12° #409012

La progression du symbolisme du 5ème au 12ème degré

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Je tiens à rappeler les principes du Rite Ecossais Ancien et Accepté  qui proclame l’existence d’un principe créateur, sous le nom de Grand architecte de l’univers. Il est un ordre initiatique procédant par degré du 1° au 33° et, élevant ses adeptes dans cette hiérarchie, de degré en degré, autant que leurs facultés et moyens propres leur permettent. Il n’impose aucune limite à la libre recherche de la vérité, et c’est pour garantir à tous cette liberté, qu’il exige de tous la tolérance.

Le rituel du 5ème degré, « MAITRE PARFAIT » dit ceci : HIRAM est censé revivre en chacun de nous, le maître parfait doit gouverner ses actions, purifier son cour afin d’arriver à la perfection.

La sentence du 5ème degré est : Nous sommes tributaires de tous nos frères et nous leur devons le respect que mérite leur mémoire. Hiram revit en chacun de nous. Par lui nous comprenons la noblesse de l’homme.

La légende relate la translation du tombeau d’Hiram dans un lieu secret et la décision prise de venger sa mort. Salomon ordonne aux maîtres de rechercher les meurtriers d’Hiram. Le privilège que cette distinction conférait aux frères qui l’avaient obtenue consistait à être seuls instruits, que la cour de la victime reposait dans une urne surmontant un mausolée élevé à l’ouest du temple.

La réunion se tient au parvis du temple. Salomon ordonne à Adoniram de préparer les funérailles d’Hiram abi, dont le corps a été déposé dans la partie ouest du temple inachevé ; Ordre est donné de ne pas laver les traces de sang sur le sol. Adoniram a été chargé d’ériger, à la mémoire du Maître disparu, un mausolée en marbre blanc et noir, ainsi qu’un obélisque triangulaire en marbre blanc, surmonté d’une urne en marbre noir. Le monument devait être érigé dans la partie ouest du Temple, un peu vers le nord, à l’endroit où les trois maîtres se réunissaient pour délibérer. Le travail fut accompli par Adoniram en neuf jours. La cérémonie des funérailles eut lieu trois jours après l’achèvement du monument.

Salomon convoqua tous les ouvriers du temple, du mont Liban et des carrières. La cérémonie se déroula en présence d’Adoniram, des princes, des nobles, des capitaines et de tous les ouvriers. Plus tard on commémora l’anniversaire des funérailles. A cette occasion un frère figurait le disparu ; on lui donnait le nom de maître parfait (morah salam). De là résulte le cérémonial de réception. L’enseignement symbolique illustre ici le passage de l’état de réceptivité (yin : couleur noire) vers un état d’équilibre (yin-yang ; noir et blanc).

Selon Jean MOURGUES on ne peut révéler les hautes vérités qu’au fur à mesure qu’elles sont susceptibles d’être comprise, d’où la nécessité d’une échelle de degrés initiatiques.

Le rituel du 6ème degré « SECRETAIRE INTIME ou MAITRE PAR CURIOSITE » dit ceci : Pendant la construction du temple Joaben espionna le roi de tyr afin de protéger Salomon, mais celui-ci désapprouva Joaben. C’est aussi l’explication de Jean Mourgues qui lui est plus catégorique, il dit ceci : le zèle déployé par le secrétaire de Salomon est celui de l’ignorant qui vole au secours d’une cause dont il ne sait ni les tenants, ni les aboutissants.

La sentence du 6ème degré est : Le zèle n’est permis qu’au Sage. Le désir de bien faire ne doit pas nous faire oublier qu’il n’est rien de fécond hors de notre action loyale et sincère. Respectons les secrets de nos Frères. La réunion se tient dans un appartement  privé du Palais du Roi Salomon. Ce dernier se prépare à transférer à Hiram, roi de tyr, les vingt cités en Galilée, promises en reconnaissance de l’assistance reçue de Hiram Abi pendant la construction du Temple. Cependant Hiram, sous la conduite d’Adoniram a déjà fait un tour d’inspection et a trouvé que les cités étaient en mauvaises conditions et que les terres avoisinantes étaient désertiques. Il se précipite à Jérusalem et, sans être annoncé, entre dans la pièce où Salomon est seul, en méditation au sujet des problèmes posés par la mort du Maître HIRAM Abi, Hiram en colère, formule des reproches violents à Salomon, qu’il accuse d’avoir trahi ses promesses. Jhaoben (qui en hébreu veut dire fils de dieu), un assistant du roi Salomon, a vu entrer Hiram et est devenu inquiet concernant la sécurité de son maître. Il se place derrière la porte entr’ouverte pour écouter ce qui se trame. Hiram le démasque et demande qu’il soit exécuté immédiatement comme espion. Jhaoben est arrêté.

