14°
#411012
Je suis celui qui suis
J∴ M∴
Comme toute activité
ou travail imposé, je me trouve comme l’apprenti
devant une œuvre à accomplir,
au sens opératif du terme, avec les outils de
l’artisan dont le maniement est
un long apprentissage .
Je suis ce que je suis,
Je suis.
Si les 2 dernières citations du rituel donnent l’apparence d’une compréhension intellectuellement logique, il n’en est pas de même de « je suis celui qui suis » grammaticalement cela me pose problème ,en effet quelle(s) raison(s) peut ou peuvent justifier, dans ce cas, la même terminaison du verbe ‘ être ‘.
Cette incompréhension m’oblige à quelques recherches afin de trouver une explication plausible ;
J’ouvrirai donc une parenthèse courte sur ce sujet :le tétragramme ineffable ,dans son essence même, est une forme du verbe havah signifiant ‘être’ ou ‘devenir’ qui combine l’accompli par la première personne ‘je suis’ , la troisième personne du présentsingulier ‘il est’ ,et du passé ‘j’étais’et ce, avec l’inaccompli défini parles autres temps du futur et du conditionnel .
Le point de départ de mon questionnement ne serait donc qu’un problème de traduction du verset 3.14 de l’Exode, dit :épisode du Buisson ardent.
Le verbe hébreu ‘être’ conjugué dans son mode inaccompli transforme le tétragramme ineffable en ‘je serai qui serai’ , dans la version grecque des septantes ,et ce dans le mode accompli, la traduction devient ‘je suis celui qui est’.par ailleurs la combinaison de l’accompli et de l’inaccompli fait apparaître une traduction telle que :’je suis celui qui sera’ ou ‘je suis qui je serai’ d’après la traduction œcuménique de la Bible (TOB) dans cette forme ,ilsemblerait donc qu’il y ai confusion possible entre l’utilisation du verbe ‘être’ et ‘devenir’ Considéré par certains biblistes comme contresens ,ils n’hésitent pas à traduire ce passage de la bible de Jérusalem par ‘je suis celui qui suis’ .
On retrouve cette confusion dans la forme anglaise de cette traduction ,en particulier sous la forme tautologique ,cette symétrie est rendue par l’expression ‘I am that I am’ mode considéré comme accompli. Il y aurait lieu ,par simple curiosité de le vérifier dans les rituels anglo-saxonsde la franc Maçonnerie
Je fermerai donc , cette parenthèse ,en laissant à chacun d’entre vous le soin d’enrichir cette approche etd’y apporter votre connaissance en la matière .
JE SUIS
Maillon de la longue chaîne de la vie ,maillon évolutif de l’espèce humaine » je suis «
En flirtant avec la théorie de Darwin sur l’évolution des espèces , nous sommes soumis au hasard ,tout en croyant à une finalité déterminée. En effet notre existence tient à tel ou tel spermatozoïde empruntant un chemin aléatoire vers l’ovule .
Fais de chair et de sang ,biologiquement j’existe, je suis reconnu Être Humain mais cette image réelle suffit-elle à Être ?
Ne pourrait –on pas pré envisager que cette sélection naturelle oriente l’évolution humaine vers un esprit supérieur et que ce hasard devienne le fil d’Ariane vers une humanité prédéfinie ?
« L’Homme est un animal raisonnable » disait Aristode
Son apparition au cœur du conceptde la vie s’inscrit dans la montée progressive du vivant vers un esprit supérieur .
» Je suis » n’est qu’un élément appartenant à l’ensemble « nous sommes » nous entraînant à une maîtrise progressive de notre comportement social individuel et collectifpar la mise en place du droit ,de la justice, de la morale etc….Mais que serait cette maîtrise comportementale si elle n’était pas ,aussi, liée à la maîtrise de notre questionnement à savoir notre volonté de découvrir le sens du monde et de notre présence dans un tel monde ?
