Le Sacrifice à la Lumière dès 5ème à 12ème degré du REAA
Non communiqué
DEUS MEUMQUE JUS
RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE
ORDO AB CHAO
AU NOM ET SOUS LES AUSPICES
DU SUPREME CONSEIL DE FRANCE
LIBERTE EGALITE FRATERNITE
Nous avons étudiés le sens du sacrifice et l’idée que nous nous en faisons en s’appuyant sur le REAA à la lumière des mythes du 5 au 12ème grade.
Le sacrifice
Deux sens
Faire le sacré
Offrir quelque chose qui vous manquera
Se séparer du précieux pour honorer ce qui vous
dépasse
Le blé et l’agneau dans la bible
Le sacrifice d’Abraham qui offre son fils
Le doge jetant dans la mer un anneau d’or
Les offrandes dans tous les temples de toutes les religions de la terre
Faire le sacrifice du coupable aux mânes du
mort
Faire le sacrifice de sa liberté pour remplir un devoir
Faire le sacrifice de l’obéissance pour progresser
en risquant de se faire éliminer
Au 4 le secret, l’auto
détermination du devoir et son accomplissement
jusqu’au sacrifice…de soi ? de sa
liberté ?
Du 5 au 12 outre les taches de secrétaire, architecte,
prévôt (enquêteur) et juge se
déroulent l’enquête la capture et la
punition des compagnons meurtriers.
Hiram se sacrifie t’il à son sens du
devoir ?
Johaben se sacrifie t’il en se osant transgression
et désobéissance ?
Hyram de Tyr veut-il sacrifier Johaben à son sens de la
discipline ?
Salomon veut t’il transformer la punition des meurtriers en
sacrifice expiatoire ?
L’exécution par Johaben est-elle à la
fois désobéissance et ratage d’un
sacrifice exemplaire voulu par Salomon ?
Mais peut-être aussi le sacrifice est-il celui
de notre temps que nous consacrons à la recherche
spirituelle du sacré. La tradition, les FF, nos anciens et
Gd M M, l’autorité nous assistent ; mais
peut être aussi et parfois cette exemplarité doit
elle être combattue ; sans outrepassement pas de
progrès : la balustrade, la clef d’ivoire.
D’un autre coté aussi s’en remettre, on
est élu ou choisi : les 9, les Quinze,.
Notre cheminement maçonnique demande des sacrifices au sens
profanes mais aussi notre maturation spirituelle exige que nous
« faisions le sacré »
c’est-à-dire pratiquer le rite mais aussi que nous prenions
des risques de choisir, d’oser, de transgresser mais pas pour
notre propre intérêt bien sur.
Tantôt oser et vouloir, tantôt s’en
remettre.
Que de sacrifice encore devant nous…
Mais pourquoi sacrifie t’on ?
A toi R (N)
Pourquoi sacrifie-t-on ?
Rituellement. : c’est une
offrande. Peut être sanglant ou non : le veau
d’or, Isaac, cérémonies religieuses et
autre vaudous. Caïn tuant Abel.
C’est se séparer de quelque chose donc destruction
d’un ensemble ou partie d’un ensemble pour en faire
l’offrande.
Pour sauver autre chose de plus
précieuse :
Les militaires et la part de « dommage
collatéral ». Ex : la
première vague d’assaut à Verdun,
lors d’un débarquement ; les
civils pendant un bombardement…
Le chirurgien qui ampute la jambe nécrosée
d’un malade.
– Par idéal :
Les kamikazes entraient dans un espace sacré par leur
sacrifice, comme les fous d’Allah actuels.
Pour améliorer ou
s’améliorer :
On sacrifie autre chose pour venir en loge.
Le sacrifice peut être un acte
délibéré du sacrifié qui en
éprouve un fierté, une jouissance :
« j’en suis capable »
; donc çà devient un but : rentrer dans
le sacré. Mais le sacrifié n’est pas
toujours consentant non plus.
En Maçonnerie :
« La fin n’est que le
commencement et la mort est cause de vie, qui n’est que le
commencement de la fin ».
Libérius.
