18° #415012

Le sage

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N∴ F∴

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Non communiqué
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Non communiqué

Que faire, moi qui suis Béthunois, commence l’orateur ? Adopter la posture de l’âne de Buridan ou avoir la sagesse de vous avouer qu’en fait de sagesse, je ne sais rien. Vous dévoiler bien modestement ce que je pense être un sage et l’immense ouverture dont il dispose à mon égard.

Le sage est un individu qui possède pleinement, accomplit, voire dépasse les facultés ou dispositions de la nature humaine, tant en ce qui concerne la connaissance que l’action. Il représente l’idéal de vie humaine la plus haute, l’excellence dans le savoir ou dans la disposition au savoir, et le jugement sur toutes choses, en particulier sur les valeurs morales et les actions qui leurs sont liées.

Si le sage agit, c’est qu’il sait que seule la démonstration fait école, alors que les mots eux, s’envolent.

Le sage s’illustre par ses actions conformes en toutes circonstances à ses principes. Caton d’Utique fut ainsi un modèle pour certains stoïciens.

Le mot sage, se dit en grec σοφός (sophos). Il n’aurait pas d’étymologie en grec ni en indo-européen. Il viendrait de la langue pharaonique.

Noël pour suit en nous citant l’origine philosophique et ésotèrique du sage, cite quelques phrases acaractéristiques telles que Connais-toi toi-même ; Mieux vaut faire envie que pitié, etc.

Dans le sage, se lient l’amour de la science des choses et des hommes et l’amour de la vertu, si bien que le rôle nécessaire du sage au contact de la nature de l’homme est celui de quelqu’un qui façonne.

Epicure s’est proposé de remédier aux maladies de l’âme humaine qu’il ramène à la crainte, qui provient principalement de jugements faux sur les choses, et de l’ignorance de la nature.

Le quadruple remède épicurien se résumé ainsi : les dieux ne sont pas à craindre ; la mort n’est pas à craindre ; la douleur est facile à supprimer ; le bonheur est facile à atteindre.

Classiquement, le sage épicurien maîtrise ses désirs et la fortune : L’épicurisme conçoit le bonheur dans le repos ; à l’image de sa conception des dieux, l’homme sage est retiré du monde, il vit dans la quiétude, entouré d’amis.

Le sage : Le sage est ainsi seul libre, parce qu’il possède ce qui dépend de lui, et ne désire pas ce qui ne dépend pas de lui.

Il n’y a pas d’équivalent littéral au mot sage dans le sanscrit, bien que les mots Muni (Bouddhisme), Rishi (Hindouisme) ou Arya soient parfois traduits par « sage ».

Puis vient le sage pendant la Renaissance,et dans la perspective chrétienne et le sage aujourd’hui qui ne semble donc pas pouvoir être un modèle de vie dans des sociétés, où, selon l’expression vulgaire, les « repères se sont perdus ». D’où le sage tirerait-il en effet sa légitimité ? Ni de la morale, ni d’une conception cosmique de l’existence humaine. Cette dernière est à présent l’affaire des scientifiques, et elle n’est plus une préoccupation majeure des philosophes ; au nom de quoi, demandera-t-on, y aurait-il un sage qui dirait ce qui est juste et bon ? Chacun est libre de se déterminer selon sa conscience, et le sage serait une intolérable contrainte à la volonté moderne d’autonomie.

Puis vient le temps du sage pendant nos travaux maçonniques et le temps de la jeunesse : Comment la sagesse peut être séduisante de nos jours pour la jeunesse. La jeunesse finira par se rendre compte qu’elle a besoin de sérénité. L’heure viendra ou il faudra faire la paix avec elle-même et suivre le chemin moins chaotique de la sagesse, quelque peu conformiste. Cette conduite sage leur apparaitra plus attirante et les contradictions, leur rébellion ne déchirera plus leur état d’âme. N’est-ce pas également le chemin que nous avons suivi jusqu’alors ? Vaincre ses passions, travailler à occulter nos méprisables métaux, emprunter le chemin de cette vertueuse lumière ne mènerait t’elle pas l’homme à s’élever vers ce qu’il y a de plus noble, de plus pur de plus libre.

Mais que dire de la sagesse de l’homme face à son environnement. Que fait-il de la belle nature dont l’homme a hérité de certains habitants de cette côte ionienne dont je parlais au début. Cette côte ionienne de pure nature où l’amour de la sagesse est né.

L’homme a reçu un legs précieux de la part de son grand architecte de l’univers, c’est cette belle planète bleue avec cette florissante végétation.

Le principe de responsabilité, celui qui explique le rapport de l’homme avec la nature dans le monde moderne s’est malheureusement inversé. L’homme est un qui était un être dans la nature est devenu un être sur la nature et il en a oublié sa délicate retenue.

Il exerce un pouvoir excessif, voire excédentaire.

La sagesse doit intimer à l’homme l’ordre d’arrêter de s’autodétruire. Peut être est il encore temps ?

L’orateur a ensuite développé deux autres questions fondamentales complètement antagonistes se posent afin de mieux affiner et de considérer la sagesse. La passion est elle un obstacle à la sagesse ? La passion est elle compatible avec la sagesse ?

S’approcher le plus possible de l’idéale vérité. Rappelons-nous que les mots Vigilance et persévérance sont directement associés à la sagesse. En effet la vigilance nous intime le devoir de rester toujours en éveil afin de ne jamais réactiver les défauts de notre vie profane. La persévérance nous oblige à nous obstiner avec constance vers la voie de la sagesse. Alors Vigilance et persévérance nous invitent à emprunter cette voie royale qui s’ouvre à nous, la noble vertu de la sagesse.

J’ai dit.

La vertu morale, pas plus que la science n’est une possession ; c’est plutôt une recherche, une quête comme il l’indique lui-même de manière métaphorique en enquêtant sur ce que l’on nomme SAGESSE (sophia).

Le sage, c’est celui qui reconnait sa propre ignorance.

Alors ? Qui est le plus sage ? Celui qui accepte tout ou celui qui a décidé de ne rien accepter ? La résignation est-elle une sagesse ?

Après un développement de ce volet dans le temps et dans l’espace, notre orateur conclue son travail très développé par : Certes, je n’ai pas creusé l’ensemble du thème qui m’était proposé, je me suis certainement égaré du sujet initial, mais voici ma sage réflexion que je viens de vous offrir.

J’ai dit.

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