14° #411012

La Notion de Saint Empire au 14ème degré

Auteur:

J∴ P∴ D∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Avant d’envisager l’examen de ce qui pourrait évoquer le Saint Empire au 14ème degré, il nous parait nécessaire de définir tout d’abord ce qu’est un Empire, puis le Saint Empire, pour enfin déceler leurs caractéristiques à travers le rituel vécu par le GEVS.

Très conscient qu’un 33ème est plus compétent pour en parler, je ferai de nombreux emprunts à ceux d’entre eux qui se sont exprimés sur le sujet. C’est ce que l’on pourrait appeler la transmission de la transmission.

L’Empire et le Saint Empire :

Bien qu’il n’existe pas de définition unique, la notion d’Empire semble réunir les caractéristiques suivantes selon Pierre Van Der Ghinst, 33ème GTG, dans Tradition Ecossaise n°8 (Bi-Centenaire du SCPLF) :

L’Empire rassemble des populations différentes par opposition au royaume composé d’un peuple soumis à une souveraineté qui a pour vocation d’assurer une cohérence nationale. Chaque entité de l’Empire est soumise à l’exercice d’une autorité qui lui est propre. Les empires sont donc plurinationaux, les autorités locales sont reconnues mais dominées par l’empereur.

Le mandat impérial vient du ciel. Il y a donc un lien entre le souverain et la divinité. A Rome les empereurs sont divinisés. Ailleurs le sacre consacre le lien. Les empires ont existé là où sont pratiquées des religions universalistes c’est-à-dire des religions accessibles à tous et non réservées à un peuple élu. Les autres sont tolérées. Dans certains cas le souverain détient les 3 pouvoirs : temporel, spirituel et prophétique.

Le pluralisme implique une certaine tolérance et notamment religieuse. Il y a une unité au niveau de l’empire mais la diversité est tolérée.

L’existence et la taille de l’Empire implique un minimum de circulation des idées, des hommes ou des marchandises donc une liberté de circulation. C’est le point faible de l’Empire ainsi ouvert aux envahisseurs.

L’Empire a vocation à l’universalité donc à s’étendre territorialement : horizontalement sur la terre et verticalement dans le ciel.

J’ajouterai que par nature, l’Empire est instable soit par les attaques de ses ennemis, soit par décomposition (peut-être par entropie).

Le but de l’Empire est la paix universelle, seule garante de la liberté. C’est ainsi qu’avant l’apparition du Saint Empire Romain Germanique, il a existé un empire en Chine (l’Empire du milieu), en Inde, en Perse (avec Cyrus, Darius et Xerxes), en Macédoine avec Alexandre le Grand et enfin à Rome.

Le Saint Empire Romain Germanique est né sur les décombres de l’Empire romain partagé en 394 entre empire d’Occident et empire byzantin.
L’Empire d’Occident s’achèvera en 476 et l’Empire byzantin en 1453. Après la tentative de Charlemagne de constituer un Empire, à sa mort, son fils Louis le Pieux va partager l’Empire entre ses trois fils.

C’est Othon 1er dit le Grand (912-973), sacré empereur allemand par le pape Jean XII en 962, qui est considéré par les historiens comme le premier empereur du Saint Empire Romain Germanique.

Sa vision du monde associe l’universalité impériale et des valeurs chrétiennes. Progressivement, cet état va couvrir l’Allemagne, l’Italie du nord et l’Italie du sud. Il prendra le nom d’Empire en 1034, Saint Empire en 1157 et Saint Empire Romain Germanique en 1254. Son centre de gravité bascule alors d’Aix la Chapelle vers Rome.

Il est fondé sur la volonté de poursuivre l’œuvre de l’Empire Romain en s’appuyant sur deux pouvoirs : temporel pour l’empereur et spirituel pour le pape.

L’empereur est couronné à Aix la Chapelle et sacré à Rome. Dieu est représenté par l’empereur et le pape, ce qui entrainera des conflits et la perte du Saint Empire politique.

