Averroes : une morale humaine

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Connaître Averroès de son nom latin, Abū al-Walīd Muḥammad Ibd Rushd de son nom arabe c’est reconnaître l’héritage transmis par ce philosophe musulman à l’occident chrétien au Moyen Age ; et son importance par la suite.

Du XIIIème siècle au XVIème siècle, Ibn Rushd incarne la rationalité philosophique qui fut l’une des composantes de la culture occidentale.

Il est à la source des débats philosophiques et religieux de cette époque. Au-delà, il appartient à cette longue lignée de philosophes arabes moins connus, mais qui participèrent au renouvellement de la philosophie grecque et à sa transmission à l’occident juif et chrétien.

Outre ses écrits concernant la Philosophie, Averroès a également laissé d’importants ouvrages de droit et de médecine. Ses livres furent brûlés par des fanatiques en ce qu’ils célébraient la Raison en la mesurant aux révélations de la Foi, tout comme le fit son cadet Maïmonide, qu’il a beaucoup influencé.

Les sources de sa pensée sont de deux ordres :

– l’Islam et son livre saint le Coran. Mais il s’agit-là de l’étude d’une religion épurée dont l’objectif se confond presque avec celui de la philosophie. Ces deux méthodes, la philosophie et la religion, visent le même but qu’elles pensent atteindre avec des arguments différents.

– la philosophie d’Aristote qu’il veut retrouver dans sa pureté, en éliminant les interprétations passées faites par les chrétiens, les musulmans ou même les grecs. l’Occident chrétien lui doit d’avoir (re)découvert ce philosophe capital, dont il a établi l’importance en montrant, par exemple, qu’il avait démontré avec rigueur, par une pensée logique nouvelle, la preuve démonstrative, instrument privilégié de la science et de la philosophie.

Avant tout et dans toute son œuvre Averroès cherche à concilier Philosophie et Religion

Aux yeux d’Averroes, rien dans la philosophie d’Aristote bien comprise ne contredit le Coran. La philosophie ne contredit pas la loi divine qui appelle à étudier rationnellement les choses: on doit « unir le rationnel (ma’qul) et le traditionnel (manqul) ». Averroes s’en explique dans Fasl al-maqal (Discours décisif) ; dont une phrase me paraît être la plus évidente : « le vrai ne peut contredire le vrai ».

Biographie

Il est né à Cordoue en 1126 en Al Andalus A cette époque Al-Andalus désigne l’Espagne musulmane (Andalousie élargie) de la période de la conquête en 711 jusqu’à la chute de Grenade en 1492. Cordoue est une ville en pleine effervescence et d’intense activité intellectuelle bien plus évoluée que les autres grandes villes d’orient ; et ou toutes les religions se cotoyaient en harmonie.

Averroès appartient à une famille respectée d’hommes de religion et de juristes. Son grand-père, le plus célèbre de la lignée, fut grand cadi de Cordoue, et était à la tête d’une hiérarchie de magistrats, de desservants de mosquées et de prédicateurs et son père bien que moins connu a été Cadi c’est-à-dire juge et fut son professeur dans cette discipline.

Son nom Ibn Rush signifie « fils de la rectitude ».

On sait peu de choses sur sa vie privée ; on sait qu’il a été marié et a eu 2 fils. On ne lui connaît pas de fille mais cela ne veut pas dire qu’il n’en eut pas…

L’éducation qu’a reçue Averroès est celle de tout intellectuel de l’époque à une exception près. Jusqu’au Xième siècle, en Orient les étudiants allaient de maître en maître, dans des madrasa ( école ou on apprend le droit musulman) pour recevoir un enseignement essentiellement oral. Au début du XIIème siècle en Al-Andalus toutes les formations souhaitées y sont offertes et le voyage en Orient n’est plus nécessaire.

