L’amour et le sacrifice du chevalier rose-croix
P∴ W∴
Le Chevalier Rose-croix est comme tout F M, un chercheur se cherchant, et pense que l’humain a une vocation de découverte. Il s’inscrit dans une démarche heuristique, car il considère, l’élégance du cheminement comme aussi important que le but, ou le résultat. Son attitude naturelle le conduit à augmenter son champ de vision, et celui des possibles…
Cette démarche amène à comprendre en éprouvant par l’expérience ; deviner par questionnement, construire par l’imaginaire, progresser plutôt que Savoir. Il lui faut être capable d’aborder la richesse de la complexité pour la rendre intelligible, ce qui facilite le terrain de l’incertitude, avec la confiance en Soi, et l’autonomie de se penser Soi-même avec de nobles sentiments. Il s’agit de deviner sa route, sur un itinéraire qui n’est pas balisé, en étant attentif au moindre indicateur, et aux « signaux faibles », qui relèvent de son intuition.
La démarche heuristique n’est pas un algorithme, car la découverte ne se décrète pas, mais résulte d’un déploiement de nos ressources…
La prière du Chevalier Rose croix pourrait-être ; « Au nom du Père, du Rêve et de l’Infini », et poursuivre avec Gaston Bachelard ; « Donnez-nous, aujourd’hui, notre faim quotidien » !Grace à la « sérendipité », notion entrée dans nos mœurs, l’espace numérique est devenu l’ambassadeur d’une nouvelle Providence ; Alors, l’Esprit me souffle à l’oreille ; Aides-toi, et le Web t’aidera !
Posons un regard socio-anthropologique et symbolique à la fois.
De quoi s’agit-il ; le chevalier, ici, c’est l’homme ! Avec quelle méthode de cheminement ? Il s’agit de la même méthode scientifique, quand il est question de l’humain comme objet d’étude, « la subjectivité assumée de l’observateur observé » ; Càd, notre capacité de se mettre au balcon pour se regarder passer, pour enfin s’apercevoir, à quel point nous sommes réduits à notre plus juste dimension !
Nous sommes dans une assemblée Capitulaire ; A ce grade, nous pouvons avoir le fort sentiment d’appartenir à la « société des gens de l’Etre ». Non pas un club de littérature, mais l’Etre que nous sommes, ici, et en devenir ; C’est une question ontologique, mais pas seulement…car la « promiscuité relative », que je vous propose, peut être pensée comme un élément d’émulation fraternelle ; Véritable union en commun !
A l’instar du Ergo Sum [c’est moi], le « j’aime donc je suis » devient la devise, de notre loi, nouvelle !
Nous sommes les « jardiniers de la rose », des adeptes d’un amour magique ; Et comme disait Stendhal ; « l’amour est bien le miracle de la civilisation » ; Même s’il est très difficile d’expliquer pourquoi on aime !
Parce que c’était lui, parce que c’était moi, pour ce qui concerne Montaigne et la Boétie.
Tout amour est unique ; il n’y a pas de hasard mais que des RDV, dit-on ! La fraternité dont je fais allusion, ici, serait la façon simplifiée, d’aborder l’amour. On peut croire et penser que la « conscience affective » peut nous guider vers la découverte de plus de vérité et de Lumière ; « On ne connait que ce qu’on aime », disait Goethe !
Pourquoi, donc, avoir « choisi » ce sujet ?
La Rose-Croix c’est notre appartenance à ce Chapitre, et l’emblème de son environnement nous qualifie de façon la pluskinesthésique, càd sensorielle. Si la rose symbolise l’Amour, la Croix, symbole multiple, peut évoquer, en tout cas pour moi, le paroxysme du sacrifice ; Il peut même dans l’inconscient, aller jusqu’à révéler un état post-traumatique, résultant d’une éducation religieuse mal comprise, et de plus mal acceptée !
