14° #411012 D’Hiram à Galaad, le devoir porté jusqu’au sacrifice : Auteur: H∴ A∴ Obédience:Non communiqué Loge: Les Neuf Voûtes de L’Imerina - Orient D’antananarivo À LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERSDEUS MEUMQUE JUS RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTÉ ORDO AB CHAO AU NOM SOUS LES AUSPICES DUSUPRÊME CONSEIL DE FRANCE LIBERTÉ – ÉGALITÉ – FRATERNITÉ D’Hiram à Galaad, le devoir porté jusqu’au sacrifice : qu’est-ce que le GEPSM a à défendre ? Introduction :Le GEPSM a à défendre le premier serment qu’il a fait, les yeux sous le bandeau quand le V M lui a demandé : « si vous êtes admis parmi nous, vous devrez prendre la ferme résolution de travailler sans relâche à votre perfectionnement intellectuel et moral. Mais ce travail est pénible et demande des sacrifices… » C’est de ce timide « oui » prononcé à l’époque suivi de la lecture de la déclaration du convent de Lausanne et de son programme : « obéir aux mois de son pays, vivre selon l’honneur, pratiquer la justice, aimer son semblable, travailler sans relâche au bonheur de l’humanité » et de toute la chaine des autres serments que le GEPSM tient la définition de son devoir, des limites de sa mission et donc de ce qu’il doit défendre.C’est pour ce devoir que les Respectables Maitres Hiram et Galaad se sont sacrifiés pour défendre la Vertu, la quête du Bien…Galaad était le gardien de la Voûte Sacrée, il fut l’égal d’Hiram Abi (1), qui quelque 400 ans plus tôt avait perdu la vie, pour ne pas dévoiler le secret des Maitres, de ces deux modèles mythologiques du REEA, on pourrait y ajouter plus proche de nous, notre frère Pierre Brossolette qui s’est sacrifié pour ne pas donner les noms de ses camarades de la Résistance. Comme lui bien avant, Galaad choisi d’être enseveli sous les ruines du Temple plutôt que de révéler par sa fuite l’existence du précieux trésor qui serait tombé aux mains des barbares.1 la défense des valeurs vertueuses Jusqu’au 13ème degré, l’énergie du maçon est orienté sur l’élévation puis la finition du temple, nous partons du cabinet de réflexion, voyage de la terre, faiblement éclairé mais déjà porteur d’une promesse V I T R I O L qui se révélerait effectivement à nous au 13ième degré dans la 9ième arche. La spiritualité intérieure était là, mais il nous a fallut tout ce parcours initiatique pour qu’elle se révèle véritablement et diffuse en nous. L’élévation du temple, la verticalité, l’horizontalité, toute ses explorations de l’espace, du cosmos, pour retrouver en nous la vérité ontologique du monde inscrite en lettres ineffables par Enoch le messager du GADLU, les mots véritables du maitre maçon. Pendant ce parcours le maçon écossais fait son devoir, étape après étape, degrés après degrés, épreuve après épreuve. C’est à travers ce cheminement initiatitique que va apparaitre le GEPSM qui capitalise tout le travail réalisé.Cependant, au 14ème, l’exemple du roi Salomon, montre que c’est lorsque le temple est complètement achevé que tout s’écroule, c’est donc une vigilance de tout les instants, une carapace de vertus qu’il faut au GEPSM. Celui qui incarnait la plus grande sagesse, le plus grand bien, le grand roi Salomon, même lui, n’en était pas digne et a sombré dans l’hubris le plus total. Le GEPSM a donc d’abord à défendre son titre qui à lui seul est très évocateur : Grand, Elu, Parfait, Sublime Maçon. C’est à croire que le GEPSM a atteint le sommet ! Par ces qualificatifs on peut croire qu’il symbolise l’achèvement de l’initiation ou du temple intérieur, on ne peut pas être plus parfait que parfait ou plus sublime que sublime… LE GEPSM est conduit par l’Amour et la Vertu, c’est un élu, « il doit fermer son cœur à tout sentiment d’iniquité, de vengeance ou d’injustice, il doit toujours être prêt à faire le bien ». Si ces frères l’ont reconnu comme tel : GEPSM, il se doit de continuer à être digne de cet adoubement.Pour