Ibn Rush étudie donc tout d’abord le Coran et la grammaire arabe : le Coran est transcrit dans une écriture utilisant de nombreux signes au-dessus ou en-dessous du mot pour préciser le sens de ce mot, cette grammaire doit être connue pour éviter les erreurs de lecture.

En al-Andalus on apprend l’écriture dès le plus jeune âge alors qu’elle reste réservée aux calligraphes en Orient. Puis Ibn Rush passe à l’étude des sciences religieuses avec l’étude du droit.

Ce n’est qu’après une bonne formation religieuse qu’il aborde la physique comprenant la botanique, la zoologie, l’astronomie sous la direction d’Ibn Tufayl, la médecine avec Avenzoar et bien sur la philosophie. Ces deux derniers domaines étant des savoirs considérés comme étrangers, essentiellement grecs.

Étant donné son origine familiale et le milieu dans lequel il a grandi, il devient médecin et juriste, spécialiste du droit musulman.

C’est vers 1160 qu’Ibn Rush est présenté par son maître Ibn Tufayl, à Abû Ya’qûb Yûsuf alors gouverneur de Séville. Jusque là, Ibn Rush n’a écrit que peu de chose. C’est donc essentiellement entre 1163-et 1184 et à sa demande (puisqu’il était devenu sultan) qu’Ibn Rushd rédigera la plus grande partie des commentaires d’Aristote. Donc. pendant vingt ans Averroès écrira sur la quasi totalité des traités d’Aristote.

Dans le même temps, il occupe des fonctions officielles importantes : en 1169, il est nommé cadi de Séville, puis en 1180, grand cadi de Cordoue. En 1182, il remplace Ibn Tufayl comme médecin auprès du Sultan à Fès.

Dans certains ouvrages, Ibn Rushd fait allusion au temps qui lui manque pour approfondir un sujet, à l’éloignement de sa bibliothèque (restée à Cordoue) qui l’empêche de vérifier certains points. Parallèlement à ce travail commandé par le sultan, il poursuit sa propre réflexion philosophique dans le Taahâfut al-Tahâfut (la Réfutation de la Réfutation) ouvrage ou il réfute les diktats érigés par al-Ghazali, dans le Traité décisif et il rédige également une œuvre sur le fondement du droit, la Bidaya.

Son œuvre est vaste et témoigne de centres d’intérêt divers et variés Il n’est pas une exception : au Moyen Age en Orien comme en Occident, l’homme cultivé s’intéresse, réfléchit à tous les domaines de la pensée de l’époque. Comme il n’est pas un spécialiste de tous les thèmes qu’il aborde, il se contente parfois de rappeler ce que l’on sait à l’époque, les questions que l’on se pose sans chercher à y répondre lui-même. Mais à chaque ouvrage, il apporte son propre regard, sa vision des choses. en appliquant la même méthode s’appuyant sur la logique d’Aristote.

Les premières œuvres d’Ibn Rush traitent de l’astronomie qu’il considère aussi « nécessaire à la perfection de l’homme »que la logique ou la physique. Il s’intéresse à l’astronomie mathématique à partir des écrits de Ptolémée (90-168) dont il fait un abrégé en 1158 ; ainsi, il est amené à émettre des réserves sur le système de Ptolémée.

Aussi, pour Ibn Rushd une nouvelle astronomie serait nécessaire afin de corriger les erreurs de Ptolémée mais ses responsabilités publiques ne lui en laissent pas le loisir.

Averroes a reçu une formation médicale.

Son principal ouvrage sur la médecine fut le Kulliyât (traduit en francais : le Colliget = les Généralités) en1161.Il y précise la méthode de travail qu’il suit dans toutes ses recherches. Cet ouvrage regroupe (je cite)« toutes les connaissances médicales à partir des premiers auteurs en conservant toutes les opinions qui méritent d’être reproduites et en éliminant ce qui, par une analyse raisonnée, doit être rejeté ».