Mais placée au centre de la croix, la grâce de la rose peut représenter ce moment d’interrogation intime, cet instant de rupture temporelle, puis un « vague tourment » qui peut générer, un retour sur soi pour une nouvelle conversion du regard. Car la rose est sans « pourquoi », elle ne se soucie pas d’elle-même ; Elle ne se demande même pas, si elle est regardée…
Elle fleurit parce qu’elle fleurit ; Dont acte, répondrait le Juriste au Poète ! Si ce n’est que le poète doit laisser des traces de son passage, et non des preuves…
Alors, ce que la méditation peut atteindre, n’est pas seulement ce que l’indicible peut faire, mais permet, aussi, de se mettre en capacité intellectuelle, émotionnelle, d’Oser la question qui dérange, et même pourrait-on dire, bouscule !
Mais, ne sommes-nous pas ici pour ça… Dans le seul but du dépassement de soi ; Le Soi, l’Ipséité, l’identité propre. Ce qui fait qu’un être est lui-même et pas autre chose. Comprendre l’Amour Vrai, jusqu’à « s’épancher », [se confier] indéniablement, sur le « chemin de nos soupirs » !
C’est notre magnifique grade qui permet d’accéder à la « chose », qui rend possible le « ça » ; J’espère en « rougir » d’émotion, avec ce travail personnel (sans jeu de mots avec nos décors).
Parlons d’un Amour qui nous correspondrait ici, avant d’aborder plus loin la notion de Sacrifice, beaucoup plus sensible et délicate, si on se souvient de la chanson de France Gall ; « Tout donner, tout donner, cela serait donc, la seule façon d’aimer ? »…
Mais jusqu’où peut-on donner ?
Nous nous accordons à dire que l’amour, au sens général, est une prédisposition à l’émotion et au partage. Il provient d’un sentiment vif et affectif envers une chose ou une personne ! Dans sa pleine dimension, au sens grec, avec le beau et le bien, il peut même nous faire participer à une sorte « d’Absolu » ; Même si, pour ma part, je ne connais qu’un seul absolu, c’est le relativisme !
Alors, Absolu ; Relativisme !
Si la dialectique nous place en pleine contradiction, la dialogique permet l’harmonie des contraires. Alors de quel amour peut-il s’agir ?
Pour un « Chevalier de compassion », il est parfaitement acceptable de le qualifier de « bienveillant » ; Est-il possible de postuler pour un « devenir logique de l’affectivité », ou devons-nous accueillir cet Amour bienveillant, dans son expression tout simplement humaine ?
L’amour « bienveillant » (bene volens en latin) est une véritable, et sincère, inclinaison de nos « états internes », opposée à l’égoïsme ; Il vise le bien d’Autrui, de quelqu’un d’autre que Soi, notamment par la pratique du dévouement, et du don gratuit, totalement désintéressé… Comme seule façon de « re-trouver » sa dignité dans le regard de l’Autre !
Le Sacrifice est un symbole très présent au 18ème grade. Il suffit d’observer les emblèmes sous nos yeux ; INRI, la Croix, le Pélican, les valeurs portées par la Chevalerie.
Le terme Sacrifice désigne le fait de « rendre sacré » ; du latin Sacrificium, qui vient lui-même de « Sacer facere ». Le Sacrifice est censé, curieusement, offrir aux divinités, ce qu’ils pourraient prendre eux-mêmes, de leur propre volonté. Dans une acception plus humaine, il désigne le renoncement à quelque chose ou à quelqu’un.Et le mot Sacrifice revient mainte(s) fois dans notre parcours initiatique… Exemples ; « Ce travail pénible demande des sacrifices ! » ; ou bien « Consentiriez-vous à faire ce sacrifice ? » ou encore « Votre offrande, ici, est l’esprit de sacrifice, etc… »
En ces circonstances, le Sacrifice prend le sens du renoncement personnel à sa quiétude ; Du renoncement, momentané, au profit d’un autre ou d’une communauté. Enfin, c’est un renoncement à une partie de son confort au profit d’une autre vie, et qui conduit à la volonté d’Oser changer ! Ceci, par un engagement, envers Soi, envers son Prochain, envers l’Humanité !
La maîtrise est une explicitation formelle du sacrifice, par la passion de Maître Hiram qui renonce à sa vie par son Silence ; Au même titre « que » Pierre Brossolette qui se jette par la fenêtre pour ne pas parler sous la torture de la gestapo. Puis la sentence, en Loge de perfectionnement, change de nature ; « Sachez que notre idéal est l’accomplissement du devoir…porté jusqu’au sacrifice, et qu’il est sublimé ».