A la dynastie othonienne va succéder la dynastie salienne avec l’apparition du premier Frédéric : Frédéric II de Hohenstaufen couronné en 1220.

Pour lui l’Empire précède l’Eglise mais voilà, le pape considère que son pouvoir est absolu et que l’Empire relève de la papauté : le conflit éclate.

Pour le Staufen, l’empereur est le médiateur entre le ciel et la terre. Sa mission dépend de Dieu, le pape n’étant que celui qui apporte les sacrements.

Sur le plan militaire, il constitue une armée de qualité, crée une flotte pour assurer la sécurité des mers et des côtes, met en place une administration, établit une cour des comptes et organise la justice.

Il fait au XIIème siècle ce que Frédéric II de Prusse réalisera cinq siècles plus tard. Frédéric II de Prusse dit le Grand nait le 24 janvier 1712. Ce fut un piètre politique. Il fut initié à 26 ans et a signé les grandes constitutions (Du moins nous n’avons pas la preuve du contraire mais est-ce important pour le symbole que cela représente à nos yeux de symbolistes ?)

Le Saint Empire politique s’éteint en 1806 avec la renonciation à la couronne de François II d’Autriche. Ce qui nous intéresse ici, ce n’est pas le Saint Empire profane mais l’éclairage historique de ce que ne doit pas être le Saint Empire spirituel.

Il ne doit y avoir qu’une autorité à la tête du Saint Empire, et le pouvoir temporel doit s’exercer en fonction de l’influence spirituelle issue d’un principe transcendant : source authentique de tout système initiatique, ce qui le rend Saint, ainsi pour citer Jean Chiarri, 33ème membre actif, le Saint Empire devient l’Empire du Saint.

Pour l’initié, la disparition du Saint Empire profane annonce l’avènement du Saint Empire spirituel à réaliser en chacun de nous avant qu’il se réalise dans le monde, à l’image de la disparition des outils au 5ème voyage du compagnon ou la destruction du Temple matériel au 14ème degré qui annonce la construction du Temple spirituel en chacun de nous.

Le Saint Empire spirituel et ses valeurs :

Les Grandes Constitutions de 1786 évoquent par deux fois la notion de Saint Empire. Elles mentionnent l’existence de l’Illustre Ministre d’Etat du Saint Empire et du Très Illustre Trésorier du Saint Empire dans l’article III. Comme toujours le Rite Ecossais Ancien et Accepté est implicite et laisse à l’initié sa liberté de recherche.

Cependant, la lecture des Grandes Constitutions permet de dessiner les caractéristiques d’un Saint Empire spirituel.

Tout d’abord Frédéric II se proclame « Souverain Grand Protecteur, Grand Commandeur, Grand Maitre Universel de la très ancienne et très respectable Société des Anciens Francs-Maçons ou Architectes Unis, autrement appelée l’Ordre Royal et Militaire de l’Art Libre de Tailler la Pierre ou Franche-Maçonnerie ».

Il déclare que cette « institution universelle dont l’origine remonte au berceau de l’humanité est pure dans son Dogme et sa Doctrine », c’est-à-dire qu’il la relie à la tradition primordiale.

Il définit ensuite son objet : l’union, le bonheur, le progrès et le bien-être de la famille humaine en général et de chaque homme en particulier, c’est-à-dire les fruits de la paix universelle, but du Saint Empire d’une manière générale.

Il définit les valeurs de l’Ecossisme qui représente alors la projection d’une vision cosmique dans le monde de la manifestation : « Elle est sage, prudente et morale ». Puis les devoirs des frères : « c’est désormais au temps, ainsi qu’à la sagesse, à l’instruction et au zèle des frères qui viendront après nous qu’il appartiendra d’accomplir et de perfectionner une œuvre aussi grande et si belle, si juste et si nécessaire ».

