La progression du symbolisme du 5ème au 12ème degré
Non communiqué
Je tiens à rappeler les principes du Rite Ecossais Ancien et Accepté qui proclame l’existence d’un principe créateur, sous le nom de Grand architecte de l’univers. Il est un ordre initiatique procédant par degré du 1° au 33° et, élevant ses adeptes dans cette hiérarchie, de degré en degré, autant que leurs facultés et moyens propres leur permettent. Il n’impose aucune limite à la libre recherche de la vérité, et c’est pour garantir à tous cette liberté, qu’il exige de tous la tolérance.
Le rituel du 5ème degré, « MAITRE PARFAIT » dit ceci : HIRAM est censé revivre en chacun de nous, le maître parfait doit gouverner ses actions, purifier son cour afin d’arriver à la perfection.
La sentence du 5ème degré est
: Nous sommes tributaires de tous nos frères et
nous leur devons le respect que mérite leur
mémoire. Hiram revit en chacun de nous. Par lui nous
comprenons la noblesse de l’homme.
La légende relate la translation du tombeau d’Hiram dans un
lieu secret et la décision prise de venger sa mort. Salomon
ordonne aux maîtres de rechercher les meurtriers d’Hiram. Le
privilège que cette distinction conférait aux
frères qui l’avaient obtenue consistait à
être seuls instruits, que la cour de la victime reposait dans
une urne surmontant un mausolée élevé
à l’ouest du temple.
La réunion se tient au parvis du temple. Salomon ordonne
à Adoniram de préparer les funérailles
d’Hiram abi, dont le corps a été
déposé dans la partie ouest du temple
inachevé ; Ordre est donné de ne pas laver les
traces de sang sur le sol. Adoniram a été
chargé d’ériger, à la
mémoire du Maître disparu, un mausolée
en marbre blanc et noir, ainsi qu’un obélisque triangulaire
en marbre blanc, surmonté d’une urne en marbre noir. Le
monument devait être érigé dans la
partie ouest du Temple, un peu vers le nord, à l’endroit
où les trois maîtres se réunissaient
pour délibérer. Le travail fut accompli par
Adoniram en neuf jours. La cérémonie des
funérailles eut lieu trois jours après
l’achèvement du monument.
Salomon convoqua tous les ouvriers du temple, du mont Liban et des
carrières. La cérémonie se
déroula en présence d’Adoniram, des princes, des
nobles, des capitaines et de tous les ouvriers. Plus tard on
commémora l’anniversaire des funérailles. A cette
occasion un frère figurait le disparu ; on lui donnait le
nom de maître parfait (morah salam). De là
résulte le cérémonial de
réception. L’enseignement symbolique illustre ici le passage
de l’état de réceptivité (yin :
couleur noire) vers un état d’équilibre (yin-yang
; noir et blanc).
Selon Jean MOURGUES on ne peut révéler les hautes
vérités qu’au fur à mesure qu’elles
sont susceptibles d’être comprise, d’où la
nécessité d’une échelle de
degrés initiatiques.
Le rituel du 6ème degré
« SECRETAIRE INTIME ou MAITRE PAR CURIOSITE
» dit ceci : Pendant la construction du temple Joaben
espionna le roi de tyr afin de protéger Salomon, mais
celui-ci désapprouva Joaben. C’est aussi l’explication de
Jean Mourgues qui lui est plus catégorique, il dit ceci : le
zèle déployé par le
secrétaire de Salomon est celui de l’ignorant qui vole au
secours d’une cause dont il ne sait ni les tenants, ni les aboutissants.
La sentence du 6ème degré est : Le
zèle n’est permis qu’au Sage. Le désir de bien
faire ne doit pas nous faire oublier qu’il n’est rien de
fécond hors de notre action loyale et sincère.
