#402012

Je connais le cercle et sa quadrature

Auteur:

O∴ S∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS
AU NOM ET SOUS LES AUSPICES DU SUPRÊME CONSEIL DE FRANCE

Le thème du cercle et de sa quadrature parcours l’histoire de l’humanité. De la quadrature qui consistait à retracer les limites de prophètes inondées par les eaux du Ni! à la quadrature du cercle consistant à tracer un cercle et un carré de même surface. ce thème a conduit scientifiques et penseurs à des calculs et à des spéculations diverses. Comment donc aborder ce problème plusieurs fois millénaire en moins de 7 minutes (tel qu’on me l’a demandé) ? Conscient que le sens de cette affirmation prononcée au 5 degré du REAA dépasse la portée géométrique des mots, j’ai développé ma réflexion sui le sens de cette expression, l’expérience qu’elle nous invite à vivreet le dépassement qui nous est proposé.

L’expression proposée à ma réflexion est prononcée dans le contexte funéraire. Nous procédons aux funérailles du Maître Hiram dont nous avons pris la place le REAA nous appelle en fait à quitter notre enveloppe matérielle pour accéder à l’esprit. Le MP témoigne à la première personne de cette expérience. Son témoignage traduit en fait la conscience de son cheminement. Cette conscience, le MP la reproduit dans ses tracés géométriques. Progressivement, ces tracés donnent forme à un plan ; celui de sa conscience niais aussi celui d’une conscience perdue ou cachée. Ce plan prend forme lentement au travers d’une succession d’étapes. A chaque étape nous pensons reconnaître, voir puis connaître. En fait à la fin de chaque étape le rite nous dit : Tu pensais avoir compris ! Eh bien tu n’avais rien compris ! Voila ton Devoir ! Voila ce que tu dois chercher ! Ceque tu vois n’est pas ce qui est ! Ce qui est, n’est pas ce que tu crois ! Ce qui est, est tel que tu es ! Connais toi même et suis ton devoir ! Conscients que la méthode oriente dans un sens et aussitôt dans des sens contraires, nous reproduisons spontanément un cercle et convergeons naturellement vers son centre. En nous initiant au 5°degré le REAA nous fourni des clés pour extraire l’être de son enveloppe matérielle.

En reproduisant dans nos plans des formes géométriques, nous procédons en fait à un travail topographique nécessaire à l’extraction. Ce travail nous conduit ce soir à décrypter le lien qui unit le cercle au carré. Ce lien est-il au centre du cercle ? Est-il au centre du carré ? Les formes sont-elles superposables ? Peuvent-elles se fondre l’une dans l’autre pour devenir identiques ? Chacun de nous va répondre à ce questionnement en traçant son plan. C’est ici que commence le travail personnel qui progresse et s’ajuste à la lumière du travail collectif. Par l’expression Je connais le cercle et sa quadrature » le MP témoigne de sa conscience.

Ayant été conduit par le rituel du 5° degré à cette réflexion. je vous propose maintenant de vous décrire mon cheminement. Ne comprenant initialement pas le lien entre le cercle et le carré. j’explore le plan opératif pour comprendre l’analogie spéculative. Je trace le cercle et le carré. En prenant le centre du cercle comme repère j’explore le carré. Ils ont un même centre ! Leur superposition rituelle semble fractale. Elle me conduit à l’unité des formes. Je m’interroge. A quelle connaissance l’unité de ces formes peut-elle me conduire ? A une transition d’une forme à l’autre ? A la connaissance du cercle ; symbolisé par le Divin ? Ami Divin égal de l’Homme symbolisé par le carré; autrement dit à sa quadrature mathématique ? La transition spéculative ne s’opère pas. N’accédant pas à la dimension spéculative de l’expérience, je décide d’approfondir mon travail rituel. J’associe ma réflexion à la mise eu scène rituelle et je m’interroge. Suis-je la dépouille ? Suis-je l’ouvrier ? Suis-je Salomon ? Que dois-je dire ? Tout est parfait ? Répéter Amen ! Amen ! Amen ! Le Divin ne se manifeste pas. Peut-être ne suis-je pas à la hauteur des rôles ?

N’arrivant pas à accéder au sens, j’observe le contexte et je constate que le travail initialement engagé à la gloire du GADLU est maintenant dédié à Dieu. Comme JOHABEN, je m’interroge; Que se passe-t-il ? J’essaye de répondre sans précipitation. Mais des réponses me débordent : Le GADLU au cœur de nos trois premiers degrés se chargerait-il de la structure : la Conscience de l’Homme ? Alors que le Divin dans les degrés suivants se chargerait d’un espace caché derrière cette structure ; son inconscient ? Le rite conduit ma réflexion à la perception d’un espace caché derrière ma conscience.

Satisfait de ma progression dans l’expérience, unis incapable de cerner le Divin après tant d’efforts, je m’aperçois de la nécessité d’extraire ma recherche de l’approche rationnelle. Ainsi, je décide de rechercher dans mon cœur une raison que nia raison ne connaît pas. J’extrais mon cœur de ma dépouille et l’élève ait sommet d’un obélisque. Ce repère conduit mon dépassement vers le haut sans m’exclure du bas. Je compare mon plan intérieur au plan extérieur et j’y trouve un Univers en réduction. Cette perception microcosmique serait peut- être une approche du Divin. Cette perception semble m’indiquer que la connaissance du cercle passe par la connaissance de la quadrature.

En abordant ainsi les plans de mon temple eu dehors de tout préalable, je me construit et me purifie par degré. J’accède à une meilleure connaissance de moi-même, Je cherche ce qui « est » en partant de ce que je suis. J’arrive maintenant au cœur de ce qui est en moi-même et que j’ignore. Je m’ouvre à un espace qui échappe à toute rationalité. Cet espace serait peut-être le lieu où se structure mon psychisme. Son exploration me conduit intuitivement vers des archétypes. Elle me conduit à genoux, au centre de moi-même. Elle m’ouvre à la connaissance du cercle et à sa quadrature.

C’est cette connaissance qu’enseignait Pythagore à ses disciples. C’est cet. enseignement que reprend aujourd’hui le REAA pour éveiller l’être intérieur. Cet éveil passe par une étape funéraire au 5° degré. Il évolue au fil des degrés pour conduire le GMA à un dépassement du monde matériel, du monde rationnel et du monde visible. Ce dépassement nous conduit à spiritualiser la matière et à matérialiser l’esprit. Ce dépassement nous donnerait le privilège de nous ré enfanter au plus intime de nous même pour découvrir la dimension Universelle de l’être. Cet accomplissement spirituel est le fruit d’une alchimie progressive que la géométrie matérialise. « Ah seigneur mon Dieu ! » Je comprends mieux maintenant l’inscription que Platon fit graver à l’entrée de son Académie « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre !».

J’ai dit mes FF GMA

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