Le profane (pro-fanum, devant le temple) quitte le monde
extérieur pour le monde du sacrifice, de la quête
de soi-même par sa mort et sa renaissance initiatique dans la
lumière comme le grain de blé. Il en a la
révélation dans le cabinet de
réflexion avec la devise
« VITRIOL », puis au
3ème lorsqu’il côtoie la mort et le
cercueil d’Hiram.
Il y a bien eu sacrifice dans le sens destruction d’un
ensemble.
Mais au fait, Hiram, lui, s’est-il sacrifié au
même titre que Jésus pour sauver
l’humanité ? Voilà un homme
qui meurt après trois coups sans rien dire ni faire quoi que
ce soit ! C’est quand même
étonnant, à moins qu’il ne dise au
GADLU : « Pardonne-leur,
ils ne savent pas ce qu’ils font ».
Et que la Bible peut-elle nous apprendre sur le sacrifice ?
A toi P (D)
La tentation est grande, de voir derrière
Hiram la figure du Christ, de voir dans les trois mauvais compagnons le
roi Hérode, ponce Pilate et le Grand Prêtre
Caïphe.
Nous pensons que cette interprétation si elle
n’est pas sans fondements historiques est impropre au REAA.
Le mythe d’Hiram nous paraît en effet,
s’inscrire dans une tradition profondément
gnostique.
Les doctrines gnostiques ont ceci en commun
qu’elles professent le salut par la connaissance
(même si chez nous cette connaissance ne peut être,
que fragmentaire et imparfaite) ce qui nous semble très
éloigné (incompatible ?) de la doctrine
chrétienne du salut par la grâce de Dieu.
Par ailleurs nous pensons la Franc-maçonnerie comme une
théio-logie (discours sur l’être divin,
sur l’essence et la divinité du divin) et non une
théo-logie (discours sur Dieu, la foi ou la
révélation).
De nombreux types de sacrifices sont par ailleurs
décrits dans l’Ancien Testament : citons
l’holocauste, l’offrande, le sacrifice pour le
péché, le sacrifice de réparation,
celui de l’investiture et le sacrifice de communion.
Israël partagea les pratiques sacrificielles des peuples parmi
lesquels il vécut en leur donnant toutefois une
signification propre.
Le don.
Tout appartient à Dieu et tout ce que possède
l’homme vient de lui.
Par le sacrifice, l’homme rend grâce à Dieu, lui
verse un tribut en quelque sorte.
L’offrande est brûlée pour la rendre
inutilisable pour autre chose, pour la faire passer dans le domaine de
l’invisible.
L’holocauste où tout est donné à Dieu
est l’expression ultime du don.
La communion.
Par le sacrifice, le partage d’un bien commun peut
s’opérer l’union à Dieu.
Le bétail immolé est alors partagé
entre Dieu et l’offrant qui en mange au cours d’un
repas sacré.
L’expiation. Tout sacrifice a une
dimension expiatoire. Dans certains cas, cette dimension
était mise au premier plan.
Une place à part doit être faite
au sacrifice d’Isaac communément
appelé sacrifice d’Abraham qui se croit
contraint d’égorger son fils, son fils chéri
qu’il a eu tant de mal à concevoir. Les
exégètes chrétiens à la
suite de Kierkegaard (Crainte et tremblement) insistent sur
l’irrationalité complète de cette soumission
à un Dieu contradictoire, bon et
généreux, qui promet à Abraham une
descendance « aussi nombreuse que les
étoiles du ciel »
et réclame cependant la mort d’Isaac.
Dieu demande donc à un père de tuer son fils : le
scandale moral est total. Et pourtant Abraham croit. C’est le sens de
la foi, hors de toute raison et même contre toute raison.
L’irrationalité de la foi est le « saut
qualitatif » qu’il faut effectuer pour passer de la
logique humaine à la logique divine, qui pour nous est
illogique. Certains exégètes soufis font
remarquer que l’enfant est le symbole de l’âme.
C’est donc son
« moi » qu’Abraham croit devoir
immoler, cette âme prophétique
élevée, certes, mais encore capable d’amour pour
un autre que Dieu.
Abraham doit vider son coeur de tout autre attachement.
D’ailleurs, l’épisode du sacrifice suit
immédiatement un passage où l’on voit Abraham
détruire les idoles adorées par son peuple
(84-98). La réalisation ultime de l’Unicité (tawhîd)
suppose la destruction de tout penchant naturel de
tout résidu égotique, forme subtile
d’idolâtrie.
