14°
#411012
La Liberté ne s’accompagne t’elle pas de Responsabilité ? Donnez votre réponse en tant que Maître
M∴ P∴
LIBERTE : Mot magique qu’on ne devrait prononcer qu’avec prudence ,principe et réalitédont la fragilité commande le respect de tous les instants .
LIBERTE MORALE : elle est traduite et attesté par ce que nous inspire notre conscience, elle est le moteur de l’activitéhumaine dans le domaine spirituel et aussi dans le domainesocial .
Mais, je souhaite avant tout rappeler un point de l’histoire de l’humanité.
La révolution Française de 1848 éclatait à Paris , avec le retour de la Républiquearrivait tout à la fois le suffrage universel,la liberté de la presse et surtout l’abolition de l’esclavage , la plupart de membres du gouvernement provisoire de la république sont abolitionnistes ,ne reste plus que la question des modalités « l’influence de Victor SCHOELCHER « emporte la décision , le principe est acquis dès le 04 mars et le décret signé le 27 avril 1848. Abolitionentièreet définitive de l’esclavage dans les colonies Françaises .
Ce n’est que justice rendu, bien tardivement, car rappelonsnous : 1789article1 ° la déclaration des droitsde l’homme et du citoyen « les hommes naissent et demeurent libreset égaux en droit 26 août 1789 »
S’il a été mis un terme théorique au commerce « du bois d’ébène », précédemment autorisé par Louis XIII en 1642 et régit par le triste code noire de mars 1685, ce décret est la matérialisation d’un processus de libération très lent et fut le résultat de plusieurs tentatives de part et d’autre de l’océan.
Pourquoi toutes ces manifestations ? On peut même s’étonner de toutes ces initiatives, on s’étonne parce que ce n’est pas un fait de l’histoire que l’on explicite volontiers, on s’agace parce qu’on a l’impression que la mode est a la repentance.
Il est heureux parce qu’il y a obligation de mémoire pour tous les descendants d’esclaves, les descendants de négriers, les descendants de pourvoyeurs d’esclaves, pour l’humanité toute entière.
Mais je ne vais pasrefaire l’histoire,bien que certaines difficultés persistent pour retrouver sa « dignité », quand on vous a inculqué que vous êtes inférieurs, vous vous pensez frappés de malédiction,coupable ,dans cet état comment se révolter, ceux qui l’ont fait étaient hors du commun ,pour mesurer l’importance de l’aliénation et l’acculturation rappelons que pour insulter quelqu’un il suffisait de le traiter de nègre marron , terme qui correspondait à un esclave évadé.
Dans un extrait de « cahier d’un retour au pays natal « d’AIME CESAIRE , il citait :
« et ce pays cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes , que les pulsations de l’humanité s’arrêtent au porte de la nègrerie , que nous sommes un fumier ambulant hideusement promeneur de cannes tendres et de coton soyeux, et l’on nous marquait au fer rouge , et nous dormions dans nos excréments,et l’on nous vendait sur places, le drap Anglais et la viande salée d’Irlande coûtaient plus cher que nous,et ce pays était calme , tranquille, disant que l’esprit des dieux était dans ses actes. »
Depuis que s’ont-ils devenus les fils d’esclaves ? Ils ont conquis leurs places épris de liberté, ma conviction est que ces cultures loin de l’exotisme et de l’aliénation proposent une synthèse entre l’affirmation de soi et l’ouverture à l’autre, apport capital dans la complexité des débats auxquels nous sommes exposés aujourd’hui.
A l’heure de toutes ses repentances, doit-on aussi exiger que l’on demande pardon à genoux ? Doit-on faire une comparaison dans l’horreur, tel peuple a souffert plus que tel autre ? Peut-il y avoir réparation ? Ce serait donner bonne conscience et bonne conscience à qui ? Doit-on manifester du ressentiment ? « Hair , c’est encore dépendre » la liberté est-elle à ce prix ?
Je vous propose de méditer sur ces mots de Victor SCHOELCHER :
« Si l’on dit une fois que ce qui est moralement mauvais peut être politiquement bon ,l’ordre social n’a plus de boussole , la violence commise envers le membre le plus infime de l’espèce humaine affecte l’humanité entière, la liberté d’un homme est une parcelle de la liberté universelle »
.