Respectons les secrets de nos Frères. La réunion
se tient dans un appartement privé du Palais du
Roi Salomon. Ce dernier se prépare à
transférer à Hiram, roi de tyr, les vingt
cités en Galilée, promises en reconnaissance de
l’assistance reçue de Hiram Abi pendant la construction du
Temple. Cependant Hiram, sous la conduite d’Adoniram a
déjà fait un tour d’inspection et a
trouvé que les cités étaient en
mauvaises conditions et que les terres avoisinantes étaient
désertiques. Il se précipite à
Jérusalem et, sans être annoncé, entre
dans la pièce où Salomon est seul, en
méditation au sujet des problèmes
posés par la mort du Maître HIRAM Abi, Hiram en
colère, formule des reproches violents à Salomon,
qu’il accuse d’avoir trahi ses promesses. Jhaoben (qui en
hébreu veut dire fils de dieu), un assistant du roi Salomon,
a vu entrer Hiram et est devenu inquiet concernant la
sécurité de son maître. Il se place
derrière la porte entr’ouverte pour écouter ce
qui se trame. Hiram le démasque et demande qu’il soit
exécuté immédiatement comme espion.
Jhaoben est arrêté.
Salomon explique à Hiram qu’il entre dans ses intentions de
rebâtir les cités et d’envoyer des cultivateurs
pour aménager les terres. La confiance et
l’amitié sont rétablies ; les deux rois
conviennent de signer un nouveau traité d’alliance.
Jhaoben est rappelé. Pour sa défense, il explique
les raisons de son inquiétude au sujet de la
sécurité de son maître. Sa plaidoirie
est acceptée et Hiram suggère de le nommer
Secrétaire Intime des deux rois et de le charger de
rédiger le nouveau traité d’alliance. Le
cérémonial de réception
représente l’affrontement des deux rois et le danger encouru
par le néophyte.
Le candidat prête l’engagement du grade. Il apprend que sa
nomination le désigne pour remplacer Hiram Abi.
L’enseignement initiatique du grade consiste à placer le
récipiendaire en position de substitution à Hiram
Abi, pour que le processus symbolique ternaire fonctionne de nouveau
ou, en d’autres termes, afin que le triangle brisé soit
reconstruit.
Ils étaient trois : Salomon, roi d’israël, Hiram
roi de tyr et Hiram Abi. L’un d’eux disparaissant, il est dit que
« le mot est perdu ». Il
n’est pas perdu comme un objet qui serait égaré
et qui pourrait être retrouvé. C’est un processus
qui est interrompu et qui a cessé de fonctionner. A cet
effet, le néophyte prend le rôle du
3ème personnage et devient le 3ème pôle
du ternaire reconstitué. Les processus relationnels
interrompus vont à nouveau fonctionner. Le
néophyte est dénommé Jhaoben. Et son
comportement est Fidélité, Abnégation
et Générosité. Il s’agit d’un
comportement actif qui se substitue au comportement passif du
4ème degré. Ce degré très
accessoire, marque la différence entre les deux formes de la
curiosité et fait comprendre combien celle-ci, existant de
l’intelligence, est utile dans le chemin de la
Vérité.
Le rituel du 7ème degré :
« PREVOT ET JUGE » dit ceci :
Joseph, fils de Jacob, fut un sage ministre du pharaon d’Egypte, son
histoire nous apprend que gouverner c’est prévoir et
connaître.
Sentence du 7ème degré : C’est la
connaissance des lois de la nature qui nous permettra de servir
l’humanité. Gouverner, c’est connaître et
prévoir. Nous devons la Justice égale
à tous les hommes.
La légende concerne l’organisation judiciaire des ouvriers
du Temple de Salomon. Le vénérable trois fois
illustre maître, représente Tito, prince des
arodim qui étaient les 3600 chefs ou préfets de
chantiers lors de la construction du temple. Le désir de
savoir se transforme, à ce grade, en possession de la
science et donne aux initiées l’aptitude à rendre
justice à leurs frères. Les illustres
frères surveillants sont Alioraph et Ahoaah, des scribes.
Ce degré se rapporte à l’histoire du fils de
Jacob, Joseph qui fut vendu par ses frères et qui devint
Premier Ministre du Pharaon roi d’Egypte. Moïse recueillit
comme de précieuses reliques les ossements de Joseph. Lors
du passage de la mer rouge, il les emporta dans le désert en
attendant la terre promise où devait se constituer un peuple
nouveau sous les auspices d’un Dieu unique.
Selon CLAVEL, le prévôt et juge dit en entrant
dans la loge « CHIVI » qui
veut dire je m’incline et les Trois fois puissant lui répond
« KI » qui veut dire
levez-vous à ce moment il lui confie la clef du coffre qui
contient la cour d’Hiram.
