14° #411012

L’arbre Séphirotique

Auteur:

P∴ L∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué


Pour étudier ce thème il me semble judicieux d’analyser les termes de ce titre, en commençant par l’arbre comme simple végétale, puis de voir ensuite ses significations symboliques. Tout simplement, un arbre doit être en terre pour grandir, c’est évident mais ce qui l’est moins, c’est qu’il faut réunir les conditions idéales pour que la plantation réussisse et que l’arbre fasse des racines qui le maintiendront en terre, tout comme il faut un bon terreau avec suffisamment d’éléments nutritifs pour assurer la réussite de la plantation et avec le temps, l’espoir de voir des fruits sera peut être récompensé. Tout bonnement si la racine est en terre, le faite de l’arbre tend vers le ciel, un peu comme un homme qui tendrait ses bras et son regard vers le ciel. Dans de nombreuses traditions, l’arbre revêt une importance indéniable comme par exemple l’arbre de Jesse.

Transposant cela dans le milieu initiatique. Tous les manuels maçonniques disent à peu chose près la même recommandation, pour être initié, il faut avoir les qualités requises, être aptes à comprendre les questions métaphysiques, avoir aussi de bons maitres qui transmettront l’enseignement maçonnique d’une façon juste et parfaite, travailler sur soi même comme l’arboriculteur le fait pour son arbre, ne pas attendre immédiatement des résultats, prendre son temps pour bien assimiler l’enseignement dispensé et lorsque que l’on devient avec un tronc de connaissance et de compréhension suffisant, alors on peut aborder l’arbre Séphirotique, les racines étant devenues assez fortes pour comprendre et laisser pousser l’arbre de la connaissance . La sève étant un désir sincère de progresser dans le monde métaphysique, ou encore une saine curiosité de découvrir ce qui est caché en nous. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, en passant du savoir à la Connaissance.

Donc comme l’arbre, pour croître, l’homme ayant le désir initiatique comme moteur, passe d’abord par le cabinet de réflexion et la terre, après un long périple depuis la mort au monde profane et après avoir gravi les différents degrés initiatiques, qui sont en somme des changements dans la nature de son Etre en retenant toujours l’image de l’arbre, il pourra atteindre le seuil qui le sépare du monde métaphysique en devenant l’homme parfait il découvrira le royaume ou Malouth, parvenir au ciel initiatique en recommençant un nouveau cycle initiatique , mais sur un plan différent et supérieur . C’est peut être cela, la dépouille du Viel homme.

Ce parcours représente les différents états d’Etre que l’initié doit affronter avant d’arriver à la Lumière sans fin ou Kheter, mais avant cette étape, il convient de devenir un homme parfait et ce n’est pas le plus facile, car si l’arbre Séphirotique est un arbre de savoir permettant d’accéder à la connaissance, il est aussi un outil dont il faut apprendre le maniement. Pour le maçon l’homme parfait devant être celui qui est devenu la pierre cubique surmonté du pyramidion, avec en plus pour pourvoir dégager toutes les subtilités de l’arbre apprendre un minimum d’hébreu, car il faut rappeler que chaque mot est une énergie particulière qu’il nous faut apprivoiser pour l’utiliser au mieux et si j’étais dans l’industrie je dirais qu’il faut l’optimiser car je considère ces lettres comme de l’énergie à utiliser. Dans tous savoirs permettant l’accès à la Connaissance, le travail une fois de plus est la première condition pour réussir à atteindre La Lumière sans fin, en terme simple quitter une fois pour toute le binaire pour rejoindre l’unité.

Si on observe notre arbre, on retient que le ternaire est omni présent, pratiquement toutes les étapes partent du triangle, de malouth avec hod et netsah, de même que dans ce triangle s’inscrit un autre triangle iesod, hot et netsah, dont les noms comme anges , archanges et principautés, dont les noms enchantent notre compréhension profane, sont en réalités des Etats d’Ame bien précis ou encore des échelons de savoir dans le monde métaphysique, ou encore un premier palier de la réalisation spirituelle, chaque base du triangle précédent nous fait gravir une autre étape, d’iod et netsah , après la victoire sur nous même et la gloire que l’on peut tirer de notre effort, on arrive à tiphereth ou la vertu qui nous permet d’éliminer le mal par comparaison et discernement. On passe continuellement d’une base précise à un sommet tout aussi précis ; autre point à remarquer, c’est que de la base d’un triangle on passe au sommet de ce dernier, c’est ainsi que tiphereth la vertu devient le sommet inversé d’un autre champ de conscience tel que tiphereth, binah et okmah ; la vertu conduisant à la sagesse et à l’intelligence, la dernière étape étant kether ou la Lumière ou encore le retour à l’Unité du Principe , là où nous vient toutes les émanations qui font que l’Univers est l’Univers.

