L’arbre Séphirotique
P∴ L∴
Pour étudier ce thème il me semble judicieux
d’analyser les termes de ce titre,
en commençant par l’arbre comme simple
végétale, puis de voir ensuite ses
significations symboliques. Tout simplement, un arbre doit
être en terre pour
grandir, c’est évident mais ce qui l’est
moins, c’est qu’il faut réunir les
conditions idéales pour que la plantation
réussisse et que l’arbre fasse des
racines qui le maintiendront en terre, tout comme il faut un bon
terreau avec
suffisamment d’éléments nutritifs pour
assurer la réussite de la plantation et
avec le temps, l’espoir de voir des fruits sera peut
être récompensé. Tout
bonnement si la racine est en terre, le faite de l’arbre tend
vers le ciel, un
peu comme un homme qui tendrait ses bras et son regard vers le ciel.
Dans de
nombreuses traditions, l’arbre revêt une importance
indéniable comme par
exemple l’arbre de Jesse.
Transposant cela dans le milieu
initiatique. Tous les
manuels maçonniques disent à peu chose
près la même recommandation, pour être
initié, il faut avoir les qualités requises,
être aptes à comprendre les
questions métaphysiques, avoir aussi de bons maitres qui
transmettront
l’enseignement maçonnique d’une
façon juste et parfaite, travailler sur soi
même comme l’arboriculteur le fait pour son arbre,
ne pas attendre
immédiatement des résultats, prendre son temps
pour bien assimiler
l’enseignement dispensé et lorsque que
l’on devient avec un tronc de
connaissance et de compréhension suffisant, alors on peut
aborder l’arbre
Séphirotique, les racines étant devenues assez
fortes pour comprendre et
laisser pousser l’arbre de la connaissance . La
sève étant un désir sincère
de
progresser dans le monde métaphysique, ou encore une saine
curiosité de
découvrir ce qui est caché en nous. Ce qui est en
bas est comme ce qui est en
haut, en passant du savoir à la Connaissance.
Donc comme l’arbre,
pour croître, l’homme ayant le désir
initiatique comme moteur, passe d’abord par le cabinet de
réflexion et la
terre, après un long périple depuis la mort au
monde profane et après avoir
gravi les différents degrés initiatiques, qui
sont en somme des changements
dans la nature de son Etre en retenant toujours l’image de
l’arbre, il pourra
atteindre le seuil qui le sépare du monde
métaphysique en devenant l’homme
parfait il découvrira le royaume ou Malouth, parvenir au
ciel initiatique en
recommençant un nouveau cycle initiatique , mais sur un plan
différent et
supérieur . C’est peut être cela, la
dépouille du Viel homme.
Ce parcours représente les différents états d’Etre que l’initié doit affronter avant d’arriver à la Lumière sans fin ou Kheter, mais avant cette étape, il convient de devenir un homme parfait et ce n’est pas le plus facile, car si l’arbre Séphirotique est un arbre de savoir permettant d’accéder à la connaissance, il est aussi un outil dont il faut apprendre le maniement. Pour le maçon l’homme parfait devant être celui qui est devenu la pierre cubique surmonté du pyramidion, avec en plus pour pourvoir dégager toutes les subtilités de l’arbre apprendre un minimum d’hébreu, car il faut rappeler que chaque mot est une énergie particulière qu’il nous faut apprivoiser pour l’utiliser au mieux et si j’étais dans l’industrie je dirais qu’il faut l’optimiser car je considère ces lettres comme de l’énergie à utiliser. Dans tous savoirs permettant l’accès à la Connaissance, le travail une fois de plus est la première condition pour réussir à atteindre La Lumière sans fin, en terme simple quitter une fois pour toute le binaire pour rejoindre l’unité.
Si on observe notre arbre, on retient que le ternaire est omni présent, pratiquement toutes les étapes partent du triangle, de malouth avec hod et netsah, de même que dans ce triangle s’inscrit un autre triangle iesod, hot et netsah, dont les noms comme anges , archanges et principautés, dont les noms enchantent notre compréhension profane, sont en réalités des Etats d’Ame bien précis ou encore des échelons de savoir dans le monde métaphysique, ou encore un premier palier de la réalisation spirituelle, chaque base du triangle précédent nous fait gravir une autre étape, d’iod et netsah , après la victoire sur nous même et la gloire que l’on peut tirer de notre effort, on arrive à tiphereth ou la vertu qui nous permet d’éliminer le mal par comparaison et discernement. On passe continuellement d’une base précise à un sommet tout aussi précis ; autre point à remarquer, c’est que de la base d’un triangle on passe au sommet de ce dernier, c’est ainsi que tiphereth la vertu devient le sommet inversé d’un autre champ de conscience tel que tiphereth, binah et okmah ; la vertu conduisant à la sagesse et à l’intelligence, la dernière étape étant kether ou la Lumière ou encore le retour à l’Unité du Principe , là où nous vient toutes les émanations qui font que l’Univers est l’Univers.
