. La loge de perfection est aussi l’école du travail : << Malheur à qui assume une charge qu’il ne peut porter >>, << Malheur à qui accepte légèrement des devoirs et qui, ensuite, les néglige ››. Il n’est pas de parcours spirituel qui ne demande un investissement de soi important. Le MS est passé de l’équerre au compas, et << commence à pénétrer dans les hautes régions de la connaissance spirituelle >>.
Une question se pose l’Obéissance et fidélité, qu’el|e différence avec la loyauté ?
La loyauté, communément confondue avec la fidélité (voir obéissance), la loyauté est spontanément perçue comme un impératif moral ou éthique. Dans la tradition judéo chrétienne être loyal implique de croire aveuglément, de faire allégeance puis d’obéir quel que soit le sacrifice qui pourrait être exigé, la loyauté est désormais habituellement définie comme étant l’ensemble des relations entre individus, de dévouement, d’obligation et d’attachement à une (ou des) personne(s). La fidélité (ainsi que l’obéissance) quant à elles, font surtout référence à la confiance et à la foi (dans l’autre 1 en tant que fr et dans autre :
en tant que ordre ie au SC). Cependant, l’une et l’autre interviennent comme des actions réciproques.
Se connaître, c’est également prendre conscience de son ignorance. Comme disait Socrate, je cite: « Il vaut mieux une ignorance qui se connaît qu’une ignorance qui s’ignore. ». Si la loyauté, se cristallise sur le devoir et Fengagement 1 la fidélité fait plus appel à la confiance et à la foi.
Je retiendrai ces citations de Comte Sponville car je leur trouve une résonance avec certains passages du rituel ; je cite : << La fidélité n’est pas l’e×clusivité; c’est la constance, c’est la loyauté, c’est la gratitude, mais tournées toutes les trois vers l’avenir au moins autant que vers le passé. La fidélité, c’est ce qui reste de la foi quand on l’a perdue 1 un attachement partagé a ces valeurs que nous avons reçues et que nous avons <`1 charge de transmettre. ››
Question : le rite a-t-il instauré l’obéissance et la fidélité pour inciter et insinuer la transgression qui fait avancer. Est-ce un paradoxe pour insinuer autre chose. A l’image de l’apprenti peintre qui apprend avec un maître, celui-ci s’affranchi en transgressant pour transcender et trouver sa marque et son style. Une transgression dans le sens d’aspiration pour aller plus loin <<Ne vous attardez pas dans les sentiers fleuris ; mais hâtez vous de gravir les pentes abruptes de la montagne, de crainte que la mort ne vous surprenne avant que vous n’ayez approchez le sommet ››.
Conclusion :
Pour le Maître Secret, les résultats sont des commencements, les opinions des hypothèses et les vérités des conjectures. Il ne s’agit pas de découvrir et de réunir, des points de vue incompatibles, de combiner des qualités en langage attractif ou d’inventorier le chaos pour choisir le moins mauvais d’un pire relatif, mais de chercher l’ordre caché dans le chaos du monde, de son esprit et de son cœur et d’aimer l’homme.
A nous seul appartient la responsabilité d’aller jusqu’au bout de nous même. Le parcours maçonnique nous apprend à devenir libre et à oser faire face à notre chaos intérieur pour avancer vers la vérité et la lumière. Si le savoir s’acquiert, la connaissance se découvre : elle est une élévation du niveau de conscience, probablement un dévoilement.
Tant que l’homme ne fournit pas les efforts requis pour se relier à son Etre, il ne remplit pas son Devoir d’Homme. Il n’est pas demandé au Maître Secret d’etre la Source, mais de connaître les obstacles et d’oeuvrer à s’approcher de sa Source, de son Etre, de son Essence.
Le Secret, la Fidélité, l’Obéissance sont nécessaires pour consolider la Liberté, puisque seuls des hommes libres peuvent contracter cette obligation. Alors Le chercheur devient le cherché. Mais en attendant, apprenons à construire le Temple qui permet l’accomplissement…
La transparence du symbole, au delà des mots, guide le M S dans son entreprise et lui montre qu’en dehors d’un usage transcendant, la clé n’a aucune autre utilisation possible, qu’en dehors du mouvement de l’Etre de pureté dans la serrure que nous sommes.
T.F.P.M et vous tous mes FF MS j’ai dit.