Pour Sartre l’existence précède l’essence par opposition au déterminisme qui fait précéder l’essence à l’existence. Ce concept nous renvoie à notre naissance ,à l’état primaterégi par ses instinctsde survie :besoin de se nourrir ,de procréer, de se défendre. Dans le regard de l’autre j’existe sans pour autant savoir que je suis. De ce fait exister estune condition nécessaire mais pas suffisante pour être.
D’ailleurs dès la première étape de notre chemin initiatique ,le rituel nous engage à dépasser l’image de notre existant ,que nous renvoie le miroir.
Par la connaissance initiatique nous développons nos facultés spirituelles et nous élargissons notre conscience en gardant notre lucidité et notre jugement à partir de la connaissance de soi., encore faut-il pouvoir pénétrer les mystères de l’initiation , .cette connaissance ,cette gnose est individuelle, tout en étant Universelle ,chaque être humain doit faire l’effort pour la posséder, elle sollicite l’esprit dans sa découverte et fait appel à notre capacité de Raison ,elle impulse notre désir d’apprendre et de progresser en empruntant un processus de retour vers la connaissance originelle.et suprême.
A titre personnelje serai enclin à penser quel’homme ne peut être sans qu’il estpris conscience de lui et que cette prise de conscience ne peut se faire sansla connaissance de soi .
En effet c’est parla notion de compréhension de l’existant et du devenir des choses et des idées, de cette capacité intellectuelle à sortir de l’ignorance ,qu’apparaît la nécessité d’ordonnancer et d’analyser l’ensemble de ces données hétérogènes par la prise de conscience ,toutefoiselle serait improductive sans la maîtrise des moyens ou des processus intellectuels qui permettent la mise en pratique d’une idée qui peut modifier notre comportement individuel et même collectif .
Par cela ,du primate inaccompli doté d’un cerveau archaïque l’homme peut tendre vers l’accompli ,vers la prise en compte d’une conscience .Cette dernière se prenantelle-même pour objet de pensée .Elle devient donc, de ce fait, matrice dans la matrice.
Si la consciencepermet à l’homme de penser ,elle l’engage particulièrement, à réfléchir sur ses choix et ses actes . Sa conscience qui dépasse son instinct animal lui donne la mesure de son cycle de vie ,de son existence même ,il est à même de concevoir le concept d’humanisme.Par ce dernier l’homme place l’être au centre de l’humanité ,il affirme son égo en séparant le « je » du « nous »
JE SUIS CE QUE JE SUIS
Par notre égo nous assurons la survie de notre image ,si je reprends la symbolique du miroir ce dernier nousrenvoie l’image impalpable quenous nous faisons de nous-même .par son reflet il est prolongement du moi et moyen de connaissance du moi .Toutefois matière inerte ,donc, sans conscience le miroir nous transmet par homothétie symétrique une vision réductrice de notre moi ,valorisant et amplifiant notre égo-narcissisme dans lequel la connaissance du moi se limite.
En revanche ,le positionnement d’un prisme entre « je » et le miroir influe sur l’image,que nous percevons .Plus le prisme possède de facettes ,plus notre égo perçu se modifie .Il en est de même de notre égoau traversla conscience des autres. Nous sommes sujet et objet à la fois.
« L’ami est un autre soi » disait Aristode
Cette affirmation ne saurait prétendre que l’autre est à l’identique de soi ,en effet chacun posséde une connaissance de sa propre conscience de soi différente .Son égo est unique ,il est lui-même au centre de l’humanité :il affirme sa raison d’être.
Par cela ,on perçoit le paradoxe et la complexité de la situation ; en effet la reconnaissance de l’égo de l’autre remet en cause notre propre égo :desujet nous devenons objet dans son regard de notre moi .Au travers de ce dernier nous sommes jugé ,il fait de nous l’objet de sa pensée .Notre égo est altéré ,tout regard que nous portons à notre environnement ,à la connaissance des choses et du monde se modifie ,se transforme ,nous perdons une partie de notre liberté d’être .
Par son jugement sur notre moi ,l’autre nous oblige à nous voir à travers sa pensée ,il nous impose deremettre en question la conscience de notre moi.