Par ailleurs, en Afrique, les sacrifices d’animaux sont courants pour mettre un terme aux conséquences sociales d’une mort violente, pour transfigurer le pardon mutuel et le monde des ancêtres.
L’idée du sacrifice de sa vie, et son acceptation, permet de se dépasser par rapport à ce qui semble important pour les gens ordinaires. Elle permet, aussi, la sublimation de l’esprit par le détachement, en atteignant une vie supérieure !
Pour Hafide Aggoune, [écrivain] « il n’y a qu’une liberté, et son nom sera toujours écrit avec les lettres du sacrifice et du deuil »…Et Romain Rolland nous interpelle à son tour ; « si un sacrifice est pour vous une tristesse, et non une joie, vous n’en êtes pas digne »… Car la contrainte n’est pas un sacrifice !
Le sacrifice au service de l’Amour, ou l’Amour du Sacrifice ?Le Sacrifice pour l’Amour ; c’est le don gratuit par la générosité, l’action pour l’Altérité ; Cela passe par le renoncement du bénéfice de Soi, tout en prenant soin de ne pas altérer le Moi qui est notre propre individuation. Le Moi, Siège des émotions, étant la personne consciente affirmée, avec le sentiment d’exister.
L’Amour du Sacrifice, selon moi, serait l’exercice de la Charité en tant que la plus grande des vertus cardinales. Non pas un simple état d’esprit, mais une véritable posture. Le pouvoir de rendre Sacré, une chose, ou une personne, afin de la « magnifier » par le contemplatif, à-dire jusqu’à l’oubli de Soi ; Si ce n’est que la disparition de l’Ego, serait plutôt une approche Bouddhiste, et ne concerne pas notre tradition occidentale latine, très influencée, notamment aujourd’hui, par la psychologie humaniste, qui tient à préserver la « sauvegarde » du Moi !
Le climat naturel de l’existence humaine est celui du paradoxe…
Le désespoir n’est pas ce quelque chose qui ferme les portes de l’avenir, mais au contraire, la possibilité de nouveaux choix…
Il faut distinguer le désespoir qui serait une « crispation du Moi », donc égotique, et un désespoir ouvert qui offre, selon moi, un « espace du possible » à la Providence ! Car si le hasard est la somme de nos ignorances, il est aussi, souvent considéré comme la poubelle de tout ce qui fait partie de l’inexplicable !
Impliqué naturellement dans les situations paradoxales de l’existence, l’homme est contraint de décider, et choisir…sans cesse. Cette situation le place surtout dans un « vouloir choisir » quasi radical, et permanent. Ce devoir d’obligation s’appelle, simplement…« l’Engagement ». Le « Choisis-toi, toi-même » serait pour le Ch. R+C, la version du Connais-toi, toi-même, de Socrate.
L’exemple du paradoxe tragique d’Abraham et son fils est éloquent ; Il se croyait investi de l’obligation de le sacrifier pour son dieu. Le Devoir moral absolu envers Dieu, le conduit, inexorablement, à Vouloir ce que son Ethique paternelle lui interdit. Ce conflit, entre ce Devoir et le Vouloir, entre la Morale et l’Ethique, le place terriblement en désespoir ! Si, l’amour pour son fils n’avait pas été présent chez le Patriarche, cela n’eut pas été un sacrifice. Ici, l’Ethique est « suspendue » au profit de la Foi ; Suspendu au même titre que les Travaux du Chapitre, ou le Service National du contingent.
Donner, c’est nécessairement renoncer à quelque chose ; Mais bien donner, c’est renoncer à quelque chose qui nous est chère. Et si le bonheur c’était d’avoir, justement, quelque chose à perdre, comme une « mélodie » secrète ?