cela le GEPSM s’inspire du sacrifice d’Hiram et de Galaad (chef des Lévites et l’un des plus influents des Grands Elus Parfaits et Sublimes Maçons) : les deux Maitres ont souffert, avant de rejoindre l’Orient éternel, lors de leur sacrifice compensé par la satisfaction d’avoir respecté leur Serment.Le devoir de mémoire inspiré par leur fin tragique rappelle au Grand Elu Parfait & Sublime Maçon son rôle. C’est un élu, dès le 9e degré comme Maitre Elu des Neufs, puis Illustre Elu des Quinze au 10e degré, Sublime Chevalier Elu au 11e degré et enfin Grand Elu Parfait & Sublime Maçon au 14e degré. L’élu est celui que Dieu a admis à la béatitude donc à la plénitude heureuse, au grand bonheur et qui doit défendre les valeurs vertueuses véhiculées par les deux Respectables Maitres. Comme le dit Spinoza à la fin de l’Ethique : « la béatitude n’est pas la récompense de la vertu, mais la vertu elle-même », en paraphrasant cette sentence, le GEPSM ne doit pas défendre la vertu, il doit être et incarner la Vertu.Dans l’instruction des 13e et 14e degrés, les GG EE PP & SS MM, suite aux errements du Roi Salomon, et à la destruction du Temple, parvinrent à entrer dans la Voûte Sacrée, découvrirent le triangle d’or scellé sur la pierre d’agate, puis martelèrent le Nom Sacré, le rendant illisible pour ne pas courir le risque de le voir découvrir par les impies.Ils placèrent la plaque d’or dans l’Arche d’Alliance, qui contenait aussi les Tables de la Loi, et brisèrent la pierre d’agate qu’ils ne pouvaient emporter. Ils creusèrent alors un puits de 27 pieds de profondeur et y enfouirent l’Arche et tout ce qu’elle contenait : une nouvelle fois V I T R I O L !Puis, ils enlevèrent à Galaad ses ornements de chef des Lévites et recouvrirent son corps des tables de marbres qui avaient été déposées sous la Voûte Sacrée, celles-là mêmes que Guibulum, Johaben et Stolkin avaient découvertes autrefois dans les ruines du Temple d’Enoch. Les Grands Elus Parfaits et Sublimes Maçons, satisfaits de leurs précautions, résolurent de ne plus faire confiance qu’à leur propre mémoire pour transmettre à la postérité, dans les formes traditionnelles, le Nom ineffable.Les Grands Elus Parfaits et Sublimes Maçons conservèrent dans leur cœur le précieux Trésor le préservant ainsi de la corruption générale.Cette transmission horizontale a pu se faire grâce aux nombres (3) : admis chevaliers de Royal Arche au 13e degré -au moins 03 récipiendaires- non seulement pour perpétuer la transmission d’une génération à l’autre (précaution), mais aussi perpétuer la tradition lorsque les récipiendaires sont placés en demi-cercle autour de l’autel, puisque dès le troisième degré, le Frère passe du carré au compas.A travers cette tragédie des RRMM Hiram et Galaad (4), le GEPSM va pouvoir et savoir agir face aux comportements des mauvais compagnons ou/et de ses agissements dans le monde profane. Dans le serment du 4e degré, le Frère promet et jure de rester fidèle jusqu’à la mort à tous les devoirs qu’il est requis d’accomplir envers l’humanité, envers son pays, envers sa famille, envers sa Loge, envers son frère, envers son ami, envers son prochain. Dans l’instruction des 13e et 14e degrés, le GEPSM a contracté une alliance (bague du récipiendaire) avec la Vertu et les hommes vertueux. C’est cela qu’il compte défendre « Virtus junxit, mors non separabit » « La vertu a uni ce que la mort ne pourra séparer », liant par la verticale les RRMM Hiram et Galaad avec les GGEEPPSSMM. Au delà de la mort, les références morales restent avec nous, sont présent dans nos cœurs.Un trésor spirituel, plus difficile à découvrir par les profanes en raison du nombre de GEPSM qui se répartissent dans l’espace. Le trésor matériel (plus convoité par l’homme n’ayant pas de vertu) a été enfoui sous terre. L’essentiel pour le GEPSM se trouve bien dans la protection de la vertu, valeur spirituelle parfaite comme