Cela ne vous rappelle-t-il rien ?
Pourtant Dieu arrête le bras d’Abraham, le Devoir Absolu ne
saurait s’affranchir de la morale ni la dissolution de l’Ego conduire
précisément à la bestialité
qu’elle s’efforce de combattre.
Un bélier venant, selon la tradition, du paradis, et conduit
sur terre par l’ange Gabriel pour le sacrifice est substitué
au fils. D’âge en âge, Abraham offrira en
holocauste son animalité désormais
consacrée à Dieu.
Parachever la construction du temple
Nous restons insatisfaits par l’explication
anthropologique qui rend compte du religieux archaïque mais ne
nous aide en rien dans la compréhension de notre propre
relation, contemporaine, celle-là, au mystère du
monde et de l’autre.
Nous reconnaissons en nous ce désir mimétique qui
agrége et désagrége toute relation
humaine, mais nous refusons la violence comme horizon
indépassable de l’humanité.
Nous ne nous résolvons pas à l’ordre
sacrificiel.
Le sacrifice consommé, le sacré est à
réinventer, le Saint des Saints reste à
construire.
Nous en ressentons l’impérieuse
nécessité mais n’en connaissons pas le
plan.
Nous sommes désormais libres mais seuls, adultes en sommes.
La question n’est plus : à qui
devons-nous, nous adresser pour poursuivre les travaux ?
Auprès de qui devons nous chercher une
réponse mais aurons nous assez de sagesse, de force et
finalement d’amour pour oser participer à une
œuvre qui toujours nous dépasse et dont nous
accueillons avec joie la beauté et le mystère.
Et que peuvent nous apprendre Salomon et Hiram sur le sacrifice ?
A toi T (C)
Que sacrifie-t-on ?
Salomon construit le temple, comme nous construisons notre propre
temple intérieur. La construction de ce temple
représente t’il pour chacun sacrifice ?
Peut-on considérer qu’Hiram Roi de Tyr sacrifie l’or de son pays et les matériaux qu’il procure à Salomon ? Et enfin Hiram meurt. A t’il fait sacrifice de sa vie pour l’ordre ? Plus que jamais, par l’idée de cette légende tirée du passage du livre des rois sur la construction du temple nous laisse un pied « chez les opératifs ».
Salomon sacrifie sa vie pour la construction du temple de Jérusalem, pour promesse faite une personne qu’il, considère comme plus grand que lui, mais aussi parce qu’il était son père…à la gloire de…
Hiram de Tyr lui, abandonne ce que nous appelons richesse dans le monde profane et métaux dans le monde ésotérique, est-ce donc sacrifice que d’abandonner se qui se rattache au monde matériel ?
Au second degré il est dit :
« je préfèrerai
m’arracher le cœur, plutôt que de
révéler les secrets du grade ».
Hiram a-t-il respecté cet engagement ?
Au 5ème Dg Le fait que Salomon fasse élever un
obélisque, ou le cœur d’Hiram se
retrouve au sommet, dans l’urne avec la pierre triangulaire,
peut laisser à penser qu’Hiram s’est
arraché le cœur dans la logique de la
légende. Ce cœur n’est-il pas
l’emblème du sacrifice d’Hiram pour son
devoir dans le devoir ? Les mots sont substitués,
cachés à jamais. Ce cœur qui
à mon sens représente la vie, la mort,
l’amour, l’espoir…
6ème Dg Mais souvent quand tout est parfait par trop de zèle, quand le chemin est droit nous pouvons nous endormir sur nos lauriers. Johaben en est la preuve. Son Zéle excessif aurait pu lui faire perdre la vie. Mais la Sagesse, prime sur la mort et transforme la mort en sacrifice au service de Salomon et Johaben, le fidèle des fidèles, devient secrétaire intime. Secrétaire et intime, deux mots qui pèsent plus lourd que le sceau du secret, pourtant déjà bien strict sur la future vie de Johaben. En effet, le sacrifice de Johaben par cette alliance n’est-il pas lier à l’échange de soi pour une cause où la raison et le pardon l’emporte sur la stupidité ?
Et que peut nous apprendre Johaben sur le sacrifice ?