Salomon explique à Hiram qu’il entre dans ses intentions de rebâtir les cités et d’envoyer des cultivateurs pour aménager les terres. La confiance et l’amitié sont rétablies ; les deux rois conviennent de signer un nouveau traité d’alliance.

Jhaoben est rappelé. Pour sa défense, il explique les raisons de son inquiétude au sujet de la sécurité de son maître. Sa plaidoirie est acceptée et Hiram suggère de le nommer Secrétaire Intime des deux rois et de le charger de rédiger le nouveau traité d’alliance. Le cérémonial de réception représente l’affrontement des deux rois et le danger encouru par le néophyte.

Le candidat prête l’engagement du grade. Il apprend que sa nomination le désigne pour remplacer Hiram Abi. L’enseignement initiatique du grade consiste à placer le récipiendaire en position de substitution à Hiram Abi, pour que le processus symbolique ternaire fonctionne de nouveau ou, en d’autres termes, afin que le triangle brisé soit reconstruit.

Ils étaient trois : Salomon, roi d’israël, Hiram roi de tyr et Hiram Abi. L’un d’eux disparaissant, il est dit que « le mot est perdu ». Il n’est pas perdu comme un objet qui serait égaré et qui pourrait être retrouvé. C’est un processus qui est interrompu et qui a cessé de fonctionner. A cet effet, le néophyte prend le rôle du 3ème personnage et devient le 3ème pôle du ternaire reconstitué. Les processus relationnels interrompus vont à nouveau fonctionner. Le néophyte est dénommé Jhaoben. Et son comportement est Fidélité, Abnégation et Générosité. Il s’agit d’un comportement actif qui se substitue au comportement passif du 4ème degré. Ce degré très accessoire, marque la différence entre les deux formes de la curiosité et fait comprendre combien celle-ci, existant de l’intelligence, est utile dans le chemin de la Vérité.

Le rituel du 7ème degré : « PREVOT ET JUGE » dit ceci : Joseph, fils de Jacob, fut un sage ministre du pharaon d’Egypte, son histoire nous apprend que gouverner c’est prévoir et connaître.

Sentence du 7ème degré : C’est la connaissance des lois de la nature qui nous permettra de servir l’humanité. Gouverner, c’est connaître et prévoir. Nous devons la Justice égale à tous les hommes.

La légende concerne l’organisation judiciaire des ouvriers du Temple de Salomon. Le vénérable trois fois illustre maître, représente Tito, prince des arodim qui étaient les 3600 chefs ou préfets de chantiers lors de la construction du temple. Le désir de savoir se transforme, à ce grade, en possession de la science et donne aux initiées l’aptitude à rendre justice à leurs frères. Les illustres frères surveillants sont Alioraph et Ahoaah, des scribes.

Ce degré se rapporte à l’histoire du fils de Jacob, Joseph qui fut vendu par ses frères et qui devint Premier Ministre du Pharaon roi d’Egypte. Moïse recueillit comme de précieuses reliques les ossements de Joseph. Lors du passage de la mer rouge, il les emporta dans le désert en attendant la terre promise où devait se constituer un peuple nouveau sous les auspices d’un Dieu unique.

Selon CLAVEL, le prévôt et juge dit en entrant dans la loge « CHIVI » qui veut dire je m’incline et les Trois fois puissant lui répond « KI » qui veut dire levez-vous à ce moment il lui confie la clef du coffre qui contient la cour d’Hiram.