Jean MOURGUES semble très sensible à ce grade et regrette qu’il soit peu étudié car il est significatif d’une conception de l’entreprise et de l’organisation de la souveraineté. Il dit ceci : De quoi s’agit-il en fait dans ce septième grade ? D’un problème toujours difficile et qui n’a pas trouvé de solution, celui de l’autorité, soit celle du chef de chantier, soit celle de chef du personnel.
Le grade de prévôt et juge, qui
associe la Force et la Justice, assurément provoque la
réflexion. Cette clé est celle du coffre qui
renferme la cour d’Hiram, la Justice est figurée par une
balance qui est l’un des principaux symboles de ce grade de rectitude.
Le huitième degré : « INTENDANT
DES BATIMENTS » dit ceci. Il veille à
la conservation du Temple, symbole de la Société
humaine dont il a appris à connaître et
à satisfaire les besoins.
Sentence du 8ème degré : Il ne faut pas laisser se perdre la Tradition, ni dans son expression ésotérique, ni dans son sens ésotérique.
La légende concerne la nomination de cinq
élèves d’Hiram pour le remplacer. La
décoration du saint des saints avait
été entreprise personnellement par Hiram Abi, qui
n’a pu terminer ce travail avant sa mort. Salomon décida de
ne pas confier ce travail à un seul Maître, mais
bien aux chefs des 5 ordres d’Architectures, qui devaient
agir conjointement, sous la direction de sept maîtres
secrets, chacun des chefs étant responsable pour la part qui
concernait son domaine de compétence. Adoniram à
qui Hiram Abi avait déjà confié la
super intendance des travaux est désigné pour
diriger le groupe des 5. Les quatre autres membres du groupe sont
respectivement les Chefs des artistes du Bronze, des Charpentiers, des
tailleurs de pierre et des graveurs et orfèvres.
L’Aspirant monte les 7 marches d’Exactitude de plus il
connaît les 5 points de fidélité :
Agir, Intercéder, Prier, Aimer ses frères, Les
secourir, il est ensuite reçu dans le cercle de la
quadrature et dans le saint des Saints, mais le
récipiendaire n’est admis qu’en confessant son ignorance.
Jean MOURGUES nous dit : L’intendance des bâtiments est une
des fonctions essentielles de toute administration, l’intendant ignore
bien souvent les projets du maître, mais il se doit
d’être le fidèle exécuteur des
intentions de ce dernier.
Il est l’homme de la Vérité et doit parfaire sa
science. La fonction est purement formelle bien que
nécessitant des vertus profondément humaines et
le sens mystérieux du juste.
Profondément humaines les vertus, car il n’y a pas de
commandement sans échange et les hommes ne supportent les
peines que si la relation affective compense les difficultés
matérielles. Il y a une véritable constante dans
les rituels de l’Ecossisme dont il faut se garder de minimiser
l’importance, non pas que les croyances en Dieu soit une condition de
l’intelligence du Rite, mais parce que les
références à l’irrationnel,
à la puissance Divine, le recours aux suprêmes
devoirs sont les seuls justifications de l’ordre.
9ème degré : « MAITRE ELU DES NEUF » le rituel dit ceci. Les neufs maçons envoyés à la recherche d’Hiram élurent un chef, JHAOBEN, qui tua de ses mains l’un des meurtriers, mais Salomon lui reprocha son acte de violence dicté par la vengeance.
Sentence du 9ème degré
: Si notre Sagesse ne surpasse pas celle des Scribes, nous
n’aurons point accès au royaume de la Sagesse. La Justice ne
peut, en aucun cas, être dictée par la Vengeance.
Salomon publia un édit pour faire rechercher les criminels
dans tout le royaume, promettant de grandes récompenses
à celui qui les amèneraient devant lui. Quelques
temps après, Salomon était dans son Palais,
s’entretenant avec plus de 90 maîtres, quand le capitaine de
ses gardes lui annonça qu’un Inconnu demandait à
lui révéler un secret important. Les
maîtres furent alarmés de la facilité
avec laquelle Salomon accueillit l’Inconnu. La conversation ne fut pas
longue.