Il fait appel à notreraisonmaillon charnière entre connaissance et volonté d’action c’est le processus psychologique qui permet le jugement rationnel du moi objet ,hors des illusions égocentriques
La raison éclaire la conscience. Plus notre état de conscience grandit ,plus l’être que nous sommes s’affine, sa sensibilité s’accroit ainsi que sa créativité ,être soi c’est combattre l’ontologie de son être propre pour communier avec l’être de l’autre par transcendance ,c’est ce ,à quoiLévinas nous engage.
Toutefois ,sommes nous moralement contraint de tenir compte des actions des autres pour orienter notre conduite ou bien faut-il admettre que le propre de toute conscience est de se diriger seule ?
Plus l’homme devient responsable de son Être, plus la recherche devient difficile,
Libéré de tous les dogmes qui l’oppressent par une parole révélée ,libéré de tous liens esclavagistes de son égo ,il se doit d’œuvrer pour le bien de la société avec des valeurs Universels ,au sein même de l’Humanité.
JE SUIS CELUI QUI SUIS
« Pour un Être conscient ,exister consiste à changer ,changer à se murir ,à se créer indéfiniment soi-même » à cette affirmation de Bergson j’y ajouterai volontiers sans exhaustivité que ce changement peut se fairedans le cadre de la conscience morale et de tendre ainsi vers l’universalité du moi.
Si les valeurs morales ont une origine humaine ,les lois morales ne dépendent pas de l’Homme mais des lois de la nature ou des lois de la raison collective .Les lois morales permettent une coexistence sociale qui induisent de fait, la capacité de réduiretoutes formes de conflit égotiste ou d’origine primate, pouvant se manifesteren permanence, entre membres d’un même groupe.
La morale ,quant à elle ,est exigeante ,elle ne se satisfait pas du mensonge et de la manipulation ,elle invite l’homme à plus d’authenticité et de prise de conscience en lui-même ;de cette harmonie du temporel l’homme peut s’élever à la conscience morale Universelle.
Comme déjà évoqué précédemment ,la conscience morale ,partie intégrante de l’être et ce, hors dogmatisme aliénant permet à l’homme,en faisant appel à sa propre raison et à sa sagesse pratique de tenter de répondre aux différentes questions concernant la finalité de ses propresactions ainsi que celles de ses semblables. Par opposition au subconscient ,faire appel à la conscience ,c’est faire appel à un choix volontaire ,c’est aussi, faire appel à la mémoire, au passé afin d’ anticiper le futur .En effet être soi, pour un F M initié aux grades de perfection ce n’est pas être identique à un moi appartenant au passé ,mais au contrairede combattre sa propre ontologie afin de vivre en symbiose avec l’être de l’autre.
De l’être inaccompli , dirigeait par son égo ,il se doit de tendre vers l’accompli afin de faire éclore et de libérer la conscience de son Être intime.
Par cela le F M est confronté à la dualité entre son égo ,monde matérialiste ,et à la spiritualité de son être intime .Si le « Je »est lié à la raison ,le moi profond a besoind’intuition, de créativité et d’éveil de la conscience.
Plus l’homme se cherche plus il se doit d’accepter une certaine souffrance que lui confère cette dualité .Il se doit à chaque instant de son existence trouver l’équilibre entre le paraître et être.
Mais toutefois, rechercher cet équilibre ce n’est pasvivre la moitié du temps avec un esprit égotiste et l’autre moitié dans l’Amour. A chaque instant nous devons être à la fois observateur et observé ,sujet et objet ,ciel et terre. Avec beaucoup d’effort sur lamaitrise de notre « je » nous transcendons notre moi intime dans la recherche de l’Amour et de la Paix Universels ,comme la maîtrise du mal transcende le bien dans la recherche de notre conscience morale.
Par sa propre recherche de son intime original ,l’homme développe ainsi, progressivement les valeurs génésiaques d’humanisme contribuant de ce fait à aider l’humanité à attendre la perfection. En forçant le trait,cette recherche aboutirait à mettre le psychisme de l’homme en relation directe avec le concept créateur ,mais le chemin pour y arriver appartient aux convictions et aux croyances les plus intimes de chacun d’entres nous dans le respect des convictions et des croyances de l’autre.