Jean MOURGUES semble très sensible à ce grade et regrette qu’il soit peu étudié car il est significatif d’une conception de l’entreprise et de l’organisation de la souveraineté. Il dit ceci : De quoi s’agit-il en fait dans ce septième grade ? D’un problème toujours difficile et qui n’a pas trouvé de solution, celui de l’autorité, soit celle du chef de chantier, soit celle de chef du personnel.

Le grade de prévôt et juge, qui associe la Force et la Justice, assurément provoque la réflexion. Cette clé est celle du coffre qui renferme la cour d’Hiram, la Justice est figurée par une balance qui est l’un des principaux symboles de ce grade de rectitude.

Le huitième degré : « INTENDANT DES BATIMENTS » dit ceci. Il veille à la conservation du Temple, symbole de la Société humaine dont il a appris à connaître et à satisfaire les besoins.

Sentence du 8ème degré : Il ne faut pas laisser se perdre la Tradition, ni dans son expression ésotérique, ni dans son sens ésotérique.

La légende concerne la nomination de cinq élèves d’Hiram pour le remplacer. La décoration du saint des saints avait été entreprise personnellement par Hiram Abi, qui n’a pu terminer ce travail avant sa mort. Salomon décida de ne pas confier ce travail à un seul Maître, mais bien aux  chefs des 5 ordres d’Architectures, qui devaient agir conjointement, sous la direction de sept maîtres secrets, chacun des chefs étant responsable pour la part qui concernait son domaine de compétence. Adoniram à qui Hiram Abi avait déjà confié la super intendance des travaux est désigné pour diriger le groupe des 5. Les quatre autres membres du groupe sont respectivement les Chefs des artistes du Bronze, des Charpentiers, des tailleurs de pierre et des graveurs et orfèvres.

L’Aspirant monte les 7 marches d’Exactitude de plus il connaît les 5 points de fidélité : Agir, Intercéder, Prier, Aimer ses frères, Les secourir, il est ensuite reçu dans le cercle de la quadrature et dans le saint des Saints, mais le récipiendaire n’est admis qu’en confessant son ignorance.

Jean MOURGUES nous dit : L’intendance des bâtiments est une des fonctions essentielles de toute administration, l’intendant ignore bien souvent les projets du maître, mais il  se doit d’être le fidèle exécuteur des intentions de ce dernier.

Il est l’homme de la Vérité et doit parfaire sa science. La fonction est purement formelle bien que nécessitant des vertus profondément humaines et le sens mystérieux du juste.

Profondément humaines les vertus, car il n’y a pas de commandement sans échange et les hommes ne supportent les peines que si la relation affective compense les difficultés matérielles. Il y a une véritable constante dans les rituels de l’Ecossisme dont il faut se garder de minimiser l’importance, non pas que les croyances en Dieu soit une condition de l’intelligence du Rite, mais parce que les références à l’irrationnel, à la puissance Divine, le recours aux suprêmes devoirs sont les seuls justifications de l’ordre.

9ème degré : « MAITRE ELU DES NEUF » le rituel dit ceci. Les neufs maçons envoyés à la recherche d’Hiram élurent un chef, JHAOBEN, qui tua de ses mains l’un des meurtriers, mais Salomon lui reprocha son acte de violence dicté par la vengeance.

Sentence du 9ème degré : Si notre Sagesse ne surpasse pas celle des Scribes, nous n’aurons point accès au royaume de la Sagesse. La Justice ne peut, en aucun cas, être dictée par la Vengeance.

Salomon publia un édit pour faire rechercher les criminels dans tout le royaume, promettant de grandes récompenses à celui qui les amèneraient devant lui. Quelques temps après, Salomon était dans son Palais, s’entretenant avec plus de 90 maîtres, quand le capitaine de ses gardes lui annonça qu’un Inconnu demandait à lui révéler un secret important. Les maîtres furent alarmés de la facilité avec laquelle Salomon accueillit l’Inconnu. La conversation ne fut pas longue.