Il convient de préciser ceci, le fait de nommer des qualités bien humaines comme la force ou la vertu, qui pourraient satisfaire un profane, au moins sur le plan moral, ne doit pas nous faire penser que la chose est aisée. En fait il s’agit dans ce chemin ardu, du voyage de l’Ame avec des changements de sa condition et de l’épuration de tout ce qui la rattache à la matière, on peut aussi y voir ce que l’Alchimie nous apprendre, le passage du grossier au subtil, les Hommes parfaits étant la première condition pour pouvoir entreprendre ce voyage vers le retour à l’Unité.
A suivre, car la quête est longue…
§ L’Arbre
séphirotique
suite…
Avant d’entreprendre le chemin du monde
métaphysique, que nous propose l’arbre
Séphirotique, il convient de préciser
qu’avant de partir en quête d’absolu ; il
faut avoir fait une démarche initiatique, dans ce domaine le
choix est large et
peut convenir à presque toutes les sensibilités.
On ne part pas dans ce voyage
sans bagage. Le mieux serait d’avoir au moins une certaine
connaissance de la
Kabbale, la Cabale chrétienne peut aussi être
utile, tout comme une approche
sérieuse de l’Hébreu, afin de mieux
percevoir le sens des mots. De même que la
guématrie n’est pas inutile pour
s’embarquer sur des rivages inconnus de notre
quotidien. En un mot une approche sérieuse de
l’hermétisme est plus que
nécessaire, car dans le dédale de
possibilités, la multiplicité des choix, on
peut s’égarer très facilement. En
effet, la raison perd vite pied, pour laisser
la place à l’intuition, et cette
dernière a besoin d’un guide pour
éviter de
tomber dans l’erreur et même la folie, je dis
simplement qu’il faut pour
contempler (de loin) l’indicible, avoir les pieds sur Terre.
Parlons de l’Ame et de son voyage ou plutôt de son retour vers l’Unité principielle , et je voudrai dire ceci : tout à l’heure j’ai parlé d’Initiation, ce n’est pas pour aligner des mots et noircir la page, non mais c’est pour souligner que le travail initiatique , fait sérieusement, en prenant conscience des différents symboles et des différents degrés d’avancement sont en fait la condition pour permettre à l’Ame de se dégager progressivement de son habillage corporel ; c’est la dépouille du Viel homme, c’est ce que fait l’Alchimiste avec les premières étapes de son travail . Par contre je suis convaincu que le travail initiatique ne doit pas être, une compilation intellectuelle de mots et d’explications livresques, non il doit faire partie pleine et entière de la vie profane du Cherchant, car il est bien dit que science sans conscience… !. C’est une intégration pleine et entière qu’il faut pour parvenir à l’Homme Parfait.
Il convient quand
même signaler que la compréhension de
l’Arbre est indispensable, il faut souligner pour
éviter une confusion, que le
passage de Malhout au fondement, les Anges, cela ne se fait
qu’à la mort du
corps physique, la cause est un problème de vibration et
d’énergie, énergie que
notre Ame aura acquise si nous sommes parvenu à
l’Homme Parfait. L’homme
ordinaire lui ne pourra pas franchir le seuil métaphysique.
Je reviens sur la connaissance de la langue
hébraïque, car il est dit qu’elle
est dépositaire du Verbe, donc de la possibilité
pour l’homme de devenir
l’Homme Parfait, sachant que chaque lettre contient
l’énergie nécessaire à la
pratique du Verbe et à son élévation
sur l’Arbre des Séphirotes.
L’Arbre Séphirotique, dans sa représentation graphique, est du même ordre que le jeu de l’oie, la marelle des enfants ou encore , le Tarot ; il est là pour parler à notre raison et notre imagination, car aborder le monde métaphysique d’une façon abstraite pourrait ne pas convenir à l’entendement humain, en fait il nous faut de repères pour naviguer dans l’inconnue spirituelle, il nous faut des choses qui nous parlent, des barreaux d’échelle, pour nous aider et nous encourager à gravir la Montagne de la Connaissance, bien entendu il nous faut du courage et du labeur pour parvenir à être l’égal, sur Terre, de Dieu.
Voilà ce que
j’ai compris de l’Arbre, bien entendu
d’autres
y verront tout autre chose, et c’est normal, car comme tout
symbole, la
compréhension débute souvent dans la
diversité des interprétations, et puis par
affinage de notre pensée, on arrive très souvent
à une compréhension commune.