Je suis ce que je suis,
Je suis.
Si les 2 dernières citations du rituel donnent l’apparence d’une compréhension intellectuellement logique, il n’en est pas de même de « je suis celui qui suis » grammaticalement cela me pose problème ,en effet quelle(s) raison(s) peut ou peuvent justifier, dans ce cas, la même terminaison du verbe ‘ être ‘.
Cette incompréhension m’oblige à quelques recherches afin de trouver une explication plausible ;
J’ouvrirai donc une parenthèse courte sur ce sujet :le tétragramme ineffable ,dans son essence même, est une forme du verbe havah signifiant ‘être’ ou ‘devenir’ qui combine l’accompli par la première personne ‘je suis’ , la troisième personne du présentsingulier ‘il est’ ,et du passé ‘j’étais’et ce, avec l’inaccompli défini parles autres temps du futur et du conditionnel .
Le point de départ de mon questionnement ne serait donc qu’un problème de traduction du verset 3.14 de l’Exode, dit :épisode du Buisson ardent.
Le verbe hébreu ‘être’ conjugué dans son mode inaccompli transforme le tétragramme ineffable en ‘je serai qui serai’ , dans la version grecque des septantes ,et ce dans le mode accompli, la traduction devient ‘je suis celui qui est’.par ailleurs la combinaison de l’accompli et de l’inaccompli fait apparaître une traduction telle que :’je suis celui qui sera’ ou ‘je suis qui je serai’ d’après la traduction œcuménique de la Bible (TOB) dans cette forme ,ilsemblerait donc qu’il y ai confusion possible entre l’utilisation du verbe ‘être’ et ‘devenir’ Considéré par certains biblistes comme contresens ,ils n’hésitent pas à traduire ce passage de la bible de Jérusalem par ‘je suis celui qui suis’ .
On retrouve cette confusion dans la forme anglaise de cette traduction ,en particulier sous la forme tautologique ,cette symétrie est rendue par l’expression ‘I am that I am’ mode considéré comme accompli. Il y aurait lieu ,par simple curiosité de le vérifier dans les rituels anglo-saxonsde la franc Maçonnerie
Je fermerai donc , cette parenthèse ,en laissant à chacun d’entre vous le soin d’enrichir cette approche etd’y apporter votre connaissance en la matière .
JE SUIS
Maillon de la longue chaîne de la vie ,maillon évolutif de l’espèce humaine » je suis «
En flirtant avec la théorie de Darwin sur l’évolution des espèces , nous sommes soumis au hasard ,tout en croyant à une finalité déterminée. En effet notre existence tient à tel ou tel spermatozoïde empruntant un chemin aléatoire vers l’ovule .
Fais de chair et de sang ,biologiquement j’existe, je suis reconnu Être Humain mais cette image réelle suffit-elle à Être ?
Ne pourrait –on pas pré envisager que cette sélection naturelle oriente l’évolution humaine vers un esprit supérieur et que ce hasard devienne le fil d’Ariane vers une humanité prédéfinie ?
« L’Homme est un animal raisonnable » disait Aristode
Son apparition au cœur du conceptde la vie s’inscrit dans la montée progressive du vivant vers un esprit supérieur .
» Je suis » n’est qu’un élément appartenant à l’ensemble « nous sommes » nous entraînant à une maîtrise progressive de notre comportement social individuel et collectifpar la mise en place du droit ,de la justice, de la morale etc….Mais que serait cette maîtrise comportementale si elle n’était pas ,aussi, liée à la maîtrise de notre questionnement à savoir notre volonté de découvrir le sens du monde et de notre présence dans un tel monde ?
Pour Sartre l’existence précède l’essence par opposition au déterminisme qui fait précéder l’essence à l’existence. Ce concept nous renvoie à notre naissance ,à l’état primaterégi par ses instinctsde survie :besoin de se nourrir ,de procréer, de se défendre. Dans le regard de l’autre j’existe sans pour autant savoir que je suis. De ce fait exister estune condition nécessaire mais pas suffisante pour être.