La misère du monde est une véritable sociologie de la souffrance, nous dit Pierre Bourdieu… A la question de TS A, êtes-vous Ch +RC ? La réponse est ; « j’ai ce bonheur » ! Alors pourquoi se lamenter avec des louanges d’un Age d’Or passé ? « Le bonheur n’est pas un idéal de la Raison », nous dit Kant, et pour Albert Camus « il n’y a pas de honte à être heureux » …Pourquoi donc exprimer ce bonheur à ce grade ? Parce que le TS nous a dit à haute voix que la Parole était retrouvée ! Alors qu’allons-nous faire de cette parole qui nous est livrée, si ce n’est qu’un levier pour exalter « l’instant », dans une « fraternité quasi-angélique », et pour se transmuter en Amitié solidaire.
Ainsi, le Ch+ rose croix, semble être, à l’évidence, le degré du « Sacré-Cœur » ! Une forme de « psychostasie », avec un cœur léger comme une plume…
« Que votre vie soit consacrée à l’Amour de vos semblables » ; Entendons-nous. Et même s’il ne se décrète pas tout seul, qu’il soit une quête et un combat « contre » soi-même…
Il y a urgence, si je peux dire, mes BAF ; Nous n’existons que dans l’échange réciproque et la reconnaissance mutuelle ; Le REAA est bien la « clé de voute » de cette signification, et de notre adhésion volontaire la plus loyale.
La loyauté est bien une impérieuse nécessité envers soi-même, nous en avons parlé. Vis-à-vis de notre engagement, et de nos choix, déjà évoqués plus haut, tout en faisant son devoir de satisfaire les nécessités ordinaires du quotidien ; Car, comme il a été dit à la Grande Loge de Printemps, « il vaut mieux être un ignorant qui le sait, plutôt qu’un ignorant qui s’ignore » ! Cet aveu, explicite, d’ignorance (en grec ancien), se nomme la « Sophrosyne » ; Elle permet, selon Pierre Hadot, de qualifier une réelle tempérance, de sagesse et de modération, envers l’Autre. Il y a, selon moi, dans cette forte signification, un certain « relief » et une « coloration » frappante, qui décèle l’éloge de la raison sensible. Car l’ignorance se dissipe devant la Connaissance, comme le brouillard devant la Lumière du soleil…
Mais le monde n’est que la manifestation
dynamique de nos points de vue. Nous vivons nos échanges
dans la réciprocité du Don, et sans aucune
adversité ; Non pas dans une simple relation profane,
« gagnant-gagnant », mais par
une attitude bien plus élevée, qui
relève plutôt du « prenant-prenant
». Elle est là, notre Epiphanie, au cœur
de notre communauté !
Le secret du contentement intérieur est un
commandement d’Amour !
Comment aimer avec la Foi, l’Espérance et la Charité, et l’indispensable vertu du courage ? La charité bien ordonnée commence par Soi-même ! Je ne peux aimer autrui que si je me donne la permission de m’aimer d’abord, car la source de nos malaises, c’est toujours l’absence d’Amour vrai. Plutôt que de douter de ma Foi et de Croire en mes doutes, je préfère douter de mes doutes, et croire en ma Foi… Car mes doutes sont plus redoutables, et peuvent ébranler ma Foi !
– la Foi en l’homme, est celle de
la vie, malgré les vicissitudes, elle
n’est autre qu’un avant-gout de la
Connaissance qui peut déjà nous rendre
heureux…
– l’Espérance en
l’humanité est celle qui doit nous
guider ; Elle est la substance par laquelle la Foi nous fait
adhérer…
– la Charité ; C’est cet
amour qui fait que l’Autre devient entièrement un
« autre moi-même »,
au moins un instant, en provoquant une véritable «
rupture temporelle » ; [Elle est
la plus noble des vertus, que dans la mesure où elle est
sacrifice authentique animé par un Amour vrai.
Mais au-delà de ces 3 vertus cardinales, ce qui caractérise plus encore l’action du Ch +RC, c’est le Courage…, qui n’est autre que l’alliance du cœur et de la rage !
Le courage du Chevalier lui permet d’avoir la capacité de se libérer de la souffrance, même s’il préfère en premier lieu, assumer la tâche d’en libérer les autres… Il est voué au sacrifice de son existence pour les autres.
