Prince de Jérusalem
Non communiqué
L
Est
celui qui vient, en lui-même,
Etablir
en force un lien
Entre
deux états souverains.
L’un
règne sur le temporel ;
Au-delà
du matériel,
Il
demeure à l’Occident
Et
dicte sa loi aux puissants.
L’autre
siège en face à l’Orient,
Il
est le gardien, le garant
Du
passage à l’essentiel,
Chante
la vie spirituelle.
Par-delà
le mal et le bien
Ils
se gardent, chacun les siens,
Des
maîtres de la connaissance,
De
leur volonté de puissance.
Qui
rêve de révélations
Se
couvre de marques, processions
D’essences,
d’accessoires
Au
nom de Dieu. Est-ce croire ?
Si
leurs divisions recommencent,
Rejettent
les correspondances,
S’ils
démultiplient les idoles,
Les
silences vides sans paroles,
Ils
se mettent alors en Devoir
Respectant
les règles de l’Art,
De
concilier leurs passions
En
extrême et juste raison.
Leur
travail est régulateur
Des
élans d’esprit et du cœur ;
La
joie des êtres dévoués,
Est
lucide et spontanée.
Ils
ont une âme pour deux
Qui
partage ces amoureux
Entre
le désir et le cœur
Conjoint
du frère, de la sœur.
Le
ciel en eux se resserre,
Les
étoiles dans l’univers
Où
tout commence et revient
Se
comptent sur les doigts de la main.
Si
loin du vide, du néant,
Dans
l’arche du temps présent
S’enracinent
des vérités,
Portes
ouvertes sur le sacré.
Célébrons
la préséance
Primauté
et prééminence,
De
l’unité sur le tout,
Le
Principe à l’œuvre en nous.
Si
rien ne meurt, ne se perd,
Dans
l’immensité de l’éther,
La
mémoire garde face à face
Les
reflets ténus de Sa Face.
Nos
vœux se changent en prières,
En
fils tendus de lumière,
Entre
les points qui respectent
Le
plan du Grand Architecte.
Accédons
à la plénitude
En
d’intenses infinitudes,
Immobiles
allers-retours
Entre
l’Unité et l’Amour.