Salomon rassura les Maîtres en leur apprenant que l’Inconnu
connaissait la retraite des assassins et qu’il s’offrait à y
conduire ceux qui voudraient l’accompagner. Tous les
Maîtres montrèrent un égal
empressement. Le roi déclara que le sort
déciderait de ceux qui iraient saisir les meurtriers. Pour
que le nombre ne fussent pas trop grand il le fixa à 9 et
fit mettre le nom des maîtres présents dans une
urne. Les 9 maîtres dont les noms sortirent de l’urne furent
désignés.
Les 9 élus reçurent l’ordre de Salomon de suivre
l’Inconnu jusqu’à la caverne où les
traîtres s’étaient réfugiés.
L’un d’eux nommé Jhaoben, trouva la marche trop lente et
précipita ses pas. Il arriva le premier à la
caverne, située dans la montagne, au bord de la mer,
près de Joppa (jaffa). L’entrée de la
caverne était cachée par un buisson. L’Elu
pénétra dans la caverne. Tandis qu’il y
séjournait et se familiarisait avec la pénombre,
il but de l’eau vive contenue dans un broc placé sur une
table. A la lueur d’une lampe il aperçut un corps endormi.
Considérant qu’il s’agissait d’un des meurtriers
recherchés, il saisit un poignard et le frappa à
la tête, puis au cœur. Le meurtrier d’Hiram
se leva furieux, mais ses blessures le firent chanceler. Il
aperçut Jhaoben et s’écroula en criant avec rage
« Nekam » ce qui signifie
Vengeance.
Les autres élus arrivèrent dans la caverne et
virent Jhaoben et la dépouille du meurtrier, dont le nom
était Ab-Hiram. Ils pensaient que le roi ne
laisserait pas impunie cette désobéissance mais
lui promirent d’invoquer sa clémence. Jhaoben se
présenta devant le roi Salomon qui lui reprocha d’avoir
outrepassé sa mission, mais il lui pardonna, estimant que
son zèle était une excuse. Le passage dans la
terre est un thème fréquemment utilisé
dans l’enseignement initiatique de la franc maçonnerie,
cabinet de réflexion au 1er degré, enfouissement
sous le tertre au 3ème degré,
pénétration dans la caverne au 9ème
degré, dans la carrière au 10°
degré, dans les neuf voûtes superposées
au 13ème degré, dans la crypte sous le saint des
saints au 14ème.
L’enseignement initiatique du 9ème
degré vise à faire comprendre au
néophyte qu’il doit d’abord reconnaître puis
accepter et enfin ramener l’image au niveau du conscient, dans la
lumière. Il sera alors maître de son jugement.
Jhaoben l’élu des neuf, a commis une erreur, qui est l’objet
de la réprobation du roi Salomon. Cependant, il sera
autorisé à faire partie du groupe des 15 qui
ramènera les meurtriers. Ces derniers seront
condamnés selon les lois. Les 3 têtes
coupées seront présentées sur des
piquets aux portes de la cité.
Le 9ème degré est le 1er acte du drame, le
10° degré sera le dénouement.
Dixième degré : « ILLUSTRE
ELU DES QUINZE » dit ceci. Quinze
maîtres ont retrouvé les deux autres meurtriers
d’Hiram, ils les ont amenés au tribunal du Roi Salomon, qui
les fait mettre à mort, mais seulement après les
avoir jugés. Sentence du 10° : Seuls ceux qui sont
légitiment chargés de la justice peut ordonner le
châtiment du coupable.
Deux meurtriers de Hiram Abi quittèrent la montagne
à l’est de Joppa (Jaffa) et s’enfuirent à Gath,
cité des philistins. Ben-Gabel (intendant du roi Salomon),
un des élus fit connaître leur retraite. Salomon
envoya 15 élus, avec une lettre à Maakah (roi
tributaire de gath). Cette lettre fut confiée à
Zerbal (capitaine des gardes de Salomon) qui prit le commandement du
groupe des 15 élus. Les meurtriers furent ramenés
à Jérusalem pour y être
jugés, ils furent emprisonnés dans une tour
dénommée Achizar. Ils furent
condamnés, pendus, décapités tandis
que leur corps fut ouvert de haut en bas. Leurs têtes avec
celle du 3ème meurtrier furent exposées aux
portes du sud, de l’Ouest, et de l’est de la cité.