D’ailleurs dès la première étape de notre chemin initiatique ,le rituel nous engage à dépasser l’image de notre existant ,que nous renvoie le miroir.
Par la connaissance initiatique nous développons nos facultés spirituelles et nous élargissons notre conscience en gardant notre lucidité et notre jugement à partir de la connaissance de soi., encore faut-il pouvoir pénétrer les mystères de l’initiation , .cette connaissance ,cette gnose est individuelle, tout en étant Universelle ,chaque être humain doit faire l’effort pour la posséder, elle sollicite l’esprit dans sa découverte et fait appel à notre capacité de Raison ,elle impulse notre désir d’apprendre et de progresser en empruntant un processus de retour vers la connaissance originelle.et suprême.
A titre personnelje serai enclin à penser quel’homme ne peut être sans qu’il estpris conscience de lui et que cette prise de conscience ne peut se faire sansla connaissance de soi .
En effet c’est parla notion de compréhension de l’existant et du devenir des choses et des idées, de cette capacité intellectuelle à sortir de l’ignorance ,qu’apparaît la nécessité d’ordonnancer et d’analyser l’ensemble de ces données hétérogènes par la prise de conscience ,toutefoiselle serait improductive sans la maîtrise des moyens ou des processus intellectuels qui permettent la mise en pratique d’une idée qui peut modifier notre comportement individuel et même collectif .
Par cela ,du primate inaccompli doté d’un cerveau archaïque l’homme peut tendre vers l’accompli ,vers la prise en compte d’une conscience .Cette dernière se prenantelle-même pour objet de pensée .Elle devient donc, de ce fait, matrice dans la matrice.
Si la consciencepermet à l’homme de penser ,elle l’engage particulièrement, à réfléchir sur ses choix et ses actes . Sa conscience qui dépasse son instinct animal lui donne la mesure de son cycle de vie ,de son existence même ,il est à même de concevoir le concept d’humanisme.Par ce dernier l’homme place l’être au centre de l’humanité ,il affirme son égo en séparant le « je » du « nous »
JE SUIS CE QUE JE SUIS
Par notre égo nous assurons la survie de notre image ,si je reprends la symbolique du miroir ce dernier nousrenvoie l’image impalpable quenous nous faisons de nous-même .par son reflet il est prolongement du moi et moyen de connaissance du moi .Toutefois matière inerte ,donc, sans conscience le miroir nous transmet par homothétie symétrique une vision réductrice de notre moi ,valorisant et amplifiant notre égo-narcissisme dans lequel la connaissance du moi se limite.
En revanche ,le positionnement d’un prisme entre « je » et le miroir influe sur l’image,que nous percevons .Plus le prisme possède de facettes ,plus notre égo perçu se modifie .Il en est de même de notre égoau traversla conscience des autres. Nous sommes sujet et objet à la fois.
« L’ami est un autre soi » disait Aristode
Cette affirmation ne saurait prétendre que l’autre est à l’identique de soi ,en effet chacun posséde une connaissance de sa propre conscience de soi différente .Son égo est unique ,il est lui-même au centre de l’humanité :il affirme sa raison d’être.
Par cela ,on perçoit le paradoxe et la complexité de la situation ; en effet la reconnaissance de l’égo de l’autre remet en cause notre propre égo :desujet nous devenons objet dans son regard de notre moi .Au travers de ce dernier nous sommes jugé ,il fait de nous l’objet de sa pensée .Notre égo est altéré ,tout regard que nous portons à notre environnement ,à la connaissance des choses et du monde se modifie ,se transforme ,nous perdons une partie de notre liberté d’être .
Par son jugement sur notre moi ,l’autre nous oblige à nous voir à travers sa pensée ,il nous impose deremettre en question la conscience de notre moi.