Peut-être estimez vous singulièrement téméraire d’avoir osé choisir comme thème la liberté, sujet vaste et même immense à l’évidence.
Est-ce une périlleuse entreprise ? Mais après réflexion et sans vouloir parodier une parole célèbre « la foi qui n’agit pas est-ce une foi sincère ? »
Or la mienne dans notre idéal est une nécessité d’affirmer et de sauvegarder la liberté des hommes, peut-être est-ce utile lors de notre passage sur cetteterre.
Certains hommes, certaines doctrines ont pour idéal de protéger l’individu contre l’absolutisme, contre la tyrannie et d’instituer qui lui assure une authentique liberté, ils s’opposent de ce fait à ceux qui affirme au contraire, que les actes humains sont déterminés par des éléments physiques, physiologiques, selon des lois rigoureuses ou la volonté humaine n’a aucune part.
C’est latout le problème de la responsabilité qui est ainsi posé, combien d’hommes ont été paralysés par une telle doctrine,ou tout simplement ont optés pour la résignation, voire le désespoir ?Combien ont renoncé à toute velléité d’effort pour améliorer leur sort ou tout simplementaiderà la transformation ou l’amélioration de la société ou ils vivent, d’autres heureusement n’ont accepté ni la résignation, ni le renoncement et se sont appliqués à promouvoir la doctrine de la liberté.
L’homme devient responsable et doit se construire au fur et à mesure du chemin qu’il emprunte .Sa liberté est bien surrelativecar elle s’édifie dans la contrepartie d’un apprentissage d’une prise de conscience des devoirs et des obligations , envers lui et la société . Mais qu’est ce que la liberté, sinon l’aptitude à gérer des contraintessociales et morales. Est- t’elle le seul souci de voler comme un oiseau, sans contrainte autre que le vent ?Est – t’elle quelque chose de futile se réduisant à faire ce que l’on veut ?
L’amour de son prochain qui peut se mesurer dans la capacité d’écoute et de respect que l’on démontre, la propension au sacrifice et au minimum au don de soi ,ne sont t’elles pas des vecteurs de la liberté tant espérée ?
La liberté d’aller et venir est bien limitée par celle des autres. Alors, la liberté, c’est un choix, celui de la dignité humaine et de l’espérance. La seule contrainte se borne à considérer que l’homme est sacré et que l’humanité doit être préservée, donc la liberté est faite de tolérance et d’amour.
A l’évocation du mot LIBERTE, je ne peux m’empêcher de joindre FRATERNITE, EGALITE :
La première des libertés, c’est la liberté de l’autre. Liberté de l’autre !! Celasignifie le respect de son droit à la vie, droit naturel et imprescriptible , le respect du droit à la différence. C’est la seule égalité possible et le respect de la vie est notre espoir pour faire régner la concorde.
Pour Robert BADINTER, « rien n’et plus dangereux pour une société d’hommes libres , qu’une pratique des mépris des libertés , le service de la liberté est une passion exigeante » il est en effet difficile de ne pas combattre l’homme pour le défendre de ses propres travers et des tentations totalitaires .La liberté doit rester une passion sans limite .C’est la seule expectative pour préserver les idéaux et préceptes fondamentaux qui nous différencient du règne animal et végétal .
Pourquoi avons-nous usé et abusé de ce mot au cours des ans et des siècles sans parvenir heureusement, et j’espère à jamais le vider de son sens profond, c’est véritablement un problème capital, avant de se poser la question « la liberté ne s’accompagne-t-elle pas de responsabilité ? »
En premier lieu il s’agit de savoir si l’homme et libre, autrement dit si la nature est telle qu’il puisse décider lui-même de ses pensés, de ses choix, de son idéal de vie et surtout agir selon ce qu’il a décidé, en sachant que tout homme a des droits et devoirs à respecter.
L’homme n’est libre que dans la pensée de son être, c’est la seule liberté dont il est naturellement dotée . Si le contrôle de la pensée est impossible, sinon après endoctrinement, le barrage des mots et de la parole demeure l’apanage du tyrannisme.