Il fait allusion à Galien médecin grec du IIème siècle dont la théorie des humeurs fait autorité, et surtout à Avenzoar 1073-1162, qui fut un de ses maîtres avec Ibn Tufayl.

Au-delà des connaissances rapportées à partir des auteurs cités, Ibn Rushd souligne que son ouvrage est écrit dans – je cite-« un langage nouveau, inconnu des médecins de l’Antiquité et de ceux qui m’ont précédé, avec des démonstrations enracinées dans la philosophie naturelle ».

Ibn Rushd est d’une famille de juristes, il fut lui-même cadi pendant de nombreuses années. Le contexte politique est important : la dynastie Almohade doit légitimer son pouvoir face aux Almoravides. Ibn Rushd participe à cette légitimation en élaborant les fondements du droit sur lesquels les sultans almohades pourront s’appuyer.

« Un savant en tant que tel ne peut avoir d’autre but que de rechercher la vérité, et non de semer le doute et de rendre les esprits perplexes ». Dit-il dans la Réfutation de la réfutation.

Deux ouvrages contiennent la pensée d’Ibn Rushd concernant la religion et le droit : la Bidaya et le Fasl al-maqâl ou « le livre du discours décisif et de la détermination du rapport entre la loi et la sagesse ».

Dans La Bidaya il analyse les différents rites juridiques en justifiant ses prises de position par le recours aux Textes et à la démonstration philosophique. Ce traité expose les règles élaborées à partir de différentes sources dont le Coran, la Tradition du Prophète, les coutumes et l’intérêt général. Il précise les façons de les appliquer. Dans l’absolu la loi religieuse ne peut être remise en cause, ne peut être sujette à l’erreur. Il précise que le droit apporte à la morale individuelle un contenu concret: ce sont les préceptes de piété, de tempérance, de justice et d’honneur, que chacun doit respecter non parce que la loi l’oblige mais parce que la réflexion philosophique l’y engage. Il dira que la Coran permet de vérifier ce que la raison à découvert.

Dans la Bidaya, il aborde le statut de la femme. Ibn Rushd réfute les idées des juristes musulmans en affirmant qu’« il n’y a pas une différence fondamentale entre la nature de la femme et celle de l’homme qui pourrait justifier son exclusion de certaines fonctions réservées aux hommes ». Ainsi la femme, selon Ibn Rushd peut être juge, imam, chef de la communauté. Il déplore les discriminations dont sont victimes les femmes en y voyant une cause de la misère des sociétés qui ainsi se privent de l’apport de la moitié de la population.

L’objectif d’Averroès est de mettre en évidence ce qui permet un bon jugement. Le fondement du droit est la Loi religieuse, mais il peut apparaître des problèmes d’interprétation. Il s’agit de trouver des accommodations juridiques susceptibles de faire jurisprudence. Il est donc un praticien et un théoricien du droit.

Comme je vous l’ai dit en introduction, Averroes à écrit « le vrai ne peut contredire le vrai ». La philosophie (falsafa en arabe) n’es pas incompatible avec une religion telle que le Coran.

Dans le « Discours décisif » (le fasl-al-maqâl), Averroès est le premier à vraiment dépasser l’antagonisme entre les deux approches. À la vérité coranique vient s’adjoindre une autre source de vérité, la philosophie grecque. (La falsafa arabe est une école doctrinale qui s’appuie justement sur les textes grecs. Elle n’est qu’une partie de la philosophie arabe).Il n’y a pas d’opposition.

Pour Ibn Rushd, « la vérité (philosophique) ne saurait contredire la vérité (religieuse) » « elle s’accorde avec elle et témoigne en sa faveur ».Il refuse d’opposer philosophie et religion. Elles appartiennent à deux domaines distincts : il affirme ainsi le droit pour les intellectuels (pas pour tout le monde) de penser librement. parce que la loi divine a un sens extérieur (zahir) et un sens intérieur (batin) : les hommes capables de science doivent pénétrer jusqu’à celui-ci (batin ou ésotérique) et le garder pour eux, les autres se contentant du premier (le zahir ou littéral), qui précisément leur est destiné.

