12°
#409012
Progression du symbolisme du 5ème au 12ème degré
R∴ J∴
A la Gloire du Grand
Architecte de l’Univers
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo Ab chao
Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil de France
Liberté – Egalité – Fraternité
Grand Maître Architecte et vous tous mes frères
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo Ab chao
Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil de France
Liberté – Egalité – Fraternité
Grand Maître Architecte et vous tous mes frères
Pour les nouveaux jeunes GMA ainsi quepour les jeunes anciens, Permettez moi, Grand Maître Architecte,de rappeler ces 8 degrés :
5Maître Parfait ou l’organisation des funérailles du Maître Hiram
6Secrétaire Intime ou la curiosité due au zèle
7Prévôt et Juge ou le maintien de la concorde parmi les ouvriers
8Intendant des Bâtiments ou la récapitulation des précédents degrés
9Maître Élu des 9 ou la vengeance, le zèle et la justice
10 Illustre Elu des 15 ou la suite de la vengeance et de la justice
11Sublime Chevalier Élu ou la récompense des vengeurs
12Grand Maître Architecte ou la reprise de l’édification du Temple.
Reprenons maintenant la progression actuelle de ces grades de perfection : nous trouvons du 5e au 11e les suites et les conséquences de la légende d’Hiram qui se déroule en plusieurs séquences.
Notons au passage que dans la divulgation on relève la manière dont les assassins d’Hiram furent retrouvés près de Jaffa, par les envoyés de Salomon. Sur son ordre ils subirent le châtiment prévu par leurs serments (ou obligations).
Ces précisions ont été complètement évacuées des rituels modernes pour alimenter les grades de perfection.
Le 12e degré appelé Grand Maître Architecte, seul vestige des nombreux anciens grades d’Architecte ouvre un cycle de poursuite de la construction.
Maître Parfait ? (5e degré)
Il est probable qu’à l’origine, les quatrièmes et cinquièmes grades durent n’en former qu’un, puisqu’ils ouvrent l’un et l’autre sur le cycle de la maçonnerie de perfection.
Le rituel du 4e degré actuel, très concis à l’origine, n’était pas effectivement en usage. Ce mode de fonctionnement fut inversé au XIXe siècle, privilégiant la pratique du 4e grade, de Maître Secret, au détriment du 5e qui ne fut plus transmis que par communication.
Le Maître Parfait était la continuation immédiate du grade de Maître.
L’ordre donnéest par Salomon d’enterrer Hiram, et de plus de l’enterrer dans le Saint des Saints. On sait qu’au regard de la loi hébraïque, il s’agirait là d’une profanation difficile à imaginer et qu’elle ne peut être que symbolique.
La question de la quadrature du cercle semble bien montrer la filiation étroite avec le métier et le tracé. On peut considérer que ce grade qui propose de méditer sur ce thème pythagoricien de la quadrature du cercle, prépare au degré de Maître Architecte.
En ce qui concerne la couleur verte, une origine possible est relevée par Eric Ward qui signale qu’une loge londonienne de hauts grades de Maîtres Maçons écossais d’avant 1740 pratiquait un grade dont le mot était Jehova et dont les rubans étaient de couleur verte.
Ce grade de Maître Parfait qui raconte et commémore l’enterrement de Maître Hiram, présente des éléments constants entre ses différentes versions. Parmi les principaux citons :
1) La couleur verte de la loge et des décors
2) La symbolique numérique basée sur le nombre quatre ou ses multiples, contrairement aux autres grades qui tournent autour des multiples de 9.
Secrétaire Intime (6e degré)
Le titre de Secrétaire Intime ou Maître par Curiosité est apparu vers 1750. On pense que compte tenu de la légende du grade, il est probable que la forme la plus ancienne est celle de Maître Parfait par Curiosité, dont l’intitulé maladroit a fait place, par la suite à celui de Secrétaire Intime.
Ce grade ainsi que les deux suivants 7e et 8e , étaient jadis appelés grades de «grande maîtrise» parce qu’ils sont vecteurs d’un enseignement de justice et d’équité.
Leur principale variante réside dans le nom même du Secrétaire Intime qui se nomme Johaben le plus dévoué des favoris de SALOMONdont le zèle faillit luis coûter le vie.
L’enseignement est q’il existe 2 sortes de curiosité l’une condamnable et l’autre utile, celle de l’initié qui cherche sans cesse. En résumé, le zèle n’est permis qu’aux sages.
Prévôt et juge (7e degré)
Ce grade comme c’est l’habitude a reçu plusieurs noms dans divers manuscrits. Il serait l’un des plus anciens de la maçonnerie française et aurait été connu à Paris dès 1745 sous le nom de Prévôt et Juge).
On trouve donc ce septième grade sous trois dénominations différentes :
Parfait Maître Irlandais
Puissant Irlandais
Prévôt et Juge
Cette dernière désignation de Prévôt et Juge en fait le seul grade de perfection à avoir une dénomination double, tous les autres grades de perfection qui n’en ont qu’une simple.
