14° #411012

De la caverne à la Voûute sacrée

Auteur:

Non communiqué

Obédience:
Non communiqué
Loge:
:  NC
A.L.G.D.G.A.DE L’U


Au Nom de la FMU


Et Sous les Ausp.’.Du SCDG


ORDO AB CHAO


Deus Meumque Jus.


TFPGM, TT.ILL.FF. et Dignitaires à l’Orient


Et vous tous, GG.EE.PP.SS.MM. en vos DD.et QQ.


Ce thème évoque le cheminement, celui de l’initié qui est parvenu au 14e D° Du REAA. En effet, c’est par le Cabinet de réflexion que débute cette trajectoire, qui passe ensuite par le tombeau de Hiram au 3e D.’. Pour se poursuivre par la Caverne ténébreuse du 9e, celle à ciel ouvert du 10e. Passer par la crypte pour arriver à la Voûte sacrée. La Caverne et la Voûte sacrée, représentent donc, 2 espaces où l’on subit une sorte de re- création, par le dépassement de la matière pour aborder le plan réellement métaphysique. Il importe de partir des matrices de la terre qu’incarne la Caverne, à l’élévation spirituelle, symbolisée par la Voute sacrée.

TFPGM, pour permettre une bonne compréhension de mon exposé ; celui-ci sera articulé selon le plan ci-après :

1). LE SYMBOLISME DE LA CAVERNE.


2). LE SYMBOLISME DE LA VOUTE SACREE.


3). MA COMPREHENSION DE CE CHEMINEMENT.

Et, enfin je donnerai une conclusion.

1. LE SYMBOLISME DE LA CAVERNE.

Tout initié porte en lui, le souvenir et l’empreinte du Cabinet de réflexion. A ce stade, c’est la mort du vieil homme. L’impétrant est au contact de la terre, par ailleurs réceptacle de la Pierre brute qu’il est appelé à dégrossir, pour arriver à sa propre transformation. Le Cabinet de réflexion apparait alors comme une grotte de méditation, semblable à la caverne des hommes primitifs ; y sont présents, tous les ingrédients qui participent à la transmutation, sous la forme des principes de l’alchimie. 

La Caverne fut le berceau de l’humanité balbutiante : Jésus-Christ comme Lao Tseu seraient nés dans une grotte.  La Caverne est symboliquement le lieu où la lumière ne pénètre que très faiblement. On y trouve la naissance, tout comme la mort : deux faces d’un changement d’état qui ne s’opère que dans le noir. En ce lieu sont ensevelies toutes les pulsions et les erreurs inavouables cachées à la lumière. La Caverne du Maitre Élu des Neuf, nous met face au problème de notre conscience, liée aux passions de notre inconscient. Johaben tue par vengeance celui qui pourrait être un autre lui-même, et auquel il a peur de ressembler, en référence à la scène du miroir, de notre réception au 1er D. Les pulsions de Johaben dissimulent notre propre imperfection. Et traduisent bien la difficulté du Connais-toi toi-même.  Ainsi ces paroles du rituel du 4e D. prennent tout leur sens : « qu’il est plus facile de faire son Devoir que de le connaitre ».

Le meurtrier se cache dans la Caverne et, dans la Caverne se retrouvent, et l’ego meurtrier, et, l’être insondable. La Caverne est au centre des apparences qui nous entourent et nous renvoie à la caverne de Platon où seules les ombres étaient visibles. L’accès à la caverne est difficile car dissimulé par un Buisson ardent. Le Buisson symbolise l’immanence de la présence divine. Alors que généralement le feu brûle et détruit, le feu du Buisson ardent ne se consume. C’est du Buisson ardent que Dieu apparut à Moïse, lui disant  »JE SUIS CELUI QUI SUIS  ». Sa grandeur fait qu’il peut se manifester même dans les lieux les plus inattendus. Le peu d’éclairage symbolise la faible lumière de la conscience de notre Être. La source, symbole de purification. Johaben, rencontré au 6e D. et présent au 9e est la marque de nos pulsions non apaisées, de nos fougueux désirs de paraitre. Il nous revient de les enterrer dans la caverne ténébreuse, les transformer en vertu dans la caverne à ciel ouvert, et, pouvoir les spiritualiser à l’aide du contenu de l’étui de mathématique. Ce n’est qu’à la suite de cela que JOHABEN peut solliciter d’être admis dans la ROYALE ARCHE.

Ce qui m’amène à aborder :

LE SYMBOLISME DE LA VOÛTE SACRÉE.