Salomon rassura les Maîtres en leur apprenant que l’Inconnu connaissait la retraite des assassins et qu’il s’offrait à y conduire ceux qui voudraient l’accompagner. Tous les Maîtres  montrèrent un égal empressement. Le roi déclara que le sort déciderait de ceux qui iraient saisir les meurtriers. Pour que le nombre ne fussent pas trop grand il le fixa à 9 et fit mettre le nom des maîtres présents dans une urne. Les 9 maîtres dont les noms sortirent de l’urne furent désignés.

Les 9 élus reçurent l’ordre de Salomon de suivre l’Inconnu jusqu’à la caverne où les traîtres s’étaient réfugiés. L’un d’eux nommé Jhaoben, trouva la marche trop lente et précipita ses pas. Il arriva le premier à la caverne, située dans la montagne, au bord de la mer, près de Joppa (jaffa). L’entrée de la caverne était cachée par un buisson. L’Elu pénétra dans la caverne. Tandis qu’il y séjournait et se familiarisait avec la pénombre, il but de l’eau vive contenue dans un broc placé sur une table. A la lueur d’une lampe il aperçut un corps endormi. Considérant qu’il s’agissait d’un des meurtriers recherchés, il saisit un poignard et le frappa à la tête, puis au cœur. Le meurtrier d’Hiram se  leva furieux, mais ses blessures le firent chanceler. Il aperçut Jhaoben et s’écroula en criant avec rage « Nekam » ce qui signifie Vengeance.

Les autres élus arrivèrent dans la caverne et virent Jhaoben et la dépouille du meurtrier, dont le nom était Ab-Hiram. Ils pensaient que le roi ne laisserait pas impunie cette désobéissance mais lui promirent d’invoquer sa clémence. Jhaoben se présenta devant le roi Salomon qui lui reprocha d’avoir outrepassé sa mission, mais il lui pardonna, estimant que son zèle était une excuse. Le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans l’enseignement initiatique de la franc maçonnerie, cabinet de réflexion au 1er degré, enfouissement sous le tertre au 3ème degré, pénétration dans la caverne au 9ème degré, dans la carrière au 10° degré, dans les neuf voûtes superposées au 13ème degré, dans la crypte sous le saint des saints au 14ème.

L’enseignement initiatique du 9ème degré vise à faire comprendre au néophyte qu’il doit d’abord reconnaître puis accepter et enfin ramener l’image au niveau du conscient, dans la lumière. Il sera alors maître de son jugement. Jhaoben l’élu des neuf, a commis une erreur, qui est l’objet de la réprobation du roi Salomon. Cependant, il sera autorisé à faire partie du groupe des 15 qui ramènera les meurtriers. Ces derniers seront condamnés selon les lois. Les 3 têtes coupées seront présentées sur des piquets aux portes de la cité.

Le 9ème degré est le 1er acte du drame, le 10° degré sera le dénouement.

Dixième degré : « ILLUSTRE ELU DES QUINZE » dit ceci. Quinze maîtres ont retrouvé les deux autres meurtriers d’Hiram, ils les ont amenés au tribunal du Roi Salomon, qui les fait mettre à mort, mais seulement après les avoir jugés. Sentence du 10° : Seuls ceux qui sont légitiment chargés de la justice peut ordonner le châtiment du coupable.

Deux meurtriers de Hiram Abi quittèrent la montagne à l’est de Joppa (Jaffa) et s’enfuirent à Gath, cité des philistins. Ben-Gabel (intendant du roi Salomon), un des élus fit connaître leur retraite. Salomon envoya 15 élus, avec une lettre à Maakah (roi tributaire de gath). Cette lettre fut confiée à Zerbal (capitaine des gardes de Salomon) qui prit le commandement du groupe des 15 élus. Les meurtriers furent ramenés à Jérusalem pour y être jugés, ils furent emprisonnés dans une tour dénommée Achizar. Ils furent condamnés, pendus, décapités tandis que leur corps fut ouvert de haut en bas. Leurs têtes avec celle du 3ème meurtrier furent exposées aux portes du sud, de l’Ouest, et de l’est de la cité.