A toi J P (B)
Les sacrifices de Johaben
Peut-on parler de sacrifice ou tout simplement d’un excès de zèle par deux fois ?
Que penser d’un homme qui, non seulement, écoute aux portes mais, au surplus, transgresse une mission confiée par son roi en tuant celui qu’il ne devait que capturer.
Dans le premier cas, s’il est admissible de
penser que le fait de croire la vie de Salomon en danger, puisse
excuser sa démarche fautive, il est tout de même
surprenant de prendre comme base de perfectionnement ce qui
apparaît être un défaut.
L’indiscrétion n’a jamais
été une qualité et ne
mérite pas d’être cultivée.
Cependant, on pet considérer que cet acte a
été fait en conscience des risques encourus.
Peut-on en déduire que s’il a poursuivi son action
c’est qu’il avait compris l’importance de
la notion de renseignements quand on assume la
responsabilité du pouvoir, d’autant plus
qu’il n’avait sans doute pas envisagé de
révéler ce qu’il avait appris. Il est
surpris mais ne livre pas ses secrets, du moins, peut on le supposer
puisque ses futurs pairs le reçoivent parmi eux comme
secrétaire intime.
Le second cas appelle plus
d’interrogations :
L’affirmation : « La
vengeance n’est pas la justice »
peut passer pour le thème du grade
La légende précise que Salomon choisit le nom des
neuf Maîtres chargés de suivre un indicateur
connaissant la cachette du meurtrier d’Hiram.
Que serait-il arrivé si Johaben n’avait pas
été des neuf ?
Peut-on s’en remettre au hasard pour le choix des
hommes ?
La maîtrise ne confère t’elle pas la
sagesse ?
Pourquoi, les compagnons de Johaben réclament-ils de
Salomon, la clémence pour leur Frère qui
les a empêché de remplir collectivement leur
mission si ce n’est une reconnaissance collective et
implicite de la responsabilité de l’assassinat.
Mais le sacrifice n’est-il que violence ?
A toi Y (D)
Le sacrifice ? N’est-ce
point un devoir qui marque l’aboutissement d’un
acte d’amour –
L’homme, comme l’ensemble de la
création, a reçu la vie sans la demander. Son
chemin ? Lui sait qu’il se termine
inéluctablement par la mort, sans non plus la vouloir
puisqu’il la craint, elle l’angoisse, lui fait
peur. Ce n’est peut être pas tant la peur
de mourir qui l’angoisse, que le fait de ne plus vivre.
Ce laps de temps très court, qui lui est imparti lui impose
le devoir de vivre en donnant un sens à son existence, tout
en apprenant à mourir. Ce sens, il le crée du
mieux qu’il peut, suivant ses facultés, ses
possibilités personnelles afin de pouvoir
s’intégrer dans la société,
car il n’est heureusement pas seul, et sa vie est
étroitement liée à la vie qui
l’entoure. Ses devoirs obligatoires effectués (se
nourrir, dormir etc…) il déploie et cultive le
sentiment d’amour qu’il éprouve pour la
vie, sa famille, ses congénères, son ou ses
dieux, son métier, enfin tout ce qui contribue à
donner un sens à son existence, à lui
donner la certitude qu’il est.
Comme l’animal peut se sacrifier pour nourrir et
protéger ses petits, l’humain se sacrifie pour
ceux et ce qu’il aime, ce qui constitue en fait un
devoir existentiel. La tradition dit que le Christ a fait don de sa vie
pour sauver l’humanité. Hiram a fait don de sa vie
pour que les maîtres qui naissent de sa mort puissent trouver
des mots substitués afin que se continue la construction du
temple.
Nous partirons, c’est là notre
devoir sacrificiel, pour que nos enfants perpétuent,
embellissent ce que nous avons fait, découvrent ce
que nous avons cherché, comme nous l’avons fait de
nos ascendants. Nous partirons dispenser notre matière dans
l’espace, nos atomes dans le milieu interstellaire, nous
repartirons vers le un dont nous sommes issus, en attendant
qu’une nébuleuse se forme à nouveau
pour nous projeter dans une existence nouvelle, dans un nouveau tout
recréé. C’est ma vision de la vie
éternelle.
Nous avons dit Grand Maitre Architecte
JP B – T C – P D – D L – R N