Puis, Frédéric II effectue un rassemblement universel des rites anciens où le mot universel doit être compris comme tourné vers l’Un et en définit la hiérarchie et son organisation.

Que peut-on en déduire ?

Le fondateur est l’autorité responsable, il se nomme Frédéric, nom prédestiné qui veut dire royaume ou empire de la paix en allemand (Friede=paix et Reich=état). Frédéric se souche ainsi sur la tradition salomonienne car Salomon ou Shelomoh vient de Shalom qui veut dire paix. Il s’agit de la paix procurée par une harmonie intérieure car liée au principe ordonnateur et transcendant que nous appelons GADLU.

En tant que commandeur, et à travers Salomon, Frédéric détient les 3 pouvoirs et se relie aussi à la tradition primordiale de Melkitsedeq, roi de justice et de Salem, la paix.

Il représente le prototype de l’homme primordial, possesseur des 3 pouvoirs, intermédiaire entre Dieu et la manifestation car Melek qui veut dire roi a la même racine que malakh= ange et malaki=envoyé de Dieu.

Dans la Genèse, c’est lui qui effectue le premier sacrifice du pain et du vin et qui bénit Abram avant que les peuples se dispersent. Il est le premier prêtre, le patriarche des Cohen. Enfin il est hors du temps, puisque sans ascendance, ni descendance même s’il est souvent assimilé par la mystique juive à Sem, un des fils de Noé. De ce fait, il définit le centre du monde spirituel : Jerusalem, le centre de Jérusalem c’est-à-dire le Temple et le centre du Temple : le lieu de la présence (Shekhina) : le Saint des Saints qui abrite l’Arche d’Alliance.

En organisant un ordre hiérarchique qui est l’organisation du rite (à l’instar d’Hiram et de Salomon), Frédéric définit une vision de la justice. Etant donné que le Saint Empire comme tout Empire est exposé au chaos, il précise la mission des SGIG 33ème vis-à-vis de l’Ordre comme protecteurs, conservateur et régulateurs du rite qui devient la projection dans le monde de la manifestation des hiérarchies célestes.

Vis-à-vis des frères, il indique à l’article II : « l’objet de leur mission est d’instruire et d’éclairer leurs frères, de faire régner parmi eux la Charité, l’Union et l’Amour fraternel ».

Les constitutions de 1762 de Bordeaux évoquent la pureté, l’innocence et la candeur de nos patriarches.

D’après les manuscrits Francken de 1783, dans l’ancienne maitrise, au fil des rituels jusqu’à l’Ultime Perfection (équivalent du 14ème degré) on fait jurer obéissance, justice, zèle, ferveur, constance, loyauté, charité, amour de Dieu et obligation d’appliquer les Commandements. Dans la maçonnerie renouvelée (au-delà du 14ème degré), on fait jurer fidélité, fraternité, union, soumission, prudence, tempérance, connaissance du vrai Bien et refus des idoles. Dans Salix n°32, Georges Lamoine conclut qu’un maçon devra donner des preuves d’obéissance, de soumission, de zèle, de ferveur et de constance pour être en accord avec l’Ecossisme.

Tout en conservant en permanence la vertu du secret qui reste fondamentale, ces valeurs morales découlent du fondement du rite : la croyance en Dieu GADLU qui reste une valeur d’ordonnancement harmonieux du chaos illustrée par la devise de l’Ordre : Ordo ab chao.

« Les vertus majeures que sont la Justice et la Charité accomplissement de l’Amour conduisent à la Sagesse mais aussi à l’Equité, principe d’équilibre éclairant la Vérité et vertu supérieure à la justice humaine » je cite Claude Collin dans Salix N°32.

Enfin, on ne peut pas faire l’économie de Dante si on veut approcher une définition du Saint Empire.