ALAIN, notamment explique que « si l’individu à appris à dominer ses passions dans la vie quotidienne, à retenir les emportements auxquels sa nature, comme celle de tous les corps vivants et naturellement disposés c’est que les nécessités de la vie encommun lui ont imposées un comportement modéré, tel que l’exigent les règles sociales, les mœurs, et les lois »
Liberté et contrainte constituent les 2 aspects opposés, mais nécessaires de toute démocratie, c’est là l’indispensable solidarité qui crée l’esprit de fraternité entre les hommes .St EXUPERY avait raison quand il disait « force les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en FF.°. »
Nous savons que la liberté se construit sans répit, qu’elle sollicite un effort et une vigilance de tous les instants le philosophe LAMENNAIS nous rappelle « longue est la tâche de l’humanité et son labeur rude, la liberté est le pain que les peuples doivent gagner à la sueurs de leur fronts »
Dans l’héritage culturel qui imprègne notre sensibilité et notre conscience figurent au premier rang les droits de l’homme, message unique de liberté. La proclamation des droits de l homme a retenti dans l’histoire comme un cri, elle est lourde de la souffrance et de l’humiliationpassée, c’est l’assurance dune libération toujours possible.
Cette libération me permets d’évoquer Victor SCHOELCHER, cet Alsacien obstiné, M.°. résolu, expliquant l’action qu’il menait pour l’abolition de l’esclavage des noirs il disait de ses amis et de lui « quand nous nous sommes engagés dans l’armée des abolitionnistes de l’esclavage, nous savions bien que la bataille serait rude, et que nous aurions à subir bien des défaites , mais nous avons toujours eu la conviction que le triomphe final qu’il nous fut donné ou non de le voir appartiendrait à ceux qui ont la foi en la justice , ou bon droit à la liberté et à l’égalité , et c’est là pour nous une certitude égale que demain suivra aujourd’hui.
Pour ma part j’estime que tous ses principes commencent par la formation de l’esprit, très tôt à l’école l’enseignant doit pouvoir inculquer à l’élève les principes de liberté, égalité, fraternité, solidarité, le sens civique, la valeur humaine et sociale étant livrées par la famille, est-ce une utopie, un rêve apaisant de l’esprit ?
Je n’en suis pas certain, le passé nous la prouver au fil des siècles, mais de nos jours c’est une réalité évidente et nous avons notre part de responsabilité.
Fondamentalement convaincu, fidèle de notre philosophie Mancréesur les principes d’une éthique morale, sociale,et humaine dont les siècles n’ont pu affaiblir la force, ni la vertu :
– Respect de la liberté de pensée
– Respect de la liberté d’expression
– Sens et recherche de la justice
– Pratique de la solidarité entre les hommes
L’homme est,avant tout sociable, le besoin de rapprochement de vie en commun est inné en lui, dès lors le sentiment de solidarité prends place et implique obligatoirementla recherche et le respect d’autrui,respect dicté par la raison,certes,mais qui ne doit rien négliger des élans du cœur.
En conclusion :
La Liberté est en marche elle ouvre la voie de son destin et dont on sent physiquement, si j’ose dire qu’elle renversera toutes les barrières, tous les obstacles qui se présenteront à elle, Liberté, inspiratricepuissante, aux forces sans cesse renouvelées, ennemie de l’arbitraire et de l’intolérance soucieuse avant tout d’éclairer notre chemin d’épreuves et de misères.
La Fraternité implique des notions de tolérance , d’affection, et aussi d’une certaine mesure de charité, d’indulgence , de fidélité, et de communion. De manière concrète , elle se manifeste par une attention profonded’un F à l’égard de son semblable , une écoute respectueuse de propos que l’on ne partage pas forcément, une aptitude à prononcer une parole réconfortante. Savoir proposer sans vouloir imposer, savoir être présent sans être pesant.
L’Egalité : même un siècle et demi avec toutes les explications politiques et les impératifs économiques ne pas exploiter son prochain, voisin, étranger, adulte, enfant.
Alors je dis mes FF, continuons de servir la cause des hommes pour que les mots LIBERTE, FRATERNITE, EGALITE continuent d’avoir un sens.
J’ai dit