Il convient de préciser ceci, le fait de nommer des qualités bien humaines comme la force ou la vertu, qui pourraient satisfaire un profane, au moins sur le plan moral, ne doit pas nous faire penser que la chose est aisée. En fait il s’agit dans ce chemin ardu, du voyage de l’Ame avec des changements de sa condition et de l’épuration de tout ce qui la rattache à la matière, on peut aussi y voir ce que l’Alchimie nous apprendre, le passage du grossier au subtil, les Hommes parfaits étant la première condition pour pouvoir entreprendre ce voyage vers le retour à l’Unité.

A suivre, car la quête est longue…

§ L’Arbre séphirotique suite…
Avant d’entreprendre le chemin du monde métaphysique, que nous propose l’arbre Séphirotique, il convient de préciser qu’avant de partir en quête d’absolu ; il faut avoir fait une démarche initiatique, dans ce domaine le choix est large et peut convenir à presque toutes les sensibilités. On ne part pas dans ce voyage sans bagage. Le mieux serait d’avoir au moins une certaine connaissance de la Kabbale, la Cabale chrétienne peut aussi être utile, tout comme une approche sérieuse de l’Hébreu, afin de mieux percevoir le sens des mots. De même que la guématrie n’est pas inutile pour s’embarquer sur des rivages inconnus de notre quotidien. En un mot une approche sérieuse de l’hermétisme est plus que nécessaire, car dans le dédale de possibilités, la multiplicité des choix, on peut s’égarer très facilement. En effet, la raison perd vite pied, pour laisser la place à l’intuition, et cette dernière a besoin d’un guide pour éviter de tomber dans l’erreur et même la folie, je dis simplement qu’il faut pour contempler (de loin) l’indicible, avoir les pieds sur Terre.

Parlons de l’Ame et de son voyage ou plutôt de son retour vers l’Unité principielle , et je voudrai dire ceci : tout à l’heure j’ai parlé d’Initiation, ce n’est pas pour aligner des mots et noircir la page, non mais c’est pour souligner que le travail initiatique , fait sérieusement, en prenant conscience des différents symboles et des différents degrés d’avancement sont en fait la condition pour permettre à l’Ame de se dégager progressivement de son habillage corporel ; c’est la dépouille du Viel homme, c’est ce que fait l’Alchimiste avec les premières étapes de son travail . Par contre je suis convaincu que le travail initiatique ne doit pas être, une compilation intellectuelle de mots et d’explications livresques, non il doit faire partie pleine et entière de la vie profane du Cherchant, car il est bien dit que science sans conscience… !. C’est une intégration pleine et entière qu’il faut pour parvenir à l’Homme Parfait.

Il convient quand même signaler que la compréhension de l’Arbre est indispensable, il faut souligner pour éviter une confusion, que le passage de Malhout au fondement, les Anges, cela ne se fait qu’à la mort du corps physique, la cause est un problème de vibration et d’énergie, énergie que notre Ame aura acquise si nous sommes parvenu à l’Homme Parfait. L’homme ordinaire lui ne pourra pas franchir le seuil métaphysique.
Je reviens sur la connaissance de la langue hébraïque, car il est dit qu’elle est dépositaire du Verbe, donc de la possibilité pour l’homme de devenir l’Homme Parfait, sachant que chaque lettre contient l’énergie nécessaire à la pratique du Verbe et à son élévation sur l’Arbre des Séphirotes.

L’Arbre Séphirotique, dans sa représentation graphique, est du même ordre que le jeu de l’oie, la marelle des enfants ou encore , le Tarot ; il est là pour parler à notre raison et notre imagination, car aborder le monde métaphysique d’une façon abstraite pourrait ne pas convenir à l’entendement humain, en fait il nous faut de repères pour naviguer dans l’inconnue spirituelle, il nous faut des choses qui nous parlent, des barreaux d’échelle, pour nous aider et nous encourager à gravir la Montagne de la Connaissance, bien entendu il nous faut du courage et du labeur pour parvenir à être l’égal, sur Terre, de Dieu.

Voilà ce que j’ai compris de l’Arbre, bien entendu d’autres y verront tout autre chose, et c’est normal, car comme tout symbole, la compréhension débute souvent dans la diversité des interprétations, et puis par affinage de notre pensée, on arrive très souvent à une compréhension commune.

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