Bruno Pinchard nous rappelle que Dante qui empruntait l’idée à Aristote, écrivait que l’âme « avant de se connaître, n’est qu’en puissance. Son intellect est dit possible. Quand il rencontre un objet de connaissance et qu’il est illuminé par l’intellect premier ou intellect agent, d’intellect possible, l’intellect devient intellect en acte ou acquis… »

Et poursuit Bruno Pinchard « Il faut distinguer la capacité qu’a un homme seul de réaliser tout son intellect possible, et celle qu’une société, une civilisation, ou même l’humanité entière peut manifester. On appellera Empire la condition communautaire qui, distincte des efforts de chaque homme en particulier, permet à l’intellect possible de s’actualiser autant qu’il le peut dans l’histoire ».

Le Saint Empire au 14ème degré :

Depuis le 1er degré, l’universalité au sens de tourné vers l’Un irrigue le Rite Ecossais Ancien et Accepté. A l’ouverture des travaux, le Vénérable Maitre invite les frères a tourné leurs regards vers la Lumière, symbole de la manifestation de la transcendance dans la Loge.

Depuis le 1er degré, sans le savoir de façon explicite, l’initié baigne dans les valeurs du Saint Empire : On lui demande de garder le secret sur tout ce que l’on va lui communiquer, d’aimer ses frères, de pratiquer la Charité, de remplir fidèlement et avec zèle les obligations contractées. Ainsi, les valeurs du Saint Empire sont définies dès le départ.

Depuis le 1er degré, il est exposé à l’instabilité donc au chaos car il est errant comme tout cherchant, de passage comme au 2ème degré, et il apprendra qu’il ne faut pas donner le Nom de Vérité aux conceptions humaines, que la Parole est perdue et qu’il faut la chercher : sans connaitre la devise Ordo ab chao, il est confronté à la recherche des potentialités d’Ordre contenues dans le chaos, à l’instabilité de l’Empire du Saint qu’il faut conforter en permanence.

Dès la loge symbolique, le Rite Ecossais Ancien et Ecossais se présente comme l’hypostase de l’Empire du Saint, la Lumière se manifestant dans la loge par Sagesse, Force (au sens de Virtus=Vertu) et Beauté, entraine une métanoïa qui conduira à l’établissement de la Paix, de l’Amour et de la joie. C’est-à-dire que dès le 1er degré, le Rite affirme sa volonté de permettre à l’initié de se réaliser en tant qu’être en établissant la paix universelle c’est-à-dire celle qui vient de l’Un : objectif du Saint Empire.

Depuis le 1er degré, l’initié tourne autour du centre sans jamais l’atteindre. La verticalisation opérée au 3èm degré lui indique qu’il va devoir spiritualiser sa matière avant d’être en mesure de matérialiser l’Esprit. Au 4ème degré, il lui faut promouvoir la Justice.

Au 14ème degré, le GEVS ne peut pas être plus universel que cela : Il a été au centre de l’endroit le plus sacré de la terre : le centre du Temple lequel est au centre de Jerusalem (la ville de la Paix), ville qui est située au centre du Monde. De plus le puits a conduit le Chevalier de Royale Arche au plus profond du Temple c’est-à-dire à la source de la tradition, c’est-à-dire la tradition primordiale. C’est là qu’il découvre le nom ineffable : l’Etre étant. En découvrant l’universalité au plus profond de lui-même, l’initié devient porteur de la tradition qui l’habite.

Il va concrétiser sa découverte par l’Alliance avec la Vertu, manifestation du Bien, et la communauté impériale des hommes vertueux, c’est-à-dire des hommes qui exercent un pouvoir temporel en fonction de l’influence spirituelle issue du Principe transcendant dont ils sont dépositaires.

Devenu GEVS, investi de l’Ultime perfection, il est béni par Salomon qui lui dévoile l’Arche d’Alliance : siège de la Shekhina, la présence divine en ce monde, où se tient la Vérité. C’est l’aboutissement des petits mystères. Depuis le 11ème degré, il était vrai en toute circonstance, en découvrant la source de la Vérité, le centre immobile, il devient homme véritable.