Ce point de vue sur l’accession à la compréhension du « livre saint » peut paraître élitiste aujourd’hui, mais rappelons-nous qu’à cette même époque, le paysan chrétien n’avait aucun accès direct à la Bible. Sa connaissance passait uniquement par les sculptures et peintures des églises.

Mais ce n’est ni comme médecin ni comme juriste que la pensée occidentale retiendra les enseignement d’Averroès. Il est avant tout connu comme philosophe commentateur d’Aristote.

La philosophie héritée des Grecs, la falsafa, culmine en Orient avec Ibn Sina dit Avicenne (980-1037) et en Occident avec Averroès qui connaît et discute la pensée d’Avicenne.

L’émir Yûsuf Ier lui demande, en 1166, de présenter pédagogiquement l’œuvre d’Aristote. Travaillant à partir de diverses traductions, il cherche à retrouver l’authenticité de l’œuvre Averroès veut retrouver la véritable doctrine d’Aristote Analysant ses traités, il rejette toutes les interprétations antérieures pour développer son propre commentaire.

En appliquant les principes de la pensée logique dont la non-contradiction, et en utilisant sa connaissance globale de l’œuvre, il parvient à redresser les erreurs.

Il considère la théologie comme inutile au philosophe pour qui la vraie science doit être démonstrative. Sa théorie de l’intelligence va même séparer radicalement la raison de la foi, rejetant autant la théologie de l’Islam que celle du christianisme.

Un de ses ouvrages le plus important « Tuhafut al-Tuhafut » (« Inchoérence de l’Incohérence » ou « Destruction de la Destruction ») est écrit en réponse au travail du penseur musulman et philosophe mystique Al-Ghazali, mort en 1111, qui avait écrit un livre destiné à ruiner les doctrines de divers philosophes : le « Tahafut al-falasifa ». (La Destruction des philosophes) Il le réfute méthodiquement. Pour Al Ghazali, il n’y avait pas de loi de la nature, mais des volontés de Dieu ; et la science devait s’effacer devant la toute puissance de la religion. Averroes écrit « les connaissances consacrées par la raison ne sont pas les seules, il y en a d’autres auxquelles notre entendement est absolument incapable de parvenir ».

Averroès estime, comme d’autres avant lui, que la philosophie est à la fois au point de départ et à l’aboutissement des sciences.

Ce faisant, il découvre la critique interne. Il a écrit trois types de commentaires de la pensée d’Aristote : les Grands, les Moyens et les Abrégés.

Averroès ne passe pas au crible la pensée d’Aristote pour son seul intérêt. Son étude est pour lui un outil au service de la critique des thèses de la « falsafa » (la philosophie) née en Orient.

La pensée d’Aristote va lui permettre de donner des bases solides pour établir la relation entre foi et raison, théologie et philosophie. C’est dans « Le traité décisif sur l’accord de la religion et de la philosophie » qu’il met au point une démonstration qui lui est propre et lui permet d’asseoir la légitimité de la philosophie dans une perspective islamique. Il aboutira à la conclusion que : « le vrai ne peut contredire le vrai ». Ainsi religion et philosophie sont pleinement compatibles. Elles se situent dans deux sphères distinctes. Si la religion est le fondement de la conception du monde, elle ne peut interdire au raisonnement de se déployer sur les bases rationnelles, la raison étant donnée à l’homme.

En affirmant l’importance de la raison, en en explicitant les lois de l’univers il veut dire que la science est aussi la parole de Dieu et que dieu ne parle pas seulement par la religion, mais aussi par la raison. C’est cette position qui suscitera les critiques des oulémas (théologiens de l’Islam).