le rappelle l’instruction au Premier degré « la valeur individuelle doit s’apprécier en raison des qualités morales. L’estime ne doit se mesurer que selon la constance et l’énergie que l’homme apporte à la réalisation du Bien ».La pratique de la Vertu se résumant à la préférence de la justice et de la Vérité pour l’initié. Etre Parfait, Sublime requiert une maitrise de soi…l’homme de Vitruve étant l’idéal d’équilibre pour que la pierre cubique soit sans aspérité (Rituel du deuxième degré symbolique) renforcé au 11e degré par son titre de Sublime Chevalier Elu et de son nom Emerek, un homme vrai en toutes circonstances (vrai c’est-à-dire conforme à la vérité, à qui on peut faire confiance). Pour cela le zèle est permis, en utilisant sa verticale descendante VITRIOL :– une méditation spiritualiste sur soi pour mieux se connaître, un travail commencé dans le cabinet de réflexion (voyage de la terre), qui continue sur la colonne du septentrion, avant de continuer sur la colonne du Midi en essayant de relier la verticale et l’horizontale pour trouver son équilibre. – ce perfectionnement de soi continue au 3e degré en prenant soin de ne pas se comporter comme les mauvais compagnons, donc en se maitrisant mieux en utilisant les 05 sens et le 06e sens du deuxième degré, développant son intuition qui lui permettra d’anticiper afin de défendre ses valeurs comme l’a fait Johaben au 6e degré comme Secrétaire Intime.Le Respectable Maitre Hiram a-t-il fait trop confiance à ses ouvriers a tel point qu’il s’est fait surprendre par les trois renégats ?2 Batailles chevaleresques du GEP&SMDéfendre les valeurs de l’Ordre requiert une vigilance permanente.dans le cabinet de réflexion, le coq appelle au travail avant le levé du soleil. L’heure d’ouverture des travaux au 14e degré se déroule entre le point du jour et le lever du soleil.L’initié sous la protection du Roi Salomon dès le premier degré va batailler pour mieux se connaitre en s’arrogeant les attributs du chevalier ! Pour rappel, le Sublime Chevalier Elu (11e degré) au nombre de 12, choisis parmi les quinze Illustre Elu des Quinze (10e degré) portant le titre d’AMAR YAH donné par le Roi Salomon, sont armés d’épée chacun afin de rendre la justice et d’en suivre les lois. Les Chevaliers De Royal Arche (13e degré) GUIBULUM, JOHABEN et STOLKIN furent nommés par le Roi Salomon. Au 11e degré, l’initié est armé de l’épée, attribut du Chevalier, tout comme le Maitre au 1er degré, lors de l’initiation, ou d’une cérémonie spécifique en Loge symbolique. De même le Maitre-maçon, se trouvant sur les colonnes portent des cordons, qui dans l’ancien régime soutenaient une épée. Du 1er au 14e degré le Frère Expert ne se sépare jamais de son épée (En Loge symbolique et en loge de perfection). Lorsque le Roi de Babylone Nabuchodonosor assiégea et détruisit Jérusalem sous le commandement de son général Nabusardan… Les Grands Elus Parfaits & Sublimes Maçons s’exposèrent courageusement à la furie des soldats qui gardaient l’enceinte du Temple et traversant les ruines, parvinrent à la Voute Sacrée ou ils retrouvèrent le triangle d’or scellé sur la pierre d’agate. Les GGEEPPSSMM ont donc usé de la force en utilisant leur épée pour y accéder, mais c’est une force maitrisée, juste, alors que la force des mauvais compagnons au 3e degré est injuste !Au Rite Ecossais Ancien et Accepté, des bribes de la Chevalerie profane(5) semble donc accompagner l’initié tout au long de son parcours, dans le respect de la tradition. L’Ordre ayant été créé au 18e siècle sous l’ancien régime. Mais de quelle Chevalerie s’agit-il pour le Sublime Chevalier élu et le Chevalier de Royal Arche du Suprême Conseil De France ?Le Chevalier élu est « un homme vrai en toute circonstance » dit le mémento du 11e degré, sur qui on peut compter, alors que le Chevalier de Royal Arche se défie de lui-même, en se dépassant (il va vers l’inconnu, en sortant