C’est par la compassion qu’il suit sa route, entre la Gnose et l’Amour Universel ! Le Chevalier de grande compassion ressent un amour infini et délibéré devant la souffrance d’autrui ; A chaque instant, il est saisi par une grâce « transitoire », dans une corrélative béatitude, en étant toujours loyal envers lui-même.
Il arrive que le Voyage permette au Chevalier de traverser le côté « sombre » qui l’aveugle, pour atteindre un instant la vraie Lumière, où l’Autre, le Prochain, devient, alors le frère, qui va le délivrer, enfin, de l’inconfortable solitude de l’Ego !
On assiste, ainsi, à la libération du « Moi », par la rencontre de l’Autre. Les psychologues s’accordent pour reconnaitre le caractère nécessairement immédiat de la conscience du Moi…
Il est une expérience psycho-religieuse, ou mystique, chez Jung, qui se situe dans une perspective thérapeutique, même si elle semble un peu confuse, je dois l’avouer. Jamais un individu ne doit être poussé vers une conscience plus large que sa nature nécessite ! A la question, croyez-vous en Dieu ? Il répond, « je n’ai pas besoin de croire…je sais ». Cette réponse prend tout son sens avec le grand intérêt que Jung avait pour la pensée Gnostique, qui considère la Foi comme « un Ersatz » [All, succédané, produit de remplacement] ; A c’est-à-dire, la substitution d’un savoir infus, quelle nomme la Gnose. « Quand on parle de la foi, c’est qu’on a perdu le Savoir », dit-il…
Alors, nous aurions, nous aussi, à nouveau perdu la Parole ? Mais nous pouvons noter, au passage, combien nous sommes en pleine contradiction, avec la foi qui anime le Chevalier ; Celle qui le fait « avancer » !
Petit constat maçonnique avec humour et prodigalité ; [générosité]
Si les F F (et les S S) s’embrassaient un peu moins et s’estimaient davantage, régnerait une éthique de l’émulation plus juste et plus conforme ; Elle permettrait la réintégration d’une « logique homéostatique », qui associerait, à la fois, le silence, la parole et l’émotion. Mais, si « l’humour est la politesse du désespoir, c’est aussi la forme la plus saine de la lucidité ». Il permet de viser la Vérité, sans la nommer ; « En travaillant sur nos espérances, il est une forme de Sagesse en soi ».
Cette formule de Kierkegaard, donne en fait raison au désespéré. La politesse, nous oblige, humainement, à trouver de l’aimable dans le plus détestable, alors que l’humour nous rend vertueux dans une apparente légèreté, même artificielle. C’est cela qui est chargé d’Espérance !
Une conclusion, par un « doux épilogue ». J’aurais pu intituler ce travail ; « le Sacrifice de l’Ego au profit de l’Amour », en veillant bien, à la sauvegarde du Moi, nécessaire à l’Ipséité [le rien d’autre que soi même]… Oui, l’initiation est bien le chemin. Elle est aussi une manière d’apprendre à mourir… Apprendre à mourir, c’est tuer l’Ego, mais sans le faire disparaitre ; Car l’Ego ne meurt pas, il s’apaise ! (Dieu merci)
Il faut s’épandre [se pencher] à le rectifier, tant celui-ci est bien souvent sur-dimensionné… « Le chef d’œuvre de notre vie, c’est notre mort » dit Ernest Renan. Alors oui, pour apprendre à mourir, mais encore faut-il mourir à point !
C’est en cela que l’expression symbolique, « tailler sa pierre », prend tout son sens et peut convenir aux maçons de tous les grades, fonctions et qualités ; Sans jamais cesser de la « polir », au risque de s’écarter du chemin, et de l’ascension spirituelle qui nous est offerte.
Nous connaissons le Devoir (au 4/14ème grade), et maintenant le Vouloir (au 18ème degré) ; Que nous manque-t-il donc, cette fois, si ce n’est que le Pouvoir, pour tenter avec force et vigueur, mais avec Sagesse de participer au changement de l’Humanité… Enfin, nous devons rejeter tout mépris du monde pour mieux nous faire espérer. Chacun d’entre nous choisira la Rose de son choix et de son désir…
J’ai dit !