La période 1188-1189, marquée par des séditions dans le Maghreb et la guerre sainte contre les chrétiens, le sultan Abû Yûsuf Yaqûb Al-Mansûr marque une certaine réaction traditionaliste par rapport à l’époque précédente du fait de la pression qu’exercent les hommes de droit et de religion conservateurs, opposés aux innovations intellectuelles qui avaient pu se développer à l’abri du pouvoir. À la fin de son règne, ces oulémas conservateurs obtiendront la condamnation d’un certain nombre de docteurs de la loi coranique ouverts à la philosophie aristotélicienne Il fait interdire la philosophie, les études et les livres, et même dans le domaine des moeurs, il interdit la vente du vin et le métier de chanteur et de musicien.

A partir de 1195, Averroès, déjà suspect comme philosophe, est victime d’une campagne d’opinion qui vise à saper son prestige de cadi. Al-Mansûr sacrifie alors ses intellectuels à la pression des oulémas. Averroès est exilé en 1197 à Lucena, petite ville des environs de Cordoue peuplée surtout de Juifs, en déclin depuis que les Almohades sont arrivés au pouvoir et ont interdit toute religion autre que l’Islam Après un court exil d’un an et demi, il est rappelé au Maroc mais n’est pas rétabli dans ses fonctions. Il meurt à Marrakech le 10 ou 11 décembre 1198 sans avoir revu l’Andalousie. Plus tard sa dépouille sera ramenée à Cordoue.

Conclusion

Sans être un initié, Averroès possède des qualités propres à la Maçonnerie. Il a toujours eu à l’esprit,l’élévation de l’homme, se libérer des chaînes d’un acquis intellectuel et religieux pour devenir un homme vrai et accompli.

Son parcours implique la nécessité de savoir toujours plus, toujours mieux, de ne pas se contenter des préjugés trompeurs mais d’étudier toujours plus pour se rapprocher de la connaissance. Dans son parcours une autre nécessité se fait jour, c’est celle de l’esprit critique, de la rigueur de la raison, de la liberté de penser et de juger.

Averroès estime, comme d’autres avant lui, que le philosophe est à la fois au point de départ et à l’aboutissement des sciences.

C’est un sage qui fait preuve d’humilité malgré le rang élevé qu’il occupait dans son pays et en son temps. En toute circonstance, il a le courage de s’élever contre l’intolérance. Ses valeurs comme les nôtres exigent une vigilance constante pour les défendre.

Dans sa quête authentique de la vérité, il développe librement ses concepts sans être un ignorant ou un fanatique. Nous pouvons dire qu’il a construit son propre temple de vérité et sa propre définition de la morale humaine, de la tolérance sur la base de ses convictions profondes.

En étudiant Averroès j’ai appris que si la tolérance apparaît comme une des valeurs éthiques qui devraient être les plus naturellement partagée. elle n’eut jamais et n’aura sans doute rien d’universellement évident. Elle est inséparable des vicissitudes de la réflexion par le fait même de la diversité humaine.

La tolérance a depuis toujours une relation avec l’histoire, ce qui signifie qu’elle peut toujours,être malheureusement, remise en question.Loin d’être un principe abstrait, elle apparaît comme une exigence concrète incarnée par des trajectoires singulières, des figures vivantes et engagées qui n’ont pas hésitées à s’insurger contre l’anesthésie morale des diverses époques. De ce point de vue, Averroès mais aussi Maïmonide, sont encore nos contemporains.

De tels hommes devraient être plus connus et la vie d’Averroès est pour moi un exemple de lutte contre l’intégrisme et l’intolérance, une révolte contre l’obscurantisme et une leçon de vie tournée vers la conquète du savoir qui apporte la liberté.

Je garderai en mémoire les derniers mots du film de Yousef Chahine qui reprend une maxime qui est là pour nous donner la force de croire, d’espérer et d’agir : « La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol ».

J’ai dit T F P M

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