Le 10 degré peut être assimilé au 2ème acte d’une pièce théâtrale en 3 actes. Les meurtriers se sont réfugiés dans une carrière, lieu souterrain à ciel ouvert. Jhoaben a mûri, fort de son expérience. Il est parmi les 15 qui arrivent à Gath. Les meurtriers ne résistent pas, ou très peu ; Tout est joué ; tout se passe à ciel ouvert. Par transpostiton le néophyte « reconnaît » la réalité, il l’accepte et la ramène au niveau du conscient. Le complexe de culpabilité est surmonté, il s’agit d’un mythe de libération.

11° degré : « SUBLIME CHEVALIER ELU ou ELU DES DOUZE » le rituel dit ceci. C’est parmi les quinze sublimes Chevaliers Élus que Salomon choisit les douze chefs des tribus d’Israël.

Sentence du 11° degré : Il faut distinguer les meilleurs pour les charger du gouvernement des hommes, les frères dignes reçoivent tôt ou tard leur récompense.

Après avoir puni les meurtriers de Hiram Abi, Salomon résolut de récompenser le zèle et la constance des élus des 15 en créant un nouveau grade, celui d’élu des 12. Il les fit désigner par le sort et les constitua en chapitre. Il leur donna le gouvernement des 12 tribus et leur conféra le titre de Nasia Ameth (ou emeth) Nasia signifie Prince ou chef, emeth ou ameth signifie Vérité ou homme fidèle. Salomon leur montra les trésors ramenés de Gabaon, qu’il avait fait ramener dans le nouveau temple. Parmi ces trésors figuraient les cinq choses précieuses : l’arche d’alliance, la boîte d’or dans laquelle était conservé le cour du fidèle, le palmier, le chandelier à 7 branches et le voile du saint des saints qui était, maintenant partiellement entrouvert, puis il les arma de l’épée de Justice en leur disant qu’ils avaient pour mission de rendre la justice et de suivre les lois en toute circonstance.  Il faut noter que le mot sacré du 11° degré est Adonaï.

12° degré : « GRAND MAITRE ARCHITECTE » le rituel dit ceci. Salomon fonda une grande école d’Architecture dont les élèves se recrutèrent dans le monde entier, ils y acquirent les principes qui devaient régénérer l’humanité.

Sentence du 12° : Au savoir architectural et scientifique le grand maître architecte se devra d’ajouter l’application des principes moraux qui régissent l’universalité des hommes. Les obstacles sur la voie de la perfection ne sont pas seulement extérieurs, mais intérieurs et vous ne serez jamais initié que par vous-même.

Le sage roi plein de justice et prévoyant les évènements, voulut récompense le zèle, les connaissances et les vertus du Sublime Architecte Emerk pour le faire approcher de plus en plus du trône céleste du grand architecte de l’univers. La divine prévoyance lui fit jeter les yeux sur les deux derniers frères chevaliers élus, pour effectuer la promesse que Dieu avait faîte à Enoch, Noë, Moïse et David, que si par ardeur ils pénétraient dans les entrailles de la terre, ce ne serait que par permission de la divine providence.

Salomon voulant former une école d’Architecture de ceux qui conduisaient les travaux du temple, encourager les vrais maçons dans les progrès de l’art Royal, et pour exister par cette école, ceux que le zèle et la discrétion feraient parvenir à mériter la plus haute perfection, il créa ce grade sous le titre de grand Maître Architecte.

Le grand maître architecte a étudié les mathématiques, doit se servir du compas et comprendre la philosophie. Le compas sert à tracer le cercle où se trouve le centre et la circonférence, le centre représente l’esprit humain, foyer de la connaissance qui à la fois projette la lumière sur les choses et réfléchit l’image, quand à la circonférence c’est le champ des connaissances humaines, par ce symbole nous voyons que cette connaissance est limitée.

Le nouveau grand maître architecte doit continuer la construction suspendue par la mort d’Hiram, c’est dans ce bût que Salomon aurait crée cette grande école d’architecture dont les élèves se répandirent dans le monde entier. L’homme enfermé dans sa prison terrestre veut s’élever jusqu’à l’essence divine.

Il faut pénétrer le monde intelligible par le savoir absolu, ainsi, avec ses outils, cette prise de conscience, le grand maître architecte va construire le temple spirituel.

J’ai dit.

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