Il retrouve donc cet état édénique que confère l’initiation royale, royale au sens il devient roi de lui-même car dirigé par le Roi du Monde, son maître intérieur, le principe divin qui l’habite.

Comme l’éden primordial dont elle est l’hypostase, la voute secrète est soutenue par une colonne, représentation de l’arbre de vie, elle s’appelle Tiphereth, ce n’est pas un hasard. Car Tiphereth (Beauté) est le nom de la sephira du pilier du milieu équilibrant Din (ou Gebourah), la Justice au sens de rigueur de la loi, et Khesed, la grâce ou la miséricorde. Ainsi Tiphereth serait la représentation de la Justice divine : l’Equité.

Quand on sait que la mystique juive attribue la séphira Khesed à Abram, issu de la tribu de Lévi, et Tiphereth à Melkitsedeq, le roi de justice, le premier prêtre c’est-à-dire de la tribu des Cohen, on peut en déduire que le GEVS, lévite depuis le 4ème degré, découvre le fondement de l’initiation sacerdotale en la personne de Melkitsedeq, roi certes, mais roi et prêtre, personnage archétypique aux sources de la tradition impériale. Il lui restera à la réaliser c’est la raison pour laquelle il a à se perfectionner.

Quand Salomon devint sourd à la voix de l’Eternel c’est-à-dire quand il perdit sa fonction prophétique en se laissant aller à la licence et que les babyloniens vont raser Jerusalem et son Temple, les GEVS vont se comporter en protecteur du dépôt originel en défendant la ville, en conservateur de ce dépôt en enfouissant l’arche d’alliance abritant le triangle d’or d’où le Nom Ineffable avait été martelé, et en régulateur en ne faisant confiance qu’à leur mémoire pour transmettre à la postérité le Nom Ineffable dans les formes traditionnelles.

Puis ils se dispersèrent parmi les nations de la terre afin de leur enseigner la vérité de l’Art royal c’est-à-dire que leur vocation est d’éclairer et d’instruire.

C’est-à-dire que le GEVS possède à son niveau les mêmes missions que les SGIG 33ème du rite, définies par Frédéric dans les Grandes Constitutions de 1786.

En conclusion, la notion de Saint Empire n’est pas évidente aux yeux des initiés du 1er au 14ème degré, il est pourtant présent dès l’initiation. Comme toujours au Rite Ecossais Ancien et Accepté, la Vérité est dévoilée progressivement au cours du cheminement dans le rite car il faut acquérir la qualification nécessaire pour devenir sujet conscient et agissant du Saint Empire. On ne peut pas demander à un apprenti, pourtant sujet du Saint Empire, d’en être le conservateur, le protecteur et a fortiori le régulateur. En revanche, par l’exemplarité, on peut lui donner un reflet des valeurs du rite : zèle, persévérance, charité au sens de bienveillance, loyauté et union pour faire vivre la devise de Frédéric :

Tolérance, Union, Prospérité

J’ai dit.

Bibliographie :

Constitutions et Règlements du Suprème Conseil pour la France du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Tradition Ecossaise n°8 « conférences du bi-Centenaire ».

« Les valeurs traditionnelles de l’Ecossisme » Claude Collin Salix N°32.
« Brève rétrospective sur la transmission des valeurs du Saint Empire » Georges Lamoine Salix N°32.
« Saint Empire et Universalité » Jean Chiarri Salix N°40.
« Rite Ecossais Ancien et Accepté et universalité » P-A Chaptal Salix N°40.
« Le Saint Empire » Bernard Guillemain Salix Hors série août 1995.
« le Roi du Monde » René Guénon Gallimard.
« Symbolisme maçonnique et tradition chrétienne » Jean Tourniac Dervy.
« Melkitsedeq » Jean Tourniac Dervy.

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