Cependant, dans ce grade les deux fonctions semblent différenciées et cette hypothèse mérite d’être davantage retenue. Si le Prévôt détient la clé du coffre avec les plans du Temple et l’urne contenant le coeur d’Hiram, le Juge remplit sa fonction en utilisant la balance pour rendre ses jugements. Ce rituel évoque un tribunal qui fournit au Roi Salomon le moyen de restaurer l’ordre nécessaire parmi les ouvriers pour reprendre la construction du Temple interrompue après la disparition du Maître.
Intendant des bâtiments (8e degré)
Ce degré a lui aussi reçu plusieurs noms. On trouve donc ces trois dénominations différentes :
– Intendant des Bâtiments
– Maître en Israël
– Maître Écossais des trois J ;
Ce grade est en corrélation avec le précédent, on y retrouve également le symbole de la balance.
L’Intendant des Bâtiments pratique les cinq points de fidélité et monte les sept marches d’exactitude du Temple.
En dehors de ces deux symboles qui permettent de méditer sur le 5 et le 7, on constate que ce grade n’apporte pas grand chose de nouveau si ce n’est une récapitulation des précédents degrés (notamment un complément du compagnonnage). L’accent est toujours mis sur l’acquisition et la pratique de la Vertu. La réception est des plus simples, le récipiendaire s’agenouille sur un carreau de pierre, tient en main un rameau d’acacia et prête son obligation. (Cette cérémonie est tout aussi dépouillée que celle du Maître Secret pratiquée initialement).
A retenir les 5 points de fidélité : Agir, intercéder, prier aimer ses frères et les secourir.
Les trois grades des Elus (9e, 10e et 11e degrés)
On trouve ce terme d’ «Élu » dans les trois grades, qui suivent, ce sont:
– Le maître Élu des neuf, intitulé aussi l’Élu de l’inconnu ou Elu de Pérignan
– L’illustre Élu des Quinze désigné sous le titre d’Illustre Élu
– Le Sublime Chevalier Élu qui correspond au véritable Élu.
On trouve la présence d’un Élu dans trois grades de vengeance
Ces grades s’inscrivent dans la suite logique du grade de Maître. Ils pourraient être pratiqués directement dans sa continuitéCes trois grades d’Élus résument le parcours initiatique des trois premiers grades d’apprenti, compagnon et maître, vécus dans un nouveau cycle.
Le 1er, ou Élu des Neuf, évoque la question de la transgression de la loi et met en lumière les dangers et les méfaits des pulsions vengeresses. (Johaben assoiffé de vengeance frappe à mort Abiram. Le 2e, ou Élu des Quinze, fait passer de la vengeance exercée individuellement à la justice collective, afin que toutes les passions soient épuisées. Dans ce grade le récipiendaire ramène les deux autres assassins, prisonniers à Jérusalem. Ils sont alors condamnés et suppliciés aux yeux de tous. Châtiment ordonné parde Salomon qui incarne la justice immanente.
Le 3e enfin est une forme de consécration de l’initié qui est reconnu « Emerek ou Homme vrai en toutes circonstances », c’est à dire un authentique Maître Maçon. C’est le récit de la récompense des vengeurs d’Hiram
Les noms des meurtriers varient dans les différents rituels entre 1766 et 1809.Actuellement ils se nomment ABIRAM, JUBELOS ET JUBELUM. On peut retenir que ces différents noms correspondent soit à des sobriquets dépréciatifs, soit à des qualificatifs injurieux.
Grand maître Architecte (12e degré)
Justice rendue, il est peut être temps de reprendre les travaux avec force et vigueur, savoir achever de construire le troisième niveau du Temple.
Il s’agit ici d’une École d’architecture, mise sur pied par Salomon qui fait du Maître Maçon un géomètre chevronné, maître de l’épure, concepteur de plan à l’image de l’Architecte disparu. Ce spécialiste du tracé utilise l’étui mathématique.
Le Grand Maître Architecte se substitue en quelque sorte à Hiram pour achever l’oeuvre en cours de réalisation, déterminé à rechercher l’harmonie dans l’univers, conformément aux plans qu’il est devenu apte à concevoir et à tracer. L’Art du trait ou géométrie sera l’axe du champ d’action du Grand Maître Architecte, le conduisant à oeuvrer de la circonférence du cercle à son centre sur la planche à tracer.
Si certains d’entre vous mes frères voient une progression, d’autre y verront peut-être une régression, et d’autres encore une stagnation. Je vous laisse seuls juges.
Comme le dit Dimitri Cadérée, la route du Franc-maçon est formulée de « progression intérieure et de vie spirituelle » tirant sa sève des racines solides et profondes de la Tradition, somme de tous les acquis de l’humanité.
J’ai dit Grand Maître Architecte.