Il fait appel à notreraisonmaillon charnière entre connaissance et volonté d’action c’est le processus psychologique qui permet le jugement rationnel du moi objet ,hors des illusions égocentriques
La raison éclaire la conscience. Plus notre état de conscience grandit ,plus l’être que nous sommes s’affine, sa sensibilité s’accroit ainsi que sa créativité ,être soi c’est combattre l’ontologie de son être propre pour communier avec l’être de l’autre par transcendance ,c’est ce ,à quoiLévinas nous engage.
Toutefois ,sommes nous moralement contraint de tenir compte des actions des autres pour orienter notre conduite ou bien faut-il admettre que le propre de toute conscience est de se diriger seule ?
Plus l’homme devient responsable de son Être, plus la recherche devient difficile,
Libéré de tous les dogmes qui l’oppressent par une parole révélée ,libéré de tous liens esclavagistes de son égo ,il se doit d’œuvrer pour le bien de la société avec des valeurs Universels ,au sein même de l’Humanité.
JE SUIS CELUI QUI SUIS
« Pour un Être conscient ,exister consiste à changer ,changer à se murir ,à se créer indéfiniment soi-même » à cette affirmation de Bergson j’y ajouterai volontiers sans exhaustivité que ce changement peut se fairedans le cadre de la conscience morale et de tendre ainsi vers l’universalité du moi.
Si les valeurs morales ont une origine humaine ,les lois morales ne dépendent pas de l’Homme mais des lois de la nature ou des lois de la raison collective .Les lois morales permettent une coexistence sociale qui induisent de fait, la capacité de réduiretoutes formes de conflit égotiste ou d’origine primate, pouvant se manifesteren permanence, entre membres d’un même groupe.
La morale ,quant à elle ,est exigeante ,elle ne se satisfait pas du mensonge et de la manipulation ,elle invite l’homme à plus d’authenticité et de prise de conscience en lui-même ;de cette harmonie du temporel l’homme peut s’élever à la conscience morale Universelle.
Comme déjà évoqué précédemment ,la conscience morale ,partie intégrante de l’être et ce, hors dogmatisme aliénant permet à l’homme,en faisant appel à sa propre raison et à sa sagesse pratique de tenter de répondre aux différentes questions concernant la finalité de ses propresactions ainsi que celles de ses semblables. Par opposition au subconscient ,faire appel à la conscience ,c’est faire appel à un choix volontaire ,c’est aussi, faire appel à la mémoire, au passé afin d’ anticiper le futur .En effet être soi, pour un F M initié aux grades de perfection ce n’est pas être identique à un moi appartenant au passé ,mais au contrairede combattre sa propre ontologie afin de vivre en symbiose avec l’être de l’autre.
De l’être inaccompli , dirigeait par son égo ,il se doit de tendre vers l’accompli afin de faire éclore et de libérer la conscience de son Être intime.
Par cela le F M est confronté à la dualité entre son égo ,monde matérialiste ,et à la spiritualité de son être intime .Si le « Je »est lié à la raison ,le moi profond a besoind’intuition, de créativité et d’éveil de la conscience.
Plus l’homme se cherche plus il se doit d’accepter une certaine souffrance que lui confère cette dualité .Il se doit à chaque instant de son existence trouver l’équilibre entre le paraître et être.
Mais toutefois, rechercher cet équilibre ce n’est pasvivre la moitié du temps avec un esprit égotiste et l’autre moitié dans l’Amour. A chaque instant nous devons être à la fois observateur et observé ,sujet et objet ,ciel et terre. Avec beaucoup d’effort sur lamaitrise de notre « je » nous transcendons notre moi intime dans la recherche de l’Amour et de la Paix Universels ,comme la maîtrise du mal transcende le bien dans la recherche de notre conscience morale.
Par sa propre recherche de son intime original ,l’homme développe ainsi, progressivement les valeurs génésiaques d’humanisme contribuant de ce fait à aider l’humanité à attendre la perfection. En forçant le trait,cette recherche aboutirait à mettre le psychisme de l’homme en relation directe avec le concept créateur ,mais le chemin pour y arriver appartient aux convictions et aux croyances les plus intimes de chacun d’entres nous dans le respect des convictions et des croyances de l’autre.