vainqueur de ses angoisses à la fin). Ce dernier est « récompensé pour son zèle et sa constance » affirme l’instruction des 13e et 14e degrés édition 2007. Si GUIBULUM se substitue à JOHABEN dans l’exemplarité, c’est bien en raison de sa constance (fermeté de son caractère, force morale permettant de supporter les épreuves), alors que JOHABEN s’est laissé emporter par ses passions (excès de zèle) au 9e degré. Cet esprit chevaleresque cumulant les vertus d’homme vrai, de zèle, de constance, d’humilité (GUIBULUM s’agenouille au fond de la crypte) en fait un « vrai maçon », un maçon exemplaire. JOHABEN est aussi admis dans le cercle des Chevaliers De Royal Arche, en raison sans doute de son humilité (il se remet en cause, en refusant de descendre dans la crypte).Le chevalier écossais exemplaire est donc surtout un être éveillé rempli d’un courage lucide qui lui permet d’avancer en étant utile à lui et à l’humanité, comme le dit Jaurés : « Le courage c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille… ».En conclusion :C’est cet engagement moral, lié aux différentes prestations de serment, que le Grand Elu Parfait & Sublime Maçon a à défendre. Est-il prêt à se sacrifier pour son Frère comme Pierre Brossollete, telle est la question ? La Chevalerie Spirituelle écossaise à laquelle nous appartenons nous lie à nos prédécesseurs germaniques, dans le temps et dans l’espace. D’un coté nous avons la Chevalerie ayant eu son apogée au XIIe (12e) et XIIIe (13e) Siècle, de l’autre nous avons cette Chevalerie écossaise du R.E.A.A (11e degré et 13e degré) qui se prolonge au XXIe Siècle, né dans la nuit des temps selon le Rituel du 13e et 14e degré, en la liant à Hénoch ou Enoch (livre d’Enoch, apocryphe de l’Ancien Testament ) et au Roi Salomon -970-931 Av JC (livre des Rois de l’Ancien Testament).Les GEPSM, sont les messagers de l’Art royal à travers le monde, ils véhiculent et témoignent le principe de l’initiation et de l’amélioration spirituelle est possible à la surface de la Terre dans les ateliers et les loges. En ce sens ils ne se contentent pas d’être dans l’injonction morale ou d’être dans une posture vertueuse, ils se doivent et c’est leur mission secrète et immense d’incarner la vertu, comme les personnages emblématiques et mythologiques du REAA Hiram et Galaad sont des modèles immarcessibles de vertu que le GEPSM se doit de suivre.Nous avons dit.Le Collectif des Grands E P & S M.Bibliographie et noteH très aspirée ; accent phonique sur le « I » -HH i’ram- P85 Rituel du 3e degré symbolique qui a péri, victime du crime le plus détestable en n’accordant pas au rang de Maitre les 03 mauvais compagnons, P51-53 Rituel 3e degré symbolique) Abiram, Jubelos et Jubelum (instruction du 5e au 12e degré SCDF, 2009). rituel du 13e et 14e degré,2000 SCDF Galaad, dans Instruction du 13e et 14e degré, 2007 du S.C.D.F et dans le film Kingsmen – Michel Mourre dans son Dictionnaire de l’histoire, Larousse,2001 remonte la naissance de la Chevalerie entre le VIIe et le Xe siècle dans les armées germaniques. La remise des armes (cérémonie de l’adoubement) revêtit très tôt le sens d’un engagement moral : bravoure, fidélité au suzerain, loyauté dans le combat… Spinoza « Ethique » Jaurès : Discours à la jeunesse– Rituel du Premier degré symbolique, Edition 2012 Grande Loge De France – Rituel du Deuxième degré symbolique, Edition 5991, Grande Loge De France – Rituel du Troisième degré symbolique, Edition 5991, Grande loge De France – Rituel du 4e degré, Edition 2009, Suprême Conseil De France – Rituel du 5e au 9e degré et du 10e au 12e degré, Edition 2000, Suprême Conseil De France – Rituel du 13e degré et du 14e degré, Edition 2000, Suprême conseil De France. Navigation des articles Planche Précédente "Tantôt seul…" Planche Suivante "Pourquoi la Voûte Sacrée est-elle l’endroit le plus sacré de la Terre, pour le Grand Elu Parfait et Sublime Maçon ?"