La Voûte nous situe au fondement de la symbolique des constructeurs. Avec la construction de la voûte, nous passons de la cavité brute à une construction architecturale élaborée. Le symbolisme de la voûte est au centre du 13e et 14e D.’. La Royale Arche ou Loge Royale se tient dans un lieu voûté, tendu de blanc, sans porte ni fenêtre. Mais comment y accéder ? On y accède par le haut, en soulevant une trappe carrée à l’aide d’un anneau. La trappe carrée symbolise la matérialité et l’anneau ici peut être perçu comme une clé. L’accès par le haut figure la descente ascensionnelle, avec ces différents noms de Dieu. De la maitrise de la matière, on pénètre les lois de l’Esprit. On opère son passage en opérant des passages. Ce sont autant de précautions qui affirment et affinent nos facultés de perception de manière à se relier au Divin. Nul ne progresse sur le chemin de la spiritualité, s’il ne sait assumer ses risques. En effet, l’homme n’accouche ni sans risques, encore moins sans douleur, de l’homme libre. La Voûte sacrée, ne renvoie-t-elle pas dans l’imagination à la matrice ? Entrer dans la Voûte sacrée, par cette descente ascensionnelle suggère de revenir aux origines. Là où est l’État de l’Etre avant la conscience. Mais il faut y retourner en pleine conscience. Blanche au 13e D., la Voûte sacrée devient rouge au 14e. Le blanc c’est la somme de toutes les couleurs, l’indifférencié comme l’enseignait Newton. C’est du blanc que peut surgir le feu et le sang, c’est à dire la combustion. Le changement d’état, cette transmutation du vil plomb en Or.

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, disons-nous. Ainsi, en est-il de la Voûte sacrée. Elle est crypte, elle est dôme, elle est caverne dans les profondeurs de la terre. Elle couronne l’édifice dans le ciel. Elle couvre les profondeurs, elle conclut la construction en la prolongeant dans les hauteurs. C’est le symbole de l’élan créateur. 

TFPGM, Quelle compréhension peut-on tirer de ce cheminement ?

MA COMPREHENSION DE CE CHEMINEMENT.

Le Temple du 14e est encore un souterrain, rappelant la découverte du tétragramme, mais la voûte en est rouge. L’initiation à vivre dans ce degré est sacerdotale, puisque le mot sacré est celui que prononce le Grand Prêtre du Temple.  »IEHOVAH » Ce cheminement passe du Savoir-faire au Savoir-être. Et, conduit à l’élévation du Temple de l’Homme, donc de son Esprit. L’initié qui part de la Caverne pour parvenir à la Voûte sacrée, suit la direction de  la verticalité induite par le fil à plomb suspendu à la Voûte. Exactement comme Guibulum. C’est la voie vitriolique permanente qui nous permet de découvrir ce qu’il y a de plus précieux et de plus sacré en nous : à savoir notre Conscience. Certes, l’effet de la Providence nous a conduits au centre de l’endroit le plus sacré de la Terre, mais cette trajectoire exige notre détermination. L’établissement, d’un sacerdoce autour de l’Arche d’Alliance n’a pu se faire qu’au niveau d’une  »seconde alliance » avec les hommes vertueux, la première ayant été rompue. La Tradition enseigne la nécessité absolue d’une Transgression afin d’obtenir une Progression. En outre, la progression se nourrit de régressions passagères quelque peu rythmées, parce qu’elle s’inscrit dans un temps cyclique. Il s’agit véritablement mes FF. GG.EE.PP.SS.MM. d’un mystère qu’il convient de dissimuler aux hommes non préparés. Il ne faut pas jeter les perles aux pourceaux comme il est écrit dans le V.L.S. D’où la légitimité d’une formation sacerdotale spécifique. Et, la nécessité également de réserver un espace sacré, la Voûte sacrée.


En conclusion, De la Caverne à la Voute sacrée est une invite au voyage. Pour être en mesure de recevoir la promesse faite à Enoch, il faut consentir à marcher,  à aller plus loin. Quitter le lieu où l’on a ses habitudes pour un ailleurs où il y a tout à refaie, correspond, au plan de l’esprit : mourir pour renaître. Cela ne signifie rien d’autres que  »DEVIENS’‘ but de l’initiation. Mais une autre voix murmure ‘‘DEMEURE’‘. Le voyage est le mouvement et le mouvement c’est la Vie. Voyager, c’est célébrer la vie.
De la Caverne à la Voûte sacrée, réunit 2 dimensions de la quête initiatique : voyager à l’intérieur de nous-même et dialoguer avec Dieu. C’est toute l’histoire de la Conscience humaine. Surtout, l’histoire de la parole, qui nous montre que Dieu réalise en fin de compte ce que l’homme lui demande. La Voute sacrée est l’intériorité par excellence.

Cette trajectoire, T.F.P.G.M. traduit notre propre exil intérieur qui nous fera toujours dire : « J’AI A ME PERFECTIONNER ».

J’ai dit


JS M O
14e D° GEPSM

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