Le 10 degré peut être assimilé au
2ème acte d’une pièce
théâtrale en 3 actes. Les meurtriers se sont
réfugiés dans une carrière, lieu
souterrain à ciel ouvert. Jhoaben a mûri, fort de
son expérience. Il est parmi les 15 qui arrivent
à Gath. Les meurtriers ne résistent pas, ou
très peu ; Tout est joué ; tout se passe
à ciel ouvert. Par transpostiton le néophyte
« reconnaît » la
réalité, il l’accepte et la ramène au
niveau du conscient. Le complexe de culpabilité est
surmonté, il s’agit d’un mythe de libération.
11° degré : « SUBLIME
CHEVALIER ELU ou ELU DES DOUZE » le rituel dit
ceci. C’est parmi les quinze sublimes Chevaliers Élus que
Salomon choisit les douze chefs des tribus d’Israël.
Sentence du 11° degré : Il faut distinguer
les meilleurs pour les charger du gouvernement des hommes, les
frères dignes reçoivent tôt ou tard
leur récompense.
Après avoir puni les meurtriers de Hiram Abi, Salomon
résolut de récompenser le zèle et la
constance des élus des 15 en créant un nouveau
grade, celui d’élu des 12. Il les fit désigner
par le sort et les constitua en chapitre. Il leur donna le gouvernement
des 12 tribus et leur conféra le titre de Nasia Ameth (ou
emeth) Nasia signifie Prince ou chef, emeth ou ameth signifie
Vérité ou homme fidèle. Salomon leur
montra les trésors ramenés de Gabaon, qu’il avait
fait ramener dans le nouveau temple. Parmi ces trésors
figuraient les cinq choses précieuses : l’arche d’alliance,
la boîte d’or dans laquelle était
conservé le cour du fidèle, le palmier, le
chandelier à 7 branches et le voile du saint des saints qui
était, maintenant partiellement entrouvert, puis il les arma
de l’épée de Justice en leur disant qu’ils
avaient pour mission de rendre la justice et de suivre les lois en
toute circonstance. Il faut noter que le mot sacré
du 11° degré est Adonaï.
12° degré : « GRAND
MAITRE ARCHITECTE » le rituel dit ceci. Salomon
fonda une grande école d’Architecture dont les
élèves se recrutèrent dans le monde
entier, ils y acquirent les principes qui devaient
régénérer l’humanité.
Sentence du 12° : Au savoir architectural et scientifique le
grand maître architecte se devra d’ajouter l’application des
principes moraux qui régissent l’universalité des
hommes. Les obstacles sur la voie de la perfection ne sont pas
seulement extérieurs, mais intérieurs et vous ne
serez jamais initié que par vous-même.
Le sage roi plein de justice et prévoyant les
évènements, voulut récompense le
zèle, les connaissances et les vertus du Sublime Architecte
Emerk pour le faire approcher de plus en plus du trône
céleste du grand architecte de l’univers. La divine
prévoyance lui fit jeter les yeux sur les deux derniers
frères chevaliers élus, pour effectuer la
promesse que Dieu avait faîte à Enoch,
Noë, Moïse et David, que si par ardeur ils
pénétraient dans les entrailles de la terre, ce
ne serait que par permission de la divine providence.
Salomon voulant former une école d’Architecture de ceux qui
conduisaient les travaux du temple, encourager les vrais
maçons dans les progrès de l’art Royal, et pour
exister par cette école, ceux que le zèle et la
discrétion feraient parvenir à mériter
la plus haute perfection, il créa ce grade sous le titre de
grand Maître Architecte.
Le grand maître architecte a étudié les
mathématiques, doit se servir du compas et comprendre la
philosophie. Le compas sert à tracer le cercle
où se trouve le centre et la circonférence, le
centre représente l’esprit humain, foyer de la connaissance
qui à la fois projette la lumière sur les choses
et réfléchit l’image, quand à la
circonférence c’est le champ des connaissances humaines, par
ce symbole nous voyons que cette connaissance est limitée.
Le nouveau grand maître architecte doit continuer la
construction suspendue par la mort d’Hiram, c’est dans ce bût
que Salomon aurait crée cette grande école
d’architecture dont les élèves se
répandirent dans le monde entier. L’homme enfermé
dans sa prison terrestre veut s’élever jusqu’à
l’essence divine.
Il faut pénétrer le monde intelligible par le
savoir absolu, ainsi, avec ses outils, cette prise de conscience, le
grand maître architecte va construire le temple spirituel.
J’ai dit.